TÉLÉ ET RADIO

Charles Lafortune: vibrer à l’unisson

Lorsque Charles Lafortune est passé de l’animation de La Voix (tout court) à l’animation de La Voix junior, beaucoup lui ont demandé ce qu’il allait changer… «Et je répondais que je ne changerais rien. J’ai vite réalisé que les enfants qui venaient faire La Voix junior venaient en fait faire La Voix. Le «junior» indique seulement l’âge des participants, ce n’est pas une version édulcorée ou gnagna», expose l’animateur.

«C’est tout de même plus facile de gérer La Voix junior que La Voix au niveau discipline», note-t-il en riant. Les enfants sont habitués de se mettre en rang, de fonctionner en groupe, de lever la main… et l’expérience de groupe compte plus pour eux qu’une éventuelle carrière.

Le contenu des émissions diffère aussi un peu. «Parce que le vécu des candidats est différent, indique Charles Lafortune. Généralement, ils n’ont pas vécu de grand drames, même s’il y a des exceptions. Ils viennent rencontrer des amis, ils sont encore à l’école, c’est une expérience de vie.»

Les habitués de l’émission auront aussi relevé que les duels se font à trois, donc que les évincés quittent en duo. «Ça rend l’expérience beaucoup plus positive. Oui, c’est un concours, mais on voulait surtout que ce soit un prétexte pour avoir du fun», note l’animateur. Une fois passé les auditions à l’aveugle, les candidats éliminés ne manquent qu’une émission (sur dix) et tous se retrouveront pour chanter à la grande finale — où les candidats ont généralement tous pris quelques centimètres.

Constater que des talents musicaux émergent dans tous les milieux et que même très jeune un chanteur peut livrer une interprétation hors du commun impressionne beaucoup l’animateur, qui carbure aux histoires. «Ils sont vraiment tombés là-dedans, comme Obélix dans la potion magique. Ils changent d’accord et de tonalité, ils savent ça d’instinct, à l’oreille», remarque l’animateur. «L’autre chose qui me touche beaucoup, c’est l’esprit de famille élargie, voir leur entourage au grand complet être en train de vibrer à l’unisson», souligne-t-il.

Quant à savoir si l’expérience lui donne envie de chanter, Charles Lafortune répond qu’il chante juste (que sa blonde dirait qu’il fait «juste» chanter) et qu’il regrette surtout de ne pas avoir appris à jouer d’un autre instrument de musique que la flûte à bec lorsqu’il était petit. «Si je prenais le temps d’apprendre la guitare, je pourrais accompagner un Alex Nevsky ou une Marie Mai pour une toune dans les loges après l’émission, en buvant une bière… d’épinette», glisse-t-il.

Il a toutefois un horaire déjà bien rempli avec son travail de producteur chez Pixcom. La boîte signe entre autres Huissiers sur V, L’indice McSween et Électrons libres à Télé-Québec, Histoires en cour à TVA et plusieurs émissions en anglais pour les réseaux canadiens et américains. «Mon travail d’animateur, c’est mon sideline maintenant», constate-t-il.

La Voix junior est diffusée les dimanches et lundis à 19h à TVA.

Télé et radio

Les séries américaines présentent plus de personnages LGBTQ

LOS ANGELES — Les séries télévisées américaines incluent de plus en plus de personnages issus de la communauté LGBTQ, mais il reste maintenant à leur donner des histoires plus riches et plus complexes, selon le groupe militant GLAAD.

La présence de la communauté LGBTQ est en hausse cette saison, chez les diffuseurs et les plateformes numériques, selon l’étude annuelle Where We Are on TV, publiée jeudi.

Parmi les émissions contribuant au changement, on note le retour de Will & Grace à NBC et la série The Deuce à HBO.

Des 901 personnages réguliers des séries non câblées de la saison 2017-2018, 6,4 % sont identifiés comme étant gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres ou queer.

