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Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Ça finit bien la semaine, TVA à 19h

Invités : Lise Dion, Madeleine Péloquin, Vincent Leclerc et Les Sœurs Boulay.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

France Beaudoin accueille Anthony Kavanagh.

Dimanche: Football universitaire RSEQ, TVA Sports à 13h

Le Rouge et Or de l’Université Laval reçoit les Carabins de l’Université de Montréal.

Télé et radio

Olivier: quatre nouvelles catégories

CHRONIQUE / On peut parler de succès pour Philippe Laprise et Pierre Hébert, à leur première coanimation des Olivier l’an dernier : le gala de l’humour a attiré 1342 000 téléspectateurs sur ICI Télé et le duo a décroché le Gémeaux de la meilleure animation en humour. Les deux mêmes remettront ça le dimanche 8 décembre à 20h sur ICI Télé, alors que les artistes les plus souvent nommés sont Mehdi Bousaidan, Mike Ward et Julien Lacroix, quatre fois chacun, notamment pour l’Olivier de l’année.

L’an dernier, le numéro chanté d’Arnaud Soly, composé de véritables commentaires sur les pages Facebook des humoristes, avait fait fureur; on annonce d’autres numéros tout aussi surprenants cette année. Aussi, quatre catégories s’ajoutent. «Nous voulions favoriser davantage les auteurs, qui n’étaient récompensés que dans une catégorie, celle des spectacles. On voulait mettre en lumière leur travail dans d’autres sphères», explique la directrice générale de l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour et productrice exécutive du gala, Joanne Pouliot. Ainsi, un Olivier sera décerné au meilleur texte d’une série télé ou Web humoristique, et un autre pour la capsule ou le sketch télé/Web humoristique, tous deux remis lors du cocktail de l’industrie, tenu juste avant le tapis rouge. La conception visuelle et la production de spectacles seront aussi récompensées.

Et qui succédera à François Bellefeuille pour l’Olivier de l’année? Les noms de sept humoristes seront soumis au choix du public : Alexandre Barrette, Louis-José Houde, Katherine Levac, Mariana Mazza, Mehdi Bousaidan, Mike Ward et Julien Lacroix. On pourra voter en ligne à partir du 25 novembre jusqu’au soir du gala.

En télévision, Boomerang, En tout cas, Lâcher prise, Max et Livia et Trop s’affrontent dans la catégorie des séries humoristiques, alors que Comédie sur mesure, Like-moi!, Mets-y le Paquet, Roast Battle le grand duel et Le vrai gala de... font de même pour les comédies. L’Olivier de la découverte ira à un de ces cinq noms : Sam Breton, Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, Christine Morency, Guillaume Pineault et Arnaud Soly. Les noms d’Alex Perron et des Grandes Crues apparaissent dans trois catégories, dont celle du spectacle d’humour de l’année, aux côtés de Mehdi Bousaidan, Guillaume Wagner, Simon Gouache, Patrick Groulx et Mike Ward.

L’idée de déplacer le gala à la fin de l’automne il y a deux ans a porté fruit : plusieurs humoristes ont vu leur vente de billets de spectacles augmenter substantiellement à l’approche des Fêtes, selon Joanne Pouliot. «Dès le lendemain, ça a eu une influence. Tout le monde est très content de ce changement de date.» Comme l’an dernier, Anaïs Favron et Mario Tessier animeront «L’avant-gala» et «L’après-gala».

Mode

Les séries «Fleabag» et «Peaky Blinders» dopent les ventes de combinaisons et casquettes au Royaume-Uni [PHOTOS]

LONDRES — Captivés par les séries télévisées, nombre de Britanniques veulent s’habiller comme leurs héros, si bien que les ventes de combinaisons noires de «Fleabag» ou de casquettes rétro de «Peaky Blinders» explosent au Royaume-Uni, selon la chaîne de grands magasins John Lewis.

Ces chiffres confirment les tendances observées depuis plusieurs mois et dont essaient de profiter de nombreux sites en ligne et enseignes qui multiplient les ventes de produits dérivés de séries.

L’enseigne haut de gamme, qui a publié mercredi son rapport 2019 sur les ventes dans ses magasins, montre combien l’apparition sur les écrans d’une nouvelle saison de série à succès se traduit par une hausse des ventes immédiates de vêtements ou accessoires portés par leurs populaires personnages.

La sortie en avril 2019 de la deuxième saison de «Fleabag», centrée sur une jeune Londonienne égocentrique et antisociale, s’est accompagnée d’un bond de 66% des ventes de la combinaison noire portée par l’héroïne, interprétée par l’actrice britannique multi-récompensée Phoebe Waller-Bridge, également créatrice de la série.

De même, la diffusion en août et septembre sur la BBC de la cinquième saison de «Peaky Blinders», qui narre les aventures de gangsters à Birmingham au début du 20e siècle, a dopé de 25% les ventes des casquettes plates portés par les protagonistes.

Télé et radio

Ils détestent les femmes

CHRONIQUE / Le 23 avril 2018, Alek Minassian tuait 10 personnes et en blessait une quinzaine d’autres dans un attentat au camion-bélier à Toronto. Cet homme, qui avait déjà confié sur Internet qu’il détestait les femmes, est-il un cas d’exception? Ou est-il plutôt l’exemple poussé à l’extrême d’un mouvement de haine qui pourrit Internet?

Bitch! Une incursion dans la manosphère s’intéresse à ces hommes en colère, qui se sentent écrasés par les féministes, ou par les femmes tout court. Un documentaire troublant signé Charles Gervais et produit par Marie-France Bazzo et le magazine L’actualité, que diffuse Télé-Québec ce soir à 20h, et qui a été présenté en primeur au Festival de cinéma de la ville de Québec.

Après l’attaque de Toronto, le journaliste Marc-André Sabourin a été intrigué par le mouvement «incel» (célibataire involontaire), qu’on citait dans la presse chaque fois qu’il était question du meurtrier. Qui sont ces hommes? Que veulent-ils? Et sont-ils une réelle menace? En cherchant sur le net, il a découvert tout un monde, la manosphère, où se retrouvent les hommes pour échanger sur leurs problèmes avec les femmes. Et ce qu’il en ressort est souvent très laid, et parfois à vomir.

Bien qu’on en parle, le documentaire ne donne pas la parole aux plus radicaux, qui vénèrent les assassins, mais certains propos vous feront néanmoins sursauter, voire rager ce soir. Comme ceux de Segniorito — la plupart utilisent des noms d’emprunt —, pour qui les femmes contrôlent clairement la société. Pour cet homme qui s’identifie aux «Men Going Their Own Way» (hommes suivant leur propre voie), se donner à une femme signifie ni plus ni moins que de se soumettre à ses quatre volontés. «Nous, les hommes, on a bâti la société avec notre sang et notre sueur, et aujourd’hui, la femme la contrôle avec la législation. C’est comme ça. On n’a plus grand-chose à dire.»

Olivier Kaestlé est sans le doute le plus modéré et le plus nuancé de tous ceux que vous entendrez. Pour ce blogueur et essayiste, les revendications féministes étaient justifiées à une certaine époque, mais plus maintenant. Il déplore que les hommes aient accès à 11 fois moins de services d’aide que les femmes au Québec, et qu’on tourne en dérision ce que les hommes vivent. Signataire d’un blogue masculiniste qui a été fermé, selon lui «sous les pressions féministes», il remarque aussi la timidité des médias lorsqu’ils abordent la question, de peur d’indisposer les féministes, croit-il.

C’est peut-être ce que l’on peut reprocher à ce documentaire : avoir mêlé radicaux et modérés, qui ne logent clairement pas à la même adresse. Mais si ce documentaire a une qualité, c’est celle de nous ouvrir à cette horrible réalité, que nous aurions tort d’ignorer, et de lancer les discussions.

