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Richard Therrien
Finale de TLMEP: ça a bien été

Télé

Finale de TLMEP: ça a bien été

CHRONIQUE / «Ça va bien aller.» De rassurante au début, cette devise arc-en-ciel finit par en irriter plusieurs, tout comme l'invitation à «se réinventer». Pendant que le pays se déconfine progressivement, Tout le monde en parle a conclu sa saison prolongée et en direct après avoir gâté son public de cinq émissions supplémentaires.

Martin Petit trouve très dur d'écrire en ce moment, dur de créer de l'humour quand on sent la détresse des gens autour. «Il y a aucun chef d'oeuvre qui s'est écrit avec deux enfants qui courent partout», a blagué l'humoriste, pourtant fort inspiré et drôle dimanche soir, et à qui je décerne l'étoile du match. La lecture de son journal de pandémie était hilarante. Sur le deux mètres de distance: «On dirait que le Québec a pogné la sentence d'Éric Salvail.» Martin Petit déteste quand on dit que «la culture doit se réinventer», une formule qu'il trouve insultante et qui «cache une intention qui n'est pas sincère». L'humoriste ne parle pas pour lui mais pour l'ensemble des artistes, qui l'ont appuyé en masse dans sa position. «Même Monique Miller!» s'est-il étonné. Il déplore une déconnexion entre les artistes qui chantent que «ça va bien aller» et les nombreux Québécois qui ont recours aux banques alimentaires. «J'aime pas qu'on se fasse croire que ça va bien quand ça ne va pas bien.»

C'est un Guy Laliberté barbu, au look aventurier, qui s'est présenté sur le plateau, une invitation négociée l'après-midi même. L'invité surprise venait annoncer officiellement vouloir racheter le Cirque du Soleil avec un groupe d'investisseurs. «Le Cirque m'a tellement donné, que de voir la situation dans laquelle il est, si je peux aider, on va être là», affirme le cofondateur de l'institution. «On a un bon plan, on pense qu'on est capable de ramener le feu sacré là-dedans», poursuit Guy Laliberté, qui ne regrette aucunement d'avoir vendu le Cirque. L'homme d'affaires et créateur, qui s'est contenté de hausser les épaules au sujet des intentions de Pierre Karl Péladeau, affirme que la transaction pourrait se faire avec ou sans une aide gouvernementale. Le processus de vente de ses actions du Cirque a été entrepris l'automne dernier, bien avant les rumeurs de pandémie, s'est-il défendu avant de quitter le plateau pour remplir son rôle de DJ.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, veut dès maintenant mettre l'accent sur le maintien des aînés à domicile. «On est en deuil au Québec», dit-elle à propos de la situation tragique dans les CHSLD depuis le début de la pandémie. La ministre a souligné les ratés de la réforme Barrette, tant sur la communication dans le milieu de la santé que la pénurie de personnel. «Il n'y a pas de bois mort, il manque de bois», affirme-t-elle. Pour rattraper les retards importants des opérations dans la région de Montréal, la ministre compte recourir aux cliniques privées ou d'envoyer des patients à l'extérieur de la métropole. «On a fait en deux mois ce que normalement ça nous aurait pris deux ans à faire.» «Sentez-vous surtout pas obligée de faire une deuxième saison», a badiné Dany Turcotte sur les conférences de presse de 13h.

Habituée de l'émission, Chantal Hébert s'étonne particulièrement d'une chose durant cette pandémie: «c'est le plus grand moment d'harmonie entre le fédéral et le provincial, comme on n'en a jamais vu». L'analyste politique parle d'Andrew Scheer comme «l'exemple à ne pas suivre», au point que ce sera difficile pour le futur chef de reconstruire le parti. «C'est une question de ton», croit Chantal Hébert, qui a défendu le travail de The Gazette, pourfendu par le premier ministre François Legault. Mme Hébert, dont on a souligné les 45 ans de carrière, se demande si Justin Trudeau, plutôt que de déclencher des élections, ne voudra pas aller au bout de ses quatre ans d'un mandat minoritaire avant de se choisir de se retirer.

«La normalité n'existe plus», martèle François Audet. Le directeur général de l'Observatoire canadien sur les crises et l'action humanitaire considère qu'on fait une erreur quand on parle de «retour à la normalité». «Penser pouvoir retourner là n'existe pas», dit-il, avant de rappeler qu'on devra apprendre à cohabiter avec le coronavirus. Un rapport de son organisme établit que Taiwan a adopté le meilleur modèle de déconfinement, alors que la Suède ne devrait surtout pas servir de modèle pour le Québec. «La Suède a le plus haut taux de mortalité par habitant», observe-t-il, rappelant que la stratégie de ce pays était basée sur l'immunité collective. Le Canada et le Québec se situent dans la moyenne des pays occidentaux.

Le bal MAMMOUTH ne remplacera jamais les vrais bals de finissants, mais sera un baume sur la déception des élèves de secondaire 5, croient ses animateurs Pier-Luc Funk et Sarah-Jeanne Labrosse. Fouki, Marie Mai, Julien Lacroix, Roxanne Bruneau et Math Duff ont déjà confirmé leur présence à cette soirée, qui sera diffusée à Télé-Québec le 19 juin. Sarah-Jeanne Labrosse croit que les tournages de Révolution risquent de reprendre avant les séries de fiction, jugeant le format «potentiellement plus malléable» et l'équipe «ultra motivée».

L'avocat et entrepreneur social Fabrice Vil souligne le rôle essentiel des travailleurs issus de l'immigration dans des vidéos intitulées «Je me souviendrai» et «Marchons unis». Il souhaite que cette devise modifiée devienne un mouvement, pour qu'on n'oublie pas tous les travailleurs de première ligne, la pandémie nous ayant «ramené à l'essentiel», croit-il. Une motion proposée par la députée Catherine Fournier pour régulariser la situation des demandeurs d'asile qui ont travaillé durant cette crise a été rejetée par la CAQ. «Je suis furieux, je ne suis pas juste déçu», dit-il à propos de cette motion appuyée par tous les autres partis.

