Télé

Emmanuelle Latraverse sur les ondes de TVA

Après avoir passé 13 années à Radio-Canada et à peine deux mois après avoir quitté le diffuseur public Emmanuelle Latraverse est de retour à TVA et LCN.

La journaliste qui cumule plus de 20 ans d’expérience et a fait ses premières armes à TVA au début des années 2000, entre en fonction ce lundi 13 août à titre d’analyste politique. Elle contribuera à plusieurs émissions dont Mario Dumont, La Joute ainsi qu’aux bulletins d’informations de TVA Nouvelles 17 h et 22 h  «Je suis très heureuse d’effectuer un retour à TVA Nouvelles, j’y ai fait mes premières armes. Expliquer, analyser, vulgariser et comprendre la politique et les grands enjeux de l’heure, m’ont toujours profondément animée et inspirée», a déclaré Emmanuelle Latraverse dans un communiqué.

L’analyste politique sera basée à Ottawa d’où elle couvrira la politique fédérale, mais se penchera également sur les enjeux de la politique provinciale.

Télé et radio

«Insatiable», grossophobe et homophobe?

NEW YORK — Grossophobe, homophobe, dévalorisante pour les transgenres... La nouvelle série de Netflix «Insatiable», mise en ligne vendredi, déclenche un torrent de critiques, peu sensibles aux arguments des créateurs et acteurs qui assurent avoir voulu une comédie grinçante à même de susciter le débat.

La série, au style très ostensiblement décalé, met en scène Patty, adolescente obèse et objet de moqueries incessantes qui, à la suite d’un accident, devient filiforme.

Dès lors, elle n’aura de cesse de se venger de tous ceux qui s’en sont pris à elle, notamment en participant à des concours de beauté.

Dès la mise en ligne de la bande-annonce, de nombreuses critiques s’étaient élevées pour dénoncer ce qui apparaissait comme une apologie de la minceur, seule voie de salut supposée pour les rondes.

Elle perpétuait, selon une pétition lancée le mois dernier, «non seulement la toxicité de la culture des régimes mais aussi l’objectification du corps féminin».

S’appuyant jusqu’ici essentiellement sur la seule bande-annonce, les commentaires négatifs ont redoublé avec la diffusion de la série elle-même.

Pétition

Vendredi, la pétition, qui réclamait le retrait pur et simple de l’émission, comptait plus de 229 000 signatures.

La vindicte s’est étendue à la façon qu’avait Insatiable de dépeindre l’homosexualité, faisant notamment un ressort comique du désir refoulé de Nonnie, sa meilleure amie, pour Patty.

Plus tard, une jeune fille qui diffuse, par accident, une photo d’elle nue explique qu’elle craignait, au départ, que les gens la prennent pour une «traînée», mais qu’«ils pensent maintenant que je suis lesbienne», «c’est bien pire».

Dans une autre scène, Patty et une femme transgenre comparent les gros aux trans, les deux ambitionnant, selon elles, de changer leur corps.

«Au minimum, cela va provoquer des discussions», a estimé, lors d’une entrevue à la chaîne E! l’actrice Alyssa Milano, qui joue dans la série. «J’ai bien conscience que ce n’est pas une série pour tout le monde, mais nous sommes vraiment fiers de ce que nous avons fait.»

La vice-présidente responsable des contenus maison chez Netflix, Cindy Holland, a expliqué que «la série [avait] été conçue comme une satire», «dans un style très outrancier».

«La série est une leçon qui montre à quel point il peut être destructeur de croire que l’apparence est plus importante» que la personnalité, avait écrit Lauren Gussis, la créatrice d’Insatiable, qui a expliqué s’être inspirée de sa propre histoire.

«S’il vous plaît», avait-elle plaidé, «donnez une chance à cette série».

Arts et spectacles

France Beaudoin à mots ouverts

Au printemps dernier, quand Dominique Chaloult a téléphoné à France Beaudoin, la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada n’avait pas encore terminé sa proposition que l’animatrice s’emballait : « Attends, tu es bien en train de me dire : une heure d’entrevue avec n’importe qui? Chaque semaine? »

C’était bien ça. 