UNE COMÉDIE SUR LES INFLUENCEURS

L’auteur Marc Brunet, qui a notamment signé Like-moi! durant cinq saisons, se lance dans un nouveau projet: une parodie de téléréalité sur quatre influenceurs dans la vingtaine, sous l’emprise d’une productrice très contrôlante. La série de 13 demi-heures sera d’abord lancée sur l’Extra d’ICI Tou.tv à l’hiver 2021. Il s’agit d’un retour à la série de fiction en continuité pour Marc Brunet, depuis Le cœur a ses raisons, diffusée à TVA de 2005 à 2007. Ses autres émissions, 3600 secondes d’extase, Les bobos et Like-moi!, étaient des séries à sketchs. L’auteur compare la téléréalité de sa nouvelle fiction à celle des Kardashian, à la télé américaine. Déjà, il aborde l’univers des influenceurs et de la téléréalité dans Like-moi! avec le personnage de Gaby Gravel et la parodie Je choisis Jonathan. Le film québécois Fabuleuses, de Mélanie Charbonneau, coécrit avec Geneviève Pettersen, a récemment abordé la question au grand écran. Par ailleurs, la cinquième saison de Like-moi!, disponible cet hiver sur le Club illico et plus tard à Télé-Québec, sera la dernière. La nouvelle série, dont le titre de travail est Gloire et influence, sera produite par Josée Fortier chez Zone 3 et compte offrir une tribune à de nouveaux talents, comme c’était le cas pour Like-moi! Ce n’est pas encore prévu, mais il n’est pas impossible que Gaby Gravel, jouée par Florence Longpré, y fasse une apparition.

Télé

Bientôt une série sur l’incendie de Notre-Dame de Paris

CANNES — L’incendie de Notre-Dame-de-Paris va faire l’objet d’une série TV en anglais, a annoncé lundi la société de production Vendôme, confirmant des informations du magazine Variety.

Cette mini-série adaptée d’une enquête du New York Times sur la catastrophe du 15 avril 2019 est en cours d’écriture, et pourrait être diffusée dès 2021, a expliqué le fondateur de Vendôme Philippe Rousselet, qui coproduit le projet avec Pathé.

Le producteur («Les femmes du 6e étage», «La famille Bélier») a racheté les droits d’adaptation de l’article et collabore avec le quotidien américain sur l’écriture de la série, qui devrait comporter quatre à six épisodes.

«En lisant l’article, on s’est dit avec Pathé que ça ferait une série événementielle exceptionnelle, une série internationale étant donné l’ampleur du sujet», a déclaré M. Rousselet à l’AFP, joint depuis le Mipcom, grand-messe de l’audiovisuel qui se déroule en ce moment à Cannes.

«On va coller le plus près à la réalité des faits. On suivra l’actualité pendant le développement de la série vu, notamment, qu’on n’a toujours pas déterminé la cause du feu», a souligné le producteur.

Selon Variety, le projet s’inspire également de la récente série phénomène Chernobyl. Notamment parce que cette mini-série sur la catastrophe nucléaire de 1986, bien que son action se déroulait entièrement dans l’Union soviétique, était filmée en anglais.

France 2 va également diffuser avant la fin de l’année un docu-fiction sur Notre-Dame, L’épreuve des siècles. Le documentaire racontera sept siècles d’Histoire, du temps des cathédrales à l’incendie, avec des images de synthèse pour la partie fiction.

Produit par Program 33 dans la lignée de son précédent docu-fiction historique Le Dernier Gaulois, le documentaire bénéficie de la voix de Sophie Marceau en tant que narratrice.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Notre premier flip, Canal Vie à 19h30

Ingrid Falaise et son mari, l’entrepreneur Cédrik Reinhardt, transforment un duplex en très mauvais état.

Max et Livia, VRAK à 19h30

Le défenseur québécois des Penguins de Pittsburgh, Kristopher Letang, apparaît dans cet épisode.

Les honorables, TVA à 21h

Alicia (Mylène Mackay) fait face au jugement de sa famille, qui a découvert sa vidéo compromettante.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Coup de food, Zeste à 22h

Tournée gourmande à Québec avec Patrice Robitaille pour lancer cette cinquième saison.

Samedi: La Super soirée Pepsi, TVA Sports à 19h

Le Canadien reçoit les Blues de Saint-Louis au Centre Bell.

Dimanche: Découverte, ICI Télé à 18h30

Dans Odyssée sous les glaces, le Madelinot Mario Cyr mesure l’impact des changements climatiques.

Lundi: Souper presque parfait, V à 18h

On souligne le 10e anniversaire de l’émission avec les candidats vedettes des dernières années.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Élections Canada 2019: ICI Télé, ICI RDI et V à 20h

Patrice Roy anime ce deuxième débat des chefs en français, auquel participe notre journaliste Patricia Cloutier.

Bill Cosby: scandale à l'américaine, Investigation à 20h 

Comment l’un des humoristes les plus respectés est devenu le plus honni.

Dans les médias, Télé-Québec à 21h 

Entrevue avec Marie-Maude Denis, et l’envers des débats télévisés.

Télé et radio

«Studio G»: surprenez-nous

CHRONIQUE / Il fallait faire oublier «Tout le monde aime», l’éphémère émission de variétés animée par Sonia Benezra, qui suivait «Révolution» l’automne dernier. «Studio G», qu’anime Maripier Morin depuis trois dimanches à TVA, est à mi-chemin entre l’hommage et le bien-cuit.

Et je ne peux pas dire que je suis ébloui par le concept. On dirait qu’on a emprunté des ingrédients à plusieurs émissions à succès comme Prière de ne pas envoyer de fleurs, 1res fois et En direct de l’univers, sans la magie. On sort de l’émission avec un sentiment de déjà vu. Ça sent la commande d’avoir un bon show de variétés pour combler une case horaire.

Dans la première émission, on a beaucoup (trop) parlé de la pelouse de Charles Lafortune, qu’il chérit méticuleusement. Lara Fabian a même modifié une de ses chansons pour souligner ce toc. Pas drôle. On a fait la même erreur la semaine suivante en insistant sur l’amour démesuré de Pier-Luc Funk pour La ballade de Jean Batailleur, qu’on lui a fait chanter, avant de la faire rechanter par son amie Léane Labrèche-Dor. Une fois aurait suffi dans une émission qui ne durait que 45 minutes.

Celle de dimanche pour Michel Barrette était la meilleure des trois. Mais encore rien pour tomber par terre. Quand on fait entrer un invité-surprise à 1res fois ou à En direct de l’univers, les mâchoires tombent et on a souvent des frissons. À Studio G, c’est presque banal, alors que ça ne devrait pas. Dommage. Pas certain que de faire entrer les invités par la table, où sont déposés des verres de vin, soit la meilleure idée. C’est même un peu étrange comme configuration.

À l’animation, Maripier Morin en met beaucoup, même un peu trop. Sa gestuelle et ses réactions, plus intenses que celles de ses invités, trahissent une volonté de souligner à gros traits l’effet de surprise et la drôlerie des situations. Or, elles ne font que souligner le faible degré d’étonnement suscité par cette émission. Les coups que l’animatrice donne sur la table ne créent pas l’enthousiasme, ils ne font qu’irriter.

La seule curiosité comblée chez le téléspectateur est de voir les proches de l’invité, comme les fils de Michel Barrette dimanche. On en connaissait un — Olivier a joué dans Unité 9 —, mais pas les deux autres. J’ose questionner le travail des recherchistes, censés défricher le terrain avec les proches de l’invité avant l’émission. Parce que les anecdotes sont pauvres et rarement très intéressantes. On attend le punch, disons. Dire qu’un invité était tannant dans son enfance et demandait beaucoup d’attention, c’est une chose. Encore faut-il étoffer le propos d’exemples concrets qui sortent de l’ordinaire.

Studio G promet à ses invités de leur faire passer l’une des meilleures soirées de leur vie. Je ne doute pas que l’invité puisse vivre un bon moment, entouré de ceux qu’il aime. Ce qui est dommage, c’est que pour nous, ce sera vite oublié. D’ailleurs, l’intérêt des téléspectateurs décline de semaine en semaine. Alors que la première avait attiré 1050 000 curieux (1196 000 en incluant les enregistrements), la deuxième a baissé à 818 000, puis celle de dimanche, à 684 000.