Les choix télé de Richard Therrien

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Ça va bien aller, TVA à 19h

Dernière semaine pour Fabien Cloutier et Marie Soleil Dion.

Australia Zoo: le défi des Irwin, Canal D à 19h

Steve Irwin n’est plus, mais sa famille ne vit toujours que pour les animaux.

Catherine, Prise 2 à 19h30

On reprend du début cette comédie culte avec Sylvie Moreau, Marie-Hélène Thibault et Dominique Michel.

Les chefs!, ICI Télé à 20h

Pour le quart de finale, la cuisine japonaise est au programme.

Nombreux et heureux en vacances, Canal Vie à 20h

Les Boutin partent en camping en Ontario. Randonnée pédestre, journée à la plage, BBQ et feu de camp.

Richard Therrien
Arrêter d’avoir peur

Richard Therrien

Arrêter d’avoir peur

CHRONIQUE / «Il faut foncer, trouver des solutions et arrêter d’avoir peur.» Au téléphone, la réalisatrice québécoise Marie-Pascale Laurencelle, qui s’est installée en France il y a cinq ans, me tient ce discours beaucoup plus rassurant que ce qu’on entend ces jours-ci au Québec. Là-bas, les tournages des séries télévisées ont repris de plus belle, et tout semble bien aller.

«Ça va beaucoup mieux que ce que je croyais. J’appréhendais que ce soit l’enfer, qu’on soit dans les mesures de sécurité plus que dans le travail et ce n’est pas le cas. Tout s’est mis en place assez bien», affirme avec une voix sereine et enjouée la réalisatrice, qui a notamment travaillé sur plusieurs séries jeunesse au Québec comme Tactik, Subito texto, Les Argonautes, de même que des documentaires. Le 13 mai dernier, deux jours à peine après le début du déconfinement en France, elle reprenait le tournage du populaire feuilleton Les mystères de l’amour, diffusé sur TF1 et TMC.

Scandale universités: l’actrice Lori Loughlin va plaider coupable

Arts et spectacles

Scandale universités: l’actrice Lori Loughlin va plaider coupable

NEW YORK — L’actrice américaine Lori Loughlin a finalement accepté de plaider coupable dans une affaire de pots-de-vin qui a mis en cause des dizaines de riches parents prêts à payer pour faire entrer leurs enfants dans de prestigieuses universités.

En vertu d’un accord avec l’accusation, le procureur fédéral du Massachusetts, Andrew Lelling, va recommander une peine de deux mois d’emprisonnement, selon un communiqué publié jeudi. Une issue favorable pour la comédienne, qui était passible de plusieurs années de prison.

Les choix télé de Richard Therrien

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Soirée vintage, TVA Sports à 19h

Septième match de la finale de la division Adams entre les Nordiques et les Canadiens, le 2 mai 1985.

Infoman, ICI Télé à 19h30

Le design post-covid et retour sur les décors Skype, Zoom et Hang-out de nos célébrités.

Curieux Bégin, Télé-Québec à 21h

Une incursion dans le monde médiéval au Duché de Bicolline en Mauricie avec Martin Larocque et l’historienne Évelyne Ferron.

Chasseurs de trésors, Évasion à 21h

Un dangereux terroriste présumé mort sévit toujours. Un expert en antiquités recrute une voleuse pour le retrouver.

Lumière sur...: Monique Mercure: un personnage en 4 actes, ICI Télé à 23h

On rappelle le souvenir de cette grande actrice, disparue dimanche dernier à l’âge de 89 ans.

«Jane Roe» a été payée pour dénoncer les avortements aux États-Unis

Arts

«Jane Roe» a été payée pour dénoncer les avortements aux États-Unis

WASHINGTON — La femme au centre de la décision de la Cour suprême de légaliser l’avortement aux États-Unis en 1973, l’arrêt «Roe v. Wade», affirme avoir été payée par les organisations anti-avortements pour dénoncer plus tard cet arrêt historique, selon un documentaire qui doit être diffusé vendredi.

Norma McCorvey avait saisi la justice américaine sous le pseudonyme de «Jane Roe» en 1969, après avoir été interdite d’avorter par l’État du Texas. L’affaire était allée jusqu’à la Cour suprême et la plus haute juridiction avait jugé le 22 janvier 1973 qu’en vertu de son droit à l’intimité, une femme pouvait légalement mettre fin à une grossesse.

Les choix télé de Richard Therrien

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Ça va bien aller, TVA à 19h

Invités: Vincent Vallières en entrevue et en performance musicale, et l’incomparable Gaby Gravel. Winner!

Cannes, le festival libre, Planète+ à 19h

C’est en réaction à la Mostra de Venise qu’a été créé ce contre-festival, qui n’a pas lieu cette année.

Infoman, ICI Télé à 19h30

Pierre Brassard illustre les difficultés des tournages et MC Gilles s’intéresse aux conspirationnistes.

Maintenant ou jamais, Canal Vie à 21h

Après une rupture amoureuse, Chantal Lacroix rencontre des femmes qui ont osé un changement dans leur vie.

Curieux Bégin, Télé-Québec à 21h

Au menu: des légumes, le jicama, plusieurs variétés de champignons et un dessert inusité avec Julianne Côté.