« C’est rare que je ne prenne pas le temps de penser, d’analyser, de changer d’idée une fois et puis une autre. Mais ce coup-ci, tout de suite, j’ai dit oui », raconte celle qui pilote Pour emporter, nouveau rendez-vous télévisé qui débarque à ArTV vendredi.

Chaque semaine, un invité viendra s’asseoir avec l’animatrice originaire de Disraeli, pour une longue causerie de 60 minutes qui prendra ancrage dans les mots. Les mots lus, entendus, tus, aimés, imprimés. Les mots marquants, les mots passés et présents, les mots qui portent et qui transportent. Ceux qu’on a prononcés, ceux qu’on a retenus. 

« Ce n’est pas une émission littéraire, précise France. On peut partir d’un livre, mais aussi d’une citation, d’un extrait de chanson ou de scénario, du conseil d’un proche, d’un article de journal, d’un titre de film. » 

Les mots sont un levier et une locomotive, le fil d’Ariane d’une conversation qui se déploie sur le long cours. 

« On rebondit sur ces mots-là qui ont influencé notre invité et, ce faisant, on se promène dans son univers, mais d’une façon nouvelle. Ça nous amène dans des zones inattendues. Parfois, c’est très personnel. D’autres fois, on est davantage dans les questions de société », dit celle qui envisageait un retour à l’entrevue depuis quatre ou cinq ans.

Il s’agissait de trouver le bon concept, le bon moment.  

À contre-courant

« Après Bons baisers de France, pour être honnête, j’avais besoin de prendre une pause. Avant ça, j’avais animé La vie en Estrie et Deux filles le matin. Je faisais de la quotidienne depuis 17 ans. J’avais envie de vivre autre chose. Quand Dominique Chaloult m’a parlé d’une case horaire d’une heure, avec un seul invité, j’ai souhaité plonger. Il y a en moi un petit côté rebelle qui aime infiniment faire les choses un peu à contre-courant. Avec ce concept, on a le temps d’installer une discussion, de mettre les choses en contexte, de réfléchir. On a le temps de prendre le temps, en fait. Des émissions au cours desquelles on se permet ça, il n’y en a pas tellement. On est vraiment formaté pour du court et du punché, ce que je ne déteste pas, cela dit, mais disons que j’ai dû reprogrammer quelque chose, me réapproprier une autre façon de faire. » 

L’émission est enregistrée d’une traite, sans césure, au rythme de la discussion. Antoine Gratton, qui a composé le thème musical de l’émission, ponctue l’entrevue en apportant sa touche mélodique. 

Au début, l’équipe avait à l’esprit de varier les champs d’expertise de ses invités. Une humoriste, une animatrice, un acteur, un journaliste, un auteur, vous voyez l’idée.  

« Mais on a vite réalisé que même si, à un moment donné, la conversation glisse sur la profession d’un invité, ça reste un aspect plutôt secondaire. La posture de l’émission fait en sorte qu’on s’en va dans toutes sortes de direction, qu’on s’intéresse au parcours et à la personne dans ce qu’elle est plutôt que dans ce qu’elle fait. »  

Serge Denoncourt, Maripier Morin, Patrick Lagacé, Frédéric Lenoir, Virginie Fortin, Louis T., Mariana Mazza, Alain Vadeboncoeur sont quelques-uns des 20 invités qui sont venus se raconter autour d’un verre de vin. Le Sherbrookois David Goudreault, auteur, slameur et chroniqueur à La Tribune, a également passé une heure sur le chaleureux plateau. 

« Il a fait un slam en direct avec des mots que les gens lui suggéraient à la fin, c’est assez impressionnant! »

Des moments suspendus

Chacune des captations a donné lieu à de l’inattendu. À des moments suspendus. 