Par ailleurs, pour la première fois de la saison dimanche, Tout le monde en parle est passée tout juste devant Révolution dans les sondages d’écoute: 1083 000 téléspectateurs ont vu l’entrevue enflammée avec Denise Bombardier sur ICI Télé contre 1066 000 pour Révolution à TVA, encore meilleure que l’année dernière. Je suis chaque semaine soufflé par le talent et la diversité offertes par cette émission, qui s’adresse au grand public. Aucune autre émission n’offre autant de variété dans notre télé.

Sur V, 647 000 accros ont assisté à l’élimination de Dragos à Occupation double Afrique du Sud à 18h30, puis 490 000 sont restés pour OD Extra à 20h. Samedi, En direct de l’univers avec Marc Dupré a attiré l’attention de 837 000 téléspectateurs sur ICI Télé. À TVA Sports, le match entre le Canadien et les Maple Leafs a retenu 593 000 amateurs.

Télé et radio

CBS prépare une mini-série sur Trump

NEW YORK — Le studio CBS va produire une minisérie inspirée du livre de l’ancien directeur du FBI, James Comey, remercié par Donald Trump en 2017 et critique acerbe du président américain.

C’est le comédien irlandais Brendan Gleeson qui incarnera le président américain, a révélé lundi le studio sur son compte Twitter.

Télé

Mort de Diahann Carroll, pionnière des actrices noires à la télé américaine

LOS ANGELES — L’actrice et chanteuse Diahann Carroll, pionnière pour les comédiennes noires à la télévision américaine et devenue internationalement connue avec la série «Dynastie» dans les années 1980, est morte vendredi à l’âge de 84 ans.

Elle s’est éteinte à son domicile de Los Angeles après avoir lutté des années durant contre un cancer du sein, selon son publiciste.

Née à New York en juillet 1935, dans le quartier du Bronx, Diahann Carroll avait commencé sa carrière comme chanteuse, se hissant jusqu’à Broadway où elle avait obtenu un Tony Award pour sa performance dans une comédie musicale. Mais elle avait commencé à tourner dans des films dès les années 1950, en particulier pour Otto Preminger dans Porgy and Bess.

La révélation viendra en 1968 avec la série télévisée «Julia», où la comédienne tiendra durant quatre ans le rôle principal, celui d’une infirmière veuve élevant seule son jeune fils. Jusqu’alors, les actrices noires étaient généralement reléguées dans des rôles secondaires ou des stéréotypes de domestiques.

La série «Julia» évitait soigneusement les questions sociales ou raciales très sensibles à l’époque aux États-Unis et avait été critiquée à ce titre, mais elle était suivie autant par les téléspectateurs blancs que noirs.

Diahann Carroll avait reçu un Golden Globe pour ce rôle, mais c’est véritablement son personnage de Dominique Deveraux dans la série Dynastie qui l’a rendue célèbre dans le monde entier.

Elle avait rejoint la série en 1983 pour la quatrième saison, après avoir beaucoup insisté auprès du producteur hollywoodien Aaron Spelling pour décrocher ce rôle, taillé sur mesure pour donner la réplique à la redoutable et intrigante Alexis Colby campée par Joan Collins.

«Je veux être riche et impitoyable (...) Je veux être la première garce noire à la télé», avait lancé Diahann Carroll dans une interview.

Télé

Disney interdit les publicités Netflix sur plusieurs de ses plateformes

NEW YORK — Disney va interdire les publicités pour Netflix sur plusieurs de ses chaînes de télévision, selon des informations publiées vendredi par le Wall Street Journal, marquant une nouvelle étape dans la bataille du streaming que se livrent des géants américains.

Selon un communiqué cité par le quotidien, Disney a déclaré, plus tôt cette année, que l’industrie du streaming avait évolué, «avec plus de concurrents qui cherchent à faire de la publicité sur la télévision traditionnelle et sur nos divers réseaux».

Après avoir trouvé un compromis avec la majorité des plateformes de streaming, le géant mondial du divertissement aurait, d’après le Wall Street Journal, accepté de revenir sur sa décision de ne plus diffuser leurs publicités.

Mais Netflix fait figure d’exception.

Contactés par l’AFP, Disney et Netflix n’ont pas répondu dans l’immédiat.

Les dépenses publicitaires représentent un coût majeur pour Netflix, qui a déboursé 1,8 milliard de dollars en la matière en 2018, selon un document transmis au gendarme américain des marchés financiers.

Contrairement à la plupart de ses rivaux, Netflix ne diffuse pas de publicité sur sa plateforme.

C’est d’ailleurs cette absence de réciprocité qui aurait poussé Disney, notamment propriétaire des chaînes de télévision ABC et Disney Channel, à arrêter de promouvoir des publicités pour Netflix.

Certaines plateformes de Disney, dont la chaîne sportive ESPN, continueront toutefois de diffuser des contenus publicitaires pour Netflix, indique le Wall Street Journal.

WarnerMedia, qui possède HBO, a de son côté indiqué à l’AFP ne pas envisager de changement de ligne en ce qui concerne la diffusion de publicités de ses concurrents.

La guerre du streaming fait rage aux États-Unis, alors que des géants technologiques et des grands groupes de médias s’apprêtent à lancer leurs services de streaming.

Apple doit ouvrir le bal le 1er novembre avec Apple TV+, qui sera proposé dans plus de 100 pays pour 4,99 dollars par mois.

Disney lui succèdera quelques jours plus tard avec Disney+, qui inclura entre autres les films produits par les studios des franchises Star Wars et Marvel et tous les épisodes de la célèbre série «Les Simpson».

HBO Max de WarnerMedia et Peacock de NBCUniversal sont eux prévus en 2020.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Pour emporter, ICI ARTV à 20h

Avec Sophie Lorain, France Beaudoin parle entre autres d’amitié, du deuil et de son hypocondrie.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec à 20h

On retourne en 2003 avec Ariane Moffatt. Et une parodie de Stéphane Laporte et Julie Snyder

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI Télé à 20h

Invités: Justin Trudeau, Geneviève Guilbault, Serge Savard, Denise Bombardier, Christian Tétreault et Les Louanges.

Télé et radio

Un procès devant juge et jury pour Salvail

Éric Salvail a été cité à procès et reviendra devant la Cour le 4 novembre prochain pour la suite des procédures.

L’enquête préliminaire de l’animateur et producteur déchu, pour laquelle on avait prévu trois jours, s’est finalement conclue beaucoup plus rapidement mardi matin au centre judiciaire Gouin.

Après un peu moins d’une journée et demie d’audiences, le juge Pierre Labelle de la Cour du Québec a estimé que les témoignages entendus justifiaient la tenue d’un procès pour Éric Salvail, qui est accusé d’agression sexuelle, de harcèlement criminel et de séquestration.

Quatre témoins, deux hommes et deux femmes dont l’identité et les témoignages ne peuvent être dévoilés en raison d’une ordonnance de non-publication, ont été entendus pour conclure la procédure, des témoins qui avaient été appelés par la défense et que la Couronne n’a pas interrogés.

Les gestes reprochés à la vedette de 50 ans se seraient produits en 1993.

La présumée victime, Donald Duguay, aujourd’hui âgé de 46 ans, avait témoigné la veille pour raconter les circonstances des événements, circonstances qui ne peuvent être rapportées non plus pour l’instant, mais qui deviendront publiques au fur et à mesure que les témoignages seront entendus en cours de procès.

L’identité de la victime, elle, a pu être rendue publique à la demande de M. Duguay, qui a dit vouloir témoigner à visage découvert.

Éric Salvail a demandé à subir un procès devant juge et jury.

Télé et radio

ICI Tou.tv: pour «Trop», «Fragile» et «Faits divers»

CHRONIQUE / Au tour d’ICI Tou.tv de dévoiler sa collection automne-hiver hier. Alors que le Club illico se vantait d’offrir 30 productions originales québécoises, le service de vidéo en ligne de Radio-Canada dit faire mieux avec 40 nouvelles séries originales et 35 nouvelles séries internationales pour la prochaine année, disponibles en partie gratuitement, et pour 6,99 $ par mois dans le cas de l’Extra.