#célébronsNOUS: des vedettes de la télé animent un quizz live sur Facebook

Arts

#célébronsNOUS: des vedettes de la télé animent un quizz live sur Facebook

Les comédiennes Sarah-Jeanne Labrosse et Debbie Lynch-White, le duo d’animation Bianca Gervais et Sébastien Diaz (Format Familial) ainsi que Jean-Sébastien Girard, coanimateur de La Soirée est encore jeune, se relaieront chaque mardi, à partir du 19 mai, pour animer un jeu-questionnaire sur Facebook

Durant 4 semaines, ces personnalité animeront ces jeux trivia en direct, de 19 h 30 à 20 h 30, sur la page Facebook de NOUS | MADE. Chacun des quizz s’articulera autour d’un thème lié à la télé ou au cinéma d’ici. Ces soirées se présentent «sans prétention ni compétition».

L’Initiative débute ce 19 mai, en compagnie de Sarah-Jeanne Labrosse. Ses questions tourneront autour d’œuvres ayant «marqué notre enfance» ou diverti les générations de spectateurs plus récentes. 

Bianca Gervais etSébastien Diaz prendront le relais le 26 mai, en tandem, en articulant leur questionnaire sur «les duos célèbres du petit et du grand écran». 

Amoureux autoproclamé de tout ce qui est vintage, Jean-Sébastien Girard proposera la thématique « nostalgie », le 2 juin. 

Le 9 juin, Debbie Lynch-White, interprète de La Bolduc au grand écran et sur les planches, «s’amusera avec la musique dans les films et les séries populaires, entre deux turlutes».


«Prix de présence»

Chacun des animateurs œuvrera depuis le confort de son foyer, confinement oblige. Ils pimenteront les choses par un peu de mise en scène, et ponctueront les questions d’«anecdotes amusantes»,  indique NOUS | MADE, par voie de communiqué.

En guise de « prix de présence», lit-on, les animateurs dévoileront sur quelles plateformes numériques se trouvent certaines des productions mises de l’avant dans leur quiz.

Le jeu vise l’interactivité. Les participants sont donc conviés à interagir en direct avec l’invité de la semaine, en plus d’inscrire leurs réponses en commentaires. Les joueurs sont aussi cordialement invités à «former des équipes avec leurs amis et leur famille». Aucune inscription préalable n’est requise.

« Avec cette nouvelle initiative aussi festive qu’interactive, NOUS souhaite célébrer les artistes d’ici, dépoussiérer de vieux classiques, briser l’isolement et surtout jazzer les soirées de confinement», explique le vice-président des communications et de la promotion au Fonds des médias du Canada (FMC), Mathieu Chantelois, responsable de la campagne NOUS.

La campagne NOUS | MADE est le fruit de la collaboration entre le FMC, Téléfilm Canada, et une trentaine d’autres partenaires de l’industrie canadienne de l’audiovisuel.

L’initiative cherche à «souligner le travail des créateurs du domaine du cinéma, de la télévision, des jeux vidéo et du divertissement numérique», en  braquant les projecteurs sur «les réussites et les accomplissements» des artisans du Canada.

Renseignements: nous-made.ca

Richard Therrien
<em>La loi du plus fort</em>: faudrait se calmer

Télé

La loi du plus fort: faudrait se calmer

CHRONIQUE / Sentez-vous que les gens sont plus à cran depuis quelques semaines? Il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater à quel point les échanges sont souvent exagérément bouillants. L’animateur Benoît Dutrizac a même fermé son compte Twitter après avoir écrit «va donc chier» à un interlocuteur. Il s’est excusé en avouant : «Je l’ai échappé.»

Faut dire que la bienséance et le débat dans le respect sont souvent en rupture de stock sur Facebook et Twitter, et ce, depuis bien avant la pandémie. C’est après avoir été elle-même victime de cyberintimidation que la journaliste et romancière Nathalie Roy a commencé à travailler sur un documentaire, d’abord concentré sur le harcèlement au travail. Élaboré sur cinq ans en collaboration avec son conjoint Yves Thériault, le projet a évolué vers le thème général de l’intimidation, s’étalant désormais sur trois épisodes, présentés ce soir, demain et jeudi aux Grands reportages d’ICI RDI à 20h. «Pourquoi on a besoin de se parler de cette façon-là?» s’est demandée Nathalie Roy.

Le coronavirus interrompt la série animée la plus longue du monde

Arts et spectacles

Le coronavirus interrompt la série animée la plus longue du monde

TOKYO — Le coronavirus a interrompu la production de la série animée à la plus grande longévité du monde, un moment culte des dimanches au Japon, obligeant pour la première fois depuis des décennies à rediffuser de vieux épisodes.

Sazae-san, porté pour la première fois sur le petit écran en 1969, raconte la vie de Mme Sazae, une femme au foyer japonaise joviale, mais distraite, qui vit avec ses parents, son mari, son fils, son frère et sa sœur.

Les choix télé de Richard Therrien

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Bouge!, ICI Télé à 8h

Un nouveau rendez-vous pour dégourdir les enfants confinés. Étienne Boulay et Kim Gingras ont cette tâche ce matin.

Gérald Fillion répond à vos questions, ICI RDI à 10h30

Avec Christine Fournier, l’animateur de RDI économie répond à vos interrogations en période de pandémie.

Le tricheur, TVA à 18h30

Guy Jodoin reçoit Patrice Bélanger, Kevin Raphael, Rosalie Bonenfant, Joanie Gonthier et Bryan Audet.

Les génies de la vitesse, Z à 21h30

Marie-Lyne Joncas rencontre une mécanicienne de 27 ans, qui se mesure au riche homme d’affaires Olivier Benloulou.

Appelle-moi si tu meurs!, AddikTV à 22h

Finale de la saison. JF (Claude Legault) confronte son ami Mario (Denis Bernard) pour connaître la vérité.

