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L'acteur se disant victime d'une agression inculpé pour dépôt de fausse plainte

CHICAGO — L’acteur américain noir et gai Jussie Smollett, qui avait affirmé fin janvier avoir été victime d’une agression raciste et homophobe, a été inculpé mercredi pour dépôt de fausse plainte, a annoncé la police de Chicago.

«Le bureau du procureur du comté de Cook a approuvé les charges criminelles de comportement déplacé / dépôt de fausse plainte à l’encontre de Jussie Smollett», a indiqué sur Twitter le porte-parole de la police de Chicago, Anthony Guglielmi.

«Les enquêteurs prendront contact avec ses représentants légaux pour négocier un arrangement raisonnable» concernant sa remise aux autorités, a-t-il précisé.

Les spéculations sur la véracité du témoignage de Jussie Smollett, l’une des vedettes de la série «Empire», se multipliaient depuis des semaines, l’acteur étant soupçonné d’avoir monté l’affaire de toutes pièces.

M. Smollett, 36 ans, noir et ouvertement gai, avait porté plainte fin janvier en affirmant avoir été agressé par deux individus dans le centre-ville de Chicago, qui lui auraient crié des «insultes racistes et homophobes» avant de le frapper.

La police, qui avait déjà fait état de ses doutes dimanche, avait annoncé plus tôt mercredi qu’il était considéré comme un «suspect» dans le cadre de l’enquête.

Des policiers ont présenté des preuves à ce sujet à un grand jury du comté de Cook, avait alors précisé le porte-parole de la police.

La semaine dernière, la police avait déjà indiqué que deux «suspects potentiels» avaient été laissés en liberté sans être poursuivis, tandis que des médias américains laissaient entendre que l’agression pourrait avoir été un simulacre.

Jussie Smollett s’était dit en colère de voir que sa version était remise en doute.

Selon la station locale WBBM, les deux hommes en question, les frères Ola et Abel Osundairo, affirment que Jussie Smollett n’avait pas apprécié qu’une lettre de menace à son encontre n’ait pas reçue plus d’attention.

«Ils ne sont coupables de rien», a déclaré leur avocate Gloria Schmidt aux journalistes mercredi, affirmant qu’ils avaient témoigné sous serment à propos de ce qu’ils savaient de l’affaire.

L’agression présumée de Jussie Smollett avait initialement provoqué une vive émotion et déclenché un torrent de condamnations.

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La Cour suprême refuse d’entendre une poursuite en diffamation contre Bill Cosby

WASHINGTON — La Cour suprême des États-Unis a refusé d’entendre une poursuite en diffamation intentée contre Bill Cosby par une femme qui affirme avoir été la cible de mensonges après avoir dénoncé le comédien pour agression sexuelle.

Le plus haut tribunal américain a rejeté mardi l’appel de l’actrice Kathrine McKee, qui soutient que Cosby l’a violée en 1974. Mme McKee avait intenté une poursuite contre Cosby pour atteinte à sa réputation parce que l’avocat du comédien aurait divulgué une lettre qui s’en prenait à l’actrice. Deux tribunaux inférieurs avaient déjà rejeté sa poursuite en diffamation.

Le juge Clarence Thomas a souscrit à la décision de ses collègues de la Cour suprême, mais il a demandé que le plus haut tribunal réexamine les critères qui s’appliquent à une personnalité publique dans un procès en diffamation. Des critères d’«intention malicieuse» avaient été établis il y a 55 ans dans la cause historique «New York Times contre Sullivan».

Le juge Thomas qualifie cet arrêt de 1964 et d’autres qui ont suivi de «décisions dictées par de la politique déguisée en droit constitutionnel». Dans un avis de 14 pages qu’aucun autre juge n’a signé, le juge conservateur estime que «nous ne devrions pas continuer par automatisme à appliquer à la Constitution cette approche fondée sur la politique».

Cet avis du juge Thomas s’inscrit alors que Donald Trump évoque souvent la nécessité de faciliter les poursuites en diffamation aux États-Unis. Le week-end dernier, le président a réagi à un sketch de l’émission satirique Saturday Night Live en demandant sur Twitter : «Comment les réseaux parviennent-ils à se sortir sans châtiments de ces assauts répétés contre les républicains? Même chose pour plusieurs autres émissions? Très injuste — on devrait se pencher là-dessus.»

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Netflix annonce la création d’un centre de production à Toronto

TORONTO - Netflix met en place un centre de production à Toronto, alimentant les espoirs de nouvelles possibilités pour les créateurs locaux de films et d’émissions de télévision.

