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Télé et radio

Rénos express pour Airbnb

CHRONIQUE / La location à court terme, dont le symbole le plus fort reste Airbnb, a ses bons et ses mauvais côtés. Mais c’est une activité en plein essor partout sur la planète, au grand dam des chaînes hôtelières, forcées de baisser leurs prix. Statistiques Canada chiffrait cette industrie à des revenus de 635 millions $ pour la seule année de 2018. C’est énorme.

Le filon n’allait certainement pas échapper aux chaînes déco-réno. Bien qu’il y ait des exemples sur HGTV et sur Netflix, Rénover pour louer est la première émission québécoise entièrement consacrée à la rénovation destinée à la location à court terme. Dès lundi à 20h sur la chaîne CASA, on suit donc la designer Camille Charland Perez, qui s’en tire fort bien pour quelqu’un qui n’a jamais fait de télévision. Au cours des 13 demi-heures, elle proposera des plans pour procéder à huit rénovations d’unités de location à court terme, d’après un budget et un échéancier déterminés par les propriétaires eux-mêmes. On parle autant de chalets que de condos, de maisons, de studios et d’appartements. Dans certains cas, croyez-moi, on part de loin.

Dès la première, on fait la connaissance des deux Patrick, qui ont de grandes ambitions pour leur nouvelle acquisition, un chalet au lac Supérieur dans les Laurentides qui nécessite de bonnes rénovations. Ils se donnent un mois et un budget de 30 000 $ pour y parvenir. Les résultats sont spectaculaires, notamment par l’installation d’un immense filet de catamaran utilisé comme hamac, au-dessus du grand salon vitré. Vous voudrez sans doute y passer un week-end... avant de voir le prix. D’autres projets plus modestes sont aussi au programme, comme la rénovation d’une terrasse dans Charlevoix ou d’un petit studio, aussi dans les Laurentides. La terrasse m’a moins impressionné. Et j’ignorais qu’on pouvait appliquer du papier peint dans une salle de bain.

Évidemment, certaines contraintes viendront compliquer le travail de la designer et des entrepreneurs, de la livraison des matériaux et meubles jusqu’à la découverte de moisissure, un classique. Les coûts dépassent les prévisions la plupart du temps, les délais aussi, mais le contraire arrive aussi, sans doute un cadeau du ciel. Le but ultime de la designer : permettre aux propriétaires de tirer des revenus intéressants de leurs habitations rafraîchies. Les prochaines émissions viendront aussi en ville, à Montréal comme à Québec, où les règlements sont beaucoup plus stricts à propos de la location à court terme. À travers l’évolution des travaux, Camille Charland Perez consulte sous nos yeux des experts, du conseiller hypothécaire à l’entrepreneur.

La série arrive au moment où le gouvernement légifère de plus en plus sévèrement en cette matière, surtout dans les grands centres, où les zones permises se rétrécissent, au plus grand bonheur de résidents excédés. «Si on se revoit dans un an, la carte va avoir beaucoup changé», reconnaît le réalisateur et producteur chez Datsit Sphère, Michel Johnson.

La série ne le dira peut-être pas, mais nombre de syndicats de copropriétés interdisent la location à court terme, un règlement que plusieurs copropriétaires transgressent allègrement, plusieurs d’entre eux vivant à l’étranger. Les recours contre eux sont possibles, mais complexes et laborieux, et les fautifs le savent trop bien. Autant la location à court terme peut être bénéfique et profitable de part et d’autre, autant elle peut faire de la vie des voisins un cauchemar, profitant bien souvent aux revendeurs de drogues, aux tournages de films pornos et à des beuveries jusqu’aux petites heures du matin.

Télé et radio

Vidéotron retire Super Écran en décriant un geste «anticoncurrentiel» de Bell

Vidéotron a affirmé qu’elle retirait l’offre sur demande offerte jusqu’à tout récemment avec la chaîne Super Écran, propriété de Bell Média, en raison d’une «autre manoeuvre anticoncurrentielle de Bell».

Plus tôt mardi, Bell Média a annoncé la croissance de son service de diffusion en continu Crave pour inclure de nombreuses heures de programmation en français sans frais supplémentaires.

La filiale de Québecor a dit croire que Bell «utilise encore une fois sa position dominante sur le marché afin de désavantager son principal concurrent, et ce, au détriment des consommateurs».

Vidéotron retire également les accès à son application Super Écran Go aux clients de Vidéotron abonnés à la chaîne portant le même nom, a-t-on indiqué par communiqué.

Signal de TVA Sports bloqué

En avril dernier, Québecor avait contrevenu à une décision du CRTC en bloquant le signal de TVA Sports aux abonnés de Bell Télé lors de l’ouverture des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

L’entreprise réclamait à grands cris de meilleures redevances de Bell pour ses chaînes spécialisées.

En vertu de l’annonce faite mardi, la plateforme Crave de Bell Média croît sur le marché canadien de langue française avec un éventail de films et d’émissions de télévision.

La plus grande plateforme de télévision en continu du pays annonce qu’elle deviendra officiellement un service bilingue le 28 janvier, au moment du lancement de la série originale de Crave Pour toujours, plus un jour avec Catherine Brunet et Pier-Luc Funk.

Bell estime que 5000 heures de programmation en français seront offertes sans frais supplémentaires pour tous les abonnés actuels de Crave. La sélection comprendra 250 séries télévisées de langue française, dont plus de 160 productions québécoises originales.

Les téléspectateurs auront également la possibilité de passer au nouveau niveau de service Super Écran de Crave, qui propose encore 1000 heures de films hollywoodiens et de séries HBO doublés ou sous-titrés en français, pour un supplément de 9,99 $ par mois.

Télé et radio

Crave en français: une déclaration de guerre

CHRONIQUE / Imaginez le portrait : une plateforme de diffusion en français qui regroupe le catalogue des séries de HBO et de Showtime, une sélection du contenu des chaînes de Bell Média dont Super Écran, en plus de 30 nouvelles productions originales québécoises seulement cette année. Ces 6000 heures de contenu en français disponibles dès maintenant représentent une véritable déclaration de guerre de Crave (Bell Média) contre Club illico, la plateforme de Québecor.

On peut le voir de deux façons. Le pendant francophone de Crave, déjà très prisé en anglais, stimulera la production de nouvelles séries québécoises, bonifiant l’offre francophone à côté des Netflix, Amazon, Disney+ et Apple TV+ de ce monde. D’un autre côté, on viendra à nouveau piger dans notre portefeuille, déjà beaucoup sollicité par l’Extra d’ICI Tou.tv, dont Québecor veut obtenir la peau, et Club illico. Pour Crave, il en coûtera 9,99 $ par mois, ou 19,98 $ pour avoir accès au contenu intégral de Super Écran. Une minorité d’accros paieront pour tout ça; la majorité risque de magasiner, et donc, de renoncer à des services pour en choisir d’autres. Au fait, si vous avez déjà Crave en anglais, vous aurez aussi accès à la portion francophone.

Disons la vérité : l’auditoire québécois préfère encore regarder ses séries américaines doublées en français, et de loin. Le grand avantage de Crave, c’est que les séries de HBO seront disponibles en français le même jour qu’en anglais, comme le fait Netflix. HBO, c’est entre autres Succession, récompensé trois fois aux derniers Golden Globe. En 2020, on ne peut plus attendre des mois et des années pour voir la version française. Par contre, Showtime fait son difficile, et ne fournit pas encore les versions françaises en même temps que les originales anglaises. Club illico s’améliore, mais offre encore La servante écarlate et d’autres populaires séries avec un certain délai.

Cette petite bombe dans l’écosystème télévisuel québécois a été larguée par Bell Média, lors du visionnement de Pour toujours, plus un jour, première production originale de Crave. Dans cette série de 14 demi-heures, des producteurs du Chalet, Pier-Luc Funk incarne Chuck, un jeune homme qui n’a plus qu’une année à vivre et qui décide de faire tout ce dont il a envie, avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet. J’ai beaucoup aimé les deux premiers épisodes, qui font rire et pleurer dans la même scène, la grande force de cette série, pas du tout déprimante malgré sa prémisse. Les acteurs y sont vrais, des principaux jusqu’à leur entourage. Isabelle Brouillette est excellente dans le rôle de la mère, tout comme Rémi Goulet dans celui du frère de Chuck. En voyant ce couple conjurer le sort en gardant le sourire, on ne peut s’empêcher de penser à notre propre vie s’il fallait qu’on nous annonce qu’il ne nous reste qu’un an sur cette Terre. Ces deux premiers épisodes sont disponibles sur Crave, puis les suivants le seront chaque mardi, à raison d’un épisode par semaine, une tendance adoptée par Disney+ et Apple TV+.