Une émission en hommage à la créativité de «Dédé» Fortin

Arts

Une émission en hommage à la créativité de «Dédé» Fortin

André «Dédé» Fortin, s’est éteint il y a exactement 20 ans, le 8 mai 2000. Pour souligner «l’ampleur de l’héritage artistique» du chanteur-fondateur des Colocs, ICI Musique a préparé l’émission spéciale Dédé : Tellement Longtemps, qui sera diffusée ce vendredi 8 mai de 20 h à 22 h.

Une vingtaine d’artistes ayant été «marqués par cet être d’exception» y feront une petite contribution, à commencer par Patrice Michaud et Lou-Adriane Cassidy – qui interpréteront les chansons des Colocs Juste une p’tite nuite et Le répondeur.

La poétesse et dramaturge gatinoise Marjolaine Beauchamp participera aux festivités.

Leurs prestations, captées en vidéo, sont d’ores et déjà accessibles sur la page Facebook d’ICI Musique.

La famille de Dédé Fortin et le Musée de la Civilisation de Québec ont soutenu cet hommage en permettant aux deux artistes en d’utiliser «LA» guitare de Dédé Fortin, sa «fameuse Fender Telecaster Thinline», le temps de ré-interpréter ses succès.

Les musiciens Stéphane Archambault, Jim Corcoran et David Marin, les comédiennes Brigitte Saint-Aubin (qui chante aussi ) et Pascale Montpetit, participent aussi à cette émission spéciale, tout comme la relationniste de presse Lise Raymond, qui fut une proche amie et collaboratrice de «Dédé».

La vidéo de Patrice Michaud se trouve ici.

Richard Therrien
Un Hollywood fantasmé

Télé

Un Hollywood fantasmé

CHRONIQUE / Le Hollywood de l’après-guerre que vous verrez dans la série du même nom sur Netflix n’est pas cette usine à rêves que l’on connaît, mais bien celle qu’elle aurait pu devenir. Sulfureuse, intrigante, clinquante, Hollywood mêle fiction et réalité en se permettant de corriger l’histoire.

Créée par Ryan Murphy (Glee, American Horror Story) et Ian Brennan (Glee), et en ligne depuis le 1er mai, cette minisérie de sept épisodes se promène entre la comédie et le drame, soulignant à gros traits les travers homophobes, sexistes, racistes de cette Hollywood de la fin des années 1940. Et de montrer toute cette humiliante docilité, bien souvent sexuelle, à laquelle doit se prêter tout ce beau monde, pour espérer accéder à la célébrité. Plus ça change...

Une série télé sur Rob Ford est en développement, confirme la chaîne AMC

Arts et spectacles

Une série télé sur Rob Ford est en développement, confirme la chaîne AMC

TORONTO — Une série télévisée sur l’ancien maire de Toronto Rob Ford est en cours de développement chez AMC.

Un porte-parole de la chaîne câblée a confirmé la nouvelle qui avait été rapportée pour la première fois par le magazine Variety. AMC indique que la vedette de cette «comédie noire» sera l’humoriste et comédien Jim Gaffigan; Jesse McKeown, de Toronto, écrira le scénario. Le Canadien Michael Dowse, à qui l’on doit notamment le premier film Goon, doit réaliser la télésérie.

<em>The Eddy</em>, la boîte de jazz qui va faire swinguer Netflix

Arts et spectacles

The Eddy, la boîte de jazz qui va faire swinguer Netflix

PARIS — Avec son casting international, son tableau plus vrai que nature de Paris et son thème, le jazz, The Eddy, première série de Damien Chazelle (La La Land) vendredi sur Netflix, s’affranchit des codes pour rendre un vibrant hommage à un style musical.

Caméra virevoltante, gros plans sur les visages, «jazz sessions»: la série ne ressemble à aucune autre, se rapprochant parfois du cinéma et privilégiant l’énergie de la mise en scène au scénario.

Richard Therrien
<em>Rue King</em>: arrange-toi avec ça

Télé

Rue King: arrange-toi avec ça

CHRONIQUE / Rue King, la nouvelle comédie improvisée en ligne demain sur le Club illico, se situe quelque part entre Dieu merci!, le mur penché de Ce soir tout est permis et les matchs de la Ligue nationale d’improvisation. Dans le cadre d’une sitcom enregistrée devant public, on vous donne un canevas de départ, on vous lance dans le vide tout en vous donnant des indications précises à suivre.

Alors que le format original allemand, Schiller Street, misait sur un long sketch d’une heure, où le public n’avait accès qu’à un certain nombre d’indications données aux acteurs, notre version propose plusieurs scènes dans un même épisode, chorégraphiées par Stéphane Bellavance, qui parle aux comédiens à partir d’un studio adjacent, mais que le public entend, un peu comme il le faisait dans Arrange-toi avec ça sur VRAK. Le meneur de jeu se dit lui-même «à la fois leur metteur en scène et leur pire cauchemar».

Qui sont les personnages de Rue King? Trois colocs d’un loft de Sherbrooke : Pier-Luc (Funk), dont c’est le premier appartement, Marie-Ève (Morency), intense et volontaire, de même que Sophie (Cadieux), avocate de 42 ans, mais encore dans la vingtaine dans sa tête. Le trio vit au-dessus d’un café-bar-buanderie. Mehdi Bousaidan joue le meilleur ami de Pier-Luc, secrètement amoureux de Sophie, Stéphane Crête, le proprio, et Sylvie Moreau, la mère de Pier-Luc. À eux se joignent des acteurs invités comme Julien Lacroix, qui joue un coloc indésirable, Anne-Élisabeth Bossé, la cousine de Sophie en peine d’amour, et Marie Soleil Dion, une soupirante de Marie-Ève. La plupart sont des pros de l’impro.