Le géant californien du divertissement en ligne a annoncé mardi qu’il étendait sa présence au Canada en louant deux studios le long du secteur riverain industriel du centre-ville.

Dans les bâtiments de Cinespace, Netflix loue quatre nouveaux studios de tournage, ainsi que des espaces pour le travail de bureau et de soutien, totalisant environ 164 000 pieds carrés.

Aux studios Pinewood Toronto, Netflix loue également quatre studios et des bureaux adjacents d’une superficie totale de 84 580 pieds carrés.

Netflix a affirmé que cet engagement créerait des emplois pour environ 1850 Canadiens par année et a précisé qu’il s’agit de baux «pluriannuels», sans donner plus de détails.

Jim Mirkopoulos, vice-président de Cinespace, a parlé d’une «excellente nouvelle pour la communauté torontoise et ontarienne, car elle témoigne de la grande qualité du travail accompli par notre industrie».

Cinespace a indiqué que ses studios loués par Netflix étaient en construction et devraient être opérationnels cet été.

Pinewood a déclaré que Netflix déplacera une production dans l’un de ses studios au cours des deux prochaines semaines. Les quatre studios loués sont distincts de l’extension annoncée précédemment par Pinewood Toronto Studios.

Les projets déjà programmés au nouveau centre de production incluent la série d’anthologies d’horreur «Guillermo del Toro présente 10 After Midnight» et le film «Let It Snow».

Netflix possède des installations de production à Los Angeles et a récemment annoncé la création de nouveaux centres pour Madrid et Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

L’entreprise américaine loue également les studios de cinéma Martini de la Colombie-Britannique et des sites de production à travers le Canada, au cas par cas.

Ses coproductions avec des partenaires canadiens ont inclus «Anne» et «Captive» avec CBC, «Les Voyageurs du temps» avec Showcase et «Frontier» avec Discovery Canada.

Grande liberté aux créateurs

Les spéculations sur un centre de production à Toronto ont commencé à circuler le mois dernier lorsque le maire John Tory, qui se rend chaque année à Los Angeles pour attirer des projets de cinéma et de télévision dans la ville, a confié à La Presse canadienne qu’il avait très bon espoir de la concrétisation d’un projet par Netflix.

Les propos de M. Tory ont suscité une réaction positive de la part de talents locaux du cinéma et de la télévision.

«Franchement, dans le contexte actuel à la télévision, ils seront toujours ma première option», a déclaré le producteur torontois J. Miles Dale, qui met en branle «10 After Midnight» avec Guillermo del Toro, avec lequel il a remporté un Oscar l’année dernière pour le film «La Forme de l’eau». M. Dale produit également sa propre série sur Netflix, «44 Chapters About Men», qu’il espère voir être tournée à Toronto.

«Vous pouvez dire ce que vous voulez, vous pouvez montrer ce que vous voulez, vous pouvez mettre à l’écran des situations réelles d’adultes sans le genre de censure qui se produit parfois», a-t-il fait valoir.

Netflix accorde une liberté similaire aux cinéastes, a soutenu Dean DeBlois, natif de Gatineau, réalisateur de «Dragons: le monde caché».

«C’est le Far West du cinéma dans ce format particulier, et j’ai plusieurs amis qui sont allés à Netflix avec des projets originaux et qui vivent tout simplement les meilleurs moments de leur carrière», a déclaré M. DeBlois.

«Ils sont prêts à tenter leur chance sur un projet totalement original et à ne pas simplement ressusciter quelque chose qui a déjà été fait auparavant», a-t-il ajouté.

Les services de diffusion en ligne constituent également des guichets uniques pour les créateurs canadiens, qui doivent généralement recourir à plusieurs voies pour trouver des producteurs, des vendeurs, des distributeurs et du financement, a souligné le réalisateur torontois nommé aux Oscars, Hubert Davis.

Un joueur qui ne suit pas les mêmes règles que les autres

Netflix a été durement critiqué par les diffuseurs et d’autres acteurs du secteur pour ne pas être sur un pied d’égalité avec des joueurs canadiens en ce qui a trait à la réglementation au Canada.

Comme il s’agit d’une société numérique étrangère, Netflix n’est pas tenue de percevoir ou de verser la taxe fédérale sur les produits et services (TPS). Depuis le 1er janvier, les entreprises étrangères qui fournissent des services en ligne aux Québécois doivent facturer la taxe de vente du Québec (TVQ).