Même si j’ai été moins emballé que pour le catalogue de Club illico, je cultive beaucoup d’attentes au sujet de la nouvelle série de Serge Boucher, Fragile, avec Marc-André Grondin et Pier-Luc Funk, disponible sur l’Extra à partir du 21 novembre. Mais aussi sur les six nouveaux épisodes de Faits divers, relayés dès le 24 octobre. J’ai déjà visionné les quatre premiers épisodes de Trop., dont c’est la troisième et dernière saison. À regret, parce que j’adore cette comédie de Marie-Andrée Labbé, qui écrit finement sur la santé mentale pour deux personnages en or joués par Évelyne Brochu et Virginie Fortin, chez qui on sent un amour inconditionnel. Isabelle a quitté son centre interdisciplinaire pour s’ouvrir son propre resto, ce qui est une très bonne chose, en plus de retourner avec son beau Marc-Antoine (Éric Bruneau), moins épais à son contact et qu’on finit même par aimer. Quant à Anaïs, elle accepte une proposition de Romain (Pierre-Yves Cardinal) d’ouvrir leur couple, ce qu’elle décrit comme suit à ses parents : «C’est comme vos années 70, mais avec des cellulaires». Rachel (Macha Limonchik) vivra une grave crise de manie, et en fera voir de toutes les couleurs à son entourage au cours d’une scène épique. Déjà en ligne depuis lundi dans la section Véro.tv.

J’ai aussi très hâte de voir C’est comme ça que je t’aime, qui a un look extraordinaire. L’œuvre de François Létourneau, réalisée par Jean-François Rivard, arrivera en février, alors que La maison bleue, sur un Québec indépendant depuis 1995 avec Guy Nadon, sera mise en ligne en mars. Et qui apparaît sur les billets de banque québécois? Guy A. Lepage, Maripier Morin, Guy Laliberté et une influenceuse! Ricardo Trogi, qui cosigne La maison bleue, prépare également une série sur les quinquagénaires avec l’auteur Jacques Davidts (Les Parent), prévue pour 2020. Pour l’instant, Cerebrum est en écriture pour une deuxième saison.

Certains succès ont été renouvelés. Comme Bébéatrice, la téléréalité animée de Guy A. Lepage, dont la deuxième saison arrive le 21 novembre, avec Michel Barrette dans le rôle du grand-père. C’est gratuit. Fourchette, de Sarah-Maude Beauchesne, a eu autant de succès sur ICI Tou.tv qu’En audition avec Simon, c’est vous dire. Il fallait une saison deux, prévue pour mars prochain. Côté payant, on a aussi renouvelé On change d’air, sur l’intimité de Patricia Paquin et Louis-François Marcotte, qui cartonne dans la section Véro.tv. Celle-ci nous fournira de nouveaux épisodes d’Une étape à la fois et des Morissette et moi en bref (cette fois sous forme de capsules) et Rétroviseur, dont les six épisodes déjà en ligne (avec Antoine Bertrand entre autres) seront les derniers d’une série de 29. Véronique Cloutier travaille à un autre projet qui semble aussi piger dans le passé.

La direction insiste sur l’offre jeunesse très importante : 160 titres, dont la moitié est gratuite. En ligne depuis juillet, la minisérie documentaire Le dernier soir, de Monic Néron, reste la seule du genre pour l’instant, mais on étudie deux projets pour l’an prochain. Avec les titres de Netflix et Meurtriers sur mesure, que vient de lancer Club illico, on sent que le public est assoiffé de ce genre d’enquêtes.

«LES PAYS D’EN HAUT»: UNE SUITE POSSIBLE

Tout indique que Les pays d’en haut aura droit à une sixième saison. Du moins, «ça sent bon» pour une suite, a révélé la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult. Il reste à compléter le budget avant de donner le feu vert à la production. En début d’année, le diffuseur avait annoncé que la cinquième saison serait la dernière, et ne compterait que six épisodes au lieu de 10. Puis, au début de l’été, Rémi-Pierre Paquin (Bidou Laloge) a laissé poindre la possibilité qu’on revienne sur cette décision, en entrevue à Bonsoir bonsoir sur ICI Télé. Si elle voit le jour, la sixième saison comptera aussi six épisodes. Les excellents auditoires de la quatrième saison, une moyenne de 1172 000 téléspectateurs, et le fait qu’on sorte du triangle amoureux pour approfondir les histoires secondaires ont incité la direction à envisager une suite. C’est notamment pour des questions de budget qu’on avait décidé de mettre fin à la saga de Gilles Desjardins, inspirée de l’œuvre de Claude-Henri Grignon. Une épidémie de variole marquera la cinquième saison, dont les six épisodes seront en ligne le 12 décembre sur l’Extra, avant d’arriver sur ICI Télé à l’hiver. Réalisée par Yan England, cette saison accueillera David La Haye dans le rôle du curé Caron, mandaté pour mettre de l’ordre à Sainte-Adèle.

Télé et radio

L’enquête préliminaire d’Éric Salvail s’amorce

Éric Salvail s’est présenté au centre judiciaire Gouin, dans le nord de Mont­réal, pour y subir son enquête préliminaire sous trois chefs d’accusation, lundi matin.

Accompagné de son avocat, il s’est dirigé immédiatement vers la salle d’audience sans s’adresser aux journalistes qui cherchaient à l’interroger à son arrivée.

Éric Salvail est accusé d’agression sexuelle, de harcèlement criminel et séquestration à l’endroit de Donald Duguay, aujourd’hui âgé de 46 ans.

Les gestes qu’on lui reproche se seraient produits en 1993.

La Couronne a mis moins d’une heure pour interroger la présumée victime, Me Amélie Rivard procédant au survol des gestes mis en cause dans cette affaire.

Le témoignage de Donald Duguay, ainsi que tout autre élément de preuve susceptible d’être présenté à l’enquête préliminaire, ne peuvent être rapportés en raison d’une ordonnance de non-publication, une procédure habituelle à l’étape de l’enquête préliminaire.

Ce fut ensuite au tour de l’avocat d’Éric Salvail, Me Michel Massicotte, de contre-interroger le témoin, qui a répondu avec assurance à l’interrogatoire.

Éric Salvail, qui a ignoré les journalistes à chacune de ses entrées et sorties de la salle d’audience, écoutait attentivement, prenant des notes à l’occasion.

D’autres témoins ont été assignés à comparaître durant la procédure, pour laquelle on a prévu trois jours.  

Télé

Pionnière, la série «Transparent» s’offre une dernière révérence

NEW YORK — La série «Transparent», qui a changé à jamais la représentation des transgenres à la télévision, tire le rideau sur un dernier épisode en forme de comédie musicale, deux ans après avoir failli disparaître, emportée par un scandale.

Elles sont plusieurs séries, ces derniers mois, à s’être posé la question de leur survie après l’éviction de leur interprète principal.

«Roseanne» a muté en The Conners sans Roseanne Barr, écartée après un tweet raciste, tandis que «House of Cards» a laissé la main à Claire Underwood suite aux accusations de harcèlement et agression sexuelle visant Kevin Spacey.

Mais dans le cas de «Transparent», le départ de l’acteur Jeffrey Tambor, accusé de harcèlement et de gestes déplacés par plusieurs membres de l’équipe, excluait une nouvelle saison, selon Jill Soloway, à l’origine de sa création.

Pour clore l’aventure, Jill Soloway, qui se définit comme non binaire, ne se reconnaissant pas dans le genre féminin ou masculin, a néanmoins décidé d’écrire un dernier épisode de 1H40, comédie musicale qui démarre sur la mort, hors champ, de Maura Pfefferman, la septuagénaire transgenre incarnée par Tambor.

«La comédie musicale était une occasion de dire au revoir, mais aussi de faire une transition vers une forme nouvelle», a expliqué l’artiste dans l’émission Entertainment Tonight Canada, au sujet de ce dernier épisode qui sera mis en ligne vendredi sur Amazon.