Exemple d’indications que Stéphane Bellavance peut donner au beau milieu d’une scène : «Pier-Luc, Sophie fait un beau ménage, mais toi, tu défais son ménage.» Ou encore : «Sophie, tu vas faire quelque chose de beaucoup trop intense pour montrer que t’es pas vieille.» Après quoi, la comédienne fait la split une bière à la main. Histoires d’amour impossible, ancienne conquête qui débarque et party où Pier-Luc tente de séduire une fille, toutes les situations prêtent aux gags improvisés.

Même si un scénario de départ était écrit, les comédiens avaient carte blanche pour changer la trajectoire de l’histoire. Ainsi, à la fin d’un épisode, un personnage a fait une demande en mariage, qui a été acceptée. «Entre chaque scène, nous n’avions que cinq minutes pour nous réaligner, mais on finissait toujours par retomber sur nos pattes», raconte le producteur au contenu, Vincent Bolduc. Outre les scénaristes, les techniciens ont dû également s’ajuster aux «choix» des acteurs, qui devenaient en quelque sorte des auteurs. 

Outre le titre et les images de la ville dans le générique d’ouverture, il est très peu question de Sherbrooke dans cette Rue King. «On a voulu sortir la sitcom du milieu urbain montréalais et on voulait une ville universitaire, avec une vie culturelle, sociale, sportive vivante. On aimait aussi le nom de la rue King, parce que c’est quand même des kings de l’impro qu’on a», explique Vincent Bolduc. Les 10 demi-heures ont été tournées en à peine cinq jours. Pas de chance de se reprendre, une seule prise. Je m’attendais à assister à plus de fous rires et de décrochages de la part des improvisateurs, qui restent relativement disciplinés, du moins dans les trois épisodes qu’on a vus.

Rue King est la première sitcom — style en recrudescence chez le jeune public — de Club illico, qui nous a habitués à de grandes dramatiques et des séries documentaires de qualité. «C’est du fou rire garanti», promet la vice-présidente Commercialisation et Contenu chez Vidéotron, Caroline Paquet. Ça dépend pour qui, ai-je envie de répondre. Moi qui adore le genre, je salue l’effort de jumeler l’improvisation à la sitcom, mais en ce qui me concerne, le résultat est rarement drôle, et on finit par se dire que, pour la télé, il n’y a rien de mieux que des textes bien écrits et révisés à plusieurs niveaux.

Les lauréats des prix Écrans Canadiens seront connus en ligne

Arts

Les lauréats des prix Écrans Canadiens seront connus en ligne

Les récipiendaires des prix Écrans Canadiens 2020 seront dévoilés au fil d’une série de présentations virtuelles.

Les remises des prix Écrans seront annoncés de façon virtuelle, grâce à des vidéos diffusées sur Internet du 25 au 28 mai. 

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision (Académie) a fait l’annonce de cette façon de procéder, conforme aux mesures de confinement mises en place depuis la pandémie.

Après avoir dû annuler toutes les activités entourant la Semaine du Canada à l’écran et le gala des prix Écrans canadiens, l’Académie canadienne dit avoir travaillé sur «une approche créative pour célébrer les finalistes et annoncer les récipiendaires de prix».

«Inspirées du documentaire, du balado et du vidéoclip», ces présentations virtuelles se feront via huit épisodes préenregistrés, ayant chacun un thème distinct.

Les vidéos seront composés d’extraits portant sur les finalistes. Des personnalités canadiennes s’occuperont de l’aspect narratif. 

Les finalistes, annoncés en février dernier, sont encouragés à «se réunir virtuellement» pour visionner les annonces des gagnants.  

« Ces présentations mettront nos œuvres locales à l’avant-plan, et nous espérons que les équipes se réuniront virtuellement pour assister aux célébrations des meilleurs talents canadiens de la dernière année»,  a expliqué le chef de la direction de l’Académie, Beth Janson.

Dans la foulée des annonces, les récipiendaires seront invités à partager du contenu numérique au sujet de leur victoire via les médias sociaux, en utilisant le mot-clic #CdnScreenAwardWinner.

Richard Therrien
<em>Meilleur avant/</em>: l’épicerie en folie

Richard Therrien

Meilleur avant/: l’épicerie en folie

CHRONIQUE / Chaque visite à l’épicerie est-elle pour vous source de stress depuis le début de la pandémie? Par le plus drôle des timings, tv5unis.ca arrive avec Meilleur avant/, une série format court humoristique de sept épisodes, en ligne depuis hier, et qui a pour cadre une épicerie ouverte 24 heures.

Nico Racicot, le David de L’heure bleue, y joue Fred, un étudiant en philo sans le sou, admirateur de Nietzsche, qui déniche à son grand désespoir un emploi de concierge la nuit dans une épicerie. S’il ne s’y sent pas à l’aise, ça n’a rien à voir avec la COVID-19, mais bien à cause des habitués des lieux, tous plus étranges; du patron zélé et intense, joué par Luc Boucher, qui lui demande d’emblée «Es-tu plus Obama ou Oussama?»; des employés — la préposée au service à la clientèle ésotérique, la caissière muette, l’étalagiste mythomane, la boulangère un peu garçonne —; de même que les clients. L’une des premières scènes montre une dame prenant sur une étagère un contenant de levure, introuvable en ce moment et portant une citation de Nietzsche. Ça ne s’invente pas.

Richard Therrien
Double défi pour Mark Ruffalo

Télé

Double défi pour Mark Ruffalo

CHRONIQUE / Dans I Know This Much Is True, Mark Ruffalo incarne deux jumeaux, dont un est atteint de paranoïa schizophrénique : Thomas et Dominick Birdsey. Un double mandat hautement risqué que l’acteur de grand talent remplit avec une incroyable justesse. C’est le principal attrait de cette minisérie de HBO, disponible en anglais et avec sous-titres français sur Crave et à Super Écran, à partir du dimanche 10 mai à 21h.