Il s’agit du plus haut pourcentage enregistré dans cette étude, qui en est à sa 22e année. L’ancien record, datant de l’an dernier, était de 4,8 %. Les chiffres sont également en hausse dans les séries câblées et sur les plateformes numériques, mais l’étude a répertorié moins de personnages LGBTQ issus des minorités sur les plateformes numériques et dans les séries non câblées.

Pour la première fois, GLAAD a compté le nombre de personnages «non binaires», soit ceux qui ne s’identifient pas strictement comme hommes ou femmes. L’étude a trouvé quatre personnages du genre sur toutes les plateformes télévisuelles, incluant celui de Taylor Mason, interprété par Asia Kate Dillon, dans Billions.

L’étude s’est aussi penchée sur la façon dont les femmes sont présentées à la télévision et a décelé des lacunes.

Bien que les femmes forment 51 % de la population des États-Unis, elles ne comptent que pour 43 % des personnages réguliers sur les chaînes non câblées, une baisse de 1 %comparativement à la saison dernière, selon GLAAD.

RICHARD THERRIEN

Valérie Plante et Margaret Atwood chez Guy A.

BLOGUE / La nouvelle mairesse de Montréal Valérie Plante et la romancière à succès Margaret Atwood seront parmi les invités de «Tout le monde en parle» dimanche soir.

Il sera également question du nouveau Festival du rire de Montréal avec Martin Petit et des collègues humoristes. Aussi sur le plateau de Guy A. Lepage: Ricardo Larrivée, Pierre Lavoie et Pierre Thibault au sujet du Lab-École, Jonathan Roberge, pour Le petit Roberge un peu illustré, et la chanteuse Jain pour l'album Zanaka.

À Télé-Québec, ce soir à 21h, aux Francs-tireurs, Richard Martineau discute avec Sophie Prégent. Demain (jeudi) à 21h, à Dans les médias, Marie-Louise Arsenault reçoit Pierre-Yves Lord. Vendredi à 21h, Deux hommes en or accueille Émile Proulx-Cloutier, Katherine Levac et Pierre-Yves McSween.

À TVA, vendredi à 19h, Ça finit bien la semaine reçoit Dave Morissette, Dominic et Martin et Philippe Laprise. Dimanche à 21h, La vraie nature réunit Marie-Ève Janvier, Jean-François Mercier et Alexandre Taillefer.

À ICI ARTV, dimanche à 19h, La soirée est (encore) jeune accueille Anne-Elisabeth Bossé comme invitée d’honneur, Marc-André Coallier et Pierre-Yves Lord.

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Télé et radio

Alexandre Goyette: sauver l’usine

Alors que les syndiqués de la Smiths-Tompson de la petite ville de Cole Creek protestent pacifiquement contre la fermeture de leur usine, une poignée d’employés décident de prendre des moyens plus radicaux pour se faire entendre. Ceux-ci sont menés par Alexis Godin, interprété par Alexandre Goyette, qui a bien voulu nous parler du drame Le siège, tourné en Acadie.

«Au-delà de la grande motivation qui est de sauver la ville, les preneurs d’otage ont tous des motivations personnelles. Je pense que pour mon personnage, il s’agit de laver son nom, puisqu’il a payé toute sa vie pour ce que son père a fait. C’est une quête de rédemption», indique le comédien.

Les ravisseurs s’aperçoivent toutefois assez rapidement qu’ils n’arriveront pas à leurs fins. «On n’est pas dans Piège de cristal, note Goyette. Ce sont des gars qui n’ont pas d’expérience, ils ne savent pas ce qu’ils font, ils ont trouvé des guns, mais c’est un peu broche-à-foin.»

Si l’auteur Pierre-Marc Drouin brosse d’abord des caractères forts et typés, on verra rapidement apparaître de multiples zones grises, assure le comédien. «De beaux renversements vont se produire en six heures.»