Parmi les autres titres intéressants à venir : Le dernier vol de Raymond Boulanger, série documentaire sur l’ancien pilote d’avion québécois, trafiquant de drogues qui a notamment travaillé pour Pablo Escobar et qu’on pourrait qualifier de «criminel sympathique». De même que Sur les traces d’un tueur en série, sur des meurtres commis sur le territoire québécois et non résolus depuis plus de 40 ans. On annonce déjà trois séries québécoises en développement : Sortez-moi de moi, de Sophie Lorain et Alexis Durand-Brault, Le campus, d’Anne Boyer et Michel d’Astous, de même qu’Edgar, une série policière.

Autre symbole de la rivalité Bell-Québecor, qui ne risque pas de s’éteindre de sitôt : le lancement de mardi marquait l’entrée en scène chez Bell Média de Suzane Landry, qui arrive tout droit de TVA, et qui a été nommée vice-présidente développement de contenu et programmation de langue française, dans l’imposant jeu de chaises musicales de l’automne chez les grandes chaînes. En arrivant chez Bell Média, et en héritant des chaînes spécialisées et du volet francophone de Crave, Suzane Landry dispose ainsi d’un beau et immense terrain de jeu, le genre de défi qui ne se refuse pas.

Julien Lacroix: y avez-vous cru?

Au début, j’y ai tout de suite vu un gag : Julien Lacroix, complètement ivre, qui cuve son vin devant l’animatrice, lundi soir en direct à La semaine des 4 Julie. Mais l’humoriste, qui feignait bien l’ivresse, a presque failli me convaincre. La scène s’est éternisée, au point que je me demande pourquoi Julie Snyder n’envoyait pas à la pause. Jusqu’à ce qu’il s’urine dessus comme Bradley Cooper dans Une étoile est née, et qu’on annonce qu’il s’agissait d’un canular. Étrange moment de télé, qui a fait énormément jaser. L’émission de lundi a rallié 233 000 fidèles sur V, contre 1191 000 pour Fugueuse, toujours aussi invraisemblable à TVA, et 681 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé.

Télé et radio

Netflix résiste bien à la guerre des diffuseurs en continu, pour l’instant

SAN FRANCISCO — Netflix a accueilli 8,8 millions nouveaux abonnés au cours de son quatrième trimestre, surpassant les attentes alors que la concurrence s’envenime dans le secteur de la diffusion en continu, notamment en raison de l’arrivée de nouveaux joueurs comme Disney.

Netflix avait indiqué s’attendre à gagner 7,6 millions d’abonnés et les analystes croyaient que le service ferait encore mieux. L’augmentation est légèrement inférieure à celle de 8,9 millions d’abonnés ajoutés au quatrième trimestre de 2018.

Au Canada, Netflix dit avoir ajouté 125 000 abonnés au cours du quatrième trimestre, comparativement à 96 000 nouveaux clients au trimestre précédent.

L’entreprise a néanmoins émis de prudentes prévisions pour le premier trimestre de 2020.

Le pionnier de la diffusion en continu revendique maintenant 167 millions d’abonnés à travers le monde. Il a probablement profité ces dernières semaines de l’ajout à son menu d’une liste de films et de séries bien reçus par le public et la critique. Ses films The Irishman et Marriage Story (L’histoire d’un mariage) ont notamment reçu plusieurs nominations en vue de la prochaine cérémonie des Oscars.

Ces ajouts ont aidé Netflix à réaffirmer sa solide position dans un marché de plus en plus occupé. Le quatrième trimestre représentait une étape importante pour Netflix, puisque c’était le premier où l’entreprise affrontait directement le nouveau service d’Apple, qui coûte aux États-Unis 5 $ US par mois, et celui de Disney, à 7 $ US par mois.

D'autres concurrents

Malgré tout, la voie n’est pas libre pour Netflix. Les réseaux NBC, HBO et la jeune entreprise Quibi planifient tous le lancement prochain de nouveaux services de diffusion en continu.

Deux questions se posent : combien d’argent les consommateurs seront-ils prêts à allonger pour chaque option, et à combien de services s’abonneront-ils avant de décider qu’ils en ont assez?

Le plan le plus populaire de Netflix coûte 13 $ par mois, soit davantage que ceux de Disney, Apple et Quibi. Ce prix se compare toutefois à ceux de Hulu et de HBO Now, en plus de proposer un des plus grands catalogues de séries télévisées et de films - sans compter diverses séries originales auxquelles sont régulièrement ajoutées de nouvelles saisons.

Aux États-Unis, Netflix a accueilli 420 000 nouveaux abonnés, ce qui était inférieur à sa prévision. La croissance dans son pays natal a été plus lente dans la dernière année, notamment parce que la plupart des personnes intéressées par Netflix y sont déjà abonnées.

La société a affiché mardi un bénéfice du quatrième trimestre de 587 millions $ US, à partir de revenus totalisant 5,47 milliards $ US - ce qui était supérieur aux attentes des analystes financiers. Au Canada, les revenus étaient de 241 millions $ US au cours du trimestre clos le 31 décembre, en augmentation par rapport à près de 209 millions $ US au troisième trimestre.

Télé

Hank Azaria ne prêtera plus sa voix à Apu des Simpson

LOS ANGELES — L’acteur américain Hank Azaria, qui prêtait sa voix depuis le début de la série au personnage des «Simpson» Apu Nahasapeemapetilon, a annoncé qu’il ne ferait plus la voix du gérant d’épicerie indien, après des accusations de racisme.

Depuis l’apparition d’Apu en 1990, l'acteur Hank Azaria interprétait le personnage en prenant un accent indien caricatural.

Cela n’a pas empêché le succès planétaire des Simpson pendant des années, mais en novembre 2017 l’acteur et comédien d’origine indienne Hari Kondabolu a produit un documentaire, intitulé The Problem with Apu, dans lequel il dénonçait les stéréotypes associés au personnage, en premier lieu son accent très marqué.

Le créateur des Simpson, Matt Groening, avait refusé d’apparaître dans le documentaire pour répondre à des questions sur le sujet.

« Ce qu’ils vont faire avec le personnage est leur choix », a déclaré vendredi Hank Azaria au site spécialisé SlashFilm. « Ils n’ont pas encore décidé. Tout ce sur quoi nous sommes tombés d’accord, c’est que je ne ferai plus la voix. »

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Deux hommes en or, Télé-Québec à 21h

Invités : Denise Bombardier, Martin Petit, Olivier Bernard et Sébastien Kfoury.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

France Beaudoin reçoit une vedette internationale, en la personne de Mika.

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI Télé à 20h

Première de l’hiver avec Steven Guilbeault, Monic Néron, Christine Beaulieu et Sébastien Ricard.

Chronique

Québec et télé: amours à distance

CHRONIQUE / Québec est à la mode à la télé. Les histoires de «Discussions avec mes parents», «La maison bleue» et «C’est comme ça que je t’aime» se déroulent effectivement à Québec. Mais toutes ces séries sont tournées presque intégralement dans la métropole et ne font travailler à peu près personne dans la capitale. Raison principale de ces amours à distance : les coûts élevés d’une production hors Montréal.

Alors qu’Un souper presque parfait passe la semaine à Québec sur V, Les enfants de la télé y sera entièrement consacrée le mercredi 12 février à 20h sur ICI Télé. Dans les dernières semaines, une pub invitait la population de Québec à assister à l’émission, qui sera enregistrée dimanche dans la grande tour de Radio-Canada à Montréal. Dans ce cas précis, on peut comprendre qu’il aurait été laborieux de déménager les décors. Et oubliez ça pour dimanche : on remplira deux autobus et c’est déjà complet. Plusieurs noms très identifiés à Québec seront sur le plateau : Louise Beaudoin, Marie-Thérèse Fortin, Myriam Leblanc, François Létourneau, Pierre-Yves Lord, François Morency et Patrice Robitaille. On réserve aussi des surprises, bien entendu. Très hâte de voir ça.

Dire qu’il ne se fait plus rien en télé à Québec serait mentir. Cette année, deux séries de fiction sont tournées dans la capitale, les deux pour le Club illico : la troisième saison de La dérape, produite chez Parallaxes, et l’adaptation québécoise de Brooklyn Nine-Nine, intitulée Escouade 99 et produite chez ComediHa!. Ironique que ces initiatives proviennent du privé, alors que notre télé publique devrait aussi faire sa part, en dehors des Galas ComediHa!. Les magazines Bien et Pleins feux sur Québec à TVA, RPM sur V, La semaine verte et Le jour du Seigneur sur ICI Télé proviennent aussi de Québec, mais la plupart sont diffusées la fin de semaine durant le jour. Et où est Télé-Québec?

Au fait, n’attendez pas les chiffres des sondages par cahiers d’écoute de l’automne à Québec, puisque TVA Québec n’en fait plus la demande à Numeris. Il faut dire que son bulletin de 18h, où Pierre Jobin est de retour aujourd’hui après une convalescence de quelques semaines, est toujours premier, mais a perdu des plumes depuis quelques sondages, au profit du Téléjournal Québec de Bruno Savard. Radio-Canada n’a pas voulu dévoiler les résultats de la concurrence, jugeant la chose délicate.