Après Mon fils, l’excellente série de Club illico, voici que HBO aborde aussi le thème délicat de la schizophrénie. Adaptée du roman de Wally Lamb, La puissance des vaincus, publié il y a 22 ans, la série de six épisodes ne fait pas dans la dentelle, pas plus que cette terrible maladie, qui transforme ceux qui en sont atteints, et bouleverse tout autour, avec une violence parfois inouïe.

Nous sommes en 1990 à Three Rivers, dans le Connecticut. Thomas Birdsey crée la panique dans une bibliothèque : en plein épisode psychotique, il s’inflige une très grave blessure avec un couteau pour protester contre la guerre du Golfe. La scène donne le ton. Dès lors, son frère jumeau est appelé à l’hôpital, avant qu’on décide d’interner Thomas. À partir de cet épisode-choc, le récit fait de constants retours dans le passé, depuis l’enfance des jumeaux, avec un beau-père colérique et violent, et une mère aimante à la santé fragile. Pour donner un sens à sa vie, Dominick compte trouver des réponses dans un précieux manuscrit de l’histoire familiale, signé par le grand-père sicilien des jumeaux.

Le jeu de Ruffalo, qui a somme toute fait peu de télévision, est si nuancé, que jamais le personnage de Thomas n’empiète sur celui de Dominick, et vice versa. L’un est barbu, l’autre pas. Deux démarches, deux allures complètement différentes, qui ne distraient jamais l’œil. Il y a bien au début le réflexe de comparer l’acteur avec lui-même, mais ce sentiment m’a vite quitté. La réalisation ingénieuse et subtile de Derek Cianfrance (The Place Beyond the Pines, Blue Valentine) y est aussi pour beaucoup.

Je vous mentirais si je vous disais que I Know This Much Is True constitue une expérience agréable, surtout en ces temps où l’on cherche à insuffler un peu de légèreté à notre vie. La série est dure, très dure, les temps d’arrêt sont ponctués de scènes extrêmement bouleversantes, tant par leur violence que leur intensité. Comme lorsque Thomas s’enfuit de la voiture et se met à courir sur l’autoroute. L’œuvre ne porte pas tant sur la schizophrénie que sur le poids qui repose sur l’entourage, d’autant plus lourd sur les épaules d’un jumeau, qui voit sa propre vie hypothéquée par les réactions imprévisibles de son frère durement atteint.

Depuis toujours, Dominick s’est senti responsable de son frère, rongé par la culpabilité, toujours le premier à devoir le défendre. Dominick aime autant qu’il déteste son frère, il lui en veut d’occuper cet espace dans sa vie. On comprend sa rage, qui prend des proportions gigantesques. Il n’y a que des jumeaux pour comprendre ce lien si étroit, fusionnel entre eux.

Parmi les acteurs qui entourent Ruffalo, aussi producteur de la série, notons les noms de Melissa Leo, Juliette Lewis, Archie Panjabi en psychologue et Rosie O’Donnell en travailleuse sociale. L’industrie du doublage étant paralysée depuis le début de la pandémie, la série sera disponible uniquement avec sous-titres français pour l’instant, simultanément avec la version anglaise.

<em>After Life 2</em>: moins mordant, quand même touchant

Télé

After Life 2: moins mordant, quand même touchant

CRITIQUE / De l’humour caustique, des tabous abordés avec une réjouissante liberté et un portrait du deuil humain dans sa douleur et dans la solidarité qu’il engendre... Ricky Gervais n’avait pas raté la cible avec la première saison de la série de Netflix After Life (La vie après la mort). Sans nous faire conclure qu’il avait tout dit avec les six premiers épisodes, la deuxième saison mise en ligne vendredi perd un peu l’esprit des débuts.

Créateur de la série-culte The Office (adaptée au Québec sous le titre La job), humoriste à la langue bien pendue qui a notamment fait friser les oreilles de bien des vedettes hollywoodiennes à la barre du gala des Golden Globes, Gervais est arrivé dans After Life avec une prémisse plutôt radicale. Tony (interprété par Gervais lui-même), un homme dépressif après le décès de sa femme, passe à un poil (de chien) de se suicider. Tout ce qui l’empêche de passer à l’acte est le regard affamé de sa compagne canine. «Si tu étais capable d’ouvrir une boîte de conserve, je ne serais plus de ce monde», explique-t-il en somme. Ayant abandonné l’envie de vivre, il balance du même coup tout effort de conformité et de tolérance sociale. Il dira et fera ce qu’il voudra quand il le jugera bon, sans égard pour ce que les autres pourront en penser. Il le décrit comme un super-pouvoir. C’est une gifle à la rectitude. Et un très profond puits pour la comédie.

Les choix télé de Richard Therrien

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Les suppléants, Télé-Québec à 15h30

Pier-Luc Funk et Catherine Brunet s’adressent aux élèves du secondaire en alternance.

Ça va bien aller, TVA à 19h

Fabien Cloutier et Marie Soleil Dion s’entretiennent avec Boucar Diouf, France D’Amour et Stefano Faita.

Eaux turbulentes, ICI Télé à 20h

Un élément de preuve fait basculer l’enquête et la disparition d’un témoin complique les choses pour Marianne (Hélène Florent). Dernier épisode.

Tout s'embellit avec Julie, V à 20h

Votre sous-sol manque de punch? Julie Asselin nous donne ses trucs.

Sylvie Bernier: le jour où je n'ai pas pu plonger, ICI Explora à 21h

La championne olympique revient sur un épisode douloureux, la mort par noyade de son neveu lors d’une expédition.