Avec sa soeur, Faith, qui a écrit les chansons de l’épisode, la scénariste voyait dans ce format «une façon joyeuse de vivre la douleur de la perte de Maura tout en se rappelant que la vie, c’est essayer de trouver de la joie».

Le résultat est déroutant, avec l’intelligence des rapports humains qui a fait le succès de la série, mâtinée d’une touche très Pour l'amour de Hollywood pour aborder les sujets les plus graves, du deuil à l’Holocauste.

Après une saison 4 ébouriffante en Israël, ce dernier épisode est l’occasion de nouvelles tensions et effusions au sein du noyau familial privé de Maura, avec Shelly, la mère névrotique, et les trois enfants de Maura, Josh, Sarah et Ali, devenue Ari.

«Le changement arrive» 

Malgré l’absence du personnage principal, la communauté trans reste très représentée dans la série, notamment via le personnage de Davina (Alexandra Billings).

Les personnages transgenres font partie de l’histoire et, les saisons aidant, apparaissent dans leur complexité, sans être ramenés perpétuellement à leur identité sexuelle, comme ce fut le cas dans d’autres séries.

Si «Transparent» n’est pas la première à avoir intégré des personnages et des acteurs et actrices trans, elle leur a donné une visibilité jamais vue auparavant.

D’autres séries ont suivi, en premier lieu «Pose», mais aussi la nouvelle mouture des Chroniques de San Francisco.

Alors que c’était le plus souvent le cas, il y a encore quelques années, il est désormais mal accepté qu’un transsexuel ne soit pas joué par un véritable acteur trans.

Et à l’échelle de la société tout entière, en quelques années seulement, les transgenres sont devenus une composante beaucoup plus reconnue de la communauté LGBTQ.

«Le monde a changé si vite», s’enthousiasme Jill Soloway, cinq ans après le début de la série qui a fait d’Amazon un nom de la production télévisée, avec ses huit Emmy Awards et deux Golden Globes.

Impressionnante dans le rôle de Shelly, Judith Light prévient néanmoins que si «le changement arrive», beaucoup de trans aux États-Unis, en particulier les Afro-Américains, font encore l’objet de harcèlement et de violences.

Pour la comédienne, interrogée lundi par Build, la plateforme de Yahoo!, «il n’y a pas encore eu de transformation» de la société sur le sujet.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Les décrypteurs, ICI RDI à 20h

Dans ce nouveau magazine, Alexis de Lancer démêle le vrai du faux, notamment sur la militante écologiste Greta Thunberg.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

Nathalie Simard voit défiler son univers musical.

Dimanche: Studio G, TVA à 20h45

Maripier Morin réserve plusieurs surprises à son invité, Pier-Luc Funk.

Télé et radio

L’offre de Club illico multipliée

CHRONIQUE / Déjà l’année dernière, la programmation de Club illico m’avait impressionné. Ce n’était encore rien devant ce qui nous attend durant la prochaine année : 30 productions originales québécoises, comparativement à neuf l’an dernier. Et 26 nouvelles séries exclusives. Visiblement, le Club illico veut garder ses 600 000 abonnés à 9,99 $ par mois (ou 15 $ si vous n’êtes pas abonné de Vidéotron), et met tout en œuvre pour qu’ils n’aillent plus voir ailleurs.

Le catalogue 2019-2020 est si massif que je n’aurai pas assez d’une seule chronique pour vous en faire le résumé. Aussi bien en retenir les titres qui risquent d’attirer le plus votre attention. Parmi eux, Mon fils, la nouvelle minisérie d’Anne Boyer et Michel d’Astous, disponible en mars prochain, avec Antoine L’Écuyer dans le rôle d’un jeune schizophrène. Un thème qu’on avait peu abordé à la télé depuis le fameux Avec un grand A de Janette Bertrand en... 1992. Élise Guilbault incarne la mère de cet étudiant de 18 ans. Patrice Godin et Émilie Bierre sont aussi de la distribution de cette série de six épisodes, réalisée par Mariloup Wolfe, et qui s’annonce bouleversante.

L’autre nouvelle fiction à surveiller, et dont la bande-annonce promet le meilleur : La faille, un thriller tourné en hiver, en ligne le 12 décembre prochain. Isabel Richer y incarne Céline Trudeau, envoyée à Fermont pour enquêter sur un meurtre, et qui y retrouvera sa fille Sophie, jouée par Maripier Morin. Frédéric Ouellet signe les textes et retrouve son réalisateur de Grande Ourse, Patrice Sauvé, pour une distribution tout étoile : Marc Messier, Benoît Gouin, Élise Guilbault, Alexandre Landry, Patrick Hivon, Jean-Philippe Perras, Éveline Gélinas et Catherine St-Laurent.

On a dévoilé mardi les noms des acteurs qui tiendront l’affiche d’Escouade 99, adaptation québécoise de Brooklyn Nine Nine, produite par ComehiHa!, et réalisée par Patrick Huard. Il s’agit de Mickaël Gouin, Mylène Mackay, Widemir Normil, Fayolle Jean Jr, Bianca Gervais, Léane Labrèche-Dor, Guy Jodoin, Louis Champagne et Jean-Marc Dalphond. Premier coup de manivelle dans les rues de Québec le 21 octobre.

Les nombreux amateurs des romans de Patrick Senécal seront heureux d’apprendre qu’il signera une série de 10 demi-heures, racontant toutes des histoires indépendantes l’une de l’autre. Humour noir, horreur et suspense s’entremêleront dans cette série de genres prévue pour l’an prochain, intitulée tout simplement Patrick Senécal présente, un clin d’œil à Alfred Hitchcock présente. Quant aux Honorables, on développe actuellement une deuxième saison.

J’ai très hâte de voir la suite de Léo, ma comédie coup de cœur de la saison dernière, avec Fabien Cloutier dans le rôle-titre et une ribambelle de personnages colorés. Seule déception : Anne Dorval n’y est plus, trop prise par ses engagements à l’étranger. Par contre, Pierre Lebeau, Daniel Gadouas, Micheline Bernard, Céline Bonnier et Boucar Diouf y seront. La deuxième saison arrive sur le Club le 28 novembre, alors que la troisième de Victor Lessard, qui suit de près la publication du déjà best-seller Ghetto X, s’en vient le 24 octobre, réalisée cette fois-ci par François Gingras.

On peut parler d’une explosion des séries documentaires cette année au Club illico. En plus de Meurtriers sur mesure, que j’aborderai en profondeur dans ma chronique de jeudi, la plus attendue est certainement La preuve, sur l’écroulement de la plus grosse preuve contre les Hells Angels, l’opération SharQc, il y a 10 ans. Pixcom entre en production avec cette série de six épisodes d’une heure, qui fera témoigner d’anciens membres des Hells repentis, à visage découvert. À voir en 2020. Trois documentaires émanant du Bureau d’enquête, dont un sur l’esclavage de nounous étrangères au Québec, seront déposés sur le Club au cours de l’automne. On annonce aussi pour le 14 novembre Alex Harvey – Le dernier droit, une heure sur le dernier week-end de compétition en carrière de l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges.

L’appartement me rappelle Pignon sur rue; cinq jeunes adultes provenant de plusieurs régions du Québec s’installent en appartement à Montréal, épiés par des caméras. On y verra notamment Pierre-Alexandre, de Québec, en processus de changement de sexe. Les 10 épisodes sont annoncés pour janvier. Les colocs ont signé un bail d’un an, mais on prévoit déjà une deuxième saison.

L’Académie et La dérape se poursuivront pour une troisième et dernière saison. Un troisième titre jeunesse est annoncé pour février prochain : La vie compliquée de Léa Olivier, adaptée des romans de Catherine Girard-Audet, avec dans le rôle-titre Laurence Deschênes, qui jouait Anne dans O’. La série est une coproduction avec la boîte ontarienne Slalom, à qui on doit entre autres La malédiction de Jonathan Plourde. Le catalogue de séries étrangères n’est pas moins étoffé. Et alors que les productions québécoises finissent souvent à TVA des mois plus tard, ce n’est pas le cas des acquisitions. En plus des retours de La servante écarlate, de Killing Eve et de L’amie prodigieuse, on annonce l’arrivée en primeur francophone de Batwoman, première super-héroïne lesbienne, pour juin prochain, de même que La petite fille au tambour, drame d’espionnage tiré du roman de John Le Carré. Avec une offre d’une telle ampleur, disons que la pression est forte pour ICI Tou.tv, qui dévoile sa nouvelle programmation lundi prochain.