«M’ENTENDS-TU?», DE LA GRANDE TÉLÉ

Les trois premiers épisodes de M’entends-tu?, diffusés sans publicités lundi à Télé-Québec, m’ont soufflé. L’écriture de Florence Longpré et Pascale Renaud-­Hébert traduit de manière frontale le tourbillon sans fin de la misère, avec une sensibilité et un humour qu’on ne voit nulle part ailleurs. Quelle belle idée de consacrer chaque épisode à un personnage avant que chacun d’entre eux finisse par se rejoindre. Quelle belle idée aussi de retracer la naissance de ces amitiés si fortes, alors qu’Ada, Carolanne et Fabiola n’étaient encore que des ados. Mention spéciale à la trame musicale, qui pige autant dans les répertoires de Robert Charlebois que de LCD Soundsystem.

«DISTRICT 31» DE RETOUR À L’AUTOMNE

Luc Dionne a profité d’une entrevue à Première heure sur ICI Première lundi matin pour annoncer le retour de District 31 pour une cinquième saison. Une évidence pour les fans, quoiqu’on craint toujours que l’auteur décide de prendre une pause. La saison d’hiver a d’ailleurs commencé sur des chapeaux de roue avec l’arrestation de Nick Romano, celle d’un pédophile et la découverte du cadavre d’une jeune fille. Seulement la semaine dernière, 1558 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous sur ICI Télé. Avez-vous entendu Alice Dorval, la fille d’Anne, à En direct de l’univers? Quelle présence et quelle voix! Cette autre excellente édition de l’émission de France Beaudoin a retenu 860 000 téléspectateurs sur ICI Télé, alors que Le dernier soir, la série documentaire de Monic Néron, en a intéressé 445 000. Vendredi, la première de L’effet secondaire a retenu 179 000 curieux à 17h.

Télé et radio

Megyn Kelly a elle aussi «paradé» devant Roger Ailes, magnat de Fox News

NEW YORK — Megyn Kelly soutient qu’elle a, elle aussi, «paradé» devant le magnat de Fox News Roger Ailes, qui voulait «vérifier» son physique pour les caméras de télévision.

L’ancienne vedette de Fox News faisait référence à une scène insoutenable du film Scandale, où John Lithgow, incarnant le défunt patron de la chaîne américaine, ordonne à une aspirante présentatrice de nouvelles, jouée par Margot Robbie, de tourner sur elle-même puis de remonter le bas de sa robe - encore et encore. Ce personnage est fictif.

Megyn Kelly, aujourd’hui pigiste après avoir perdu son poste à NBC News, a publié une vidéo en ligne où elle visionne et commente le film, en compagnie de son mari et de trois autres femmes qui ont accusé Ailes et l’ancien chef d’antenne Bill O’Reilly de harcèlement sexuel.

«On m’a demandé de (parader) et - que Dieu me vienne en aide - je l’ai fait», a déclaré Megyn Kelly, une ancienne avocate qui est devenue vedette chez Fox en heures de grande écoute, avant de quitter la chaîne en 2016.

Elle a raconté qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser à la façon dont elle était passée de la faculté de droit, d’audiences en Cour d’appel et d’une offre pour devenir associée dans un cabinet d’avocat, pour ensuite «performer» devant Roger Ailes. «Si vous ne saisissez pas à quel point c’est dégradant, je ne peux rien pour vous», a-t-elle déclaré. «Je donnerais n’importe quoi» pour retourner en arrière et refuser sa demande.

Megyn Kelly a déjà accusé Ailes d’avoir tenté de l’embrasser de force et de vouloir des photos d’elle nue à d’autres occasions.

Ailes, mort en 2017, et O’Reilly ont nié toute implication dans des activités sexuelles non consensuelles. Ils ont tous deux été remerciés pour inconduite sexuelle, mais ils ont reçu des millions de dollars en indemnités de départ du propriétaire de la chaîne, Rupert Murdoch.

Télé et radio

10 titres à surveiller cet hiver à la télé

La saison d’hiver à la télé, déjà bien entamée, prend le pari de nous garder au chaud. De grandes retrouvailles avec une certaine fugueuse et une démone survoltée, un nouveau rendez-vous animal, des fictions à vous tenir en haleine, des docu-réalités captivants sur des univers singuliers... Voici 10 titres à surveiller.

Fugueuse la suite 

Lundi à 21h, TVA

Quatre ans après avoir témoigné contre le méchant Damien (Jean-François Ruel), Fanny (Ludivine Reding) gravite toujours dans le même univers, mais cette fois portant l’uniforme. Un tournant qui en a laissé plusieurs incrédules. Cette suite tant réclamée s’intéresse aussi à la prostitution masculine. Le premier épisode a rallié 1 393 000 curieux.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Deux hommes en or, Télé-Québec à 21h

Retour du duo Lord-Lagacé avec Safia Nolin, Julie Le Breton et Régine Laurent.

Samedi: En direct de l'univers, ICI télé à 19h

Anne Dorval est l’invitée de France Beaudoin.

Dimanche: Ici Alexandra Szacka, ICI RDI à 21h30

Céline Galipeau rencontre cette grande correspondante à l’étranger, qui part à la retraite.

Télé

Brésil: Netflix en appelle à la Cour suprême face à la censure

SAO PAULO — Netflix a déposé jeudi un recours devant la Cour suprême du Brésil visant à faire annuler une décision judiciaire lui ordonnant de retirer de son offre une fiction dans laquelle Jésus semble entretenir une relation homosexuelle.

«Nous soutenons fortement l’expression artistique et nous allons lutter pour défendre ce principe important», annoncé le géant américain des vidéos en ligne dans un communiqué.

Mercredi, un juge de Rio de Janeiro avait ordonné à Netflix de retirer La première tentation du Christ, fiction du collectif d’humoristes brésiliens Porta dos Fundos qui avait été fortement critiquée par des associations catholiques et évangéliques.

Le magistrat avait annoncé avoir pris cette décision afin de «calmer les esprits» au sein de «la communauté chrétienne et la société brésilienne». Mercredi, la vidéo était toujours disponible sur Netflix, qui l’a mise en ligne le 3 décembre.

La première tentation du Christ raconte sur le ton de la comédie loufoque une soirée familiale surprise au cours de laquelle Jésus arrive en compagnie d’un autre homme, visiblement homosexuel.

Jeudi, Porta dos Fundos a réitéré dans un communiqué être «contre quelconque acte de censure, de violence et d’autoritarisme», tout en maintenant sa confiance «envers le système judiciaire pour faire respecter la Constitution».

Le 24 décembre, le siège de la maison de production à Rio de Janeiro a été la cible de cocktails Molotov qui n’ont pas fait de victimes. La police a identifié un des attaquants, Eduardo Fauzi Richard Cerquis, après avoir analysé les enregistrements de caméras vidéo.

Fauzi, arrêté en 2013 pour avoir frappé le secrétaire à la Sécurité de l’État de Rio de Janeiro, a déjà été condamné une vingtaine de fois pour agressions ou menaces. Il aurait pris la fuite en Russie et est recherché par Interpol.

Porta dos Fundos avait déjà fait parler de lui en 2018 après la diffusion, également sur Netflix, d’une autre fiction racontant le lendemain de cuite des apôtres après la dernière cène, dans un scénario rappelant celui du film américain à succès Lendemain de veille. AFP

Télé et radio

«L’effet secondaire»: on y croit

CHRONIQUE / Nico propose d’apporter de la vodka à un party pour faire partie de la gang. Axelle s’invente une carrière de gymnaste et des talents de dessinatrice pour séduire un garçon. Louka refuse de fréquenter Fanny parce qu’il est gai. On nous avait prévenus avant le visionnement : il faut se mettre dans la peau d’un ado de 11-12 ans pour apprécier «L’effet secondaire». C’est vrai. Au début du secondaire, on a encore un pied dans l’enfance, et nos préoccupations sont tout autres : le premier baiser, les gangs à l’école, l’intimidation, voire les troubles alimentaires ou l’anxiété.

Avec L’effet secondaire, qui se décline autant à la télé que sur le Web à partir de vendredi, Radio-Canada veut reconquérir les jeunes ados. Question de ne pas perdre une génération au profit des Netflix et Disney+ de ce monde. La clé : coller le plus possible à la réalité. Quand commence L’effet secondaire, adaptation québécoise d’un format hollandais très populaire, on sait qu’on a affaire à quelque chose de jamais vu : une fiction tournée à la façon d’un docu-réalité, dans une véritable école. Oubliez Watatatow et Subito texto, les classes de L’effet secondaire sont pleines comme dans la vraie vie, contrairement aux sept ou huit élèves qu’on voit dans d’autres séries. Et quand l’alarme de feu est déclenchée, la cour d’école est remplie d’élèves.