Une série <em>Star Wars</em> centrée sur les femmes en préparation

Télévision

Une série Star Wars centrée sur les femmes en préparation

LOS ANGELES — Une nouvelle série télévisée Star Wars centrée sur les femmes est en train d’être conçue pour la plateforme de streaming Disney+, ont affirmé plusieurs médias spécialisés mercredi.

Selon Deadline Hollywood, la série serait un «thriller d’action, avec des éléments d’arts martiaux, qui se concentre sur les femmes et se déroule dans une chronologie différente de celle de l’univers habituel de Star Wars».

Disney n’a pas répondu immédiatement aux sollicitations de l’AFP.

La série, réalisée par Leslye Headland, la co-créatrice de Russian Doll sur Netflix, sera filmée en prise de vue réelle, affirme le Hollywood Reporter.

Elle est la dernière tentative en date de Disney d’étoffer sa franchise de science-fiction sur le petit écran après le succès retentissant de The Mandalorian.

Dévoilée à l’automne dernier pour accompagner le lancement de la plateforme de vidéo à la demande de Disney, The Mandalorian a séduit autant les critiques que les fans de Star Wars.

Elle présentait un minuscule personnage à la peau verte, aux oreilles pointues et aux grands yeux tendres, surnommé «Baby Yoda» par tous les spectateurs qui l’avaient aussitôt adopté et décliné sur tous les tons sur les réseaux sociaux. Une troisième saison est en cours de préparation.

Deux autres séries Star Wars en prise de vue réelle sont aussi dans les tuyaux pour Disney+ : un prequel de Rogue One et une qui comprend le retour d’Ewan McGregor dans le rôle d’Obi-Wan Kenobi.

Les initiatives pour multiplier les personnages féminins ou issus de minorités dans Star Wars ont divisé certains fans.

La dernière trilogie de films a mis à l’affiche des femmes et des personnes de couleur comme Rey (Daisy Ridley) et Finn (John Boyega).

Mais l’actrice américaine d’origine asiatique Kelly Marie Tran, première actrice de couleur à camper un rôle de premier plan dans la franchise, a été harcelée sur les réseaux sociaux de commentaires racistes et sexistes.

Les séries <em>De garde 24/7</em> et<em> 180 jours</em> gagnent des prix à l’étranger

Arts et spectacles

Les séries De garde 24/7 et 180 jours gagnent des prix à l’étranger

MONTRÉAL - Les séries documentaires De garde 24/7 et 180 jours, diffusées à Télé-Québec, ont récemment remporté deux médailles et un prix dans deux festivals internationaux.

Ces «documentaires réalité», qui nous font entrer dans le quotidien d’un hôpital et celui d’une école secondaire, ont été tous deux primés par le New York Festivals TV & Film Awards, qui a dévoilé ses lauréats mardi.

Richard Therrien
<em>La longue remontée</em>: une bonne dose de courage

Télé

La longue remontée: une bonne dose de courage

CHRONIQUE / Sabryna a été amputée de ses quatre membres dans un grave accident de voiture, la nuit de Noël. Dominic est devenu tétraplégique en sautant d’un quai. Mathieu a perdu une jambe au cours d’un accident de travail. Et Mandir a perdu une grande partie de sa vision à cause d’une inflammation de l’œil.

Essayons de nous plaindre de notre confinement après ça. C’est bien la dernière chose dont on a envie en voyant évoluer ces quatre personnes, malgré un parcours semé d’embûches, dans l’inspirante série documentaire La longue remontée, signée Karina Marceau. Les six épisodes d’une heure ont commencé mardi à 20h, sur AMI-télé, aussi diffusés le samedi à 10h. La série sera reprise plus tard sur ICI Explora.

Et quand je parle d’embûches, je ne parle pas des moindres. Quand vous devez prendre de 30 à 45 minutes à vous habiller le matin, vous avez déjà épuisé vos énergies pour une partie de la journée. «J’ai toujours été un gagnant dans la vie et je vais toujours le rester», scande Dominic Frappier, 25 ans, ancien joueur de football du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke et adepte du lancer du poids. Sans vouloir le décourager, Sabryna Mongeon – qui agit comme animatrice de la série – lui répond qu’il n’aura pas le choix de voir à la baisse ses objectifs.

Parce que c’est ce qu’il y a de plus dur à accepter quand la vie décide de vous enlever l’usage de vos membres ou de la vue: marcher sur son orgueil et sa fierté, demander de l’aide et accepter qu’on ne pourra plus jamais jouir de la même liberté. Une étape cruciale mais essentielle pour une personne ayant conservé des séquelles importantes d’un accident ou d’une maladie soudaine. La plus grande douleur de sa vie, Dominic l’a connue en voyant ses parents pleurer en apprenant sa condition.

Il n’y a pourtant rien de larmoyant dans La longue remontée, dont on retient bien plus la résilience et le courage de vivre malgré tout. Mathieu Ciarroni-Beaulieu, de L’Ange-Gardien, travaillait sur un site minier du Nunavut quand un tuyau l’a percuté et lui a tranché la jambe, au-dessus du genou. En pleine toundra, seul un avion pouvait l’amener à l’hôpital en trois heures et demi, autant dire une éternité. Quand on le voit aujourd’hui apprendre vaillamment à marcher avec une prothèse, on n’éprouve que de l’admiration. Il souhaite alors reprendre ses activités préférées, de la planche à neige à la plongée en apnée.

Mandir Pouye est papa d’une petite fille, en attente de la naissance d’un garçon. Depuis l’uvéite qui l’a frappé il y a cinq mois, il ne voit pas à 20 pieds ce que nous voyons à 200 pieds. Il apprend encore à apprivoiser sa condition; c’est un long deuil qui l’attend. Le sens de la débrouillardise de Sabryna impressionne. La jeune femme de 20 ans se maquille à l’aide de ses prothèses et a pu se faire construire une maison adaptée – des comptoirs plus bas, des portes plus larges –, grâce à la générosité de donateurs. Le premier épisode prend fin sur une bonne nouvelle qui la concerne.