Télé et radio

«Révolution» devant «TLMEP» dimanche soir

CHRONIQUE / La compétition a été serrée dimanche soir entre les grands réseaux. Le grand gagnant : la première de «Révolution», suivie par 1220 000 télé­spectateurs à TVA, qui nous en a mis plein la vue, en célébrant la diversité corporelle, culturelle et de genres.

Tout le monde en parle est arrivée deuxième avec 1073 000 fidèles à ICI Télé. La première de Studio G, où Maripier Morin recevait Charles Lafortune, a quant à elle attiré 1050 000 curieux. Je vais laisser du temps à ce concept de prendre sa place, mais je suis resté sur mon appétit, avec l’impression d’avoir vu ça 1000 fois. On verra bien. 

Le tapis rouge d’Occupation double Afrique du Sud, qui avait beaucoup de gueule, a été vu par 592 000 accros, et OD extra, par 399 000. J’ai bien aimé que Khate, la candidate trans, se demande si les gens l’avaient choisie en masse pour se moquer des trans ou vraiment pour la diversité. Jamais autant entendu les termes «belle personnalité», «belles valeurs» et «belle énergie»; il ne manquait que le Jonathan de Like-moi! D’ailleurs, on a compris que ces messieurs avaient beaucoup de respect «pour la femme». C’est sûrement pour cette raison qu’ils s’apprêtent à les «frencher» les unes après les autres, et qu’ils ont sauté de joie en apprenant qu’il y a avait une troisième maison... habitée par des filles. Celles de la première maison ont été insultées en voyant leur réaction.

Télé et radio

Emmy: «Fleabag» crée la surprise; «Le Trône de fer» honorée [PHOTOS]

LOS ANGELES — «Le Trône de fer» a certes réussi un baroud d’honneur aux Emmy Awards dimanche soir, décrochant le prix de la meilleure série dramatique pour son ultime saison, mais c’est la comédie britannique «Fleabag», noire et grinçante, qui a créé la véritable surprise de la soirée.

Sacrée meilleure comédie face à des concurrents comme La Fabuleuse Mme Maisel, Veep ou Barry, Fleabag a aussi raflé la mise de la «meilleure actrice» avec sa créatrice Phoebe Waller-Bridge, également primée pour le scénario lors de cette cérémonie qui équivaut aux Oscars pour la télévision américaine.

«C’est tout simplement merveilleux et rassurant de savoir qu’une femme dégoûtante, tordue et en colère puisse gagner aux Emmys», a lancé l’artiste avec son habituelle ironie, en référence à son personnage.

Le gala des Emmy en images

Télévision

Prix Emmy: coup de projecteur, et de chapeau, pour les LGBTQ

LOS ANGELES — La 71e édition des Prix Emmy mettra dimanche un coup de projecteur sur des talents et séries portant le flambeau de la communauté LGBTQ, en lice cette année dans de nombreuses catégories, qui reflètent les efforts de Hollywood pour mieux représenter la diversité des États-Unis.

Série la plus emblématique du phénomène, Pose explore la culture des «bals» homosexuels dans le New York des années 1980 et a été sélectionnée à six reprises. Elle sera notamment représentée par Billy Porter, premier homme noir ouvertement homosexuel à concourir aux Prix Emmy dans la catégorie du meilleur acteur pour une série dramatique.

Pose, qui aligne aussi un grand nombre de comédiens transgenres, est également en compétition pour la meilleure série dramatique.

Les acteurs gays Ben Whishaw (A Very English Scandal) et Fiona Shaw (Killing Eve, Fleabag) ont décroché des nominations, de même que l'actrice transgenre Laverne Cox pour son rôle dans Orange Is the New Black.

De nombreux autres artistes se réclamant de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et queer, déconstruisant les normes de genre et de sexualité, dont la comique et présentatrice Ellen DeGeneres, représenteront durant la soirée les couleurs du drapeau arc-en-ciel.

Cette présence reflète une influence croissante à Hollywood et les gros progrès réalisés ces dernières années par l'industrie du divertissement pour mieux prendre en compte les sujets liés à l'identité sexuelle.

Elle illustre enfin la capacité de géants du streaming comme Netflix, Hulu et Amazon, à se saisir de ces sujets de société pour en faire des succès commerciaux, sinon toujours grand public.

«Les choses commencent à changer»

«Le nombre de nominations de LGBTQ cette année aux Emmy Awards est le signe que les choses commencent à changer à Hollywood», affirme à l'AFP Sara Kate Ellis, présidente du GLAAD, une organisation qui promeut la meilleure intégration des LGBTQ dans les médias.

«Avec des nominations pour des séries comme Pose et Special, et des performances comme celles de Hannah Gadsby, Laverne Cox, Billy Porter et bien d'autres, on voit la diversité des gens LGBTQ non seulement représentée dans les grands médias mais aussi célébrée», estime-t-elle.

Ces séries «trouvent un public partout et c'est quelque chose que l'industrie du divertissement ne peut plus ignorer».

D'après le rapport 2018 du GLAAD, le nombre de rôles LGBTQ sur le petit écran a atteint un record : 8,8 % des 857 personnages qui sont apparus à une heure de grande écoute dans des séries télévisées étaient identifiés comme appartenant à cette communauté.

Hollywood ne doit cependant pas s'endormir sur ses lauriers car il y a encore beaucoup de progrès à faire, soulignent les défenseurs de la cause LGBTQ.

«Même si le public réclame un changement, l'histoire des efforts d'Hollywood pour plus de diversité suggère que le problème ne va pas se corriger tout seul», estime un rapport annuel sur le sujet publié par l'Université de Californie UCLA, qui demande que les «intentions» manifestées par la profession se traduisent plus souvent en actes.

Nico Tortorella, qui figure dans la série Younger qui se définit comme «non binaire», ne se reconnaissant pas dans le genre féminin ou masculin, relève que si les thèmes LGBTQ sont plus fréquemment abordés à la télévision, cela ne reflète pas forcément une évolution de la société.

«Il y a une grosse différence entre la société dans son ensemble et ce qui se passe sur les réseaux sociaux», a observé Tortorella, qui va jouer dans une série dérivée de Walking Dead, dans un numéro spécial récemment publié sur la question par le magazine Variety.

«L'époque est troublante, c'est certain. En termes de représentation à Hollywood, oui, ça s'améliore», poursuit l'artiste, «mais beaucoup des personnages écrits pour des gens non hétérosexuels sont encore caractérisés par la violence qu'ils subissent».

Télé et radio

Des Canadiens à surveiller au gala des Emmy de dimanche

TORONTO — La réputation du Canada n'est plus à faire quand il est question de produire des talents comiques reconnus partout sur la planète, et plusieurs de ces talents seront mis en évidence, dimanche à Los Angeles, au gala des prix Emmy.

Plusieurs artistes canadiens y sont finalistes pour leur humour, grâce à des émissions comme Schitt's Creek, Barry, Full Frontal with Samantha Bee, The Late Show with Stephen Colbert et Saturday Night Live.

Le pays est également représenté dans des catégories dramatiques, avec Jean-Marc Vallée pour Sharp Objects et Sandra Oh pour Killing Eve.

Quelques Canadiens ont déjà mis la main sur des trophées lors des galas des artisans du weekend dernier, incluant le créateur de Saturday Night Live Lorne Michaels, qui a grandi à Toronto.

Luke Kirby, né à Hamilton, l'a emporté dans la catégorie «acteur invité» pour son interprétation de l'humoriste Lenny Bruce dans The Marvelous Mrs. Maisel. La Néo-Écossaise Paula Fairfield a partagé un prix pour le montage sonore de Game of Thrones, tandis qu'un trio de Canadiens — Elisabeth Williams, Martha Sparrow et Robert Hepburn — a gagné un trophée pour les décors de The Handmaid's Tale.