Je me souviens de Casting – À l’école de la vie, une quotidienne où de jeunes comédiens improvisaient leurs répliques à la façon d’un documentaire. L’émission de TQS, qui portait le sceau d’approbation de Guy Fournier, est une des pires affaires que j’ai vues dans ma vie. Heureusement, on est complètement ailleurs avec L’effet secondaire. D’abord, les acteurs, beaucoup plus jeunes, n’improvisent pas même si on peut le croire, tellement leurs répliques sortent naturellement. La caméra nerveuse, qui tourne en plan-séquence, peut incommoder durant les premières secondes parce qu’on n’est pas habitué en fiction, mais on s’y fait très vite. C’est juste assez pour nous faire croire qu’on est dans un docu-réalité. Là-dessus, les réalisateurs Jean-Sébastien Lord et Guillaume Lonergan ont fait un travail admirable.

Chaque segment dure 11 minutes et porte sur un enjeu, réglé avant le générique. À la télé, l’émission se décline en demi-heures, le vendredi à 17h et le samedi à 10h30 sur ICI Télé, alors que l’Extra d’ICI Tou.tv les distribue par tranches de 11 minutes. Cinquante-deux épisodes ont déjà été tournés et seront diffusés jusqu’en décembre, mais on a déjà prévu une deuxième saison, tournée l’été prochain.

Chaque scénario est basé sur la série originale hollandaise, qui en est à sa huitième saison. Bien sûr, on adapte les situations aux nôtres. Par exemple, nos écoles se montrent beaucoup plus sévères qu’aux Pays-Bas à l’endroit d’un élève qui déclenche l’alarme de feu; là-bas, on le semonce, ici, on le suspend quelques jours.

Les jeunes acteurs, dont plusieurs sont issus de la diversité, sont très bons et même attachants. Le fait qu’ils soient à peu près tous inconnus contribue à rendre l’ensemble plus réaliste. Il y a bien Emi Chicoine, que vous avez peut-être vu dans le deuxième Plan B, et Alexane Jamieson du film Jeune Juliette, mais les autres, trouvés parmi 300 jeunes en auditions, ont peu joué ou même pas du tout.

Produite chez Zone3, L’effet secondaire n’est pas une série éducative, mais on souhaite qu’elle suscite les discussions à la maison entre les enfants et leurs parents. Oui, il y a des sujets graves, mais c’est beaucoup moins sombre que d’autres séries pour ados plus mûrs. Ce n’est surtout ni moralisateur, ni romantico-cucul. Pour atteindre les jeunes où ils sont, plusieurs contenus de la série se déclineront sur les applications comme Instagram et TikTok.

«DISTRICT 31» RESTE PREMIÈRE

Le retour de Fugueuse n’a pas délogé District 31 de la première place du top 10 : lundi, la quotidienne d’ICI Télé a rallié 1516 000 fidèles. À 21h, les aventures de Fanny ont attiré 1393 000 curieux à TVA, contre 641 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé et 325 000 pour la première de La semaine des 4 Julie à V. Plusieurs ont remarqué que le petit Thomas avait changé de visage dans Lâcher prise : joué précédemment par Antoine Archambault, le fils turbulent de Valérie (Sophie Cadieux) est incarné par Thomas Haché dans la quatrième et dernière saison. Comme ça a été le cas dans O’, où le rôle d’Éric O’Hara avait changé d’interprète, il arrive que la production doive procéder ainsi avec des acteurs plus jeunes. Dans le cas de Lâcher prise, on dirait seulement que le nouveau Thomas a l’air plus jeune que l’ancien, ce qui est un peu étrange. Lundi, la comédie d’ICI Télé a été vue par 910 000 téléspectateurs, devant En tout cas, qui en a retenu 860 000 à TVA.

Télé et radio

Fugueuse... et menteuse

CHRONIQUE / Le Québec se passionnera-t-il autant pour les malheurs de Fanny qu’à l’hiver 2018? «Fugueuse la suite», diffusée depuis lundi à 21h à TVA, reprend quatre ans après la première série, alors que Fanny (Ludivine Reding) conserve de vives blessures de son passé de prostituée.

Depuis la publication de la bande-annonce, tout le monde fait ses prédictions sur le destin de Fanny, mais tout le monde se trompe. Un gros punch concluait le premier épisode, que je tairai pour ceux qui ne l’ont pas encore vu. Mais disons que j’ai du mal à croire à cette reconversion. L’ex-fugueuse excelle toujours autant dans le mensonge, et son nouveau chum, à mille lieues de Damien, va l’apprendre assez vite.

Justement, si vous avez été déçu de ne pas voir apparaître Damien (Jean-François Ruel) lundi soir, prenez votre mal en patience : l’ancien proxénète ne sortira de prison qu’au troisième épisode, après quatre ans derrière les barreaux. Même chose pour Natacha (Kimberly Laferrière), qui, soit dit en passant, s’est ouvert un salon de massage. Pas du genre Sky Spa, si vous voyez ce que je veux dire. L’auteure Michelle Allen précise que l’ancienne escorte qui avait embrigadé Fanny exerce son nouveau métier avec éthique et respect. Sachez que les deux personnages ne seront pas relégués à des rôles de soutien, et qu’on les verra beaucoup durant la saison, tout comme Carlo (Iannicko N’Doua), qui en mène toujours très large.

Maison

«Ces lieux qui nous habitent»: L’architecte Pierre Thibault anime une série documentaire

Du lundi 6 janvier au jeudi 9, l’architecte de Québec Pierre Thibault prend la barre d’une série documentaire intitulée «Ces lieux qui nous habitent».

De 14h à 15h sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première (en rediffusion à 21h), il échangera avec des personnalités, dont Yannick Nézet-Séguin, Marie-Thérèse Fortin et Serge Bouchard, sur leurs lieux de prédilection.

Des lieux qui leur sont chers, qui ont teinté des rencontres et qui éveillent en eux des émotions. L’animateur-architecte recueillera les souvenirs de ses invités, d’un aréna de hockey à la scène, du fleuve Saint-Laurent au centre-ville de Lac-Mégantic.

Télé

«Le Mandalorien» et «Baby Yoda» rempilent pour une deuxième saison

LOS ANGELES — «Le Mandalorien», série télévisée de Disney ancrée dans l’univers Star Wars, sera de retour l’an prochain pour une nouvelle saison, a annoncé vendredi son créateur Jon Favreau.

«Saison 2 de #themandalorian à venir à l’automne 2020», a tweeté l’acteur et réalisateur le jour même où s’achevait la première saison sur la plateforme de diffusion en continu Disney+.

Télé

Retour sur 2019: notre meilleur de la télé

Passe-Partout: la magie opère encore 

Qui croyait vraiment aux chances de réussite d’une nouvelle mouture de Passe-Partout? La première a suscité tant de curiosité que plus de 700 000 poussinots, grands et petits, étaient devant leur écran, fournissant à Télé-Québec son meilleur résultat d’auditoire des 10 dernières années. À voir le nombre de produits dérivés de l’émission sous le sapin à Noël, on comprend que l’aventure est un succès sur toute la ligne.

Télé

CBC défend sa décision de retirer la scène de Donald Trump dans «Maman j'ai encore raté l'avion»

TORONTO — Le réseau anglais de Radio-Canada a défendu ses actions après que le fils aîné du président américain Donald Trump eut critiqué le diffuseur public pour avoir présenté une version de «Maman j'ai encore raté l'avion» sans la brève apparition de son père dans le film.

Un porte-parole de CBC a déclaré que la «courte scène» du président actuel avait été retirée lorsque le diffuseur a acquis les droits du film en 2014 - avant l'élection de Donald Trump.

CBC a publié sa déclaration après un message de Donald Trump Jr sur Twitter accusant le diffuseur de parti pris.

La nouvelle de la version tronquée de Maman j'ai encore raté l'avion sans l'apparition de Donald Trump a également été reprise jeudi par Fox News et d'autres médias américains de droite.

Le porte-parole de CBC, Chuck Thompson, a souligné que la scène avec Donald Trump figurait parmi plusieurs segments coupés dans le film de 1992 afin de raccourcir sa durée.

Il a fait valoir que cette pratique est courante lorsqu’un long métrage est adapté pour la télévision.

Le président américain a lui-même partagé la nouvelle à plusieurs reprises sur Twitter jeudi après-midi.

«Le film ne sera plus jamais le même! (Je blague)», a-t-il écrit dans l’une de ses publications.

Dans une autre publication, le président américain a semblé suggérer qu’il s’agit de représailles de la part de son vis-à-vis canadien.

Justin Trudeau «n’aime pas beaucoup que je le fasse payer pour l’OTAN ou le commerce!», a-t-il souligné, en référence aux pressions qu’il exerce pour que le Canada augmente ses dépenses militaires et à la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain.

Télé

Les disparus de 2019: télé

Tout comme en 2018, 2019 a été marquée par la perte de plusieurs grands noms de la colonie artistique. Voici quelques-uns de ceux à qui nous avons dit au revoir au cours des derniers mois, mais qui resteront bien vivants à travers leurs œuvres.