Jusqu’à présent, Netflix n’a pas non plus été soumis à la réglementation fédérale exigeant que les sociétés de radiodiffusion du pays versent des contributions au Fonds des médias du Canada pour la création de programmation locale.

Netflix a fait valoir qu’il ne devrait pas être obligé de verser de tels fonds, soulignant l’argent qu’il investit déjà dans le système en créant des émissions au pays.

En septembre 2017, la société s’est engagée à dépenser 500 millions $ sur cinq ans pour financer le contenu original fait au Canada, et elle a indiqué récemment qu’elle dépasserait cet objectif.

«Je suis tout à fait pour (un centre de production), amenez-le. Je me soucie simplement de la voix et du contenu canadiens», a déclaré Virginia Thompson, coproductrice de «Corner Gas» et cofondatrice de Vérité Films.

«S’il y a plus d’emplois pour les habitants de la ville, c’est parfait. Et si cela augmente les chances que les gens d’ici fassent (des choses), c’est génial», a ajouté l’acteur et réalisateur installé à Toronto Jay Baruchel, vedette de «Dragons: le monde caché».

«Quand une grande entreprise arrive en ville, cela peut être merveilleux, mais ce n’est pas garanti. Je suis tout à fait favorable à tout ce qui met des ressources entre les mains d’artistes talentueux canadiens», a-t-il ajouté.

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Agression d’un acteur noir américain: la police confie ses doutes

CHICAGO — La police américaine a confié dimanche ses doutes sur ce que l’acteur et chanteur américain noir et homosexuel Jussie Smollett a présenté comme une agression d’assaillants racistes et homophobes.

L’acteur de 36 ans avait porté plainte fin janvier en se disant victime de deux individus croisés en pleine nuit dans une rue de Chicago, qui l’auraient frappé et insulté, lui auraient lancé «une substance chimique inconnue» et «enroulé une corde autour du cou».

Vendredi, la police avait déjà indiqué que deux «suspects potentiels» avaient été laissés en liberté sans être poursuivis, tandis que des médias américains laissaient entendre que l’agression pourrait avoir été un simulacre.

«Les renseignements récoltés auprès des individus interrogés par la police dans l’affaire Empire ont de fait modifié l’orientation de l’enquête», a écrit dans un communiqué un porte-parole de la police, Anthony Guglielmi. Il a ajouté que les enquêteurs avaient contacté l’avocat de l’acteur «pour réclamer un nouvel entretien».

Plusieurs médias identifiaient ces deux hommes interrogés comme des frères arrêtés à l’aéroport O’Hare de Chicago, de retour d’un voyage au Nigeria, dont l’un travaille pour la série Empire. Jussie Smollett y joue le personnage d’un rappeur, fils d’un gros producteur de hip hop qui ne croit pas en lui.

Jeudi sur la chaîne ABC, dans l’émission Good Morning America, il avait donné des détails sur l’agression et s’était dit en colère de voir que sa version était remise en doute.

La révélation de l’affaire avait suscité une vague de réactions indignées et de témoignages de sympathie.

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Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Ça finit bien la semaine, TVA à 19h.

Julie Bélanger et José Gaudet soulignent la 200e émission avec Maripier Morin et Anick Lemay.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec à 20h

Marc Labrèche rappelle l’année 1972 avec Michel Fugain.

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI Radio-Canada télé à 20h

Invités: Robert Charlebois, Simon Jolin-Barrette, Karine Gonthier-Hyndman et Chantal Hébert.

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L’animateur Réal Giguère s’éteint à l’âge de 85 ans

L’animateur Réal Giguère, un des personnages les plus en vue de la scène artistique québécoise pendant plusieurs décennies, s’est éteint lundi à l’âge de 85 ans.

Il est mort de «complications pulmonaires», selon ce qu’a indiqué sa fille Magalie.

Il était entré à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, le 14 janvier pour une chirurgie. «Il est parti tout doucement, en paix et entouré de sa famille», a affirmé sa fille.

Les réactions de personnalités artistiques et politiques ont rapidement suivi l’annonce du décès sur les réseaux sociaux, le premier ministre François Legault disant notamment garder «de bons souvenirs de cet homme qui avait beaucoup de classe».

L’actrice Sophie Stanké a remercié Réal Giguère pour le «beau rôle» de Stéphanie qu’elle a incarné pendant huit ans dans la série L’Or du temps, ajoutant que ses pensées accompagnent sa famille et tout particulièrement son fils «et ami» Sylvain Giguère.