Coup d'œil sur les finalistes canadiens au gala de dimanche.

Les chances de Sharp Objects

Le thriller psychologique de HBO, qui a été réalisé et coproduit par Jean-Marc Vallée, a obtenu huit nominations, mais en a déjà perdu cinq le weekend dernier. Dimanche, il pourrait notamment être primé dans la catégorie de la meilleure minisérie, un prix qui irait à la compagnie du Québécois, Crazyrose Productions.

Amy Adams, qui tient le rôle d'une journaliste alcoolique qui enquête sur de mystérieux meurtres dans sa ville natale, est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice dans une minisérie ou un téléfilm. Patricia Clarkson, qui interprète sa mère, est finaliste comme actrice de soutien.

Des honneurs pour la famille Rose

Une reconnaissance internationale pour l'excentrique famille Rose de la comédie télévisée ontarienne Schitt's Creek s'est révélée payante cette année, en permettant à l'émission de CBC — aussi diffusée sur la chaine Pop TV aux États-Unis — d'obtenir plusieurs nominations.

L'émission, créée par le duo père-fils Eugene et Daniel Levy, est en lice dans la catégorie de la meilleure comédie télévisée. Eugene Levy, qui est né à Hamilton, est aussi nommé pour son rôle du patriarche Johnny Rose, tandis que la Torontoise Catherine O'Hara pourrait gagner pour le rôle de son épouse, Moira Rose.

L'émission était aussi nommée pour ses costumes, mais a perdu dans cette catégorie le weekend dernier.

Deuxième essai pour Sandra Oh

Il s'agit de la deuxième année consécutive où l'actrice originaire d'Ottawa est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice dans une série dramatique pour Killing Eve, diffusée sur les ondes de Bravo au Canada et de BBC America. L'an dernier, elle avait perdu aux mains de Claire Foy de la série The Queen.

Dans Killing Eve, Sandra Oh tient le rôle d'une agente du MI5 déterminée à arrêter une femme assassin, interprétée par Jodie Comer, qui est nommée dans la même catégorie cette année.

Sandra Oh était aussi nommée pour l'Emmy de la meilleure actrice invitée dans une série comique pour l'animation de Saturday Night Live, mais ce trophée a été remis à Jane Lynch le weekend dernier pour son rôle de Sophie Lennon dans The Marvelous Mrs. Maisel.

Grosse soirée pour une actrice de Barry

La comédie noire de HBO qui met en vedette Bill Hader dans la peau d'un tueur à gages/aspirant acteur est en lice pour plusieurs prix, dont un qui pourrait aller à la Vancouvéroise Sarah Goldberg. Elle est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien dans une série comique pour son rôle de Sally Reed, qui étudie le théâtre avec Barry.

Il s'agit d'une première nomination pour Sarah Goldberg, qui a surtout fait carrière sur scène, avec des rôles à Broadway et au West End de Londres, où elle a été nommée pour un prix Olivier pour son rôle dans Clybourne Park.

Reconnaissance pour Samantha Bee

L'émission Full Frontal with Samantha Bee, animée par la Torontoise du titre, obtient des nominations aux Emmy depuis son entrée en ondes, en 2016. Dimanche, elle est en lice pour deux trophées: meilleurs scénaristes pour une émission de variétés et meilleure émission de variétés.

Samantha Bee est directement nommée dans la catégorie scénaristique, tout comme d'autres Canadiens : le Montréalais Barry Julien, qui écrit pour The Late Show with Stephen Colbert, et Lorne Michaels pour Saturday Night Live.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Pour emporter, ICI ARTV, 20h.

Le Dr Richard Béliveau déboulonne certains mythes sur le professeur Tournesol, les hot-dogs et l’entretien des motos.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec, 20h. 

Marc Labrèche revisite l’année 1984 avec Guillaume Lemay-Thivierge et Sylvie Léonard.

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI TÉLÉ, 20h.

Invités: Bianca Andreescu, Xavier Dolan, Geneviève Schmidt, Michel Charette, Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet.

Télé et radio

Anxiété généralisée

CHRONIQUE / De quoi souffre-t-on le plus sur la planète? Pas de cancer ou de maladie cardiaque, mais d’anxiété. Et ça ne fait qu’augmenter, particulièrement chez les enfants et les adolescents. Télé-Québec y consacre une partie de sa programmation mercredi soir, avec comme pièce de résistance le documentaire «Génération d’anxieux», porté par Claire Lamarche, réalisé par Stéphanie Couillard et diffusé à 20h. Un deuxième documentaire, «Prisonniers de l’anxiété», est consacré aux adultes, mercredi prochain à la même heure.

Pourquoi est-on aussi anxieux? Les spécialistes ciblent notamment notre «hyper connectivité» aux téléphones et aux réseaux sociaux, notre obsession de la sécurité et le fait de protéger nos enfants à l’excès. Un parent qui est anxieux peut transmettre son anxiété à son enfant.

Ce qui frappe dans ce documentaire, c’est de voir la maturité de ces enfants qui vivent avec l’anxiété. Peut-être justement parce que cet état leur a volé une partie de leur enfance et les a fait grandir trop vite. Parce qu’ils connaissent parfaitement leur situation, sont capables de l’expliquer. Ce sont souvent des premiers de classe, très conscients de la réalité. Surtout pas des enfants qui inventent leur malheur, comme on a pu le croire par le passé. «T’es pas souffrant, c’est juste que t’as pas de volonté», cite une mère, qui a trop souvent dû vivre avec cette forme d’indifférence. L’humain est dur parfois.

À l’école, on nous apprend le théorème de Pythagore, mais «on ne nous apprend pas comment gérer nos émotions», dira une adolescente, de qui bien des nuits blanches auraient pu être sauvées si on lui avait fourni les bons outils. Étonnamment, les jeunes ont moins de rapports sexuels que les générations précédentes, et la solitude est l’une des principales causes de leur anxiété. Les intervenants chez Tel-jeunes reçoivent des appels d’enfants aussi jeunes que six ou sept ans, déjà capables d’identifier leur problème. C’est inquiétant.

L’anxiété chez l’enfant prend toutes sortes de formes. Antoine a peur la nuit. Pas du noir, mais d’une personne. Une personne dont il a tellement peur qu’il ne veut pas la nommer. Comme Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom dans Harry Potter. Sa solution : faire semblant d’être mort. «Tu veux que je t’explique une de mes peurs?» demande le garçon à son père, avant d’avouer : «[J’ai peur] du vide.» Kylianne, elle, est si anxieuse avant une évaluation à l’école qu’elle se cache sous un bureau et se mord le bras.  Au point que ça va rester une semaine», dit-elle de sa morsure. Les deux fréquentent l’Atelier Les gardiens du trésor à l’école primaire Sauvé, à Deux-Montagnes.

On a beaucoup à apprendre de Génération d’anxieux. Intéressant mais bourré d’entrevues avec des spécialistes, le documentaire est par moments aride et même didactique, beaucoup plus que les précédentes séries de Mme Lamarche, dont Soins intensifs et TDAH mon amour. Mais ce que j’aime de tout ça, c’est qu’on en parle, que la détresse de ces enfants et de leurs parents est nommée, expliquée. On sent aussi Claire Lamarche toujours aussi humaine, rassurante.

Dès 19h30, Format familial se consacre entièrement à l’anxiété chez les jeunes, avec la psychologue Florence Marcil-Denault et la comédienne Sandrine Bisson, elle-même anxieuse, qui montre du doigt la surprotection des enfants. Puis, à 21h aux Francs-tireurs, une table ronde sur l’anxiété des adolescents réunit la Dre Christiane Laberge, la sexologue Julie Pelletier et le neuropsychologue Benoit Hammerenger. Le second documentaire, Prisonniers de l’anxiété, mercredi prochain à 20h, souligne qu’on ne donne pas assez congé à notre tête, et se demande s’il est possible de guérir de l’anxiété.