André La Chapelle (21 novembre, 88 ans)

Modèle de grâce et de beauté, la comédienne était de la naissance de la télévision, apparaissant dans de nombreux téléthéâtres. Trop souvent associée à des personnages issus de la bourgeoisie, notamment dans Monsieur le ministre et La maison Deschênes, elle connaîtra ses plus riches expériences au théâtre, et deviendra l’égérie de Marcel Dubé. Sa dernière prestation dans le long métrage Il pleuvait des oiseaux, une de ses rares au cinéma, ne lui vaudra que des éloges.

Réal Giguère (11 février, 85 ans)

Monument de la télévision, il participe aux débuts de Télé-Métropole, station à laquelle il restera associé la majeure partie de sa longue carrière, avec des émissions comme Dix sur dix, Réal Giguère illimité et Galaxie. Auteur de téléromans, il signe L’or du temps durant huit saisons à TVA. Aussi comédien et chanteur à ses heures, il monte sur scène pour La cage aux folles et obtient un immense succès sur disque avec Gros jambon.

Pierre Nadeau (3 septembre, 82 ans)

Journaliste emblématique de Radio-Canada, il demeure l’une des plus grandes vedettes de l’information, ayant couvert des conflits un peu partout sur la planète. Maître des entrevues musclées, il a rencontré les plus grands, et animé Le 60, Le point, Enjeux et de nombreux magazines d’affaires publiques, à Radio-Canada mais aussi Radio-Québec et à TVA. Un modèle jamais égalé.

Jean Pagé (10 décembre, 73 ans)

Né à Chicoutimi, il a fait son entrée à la station de Radio-Canada à Québec, avant de devenir une figure marquante de l’équipe des sports à Montréal, d’où il a animé La soirée du hockey. Il passe à TQS en 2003 pour piloter les débats de 110 % et de L’attaque à 5 durant huit ans. Il prendra très à cœur son rôle de porte-parole de Procure, un organisme qui sensibilise les hommes à l’importance du dépistage et de la prévention du cancer de la prostate, dont il était atteint.

Sans oublier...

  • Louise Desrosiers, 12 janvier, 59 ans: Animatrice et chroniqueuse de Québec à Café Show, L’arche de Noé et Pas si bête que ça
  • Kristoff St. John, 3 février, 52 ans: Acteur afro-américain, il jouait Neil Winters dans le soap Les feux de l’amour depuis 1991
  • Luke Perry, 4 mars, 52 ans: Acteur américain, célèbre pour son rôle de Dylan McKay dans Beverly Hills, 90210
  • Ken Kercheval, 21 avril, 83 ans: Acteur américain, principalement connu pour son rôle de Cliff Barnes dans Dallas
  • Doris Day, 13 mai, 97 ans: Chanteuse et actrice américaine, vedette du cinéma et de la comédie télévisée Que Sera Sera
  • Tim Conway, 14 mai, 85 ans: Comédien américain, faire-valoir de la vedette du Carol Burnett Show à CBS
  • Jocelyne Blouin, 27 mai, 68 ans: Météorologue, elle a présenté les bulletins météo du Téléjournal de 1978 à 2011
  • Claude Lemieux, 29 juin, 67 ans: Comédien et metteur en scène, interprète du journaliste Bertrand Fournel dans Omertà
  • France Nadeau, 9 juillet, 85 ans: Journaliste et animatrice de Femme d’aujourd’hui à Radio-Canada, mère de Pascale Nadeau

Télé

Martin Matte annonce le retour des «Beaux malaises»

Martin Matte a offert un beau cadeau de Noël à ses nombreux admirateurs. L’humoriste a confirmé qu’il avait entamé la rédaction d’une quatrième saison des Beaux malaises.

Dans une publication sur Facebook, Martin Matte a confirmé le retour des personnages principaux de la série.

«Je vous souhaite de passer de belles fêtes! Pis en passant... en 2020 j’écris une saison des beaux malaises! Julie, les enfants, les gars au tennis, mon frère, ma mère, etc, seront de retour», peut-on lire sur sa page Facebook.

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Netflix joue la provocation avec «Messiah»

LOS ANGELES — Un prophète qui défie l’organisation État islamique en Syrie, une fusillade sur le mont du Temple à Jérusalem et peut-être la venue du Messie: Netflix aurait difficilement pu choisir des thèmes plus polémiques pour sa nouvelle série «Messiah», disponible le 1er janvier.

«Oui, c’est provocateur, la série est provocatrice», confirme à l’AFP son créateur, Michael Petroni. «Mais provocateur ne veut pas dire offensant.»

Messiah met en scène une mystérieuse figure religieuse qui apparaît soudainement au Moyen-Orient et finit par être poursuivie par la CIA. Une façon d’imaginer comment le monde actuel réagirait à l’émergence d’un tel individu diffusant son message via les réseaux sociaux, entre fake news, propagande et fils d’informations en continu.

Cet étrange personnage incarné par l’acteur belge Mehdi Dehbi est-il vraiment le Messie, un agent politique malfaisant ou un escroc manipulateur de génie? La question est précisément au coeur de la série. Et Michael Petroni reconnaît que Netflix a sursauté lorsqu’il a soumis son idée.

«C’était vraiment un concept très audacieux. Si vous lisez le pilote, ce type organise le passage à pied de 2000 Palestiniens de Syrie à travers la frontière israélienne», dit l’auteur.

Filmer les scènes de Messiah sur place était inenvisageable. Il a donc fallu construire, à grands frais, une réplique grandeur nature d’une partie du mont du Temple, dont le Dôme du Rocher où, selon la tradition musulmane, Mahomet a entamé son ascension au paradis.

M. Petroni maintient que son oeuvre «ne vise en aucune manière à choquer qui que ce soit», mais il dit s’attendre «à ce qu’il y ait beaucoup de bruit autour de la série, et de nombreux débats».

Une pétition a déjà été lancée sur Internet pour appeler au boycottage de Messiah, décrit par les initiateurs du texte comme une «propagande maléfique et anti-islamique».

La série s’abstient pourtant de spécifier explicitement quelle religion revendique le mystérieux leader, parfois appelé «Al-Masih» («le messie» en arabe) par certains personnages. Petroni refuse lui-même de parler de sa propre religion. 

«Super attention»

Pour Michael Petroni, l’action de son histoire devait nécessairement se dérouler à Jérusalem, point de rencontre des trois grandes religions du Livre. 

Le tournage de Messiah a eu lieu en Jordanie et aux États-Unis, mais l’action alterne entre le Moyen-Orient, le Texas et Washington, ce qui a parfois compliqué la tâche des acteurs et des réalisateurs.

Michelle Monaghan (les films Mission Impossible) qui incarne une tenace responsable de la CIA doit ainsi jongler avec l’anglais, l’hébreu et l’arabe, passant parfois de l’un à l’autre au beau milieu d’un dialogue.

Les créateurs de Messiah ont aussi dû avoir l’oeil au moindre détail pour éviter les déconvenues expérimentées par d’autres séries, comme Homeland qui avait été tournée en ridicule pour sa façon de dépeindre le Moyen-Orient et les musulmans.

Michael Petroni, un Australien dont le père a grandi en Égypte, ne parle pas arabe, pas plus que les réalisateurs, qui ont donc engagé toute une équipe de traducteurs et de spécialistes linguistiques pour tourner Messiah.

«Nous avons fait super attention», insiste Michael Petroni.

Télé

Noël au petit écran

Passe-Partout, 1977

Les beignes mitonnés par Passe-Partout, Passe--Carreau et Passe-Montagne, l’impatience — et la chanson! — de Cannelle et Pruneau, les 12 coups de minuit sonnés sur une casserole par Grand-Papa Bi, le réveillon chez Grand-Mère. En deux épisodes consacrés au temps des Fêtes, Passe-Partout a marqué l’imaginaire d’une génération de poussinots.  Geneviève Bouchard

Télé

Télé: adieu 2019, bonjour 2020!

La télé met ses plus beaux atours pour dire adieu à la dernière décennie, en musique et en humour, et plus sérieusement, en revisitant l’actualité. Impossible de ne pas trouver satisfaction parmi la panoplie de propositions des grands réseaux, de Noël au jour de l’An.

BYE BYE 2019

Mardi 31 décembre à 23h et mercredi 1er janvier à 21h à ICI Télé

La 50e édition du Bye Bye a battu un record absolu d’écoute à la télé québécoise l’an dernier: 4,4 million de téléspectateurs. La pression est décuplée, et les maîtres d’œuvre de la soirée, Simon Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance, admettent qu’ils en ont fait des cauchemars. «On ne s’en sort pas, ça vient te chercher dans les tripes, tu ne veux pas décevoir 4,4 millions de personnes et scraper le jour de l’An de tout le monde», confie le premier, qui réalise la revue humoristique en plus d’y faire quelques apparitions pour la quatrième année consécutive.