Je suivrai avec beaucoup d’intérêt cette série, qui donne du courage et nous fait minimiser nos petits malheurs. Une bonne dose d’inspiration, et ce n’est vraiment pas de trop en ces temps incertains. Le premier épisode peut aussi être visionné ici.

CANADIENS-NORDIQUES: DES CHIFFRES

Le fameux match du Vendredi saint, qui a fini en bagarre générale, a attiré l’attention de 175 000 curieux, lundi à RDS. La rencontre chaotique et disgracieuse entre les Nordiques et le Canadien au Forum en 1984 était aussi pire que dans mon souvenir. RDS poursuit mercredi à 19h30 avec le septième match de la finale de la division Adams en mai 1985, et vendredi à 19h avec le septième match de la finale de la division Adams en mai 1987. À TVA Sports, on entamait lundi la présentation de la finale de 1993 entre les Canadiens et les Kings de Los Angeles, qui a intéressé 60 000 nostalgiques.

Netflix, grand gagnant prudent du «Grand confinement»

Affaires

Netflix, grand gagnant prudent du «Grand confinement»

SAN FRANCISCO — Le «Grand confinement» a renforcé la position de leader de Netflix, qui compte désormais 183 millions d’abonnés, mais le géant du streaming affiche la prudence sur son avenir à cause des incertitudes liées à la pandémie et de la concurrence croissante de ses rivaux.

La plateforme a séduit 15,8 millions de nouveaux abonnés payants de janvier à mars, contre 9,6 millions sur la même période l’année dernière, d’après son communiqué de résultats publié mardi.

Une accélération que le groupe qualifie de «temporaire», en lien direct avec les mesures de distanciation sociale prises dans le monde pour enrayer la progression de la COVID-19.

«C’est un record de nouveaux abonnés», constate David Sidebottom, analyste chez Futuresource. «Cela vient des nouveaux ménages, mais aussi d’anciens adeptes qui avaient résilié leur contrat».

Le service de streaming a aussi pu capitaliser sur l’engouement suscité par Tiger King (Au Royaume des fauves), une série entre téléréalité et documentaire sur les élevages de félins aux États-Unis, sortie le 20 mars.

«C’est une distraction qui est tombée incroyablement à pic, qui a permis aux gens de parler d’autre chose que des infos», a déclaré Ted Sarandos, directeur des contenus, lors d’une conférence en ligne pour les investisseurs.

Pour le deuxième trimestre, Netflix table sur 7,5 millions de clients supplémentaires, mais précise que ce n’est qu’une «hypothèse».

«C’est très compliqué de penser sur le long terme, car pour l’instant nous sommes concentrés sur notre petite contribution dans ces temps difficiles, qui est de rendre le confinement un peu plus supportable», a indiqué Reed Hastings, cofondateur et patron du groupe.

Les cuisines de Netflix 

L’entreprise californienne s’attend à un ralentissement de la croissance du nombre d’abonnés quand la vie sociale reprendra.

«Les personnes qui n’ont pas rejoint Netflix pendant tout le confinement ne le feront sans doute pas juste après», remarque-t-elle.

Les très bons résultats de la société ne lui ont valu qu’une timide approbation de Wall Street, où le titre s’appréciait de 0,2 % lors des échanges électroniques après la clôture.

Netflix a doublé son bénéfice net au premier trimestre, à 709 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 28 % sur un an.

Décès de Tom Lester, vedette des <em>Arpents verts</em>

Arts et spectacles

Décès de Tom Lester, vedette des Arpents verts

NASHVILLE — Le comédien américain Tom Lester, qu’on a pu voir dans presque tous les épisodes de la comédie télévisée Les Arpents Verts (Green Acres), est mort lundi à Nashville à l’âge de 81 ans de complications liées à la maladie de Parkinson.

Tom Lester tenait le rôle de l’ouvrier agricole Eb Dawson dans la populaire série qui a été réalisée de 1965 à 1971 avant d’être fréquemment rediffusée par la suite. Il était jusqu’à sa mort le seul survivant de la distribution de l’émission.
On a pu aussi le voir dans les séries La Petite Maison dans la Prairie et Marcus Welby, M.D.
Après sa carrière de comédien, Tom Lester est devenu un prédicateur évangélique.
Cent soixante-dix épisodes des Arpents verts ont été tournés. Les rôle principaux étaient tenus par Eddie Albert et Eva Gabor.

Après <em>Code F.</em> et <em>Code G.:</em> le <em>Code C....</em> pour Confinement

Arts

Après Code F. et Code G.: le Code C.... pour Confinement

La gang derrière les émissions Code F., Code G. et Code All Stars sera de retour en mai afin d’alimenter cette période de distanciation sociale de capsules d’info décalée sur le thème du Confinement et de la COVID-19, avec la série Code C.

Les gars (G) et les filles (F) de Code» exploreront avec la même «autodérision» divers sujets comme l’amour en temps de pandémie, la règle du « deux mètres », faire l’épicerie habillé «en mou», les 5 à 7 virtuels, l’école à la maison et les sessions de gym dans le salon.

Elle réunira Maripier Morin, Marianna Mazza, Catherine Éthier, Félix-Antoine Tremblay, Pier-Luc Funk, Julien Lacroix et Mehdi Bousaidan, ainsi que Catherine Brunet à la narration. 

Les cinq épisodes (de 30 minutes chacun) de Code C seront présentés sur les onde de VRAK du lundi 18 mai au vendredi 22 mai à 19 h 30, puis seront disponibles sur Crave à compter du samedi 23 mai.