« On est dans un autre espace-temps. Peut-être, en partie, parce qu’on a tourné tard le soir. Notre réalisateur, Guillaume St-Arnaud, ne voulait pas de décor. Il souhaitait qu’on voie la ville, le soir, il voulait un drone pour tourner des séquences de l’extérieur. On a commencé le tournage en juin, alors que le crépuscule est plus tardif. On commençait un premier enregistrement à 21 h 30. Le temps de se réinstaller pour recevoir un deuxième invité, il était souvent tout près de 23 h, ce qui nous menait à terminer la captation après minuit. Le tournage de soir a installé une ambiance particulière, très intime, très relax. » 

Originalité bien pensée : l’émission s’ouvre sur une définition de l’invité écrite par un auteur choisi, différent chaque semaine.

La production comme telle est signée Pamplemousse Média, la boîte qu’ont lancée France Beaudoin et Nancy Charest il y a sept ans. Le saut en affaires a été salutaire pour l’animatrice, qui avait déjà tâté de la coproduction avec Attraction Images pour En direct de l’univers et Silence, on joue!

« Autant c’est difficile, vertigineux et précaire, autant ça m’a aussi amené une stabilité. Ça a libéré l’animatrice, en quelque sorte, parce que je n’attendais pas que le téléphone sonne. Je pouvais créer mes projets, les mettre en place. Même quand les idées ne se concrétisent pas, au moins, tu es dans l’action, tu n’es pas dans la vulnérabilité d’attendre qu’on veuille de toi. Moi, je voulais avoir le choix, provoquer des choses, les réaliser. Je voulais être responsable de mon bonheur. Et ça me fait beaucoup de bien parce que je ne pourrais pas faire une seule chose. J’aime pouvoir goûter au magazine social avec Banc public, dont le retour est d’ailleurs confirmé l’an prochain, autant que j’aime toucher au quiz télévisé avec Silence, on joue! et faire le gala Mammouth avec les jeunes. Chaque projet m’emmène dans des zones différentes et j’adore ça. »  

Richard Therrien

Quand le cinéma maison vaut un million

CHRONIQUE / Après 16 ans de Décore ta vie à Canal Vie, Saskia Thuot a choisi la chaîne concurrente CASA pour renouer avec les émissions de décoration. Dans Combien vaut cette maison?, qu’elle anime à partir du lundi 20 août à 20h, trois participants doivent évaluer le prix de vente de quatre demeures complètement différentes, dont on leur fait visiter toutes les pièces.

Certains s’en sortent fort bien, comme dans la première émission, d’autres sont plusieurs millions à côté du prix. Je vous annonce que je n’ai aucun talent pour évaluer le prix des maisons. Parce qu’on se fait prendre au jeu de Saskia Thuot, en essayant de deviner combien les propriétaires souhaitent vendre leur demeure, ou encore combien elle vient d’être vendue. Croyez-moi, c’est plus complexe qu’à The Price is Right.

Qu’ils soient prof de littérature, ancien infirmier ou conseillère en communications, les évaluateurs amateurs ne savent jamais quelles maisons ils auront à visiter, ni dans quelle ville. Ça va du riche domaine de Saint-Sauveur à la villa démesurée de Hudson, où le seul cinéma maison est évalué à un million de dollars. Remarquez, c’est beau, c’est riche, les planchers sont chauffants, mais ça manque franchement de chaleur. Je préfère 1000 fois plus le beau chalet de La vraie nature.

Il n’y a pas que des résidences de luxe parmi l’offre de Saskia Thuot, mais aussi des condos fort beaux avoisinant les 200000$. Certaines maisons sont plus originales, dont celle possédant un mur d’escalade, allant de la cave au troisième étage. Les propriétaires interpellés par les producteurs chez Trio Orange se prêtent volontiers à l’exercice, ouvrant les portes de leur maison aux caméras, au risque d’entendre certains commentaires peu élogieux sur certains choix de décoration. Au mieux, l’émission leur permettra de vendre plus rapidement leur maison.

Même les meilleurs participants de Combien vaut cette maison? ne partent avec des fortunes, puisqu’on remet 250$ à celui ou celle qui se rapproche le plus du prix de vente, pour un total possible de 1000$. À ce stade du tournage, aucun concurrent n’a obtenu quatre sur quatre. Juste avant de leur demander leur prix, Saskia Thuot brouille les pistes en leur donnant un indice. C’est léger, souvent drôle, et ça se passe dans la camaraderie plus que dans la féroce compétition.