Ainsi, fallait-il repartir sur de nouvelles bases, d’où l’ajout de nouveaux joueurs dans l’équipe : Julie Le Breton, Anne-Élisabeth Bossé, Guylaine Tremblay et Mehdi Bousaidan, qui se greffent à Patrice L’Écuyer et Claude Legault. «Tout ce qui était important pour nous, c’est qu’ils soient drôles. Anne Dorval, personne ne pensait à elle pour un Bye Bye et ça marchait à 100% parce que c’est une grande comédienne. On a retrouvé la même chose avec nos recrues cette année», affirme Guillaume Lespérance.

Vous ne verrez pas beaucoup de parodies d’émissions de télé cette année au Bye Bye, prévient Simon Olivier Fecteau, qui parle d’une édition moins prévisible et plus créative. «Le focus a changé, les sujets sociaux sont beaucoup plus en avant-plan. Bien sûr qu’il y aura des imitations, mais je suis un fan des personnages de quidams.» Le duo se fait un point d’honneur de taper sur tout le monde en même temps. «Notre force, c’est que nos Bye Bye n’adoptent jamais une position claire. On dit une chose et son contraire d’un sketch à l’autre, ce n’est pas un éditorial», explique Guillaume Lespérance. «On veut que quand le Bye Bye se termine, c’est match nul», poursuit Simon Olivier, qui admet néanmoins qu’il est plus facile de se moquer des gens de pouvoir que des victimes ou de ceux qui réclament plus de justice. Après tout, le Bye Bye doit jouer le rôle du fou du roi et se traduire par un défoulement collectif contre l’establishment.

La production a le luxe de pouvoir faire visionner un premier montage à un auditoire du public, avant de retirer les sketchs qui n’ont pas atteint leur cible. Et chaque année, les créateurs sont surpris des réactions dans la salle. «C’est une grande leçon d’humilité, parce que tu ne peux pas reprocher aux gens de ne pas avoir ri. Rendu là, on peut juste accepter le verdict et retirer le sketch en question. C’est comme les critiques du lendemain, on ne peut pas débattre de ça», explique le producteur, bien conscient d’une chose: «Critiquer le Bye Bye, ça devient plus important que le Bye Bye. Il faut jouer le jeu et accepter de te faire critiquer.»

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: C'est Noël pour emporter, ICI ARTV à 20h.

C’est non pas un, mais bien sept invités que France Beaudoin reçoit à l’occasion des Fêtes.

Vendredi: D'un autre angle — spécial tennis: finale des internationaux des États-Unis 2019, RDS à 19h30

Sylvain Bruneau et Virginie Tremblay revoient le match entre Serena Williams et Bianca Andreescu.

Dimanche: Que les fêtes commencent! TVA à 21h

Guylaine Tanguay célèbre avec sa famille, de même que Marc Hervieux, Ludovick Bourgeois et Renée Martel.

Télé

Une première bande-annonce pour «Fugueuse la suite» [VIDÉO]

C’est une saison riche en émotions qui semble se profiler à l’horizon pour Fanny dans Fugueuse la suite, qui sera diffusée dès le 6 janvier à TVA.

L’action reprendra quatre ans après les événements de la première saison. On y retrouvera Fanny, interprétée par Ludivine Redding, qui semble avoir bien changé physiquement et mentalement. 

Malgré les années, les démons de son ancienne vie de prostituée continuent de la hanter.

Certaines scènes de la bande-annonce nous laissent croire qu’elle pourrait avoir «repris du service» sous les ordres d’un autre homme.

Pour ce qui est de son ancien bourreau, Damien, on peut le voir sortir de prison. Les retrouvailles entre les deux protagonistes s’annoncent intenses. 

Télé et radio

«L’âge adulte»: une série primée au ton déjanté à découvrir

La troisième saison de «L’âge adulte» qui débute vient de recevoir le Prix de la meilleure série numérique, catégorie dramatique de court format, du International Drama Awards à Londres. Attention, cette série n’a rien de traditionnel. Si vous êtes découragés à l’idée de devoir regarder trois saisons, n’ayez crainte : les épisodes ne durent que 9 minutes. Le ton est rapide et déjanté, et le propos appelle à l’ouverture. La série raconte à coup de vignettes la vie de trois jeunes d’âge adulte et de leur père, et l’histoire prend son envol sur un — ou deux — changement d’orientation sexuelle. C’est gratuit, sur Ici Tou.tv.

Anne-Marie Dussault s’entretient avec quatre personnalités qui ont laissé leur marque en 2019. Ne manquez pas cette semaine, dans l’ordre, Sylvain Bruneau, l’entraîneur de Bianca Andreescu, l’athlète de l’année au Canada qui a remporté la Coupe Rogers et les Internationaux de tennis des États-Unis, Dina Gilbert, nommée chef attitrée de l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens, Jérôme Dupras, membre des Cowboys fringants et scientifique, qui a été nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique, et Nicole Gladu, qui a remporté son long combat judiciaire pour l’aide médicale à mourir. Du lundi 23 au jeudi 26 décembre à 19h sur les ondes de RDI.

DÉCOUVERTE: LA TERRE VUE DE L’ESPACE

Cette série, produite par la télévision britannique, met la barre haut, comme pratiquement tout ce que fait la BBC. Et lorsque c’est adapté par une équipe comme celle de Découverte, on peut se préparer à de l’excellente télé. Ce dimanche, voyez comment la surface de la Terre est couverte de motifs bizarres et magnifiques. Par exemple, l’arrière-pays australien est saupoudré de taches pâles dues aux wombats. Dans la dense forêt tropicale du Congo, une éclaircie géante est simplement l’œuvre d’un extraordinaire rassemblement d’éléphants. Et voyez comment les méandres de l’Amazonie sont peuplés de lamantins. Une série captivante ce dimanche 22 décembre à 18h30 sur ICI Télé. Si vous l’avez manquée, rendez-vous sur Ici Explora à 22h.

MICHAEL BUBLÉ: NOËL À HOLLYWOOD

Depuis New York pour le deuxième dimanche d’affilée, le chanteur promet une soirée exceptionnelle. Parmi ses invités de marque, le crooner reçoit Céline Dion. Le dimanche 22 décembre à 22h sur les ondes de TVA.

LOUISE BRISSETTE: 37 FOIS MAMAN

En 1978, Louise Brissette adopte le petit Jean-Benoît, un bébé handicapé de 7 mois à qui on avait prédit une vie confinée à un lit. Aujourd’hui, Jean-Benoît se déplace en véhicule adapté et aide sa mère adoptive à prendre soin de ses nombreux frères et sœurs. Louise Brissette, surnommée la Mère Teresa de Bellechasse, survit depuis 40 ans grâce à la générosité de nombreux donateurs. L’animateur du Téléjournal Québec offre un portrait de cette femme qui a consacré sa vie à ses enfants handicapés. Le mercredi 25 décembre, à 18h30 sur Ici RDI.

LE 422

Parmi les nouveautés, voici une intrigue à saveur fantastique. Ici, la légende veut que les propriétaires du 422, rue Sauvé soient partis à la recherche de leur fille disparue sans jamais en revenir! Au sous-sol, la porte cadenassée intrigue les héros de cette série. Évidemment, ils ne résistent pas. Pour découvrir ce qui s’y cache, ça se passe en 13 épisodes de 30 minutes, tous les soirs du lundi 23 décembre jusqu’au 5 janvier, à 18h, sur les ondes de Télé-Québec.

Arts

Série policière La Faille: meurtres, intrigues et gros hiver

Marc Messier et Jean-Philippe Perras vous le diront, le tournage de la nouvelle série policière La Faille s’est déroulé dans des conditions franchement hors de l’ordinaire. Températures arctiques, puissantes bourrasques, paysages uniques... Les deux Granbyens d’origine jouent le père et le fils dans cette production encensée par la critique.

L’intrigue se déroule dans la ville minière de Fermont, reconnue pour son immense mur-écran. La découverte d’un cadavre à l’intérieur du mur amène l’enquêtrice Céline Trudeau (Isabel Richer) dans cette lointaine région en plein coeur de l’hiver. Une fois sur place, elle tombe nez à nez avec sa fille Sophie (Marie-Pier Morin) qu’elle n’a pas vue depuis des années. Jean-Philippe Perras interprète le conjoint de Sophie, mais également le fils du principal actionnaire de la mine de Fermont (Marc Messier) et de la mairesse de la municipalité (Élise Guilbault).

« Il s’appelle Louis-Philippe Ricard, il est né dans la ouate et dans le pouvoir dû au statut de ses parents, explique le comédien au sujet de son personnage. Il en a peut-être un peu profité. Il s’est toujours vu comme la relève de son père à la mine, qui n’a pourtant pas tellement confiance en lui. Il y voit là une occasion de se prouver à lui-même et aux autres par des méthodes pas toujours heureuses. C’est quelqu’un de socialement très habile, qui peut être manipulateur. »

« J’ai eu énormément de plaisir à jouer ce gars-là, qui est très différent de ce que j’avais fait avant. Tu sais, une espèce de visage à deux faces avec une élégance sociale... », ajoute-t-il.