Réal Giguère est né le 25 mai 1933 à Montréal. C’est en 1956 qu’il commence sa carrière dans le monde des médias. Il travaille à ce moment comme animateur de radio à CKAC, poste qu’il occupera jusqu’en 1961.

Il débute ensuite une longue carrière à la télévision, où sa joie de vivre, sa bonhomie et son rire contagieux en font rapidement un des favoris du public. Il sera surtout associé à la station Télé-Métropole, depuis rebaptisée TVA, où il animera une multitude d’émissions de variété et de jeux-questionnaires. Les plus connus sont sans contredit Parle, parle, jase, jase et Galaxie.

Mais Réal Giguère laissera aussi sa marque comme scénariste. On lui doit des séries comme Dominique, qui sera en ondes entre 1977 et 1980; Métro, boulot, dodo, en 1982 et 1983; et L’or du temps, qui tiendra l’affiche pendant près de huit ans entre 1985 et 1993.

Il avait aussi écrit, pendant les années 60, le roman Les marcheurs de la nuit. Ce livre inspirera, en 1965, le film Caïn, dans lequel il se produira. On le verra également au théâtre dans les pièces La cage aux folles et Joyeuses Pâques.

Réal Giguère a été admis à l’Ordre du mérite de l’Association canadienne de la radio (ACR) en l’an 2000.

Il serait enfin impossible de passer sous silence sa contribution à la scène musicale québécoise. Son plus grand succès, Gros jambon - qui relate le sacrifice héroïque d’un mineur d’une force exceptionnelle - demeure un classique.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Les grands reportages personnalités: Guy Mongrain, un joueur d'équipe, RDI à 20h

Portrait d’un homme éminemment sympathique, présent durant plus de 40 ans dans le paysage médiatique.

Samedi: Notre vie, ICI Radio-Canada télé à 21h

Début de la deuxième saison. Kevin, Kate et Randall célèbrent leur 37e anniversaire.

Dimanche: La Voix, TVA à 19h DIMANCHELA VOIX, TVA À 19h

Marc Dupré revient au sein des coachs pour ces premières auditions à l’aveugle.

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: La Jamaïque au goût de Marley, MusiquePlus à 20h

On visite la plantation de café de Rohan, et on nous présente un pionnier du reggae, Gussie Clarke.

Samedi: Le hockey junior majeur, TVA Sports à 15h30

L’Océanic de Rimouski affronte les Remparts au Centre Vidéotron.

Dimanche: Super Bowl LIII, RDS à 18h30

Patriots ou Rams? Maroon 5, Travis Scott et Big Boi assurent la mi-temps. D’Atlanta, en Georgie.

Télé et radio

Lac-Mégantic et Netflix: Ottawa demande le retrait des images et compensation

OTTAWA — La Chambre des communes a adopté mardi une motion exhortant Netflix à retirer les images de la tragédie de Lac-Mégantic de ses productions et de verser un dédommagement financier à la communauté.

Les députés ont approuvé la motion présentée par le néo-démocrate Pierre Nantel concernant ces séquences vidéo que l’on voit notamment dans le très populaire film Bird Box.

À lire aussi: Netflix et Lac-Mégantic: le NPD veut un dédommagement

Elle stipule notamment que la Chambre demande que Netflix «retire de son catalogue de fiction toute image de la tragédie de Lac-Mégantic» et «compense financièrement la communauté de Lac-Mégantic pour avoir utilisé ces images à des fins de divertissement».

Au bureau du ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, on a affirmé mardi soir que l’on comprenait «parfaitement la consternation des Méganticois face à l’utilisation des images de la tragédie».

Il est «désolant de voir Netflix utiliser ces images» et «l’entreprise devrait retirer ces images», a-t-on ajouté.  

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L'acteur qui joue «El Chapo» dans «Narcos» fait une apparition au procès

NEW YORK — L'acteur qui joue «El Chapo» dans la série «Narcos» a fait une apparition inattendue au procès du narcotrafiquant mexicain lundi à New York, afin de mieux cerner son personnage.

L'acteur mexicain Alejandro Edda, 34 ans, qui interprète Joaquin Guzman alias «El Chapo» dans la série à succès Narcos, diffusée sur Netflix, a été présenté par un journaliste à l'avocat d'«El Chapo» et à l'accusé lui-même, à son arrivée au tribunal fédéral de Brooklyn où se déroule le procès.