Télé et radio

«The Big Bang Theory», «Seinfeld»: la bataille continue de faire rage entre plateformes américaines

NEW YORK — WarnerMedia récupère «The Big Bang Theory», Netflix ramasse «Seinfeld», tandis que NBCUniversal annonce 15 000 heures de programmes sur son offre: la bataille du contenu s’intensifie entre les plateformes de streaming américaines, en attendant une possible guerre des prix.

À un mois et demi du lancement d’Apple TV+, qui sera suivi par Disney+, puis, en 2020, HBO Max et le service de NBCUniversal, chacun continue à empiler des contenus pour attirer, ou conserver, des abonnés.

Lundi, c’est Netflix qui annonçait avoir récupéré les droits de la série «Seinfeld» (pour le monde entier à la différence des autres plateformes), moyennant une somme estimée par des médias américains à 500 millions de dollars, après avoir perdu ceux de «Friends» et «The Office».

Mardi, WarnerMedia, qui a déjà fait tomber «Friends» dans son escarcelle, a annoncé l’acquisition, pour cinq ans, des 279 épisodes de «The Big Bang Theory», dont le dernier volet a été diffusé mi-mai, pour sa future offre de streaming, baptisée HBO Max, annoncée pour le printemps 2020.

Selon le Wall Street Journal, la filiale de l’opérateur télécom AT&T aurait mis sur la table près de 500 millions de dollars, un montant que WarnerMedia a refusé de confirmer.

«Le fait que nous proposions (la série) pour la première fois sur une plateforme de streaming aux États-Unis est un coup d’éclat pour notre nouvelle offre», a affirmé Robert Greenblatt, président de WarnerMedia Entertainment et de l’offre directe aux consommateurs, dans un communiqué.

Pour Daniel Ives, analyste chez Wedbush Securities, la perte de «The Office» et «Friends», les deux séries les plus regardées de Netflix, «a laissé un trou dans le contenu» du leader incontesté du streaming.

Télé et radio

La YouTubeuse canadienne Lilly Singh fait des débuts historiques à NBC

NEW YORK — La YouTubeuse canadienne Lilly Singh est devenue lundi la première femme issue d’une minorité à présenter un talk-show de soirée sur une grande chaîne américaine, case occupée uniquement par des hommes blancs jusqu’ici.

Oprah Winfrey a été la première présentatrice noire à percer à la télévision et a eu un talk-show national de 1986 à 2011, mais il s’agissait d’une émission de journée, la soirée restant le domaine des hommes jusqu’ici.

Les talk-shows de soirée sont un rendez-vous traditionnel de la télévision américaine, dont Jimmy Fallon (NBC), Stephen Colbert (CBS) ou Jimmy Kimmel (ABC) sont les principales vedettes.

Dans une volonté de capitaliser sur sa popularité sur YouTube, où elle compte 14,9 millions d’abonnés, la chaîne NBC avait décidé de mettre en ligne ce premier numéro de «A Little Late with Lilly Singh» sur la plateforme vidéo avant l’heure de diffusion à la télévision.

De manière générale, la plateforme vidéo a été une bénédiction pour tous les talk-shows américains de deuxième et troisième partie de soirée, qui y ont trouvé un nouveau public plus jeune.

Âgée de 30 ans, de parents indiens, Lilly Singh a repris le dernier des trois créneaux alloués quotidiennement par NBC aux talk-shows de soirée, occupé jusqu’ici par l’animateur Carson Daly.

Diffusé à 01H35 heure de New York, le programme n’est pas enregistré en direct, pas plus qu’aucun des grands talk-shows de la télévision américaine.

Une seule femme avait déjà eu son propre talk-show de soirée en semaine sur une grande chaîne américaine, la comédienne et humoriste Joan Rivers, durant deux ans seulement (1986-1988) sur Fox.

L’humoriste Samantha Bee avait fait parler d’elle avec son émission «Full Frontal», talk-show de soirée lancé en 2016, mais elle est diffusée sur la chaîne câblée TBS qui a eu une audience bien moindre que les quatre «networks», les grandes stations nationales.

Délaissant le traditionnel monologue d’introduction, cher aux talk-shows américains, Lilly Singh a utilisé un sketch préenregistré, lors duquel elle rappe devant des dirigeants de chaîne fictifs.

«Salut, mon nom c’est Lilly et je ne suis pas un homme blanc», scande celle qui a rendu publique sa bisexualité. «Ma peau est colorée et ce n’est pas de l’autobronzant».

Durant l’émission, beaucoup de ses plaisanteries ont tourné autour de la diversité et de l’omniprésence des Blancs à la télévision. «Je comprends que pour certaines personnes», a-t-elle dit, chuchotant «les Blancs», «voir quelqu’un comme moi animer une émission est terrifiant».

«L’une des plus grandes peurs de l’Amérique blanche est que les minorités leur prennent leur boulot», a-t-elle poursuivi. «Et soyons honnêtes, c’est ce que nous sommes en train de faire».

La première invitée de l’émission aura été l’actrice, scénariste et productrice Mindy Kaling, dont les parents sont d’origine indienne.

Télé et radio

En direct de... tant de beauté

CHRONIQUE / On connaissait le savoir-faire et l’efficacité de l’équipe d’«En direct de l’univers». Mais samedi, on a eu la preuve la plus spectaculaire de sa débrouillardise et de sa capacité à se réorienter en un temps record. À peine cinq jours après l’annulation de Patrick Bruel, on a kidnappé Normand Brathwaite pour lui proposer un spectacle qui n’avait rien d’improvisé. Pour vrai, j’étais sans mots au générique.

Parce qu’aucun détail dans cette heure ne laissait entrevoir l’état de nervosité qui a dû habiter l’équipe de France Beaudoin depuis moins d’une semaine. Celle-ci s’en est plutôt servi comme levier pour offrir le meilleur spectacle possible. «Qui a le droit?» a fredonné à la blague Normand Brathwaite, quand l’animatrice est allée le réveiller à sa résidence de Saint-Paul-d’Abbotsford. On a eu droit à de grands moments, comme Claude Dubois, venu reprendre l’une de ses plus belles, J’ai souvenir encore, malgré la maladie. Et l’arrivée surprise de la divine Sarah Slean, devant qui l’invité a échappé : «m’as mourir, câlisse!» Voir Normand incrédule d’entendre son fils Édouard — «tu chantes?» le voyait-on articuler — faisait partie des moments uniques de cette émission. Et pour nous «achever», Richard Séguin est apparu devant un immense chœur pour clore l’émission avec Chanson pour durer toujours, plus belle chanson d’amour de tous les temps selon Brathwaite. Comment ne pas verser une larme devant tant de beauté?

L’absence de Patrick Bruel a bien entendu attiré la curiosité; 926 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous, samedi sur ICI Télé. Pas un record, mais presque — seules la spéciale de Céline Dion et les émissions pour Luc Dionne, Guy A. Lepage et L’auberge du chien noir ont fait mieux. À Télé-Québec, la première de Cette année-là a rallié 123 000 fidèles et la spéciale Festival de montgolfières de Gatineau reçoit Belle et Bum, 113 000. Vendredi, la première de Faites-moi rire! avec Pénélope McQuade a retenu 364 000 téléspectateurs sur ICI Télé, contre 542 000 pour Du talent à revendre : le championnat mondial à TVA.

VÉRO DE RETOUR AUX GÉMEAUX

Animé par Véronique Cloutier, le Gala des Prix Gémeaux a fait un bond spectaculaire dans les sondages, attirant dimanche 1539 000 téléspectateurs, contre 1291 000 l’année dernière. En trois ans, la soirée a gagné 500 000 téléspectateurs sur ICI Télé. Pas étonnant que le diffuseur ait déjà annoncé que Véronique Cloutier sera de retour à l’animation l’année prochaine. L’avant-gala a aussi connu une bonne augmentation, retenant 1017 000 curieux, comparativement à 796 000 l’an dernier. Quant à L’après-gala, il a quant à lui attiré 164 000 couche-tard. À TVA, l’émission spéciale Au cœur de Révolution : la saison 1 a été vue par 666 000 téléspectateurs.