C’est la première fois que Jean-Philippe partageait un plateau de tournage avec Marc Messier. « C’est sûrement l’un des plus grands clowns de la Terre », s’exclame-t-il. « Entre deux prises, il fait des niaiseries sur tout. Il est tout le temps en train de blaguer ! » dit-il. Avoir côtoyé des acteurs de l’envergure de Marc Messier, Isabel Richer ou Élise Guilbault était bien sûr intimidant, mais il en a profité pour peaufiner son art. « Ils sont tellement gentils que jamais ils ne m’ont fait sentir comme le plus jeune. L’ambiance sur le plateau était exceptionnelle », dit-il. 

Sur sa dizaine de jours de tournage, l’hiver dernier, Jean-Philippe en a passé près de la moitié à Fermont. Avec un mercure avoisinant les -40°C, l’équipe devait travailler sous de multiples couches de vêtements et avec des lunettes de ski. « Une fois à l’intérieur, on ne reconnaissait pas les techniciens ! »

Le trentenaire n’a visionné que deux épisodes de La Faille, mais il se promet bien de consommer le reste durant les Fêtes. « Mais j’ai adoré ce que j’ai vu. Malgré le grand air, on est dans un huis clos. C’est vraiment bien fait et ce sont des paysages qu’on ne voit jamais. Visuellement et sur le plan du contenu, on a une série audacieuse et captivante qui n’a pas du tout à être intimidée face aux Crave et Netflix de ce monde. »

Une deuxième saison de La Faille a été confirmée, mais impossible de savoir si le jeune homme sera de la distribution... Chose certaine, la nouvelle enquête se déroulera ailleurs, loin de Fermont et de ses résidants. 

Télé et radio

«Épidémie»: méfiez-vous du furet

CHRONIQUE / Il y aura du gros trafic à 21h cet hiver. À TVA, en plus du retour de «Fugueuse» le lundi, «Épidémie» angoissera un peu plus nos mardis soir à partir du 7 janvier. Armez-vous de Purel, vous en aurez besoin; cette série catastrophe fait germer l’idée d’une pandémie meurtrière qui pourrait un jour s’attaquer au Québec. D’inoffensifs furets pourraient faire partie du problème. La dernière fois qu’un de ces animaux a fait l’objet d’une série, c’est quand Junior Bougon s’en est inséré un dans le postérieur. Avec «L’épidémie», on est complètement ailleurs.

Après L’imposteur, les auteurs Annie Piérard, Bernard Dansereau et Étienne Piérard-­Dansereau s’adjoignent une nouvelle fois le réalisateur Yan Lanouette Turgeon pour cette série de 10 épisodes d’une heure, qui risque de nous tenir en haleine tout l’hiver. En pleine crise de couple avec un mari infidèle (Gabriel Sabourin), l’infectiologue Anne-Marie Leclerc (Julie Le Breton) aura beaucoup d’autres chats à fouetter, pour ne pas dire d’autres furets. L’angoisse naît dès les premières minutes quand un fermier, joué par Gilles Renaud, est pris d’étourdissements après avoir été en contact avec trois spécimens qu’il s’apprêtait à vendre. Le Laboratoire d’urgence sanitaire sera plus tard saisi du cas d’infection et des autres qui suivront.

Série chorale, Épidémie nous fera suivre en parallèle les destins de gens qui n’ont au point de départ rien en commun. Victime d’un accident de vélo, Anne-­Marie croise la route de Nelli Kadjulik (Nancy Saunders), étudiante au doctorat en biochimie médicale, d’origine inuite. Sa cousine Alacie (Ulivia Uvil) vit dans la rue, milieu particulièrement vulnérable au virus qui menace la population. Pour ces deux actrices et pour les autres personnages d’Inuits, c’est une première apparition à la télé. Ceux-ci, que les auteurs faisaient parler français dans le scénario d’origine, ont souhaité dire leurs lignes en inuktitut, une langue rarement entendue à la télé; le résultat donne beaucoup de crédibilité à leurs scènes. Rassurez-vous, il y a des sous-titres. La présence autochtone dans la série sert de prétexte à démontrer la méconnaissance et même le mépris des Blancs à leur égard.

On fait aussi la connaissance de Françoise Dufour (Ève Landry), en plein processus d’insémination, et maman d’un garçon de sept ans, qui aime beaucoup les furets. Je vous laisse présumer du reste. Nous suivrons aussi le personnel de l’hôpital Saint-André, débordé avec l’épidémie. Mélissa Désormeaux-Poulin incarne l’urgentologue Chloé Roy-Bélanger, au cœur de l’action.

Anne-Marie Leclerc devra composer avec la présence insistante du ministre de la Sécurité publique, Laurent Demers (Guillaume Cyr), qui met beaucoup de pression. Pour Julie Le Breton, jouer dans une série médicale constituait un rêve, elle qui a eu l’ambition de devenir médecin, avant de découvrir que les sciences n’étaient pas pour elle. Elle ne s’est jamais autant lavé les mains que depuis le tournage de la série, qui bénéficiait d’une armée de consultants, afin de s’assurer que chaque geste était crédible.

Le seul reproche que j’aurais à faire aux auteurs d’Épidémie, ce serait de trop attendre avant d’entrer dans le vif du sujet. De sorte qu’à la fin du deuxième épisode, l’épidémie en question commence à peine. C’est un peu long. Pour le reste, les acteurs sont bons, la réalisation est efficace, et on s’inquiète de ce qui arrivera aux personnages, puisque plusieurs ne survivront pas, manifestement.

À plusieurs moments, je me suis dit : il me semble qu’on est déjà assez angoissés comme ça, pourquoi en remettre une couche? À ce titre-là, les films catastrophes qui pullulent sur le grand écran n’attireraient pas autant de foules. Sauf que les plus germaphobes d’entre vous risquez de l’être encore plus après les 10 épisodes d’Épidémie, qui ne vous feront plus jamais voir les furets de la même façon. Pour approfondir le sujet, un documentaire en deux parties, Pandémie : sommes-nous prêts?, sera offert sur le Club illico à partir du 30 janvier. Portée par Gabriel Sabourin, l’œuvre nous dira si le Québec est vraiment prêt à affronter le pire. Soudainement, j’ai peur de la réponse.

Télé

J’aime Hydro: du théâtre documentaire éclairant à la télé

MONTRÉAL — Drôle, brillante et courageuse, la comédienne Christine Beaulieu s’attaque à comprendre nos réels besoins en matière d’hydroénergie. Elle signe ici un théâtre documentaire et c’est vraiment bon!

Dans sa quête, la comédienne décortique des lectures de rapports, des audiences publiques ou des rencontres avec de hauts dirigeants de la société d’État. Elle est soutenue par l’excellent Mathieu Gosselin, qui incarne même les personnages féminins. C’est bien mené, sans longueur, jamais plate et très éclairant!

En trame de fond, cette épineuse question : pourquoi Hydro-­Québec construit-elle des barrages qui détruisent l’environnement pour produire à perte des surplus d’électricité?

J’aime Hydro s’appuie sur des archives qu’on aimera revoir. La mise en scène est sobre et astucieuse. La pièce est truffée de moments drôles et personnels — comme lorsque la comédienne, déprimée devant l’ampleur du projet, évoque sa retraite de yoga aux Bahamas. Elle réussit aussi à nous attendrir — particulièrement lors de ce road trip avec son père jusqu’aux audiences d’Hydro-­Québec à Shawinigan.

Sacré Meilleur texte et Spectacle de l’année dès sa sortie, J’aime Hydro est diffusé intégralement sur Ici ARTV, le lundi 16 décembre dès 20h30. Si une œuvre de 150 minutes vous semble longue, la pièce est présentée sur Ici Télé en cinq épisodes d’une demi-heure, du lundi 23 au vendredi 27 décembre à 21 h 30.

Ciné-cadeau

En matinée, en après-midi ou en soirée, voyez ou revoyez sans plaisir coupable les Astérix, Tintin et Lucky Luke, mais aussi de nouvelles têtes d’affiche, dont l’excellent Ferdinand, en nomination aux Oscars pour le meilleur film d’animation en 2018, ou Parvana, une enfance en Afghanistan, gagnant de nombreux prix, dont Meilleure musique et Meilleur scénario aux prix Écrans canadiens l’an dernier. Une surprise chaque jour à Télé-Québec, à 9h, 15h30 et 18h30, à compter du samedi 14 décembre et jusqu’au 5 janvier.

Les beaux Noëls

Pour les fans des Beaux malaises, Martin Matte et sa famille télévisuelle offrent leurs meilleurs vœux du temps des Fêtes et s’apprêtent à vivre quelques malaises de circonstances. Un lundi soir sous le signe de l’humour, sur les ondes de TVA, le lundi 16 décembre à 21h30.