On peut voir un extrait de l'émission ici

Télé et radio

Accusations de harcèlement sexuel: le pdg de CBS reste en poste

NEW YORK — Une semaine après avoir été accusé de harcèlement sexuel par six femmes, le pdg de CBS, Leslie Moonves, est toujours en poste, une rareté dans l’ère #MeToo qui suscite pourtant peu de réactions aux États-Unis pour le moment.

Des dizaines d’hommes de pouvoir sont tombés de leur piédestal depuis les premières révélations sur l’affaire Weinstein, qui ont déclenché un séisme.

Le sort de beaucoup s’est joué en quelques heures, voire quelques minutes, comme pour le procureur de l’État de New York, Eric Schneiderman, débarqué début mai après la publication d’un article l’accusant de violences et de menaces sur ses partenaires sexuelles.

Mais plus d’une semaine après avoir été accusé publiquement de harcèlement sexuel par six femmes dans un article du magazine The New Yorker, Leslie Moonves, patron du groupe de télévision CBS, n’a pas quitté son fauteuil.

Il a même été confirmé implicitement dans ses fonctions lundi par le conseil d’administration, dans l’attente des conclusions d’une enquête confiée à deux avocates extérieures à la société.

«C’est très surprenant que le conseil ne l’ait pas suspendu temporairement [le temps de l’enquête], considérant le niveau de détail et de recoupements» de l’article, a réagi sur la plateforme Cheddar l’analyste de BTIG Rich Greenfield.

Pour tous les observateurs, le soutien des administrateurs est avant tout lié à la bataille engagée avec la famille Redstone, qui contrôle 80 % des droits de vote de CBS.

La famille veut fusionner l’entreprise avec un autre groupe de médias, Viacom, qu’elle contrôle également, ce que refuse le conseil, Leslie Moonves en tête.

«Cela ne devrait pas être lié à une enquête sur le comportement d’un dirigeant, mais je me demande si le conseil, se sentant assiégé, n’est pas un peu réticent à agir, ou un peu lent», explique Matt Ragas, professeur de relations publiques à l’université DePaul de Chicago.

Il n’y est pas incité par les réactions publiques qui, contrairement à beaucoup d’autres cas similaires, ont été très limitées.

Extrême prudence publique des professionnels, calme relatif sur les réseaux sociaux et statu quo chez les annonceurs.

«Situation intenable»

Vendredi, une pétition a été lancée pour demander le départ de Leslie Moonves, réunissant rapidement plus de 10 000 signatures, mais le mouvement peine à prendre.

«Moonves est un pdg célèbre, bien connu des investisseurs, mais si vous demandez à quelqu’un dans la rue, je pense que les gens vont vous regarder avec des yeux ronds», affirme Matt Ragas.

La plupart des hommes mis en cause par #MeToo étaient, eux, connus du grand public, présentateurs, acteurs ou hommes politiques, suscitant un élan instantané.

De nombreux éléments concourent ainsi à faire de CBS une situation particulière, estime Jeffrey Sonnenfeld, professeur de gouvernance à l’université de Yale.

Pour lui, «cela ne signale pas que la société américaine a changé d’approche vis-à-vis des hommes accusés dans l’ère #MeToo».

Jusqu’ici, les investisseurs ont majoritairement continué à soutenir Leslie Moonves, qui a changé en or la chaîne CBS, en tête des audiences depuis 10 ans.

Le titre chute

Mais le front s’effrite progressivement et le pdg pourrait devenir le premier de l’ère #MeToo à être écarté non pas par son conseil d’administration ou par la pression du grand public, mais par les marchés.

Le titre du groupe coté a perdu 7,6 % depuis la révélation des accusations et ne s’est pas redressé malgré la publication jeudi de résultats trimestriels rutilants. Vendredi, plusieurs analystes ont vertement critiqué la direction de CBS, qui n’a pas dit un mot du scandale lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats.

«C’est une honte», a commenté l’analyste de BTIG Rich Greenfield. «Personne ne s’attendait à ce que “Les” entre dans le détail des accusations, [...] mais les investisseurs avaient le droit de savoir quel est le plan de succession.»

Âgé de 68 ans, Leslie Moonves n’a jamais préparé l’éventualité de son départ et choisi un successeur potentiel, pratique pourtant de plus en plus répandue.

Conscient que l’assemblée générale, initialement prévue le 10 août, risquait d’être houleuse, le conseil d’administration l’a reportée sine die..

Télé et radio

Patrick Stewart revient dans l’univers de Star Trek

NEW YORK — Patrick Stewart continue, au mépris du danger, d’avancer vers... ce qu’il connaît un peu. L’univers des séries «Star Trek».

L’émission All Access, diffusée sur le réseau américain CBS, a révélé samedi que Stewart avait été recruté pour jouer dans une nouvelle série Star Trek. Il y reprendra le personnage du capitaine Jean-Luc Picard qu’il avait popularisé dans Star Trek: New Generation.

La nouvelle série n’est pas une nouvelle version de la Next Generation. Elle racontera plutôt les aventures du valeureux capitaine après avoir commandé son vaisseau «L’Entreprise».

Aucun titre ni date de diffusion n’ont été dévoilés.

Stewart a joué pendant sept saisons dans la série Star Trek Next Generation. Il a repris le rôle de Picard dans les films Generations (1994), First Contact (1996), Insurrection (1998) et Nemesis (2002).

Dans un communiqué, Stewart a dit qu’il pensait que l’univers des séries Star Trek était derrière lui, mais il a ajouté qu’il était agréablement surpris de renouer avec le capitaine Picard.

Télé et radio

Les Beatles dans le cœur des boomers

MONTRÉAL — Début des années 1960, un son attire l’attention. Quatre jeunes Britanniques aux cheveux longs accrochent le regard. Ils n’ont pas sitôt suscité la curiosité que voilà toute une jeunesse sous leur emprise. Leur musique, leurs chansons, leurs voix se répandent comme une décharge électrique. C’est la folie!

C’est parti! Débute un long règne pour ces Beatles qui viennent révolutionner l’ordre établi d’une ville du nord-ouest de l’Angleterre et bientôt de toute la planète. John Lennon et Paul McCartney composent musique et paroles et leur premier grand succès, A Hard Day’s Night se vend à raison d’un quart de million d’exemplaires par semaine. Du coup, les Beatles deviennent une source d’inspiration pour nombre de groupes qui ont adopté la recette.

Et les succès s’additionnent : She Loves You, All You Need is Love, I Feel Fine se vendent comme des petits pains chauds. Un record : I Want to Hold your Hand s’est vendu à un million d’exemplaires en moins de deux mois. Comment les Beatles ont changé le monde, présenté à RDI en deux parties, mercredi et jeudi, à 20h.

Nouvelle ère

À constater les phénomènes climatiques qui surviennent partout sur la planète — feux, inondations, séismes, tornades, chaleur excessive, sécheresse — force est d’admettre que nous entrons dans une nouvelle ère contre laquelle les scientifiques tentaient depuis longtemps de nous mettre en garde. Aujourd’hui, certains diront même qu’il est trop tard pour corriger le tir.

À TV5, mercredi, à 20h, Cyril Dion et Mélanie Laurent, réalisateurs de Demain, documentaire de deux heures, ont voyagé dans une dizaine de pays pour rencontrer des «précurseurs» qui ont réfléchi sur les moyens de modifier nos façons de procéder et cesser le gaspillage sous toutes ses formes. Par exemple, en alimentation, il faudra produire sans détruire, d’autant plus qu’en 2050, près de 10 milliards d’individus habiteront la planète. Il faudra nourrir tout ce monde alors que déjà, on constate l’extinction d’espèces animales et végétales.

Il est aussi question d’énergie, d’économie, de démocratie, d’éducation. Il y a eu cinq extinctions de masse en 450 millions d’années. Nous serions présentement témoins de la sixième extinction déjà en marche. Demain a remporté le César du meilleur film documentaire en 2016.