Roger Caron, l'histoire de Go-Boy 

Tout de suite après les Beaux malaises, changez de registre et apprenez en plus sur Roger «Mad Dog» Caron, impliqué dans 75 vols de banques. Il a passé 24 ans en prison et a réussi à s’évader 13 fois. Lorsqu’il était incarcéré dans des conditions difficiles, il s’est mis à écrire pour raconter son histoire. Il a vendu 750 000 exemplaires et a fini par gagner le Prix du Gouverneur général! Ce documentaire raconte la rédemption exceptionnelle de ce criminel de carrière et ses nombreuses descentes aux enfers. Sur Investigation, le lundi 16 décembre à 22h.

Les poilus, spéciale Noël

En compagnie de Jean-Michel Anctil et de Pascale Montpetit, le «vet» qu’on aime, Sébastien Kfoury, s’amuse à présenter les animaux miroirs des personnalités qui ont marqué l’année. Il fera entre autres des suggestions de cadeaux pour les amoureux des animaux de compagnie et nous réserve un numéro mettant en vedette plus de 60 petites bêtes sur un même plateau! Une heure de télé enlevante, le mardi 17 décembre à 20h, sur Ici Télé.

Les aventures du pharmacien 

Si vous avez manqué le premier épisode qui se penchait sur l’acupuncture, le 13 décembre dernier, notez qu’Olivier Bernard est au poste pour une quatrième saison afin de faire la lumière sur les pesticides (20 décembre) et la fertilité (27 décembre). Il reprendra la saison 2020 dès le 3 janvier avec les bloqueurs de puberté, puis les diètes anti-inflammatoires (10 janvier), les parasites (17 janvier), les oméga-3 (24 janvier), les antidépresseurs (31 janvier), le poids et la santé (7 février), les médicaments génériques (14 février), les coachs de vie et la PNL (21 février), la transformation alimentaire (28 février) et le vaccin contre le VPH (6 mars). En plus d’utiliser des animations et des effets spéciaux, le sympathique pharmacien présente une nouveauté à ses quêtes scientifiques, La classe du Pharmachien, où l’animateur primé pour sa démarche scientifique accueille le public pour échanger avec lui. Les vendredis à 19h30 sur Ici Explora.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Mammouth 2019, Télé-Québec à 20h

Sarah-Jeanne Labrosse et Pier-Luc Funk vont à la rencontre des 13 à 17 ans pour cette revue de l’année.

Samedi: Ciné-extra: Maman, j'ai encore raté l'avion, TVA à 18h30

Kevin a une nouvelle fois manqué à la vigilance de ses parents dans ce classique du temps des Fêtes.

Dimanche: Le show du refuge, ICI Télé à 20h

Dan Bigras souligne le 30e anniversaire du Refuge des jeunes avec entre autres Marie-Mai, Roxane Bruneau et Koriass.

Télé et radio

«La faille»: le monde est petit

CHRONIQUE / On l’a dit pour «Fragile» : on tourne rarement en hiver, parce que ça coûte cher et que c’est glacial pour l’équipe. On dit aussi que les plateaux à l’extérieur des grands centres se font trop peu nombreux. «La faille», nouvelle série de Club illico, allie pourtant les deux à l’extrême : direction Grand Nord québécois dans la ville emmurée de Fermont, au pire de la saison morte.

Fruit d’une collaboration de longue date entre l’auteur Frédéric Ouellet et le réalisateur Patrice Sauvé, qui remonte à Grande Ourse, le résultat de La faille est spectaculaire. Mais encore fallait-il que l’histoire soit bonne, condition remplie à merveille. Lorsque commence la série, une odeur pestilentielle règne à l’intérieur du mur. Le cadavre d’une femme masquée est retrouvé dans un conduit d’aération. Mais qui est cette femme? Et pourquoi on l’a tuée? Surtout que les circonstances rappellent la mort d’un garçon trois ans plus tôt. Un beau mystère à résoudre pour la sergente Céline Trudeau, de la Sécurité du Québec, rôle tenu par Isabel Richer, encore une fois fabuleuse.

À première vue, ce voyage à Fermont représente une punition pour l’enquêteuse de Québec. Pourtant, cet endroit qui tolère des températures de moins 60 avec le facteur vent convient plutôt bien à sa froideur, son manque de sensibilité, son détachement. Tout le contraire d’Alex Théberge (Alexandre Landry), le policier qu’on lui a assigné, plus soucieux du sort de ses concitoyens, qu’il côtoie chaque jour. Parce que la série aurait pu s’intituler «Tout le monde se connaît», ou encore «Le monde est petit».

La seule chose qui pouvait nous faire voir un peu de fragilité chez le sergent Trudeau, c’est qu’elle tombe sur sa fille Sophie (Maripier Morin), qu’elle n’a pas vue depuis quatre ans, et qui est allée refaire sa vie à Fermont avec un nouvel amoureux, joué par Jean-Philippe Perras. Le supérieur de Céline (Benoît Gouin) lui avait volontairement caché cette information, faute de quoi elle n’aurait jamais accepté la mission. Maintenant qu’elles auront à se croiser, il faudra bien qu’elles finissent par crever l’abcès et se dire leurs quatre vérités. Parce qu’entre elles, il s’est vraisemblablement passé quelque chose de grave.

Maripier Morin, qui avait joué dans La chute de l’empire américain lorsqu’on lui a offert une audition pour La faille, s’acquitte fort bien de sa tâche. Québecor Contenu souhaitait la voir dans une fiction, mais Patrice Sauvé considère qu’elle avait tout ce qu’il faut pour obtenir le rôle. L’animatrice a d’ailleurs engagé un coach privé pour offrir la meilleure performance possible. Tous les acteurs sont bons, mais Patrick Hivon est particulièrement convaincant en brute colérique, père de l’enfant décédé, qui ferait un coupable idéal.

La réalisation de Patrice Sauvé tire le meilleur de deux atouts : les images d’hiver et le panorama de Fermont. Jamais je n’aurais pensé trouver une mine aussi photogénique. Les images prises par des drones sont majestueuses. Fermont n’est pas qu’un simple décor dans La faille, mais un personnage en soi. L’histoire de Frédéric Ouellet, finement écrite, a été imaginée en fonction de cette ville singulière, qui suscite la curiosité. La production a d’ailleurs obtenu l’entière collaboration de la municipalité, de la mairie jusqu’à un des animateurs de radio de la place, Carl Gagné-Côté, qui apparaît dans la série. Tout ce monde était conscient du rayonnement offert à la ville par cette série.

Si la maison de production Pixcom a pu se payer un tournage aussi imposant, c’est après avoir conclu une entente avec deux distributeurs internationaux, un allemand, l’autre torontois, avant même le tournage de la série. Quand on dit que l’hiver complique les tournages, c’est qu’il faut se procurer des caméras spéciales, fonctionnelles à 20 sous zéro. Pour vous donner une idée des conditions, les acteurs ont dû affronter des rafales de vent de 100 km/h. Et pour qu’ils puissent dire leurs lignes, ils devaient s’appliquer des pochettes chauffantes sur les joues entre les prises. Mais ne vous y trompez pas, bien des scènes intra-muros ont en réalité été tournées à Saint-Hubert, dans un centre commercial désaffecté.

Comme dans tout bon polar, vous passerez votre temps à désigner un coupable. Du moment que vous croyez savoir qui c’est, l’auteur vous amène ailleurs. Le Club illico y croit tellement qu’il a déjà commandé une deuxième saison. Mais que les acteurs se rassurent : ils n’auront pas à se les geler une nouvelle fois, puisque l’histoire n’aura plus lieu à Fermont. Nouvelle enquête, nouveau lieu. Les huit épisodes sont disponibles sur le Club illico. Ça tombe juste à point pour le congé des Fêtes, période parfaite pour visionner des séries en rafale.

«SI ON S’AIMAIT», SÉRIE MAL-AIMÉE?

TVA reporte encore une fois la série docu-réalité Si on s’aimait, qu’il devait initialement diffuser cet automne. Après l’avoir retardée à l’hiver, voici qu’on la réserve plutôt pour la grille du printemps. Déjà qu’on l’avait changée d’heure, la déplaçant de 19h à 19h30, et considérant que les potentiels d’auditoire sont moins élevés au printemps à la télévision, on peut se demander à quel point le diffuseur est insatisfait du résultat. La décision demeure un bon prétexte pour alimenter la programmation du printemps, habituellement assez pauvre. Dans Si on s’aimait, qui s’étale en principe du lundi au mercredi, le couple formé de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin accompagne des participants de 30 à 50 ans dans leur volonté d’améliorer leurs relations de couple, avec Louise Sigouin, experte en accompagnement relationnel. Ils auront eu le temps de se séparer 10 fois entre-temps.