Misères rurales

En plus du deuil de son mari dont la mort est survenue à cause d’une négligence de son fils, Marie (Pascale Bussières) doit assumer le fonctionnement de sa ferme laitière, aidée de son fils Simon (Gabriel Maillé). Malgré les ressentiments que l’un et l’autre évitent de formuler, Marie doit faire face à d’importants problèmes financiers. Puis, se présente un étranger (François Papineau), dont la présence dérange la mère et exaspère le fils. Marécages, à ARTV, dimanche, à 21h, et à Radio-Canada, vendredi, à 23h05.

Télé et radio

Une série sur Trayvon Martin, l’ado noir tué sans raison

NEW YORK — Six ans après, la mort du jeune Trayvon Martin, l’adolescent noir de Floride tué par un homme qui le trouvait suspect, est l’objet d’une série documentaire dont ses parents espèrent qu’elle incitera à un regain de mobilisation.

Pour les auteurs de Rest in Power: The Trayvon Martin Story, émission en six volets coproduite par le rappeur Jay Z, le mouvement de protestation contre les bavures policières visant des hommes noirs a commencé avec le décès de cet adolescent de 17 ans.

L’acquittement de George Zimmerman, le vigile volontaire qui a tué Trayvon Martin parce qu’il voyait en lui, sans raison objective, un cambrioleur potentiel, avait déclenché en juillet 2013 des manifestations dans plus de 100 villes aux États-Unis.

«C’est le genre de trucs qui arrive tous les jours aux États-Unis, mais il y avait quelque chose dans cette histoire qui a focalisé l’attention», explique dans le documentaire Phillip Agnew, fondateur d’une association de lutte contre les brutalités policières.

Le président Barack Obama lui-même avait déclaré que Trayvon Martin aurait «pu être [son] fils».

«Le genre de haine et de violence qui est arrivé à Sanford [où a eu lieu l’incident] est emblématique de l’histoire des États-Unis», a résumé Jenner Furst, coréalisateur du documentaire, lors d’une table ronde organisée lundi à Harlem.

Situé dans la partie nord de la Floride, beaucoup plus conservatrice que le sud, Sanford fut l’un des bastions du Ku Klux Klan.

Une partie importante de la série est consacrée au procès de George Zimmerman, vécu comme une torture par les parents de Trayvon Martin qui disent avoir vu le dossier se déliter sous leurs yeux, miné par les ratés de l’accusation.

L’aspirant policier a bénéficié, en outre, du principe «Stand your ground» (tiens ta position), en vigueur dans plusieurs États américains et qui autorise une personne à en tuer une autre si elle s’estime en grave danger, même si elle dispose d’une alternative.

Télé et radio

Alan Alda atteint de la maladie de Parkinson

NEW YORK — L’acteur américain Alan Alda, connu pour son rôle de «Hawkeye» Pierce, un médecin militaire, dans la célèbre série à succès «MASH», a révélé mardi qu’il était atteint de la maladie de Parkinson.

Le New-Yorkais de 82 ans a confié avoir appris il y a trois ans et demi qu’il souffrait de cette maladie dégénérative du système nerveux central.

«J’ai décidé de faire savoir aux gens que j’avais la maladie de Parkinson afin d’encourager les autres à agir», a-t-il indiqué dans un tweet, accompagné d’une vidéo le montrant en train de jongler.

«Je vis pleinement. Je joue la comédie, je donne des conférences, je fais mon podcast», a-t-il ajouté. «Je suis des cours de boxe trois jours par semaine, joue au tennis deux fois par semaine et prends une petite pilule — tout ce que le docteur recommande».

«Et je ne deviens pas dément. Enfin pas plus qu’avant [...] Vraiment, je vais bien.»

Télé et radio

Une occasion unique de revoir Jean Duceppe

MONTRÉAL — Décédé depuis bientôt 30 ans, Jean Duceppe a laissé un grand vide en partant. À la scène, à la télévision, au cinéma, il a joué tant de rôles marquants : Stan Labrie (La famille Plouffe), Pépère (Terre humaine), Duplessis (Charbonneau et le chef) et Willy Loman dans La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, qu’on pourra voir à ARTV, lundi à 21h.

Présentée en noir et blanc dans le studio 42 de Radio-Canada, la pièce nous transporte chez les Loman. Le père, Willy, fatigué et usé par toutes ces années à parcourir les routes pour exercer son métier de vendeur qui lui aura permis, à lui et à sa famille, de survivre tout au plus; sa femme, Linda, qui vit dans son ombre; et ses fils, Biff et Happy, dont l’avenir ne parvient pas à prendre forme, vivent une vie illusoire. Willy a la manie de se «dorer la pilule», de croire à cette chance inouïe qui se présentera, appuyé par Linda. Si les fils «achètent» la vision de leur père, c’est surtout pour ne pas vivre une perpétuelle relation conflictuelle. Alors, ils jouent le jeu.

Mais il faudra bien que le «jeu» prenne fin un jour, d’autant plus que Biff en a marre de voir son père se bercer d’illusions alors que, finalement, lui et Happy n’ont pas d’ambitions démesurées. En fait, ils espèrent tout au plus s’en tirer au mieux dans la vie. Avec Janine Sutto, Jacques Godin, Benoît Girard.

Les enfants perdus

Le savoir est une chose, le voir procure un choc. Les enfants perdus du califat, documentaire présenté à RDI, mardi à 20h, montre comment Daech procède pour conditionner les enfants, dès leur plus jeune âge, et en faire des tueurs.

Il y en a qui déjà, à 5 ou 6 ans, appelés «les lionceaux», revêtent un costume de combattant armé, et s’entraînent à la manipulation du fusil. Il y a les 9-13 ans, déjà formés à la dure, souvent battus durant des mois d’entraînement, qui sont maintenant parfaitement experts en manipulation d’explosifs. On les encourage à devenir martyrs, à se sacrifier et on en fait des kamikazes (même chez les lionceaux). Ceux qui les manipulent s’immiscent dans les familles par les enfants eux-mêmes et font en sorte que les jeunes deviennent délateurs des parents qui osent se prononcer contre ce genre de pratiques. On aurait même exécuté un père qui voulait reprendre le contrôle sur son fils.

On forme donc des générations d’assassins et d’esclaves sexuelles, car les filles sont aussi au service des hommes. On s’en sert comme reproductrices et comme marchandises puisqu’on les vend. Le prix varie selon qu’elles sont encore vierges ou non.

On le dit et on le répète?

Persuader le monde des méfaits du sucre sur la santé est une entreprise de longue haleine. À TV5, à Objectif Monde / On est foutu, on mange mal, mercredi à 20h, on souligne les cas d’obésité, de diabète, d’hypertension, de cancer qui se multiplient, souvent provoqués par une trop grande consommation de sucre. Au Brésil, par exemple, en 10 ans, l’obésité a progressé de 60 %, à cause du sucre qu’on retrouve dans un nombre considérable de produits alimentaires. On compare les dommages causés par le sucre à ceux du tabac et de l’alcool. Faut-il revoir nos modes de production et changer nos habitudes de toute urgence?

Mémorables années 80

L’humoriste P-A Méthot a vécu une adolescence mémorable dans les années 1980. Il aime se souvenir de cette décennie alors qu’Internet et les réseaux sociaux n’existaient pas encore. Il se rappelle avec bonheur ses premières fois, s’amuse des coiffures qu’on arborait et se fait nostalgique de la musique de cette époque de même que ses amis : Peter MacLeod, Mario Tessier, Men Whitout Hats, Les B.B., Dominic Paquet, François Massicotte, The Box et Martine St-Clair. P-A Méthot : P-Arty 80, dimanche, 20h45, à TVA et le dimanche 5 août, 21h.

Indispensables toilettes

Bien qu’on en parle peu ou pas, elles sont pourtant indispensables : les toilettes. À Télé-Québec, Point doc / L’improbable histoire des toilettes, lundi à 20h, nous raconte comment procédaient nos ancêtres alors qu’on ne disposait pas de moyens aussi évolués qu’aujourd’hui. Comment dispose-t-on des déjections humaines ailleurs sur la planète? Et à quoi ressemblera l’avenir des toilettes?