La série a été tournée dans un ancien abattoir, «un lieu gigantesque et flambant neuf, rénové par une grosse compagnie qui a mis la clé dans la porte deux ans plus tard», indique Goyette. Il a eu à tourner une scène particulièrement éprouvante au sous-sol de cet endroit, digne d’un film d’horreur. «On était à la fin avril, il y avait de l’eau par terre. J’étais en t-shirt alors que l’équipe de tournage avait des North Face. Il faisait froid, humide, mais c’était le point culminant de la série et il ne fallait pas passer à côté», indique le comédien.

La fiction réalisée par Jim Donovan (Le Clan) trouve un écho évident dans l’actualité (un documentaire sur des conflits de travail au Québec est d’ailleurs disponible à Radio-Canada.ca/lesiege) et le thème a alimenté les conversations sur le plateau. «J’ai été étonné de voir à quel point tout le monde connaissait une usine qui avait fermée. C’est leur réalité au Nouveau-Brunswick, comme dans beaucoup de régions du Canada», a constaté l’acteur.

Celui-ci s’est d’abord fait connaître au théâtre, notamment avec le solo King Dave qui a ensuite été transposé au cinéma par Podz. «Quelque chose dans ma tête me dit que je suis peut-être un one play wonder! Écrire prend du temps et présentement je veux surtout être un père présent [il attend son deuxième enfant début décembre], mais je n’ai pas mis une croix là-dessus», assure-t-il.

Cet automne, il incarne également Bruno dans L’Échappée, «un champion d’arts martiaux mixtes, qu’il s’est mis à pratiquer pour fuir une partie de son être, gérer une colère qui l’habite», indique Goyette.

Le siège sera diffusé les lundis à 21h dès le 6 novembre sur ICI Radio-Canada télé et est déjà disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv

CHRONIQUE

Marie-Ève Beaulieu, l’avocate au congélo

CHRONIQUE / Certains la découvrent, d’autres savent qu’ils l’ont vue quelque part, plusieurs la retrouvent avec plaisir. Mais où était donc Marie-Ève Beaulieu, si convaincante dans le rôle de l’avocate folle dingue Anne Dupuis dans Faits divers, l’un des personnages les plus flamboyants de l’automne télévisuel?

Originaire de Cowansville, dans les Cantons-de-l’Est, la comédienne a tenu plusieurs rôles après sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2004, à la télé dans Minuit, le soir, Les hauts et les bas de Sophie Paquin et Virginie, où elle a été durant deux saisons la sœur de la deuxième Virginie, Stella Charest, vivant avec une déficience intellectuelle. Puis, silence radio de cinq ans, une éternité dans la carrière précaire d’une actrice.

Ce rôle dans Faits divers, l’actrice de 36 ans l’attendait donc depuis longtemps. Tellement qu’elle en était presque à se demander si le métier voulait encore d’elle. «Durant ces cinq années, je sentais quand même que ça pouvait changer, parce que je passais des auditions. Chaque fois, je sentais que ça passait proche. Je ne lâchais pas», dit-elle.

Puisqu’il fallait gagner sa vie, elle a tout essayé et tenté de travailler comme serveuse. «Même pour ça, on ne me prenait pas. Là où j’allais, les gens me reconnaissaient, me disaient qu’ils m’aimaient, mais en bout de ligne, ne m’engageaient pas. Je me disais : ‘‘Coudonc, je suis vraiment mal barrée!’’ Tu vois dans l’œil de l’autre qu’il ne comprend pas pourquoi je ne travaillais pas dans mon domaine.» Puis, elle a travaillé dans des garderies, enseigné le théâtre aux enfants et même eu un emploi de vendeuse dans une boutique de vêtements. Avant de décrocher enfin ce rôle en or. 

Tout un numéro que cette Anne Dupuis, avocate véreuse et névrosée, doublée d’une psychopathe improvisée, qui dissimule sa victime dans un congélateur. Un personnage très physique, toujours dans l’action, qui court partout. Pensons seulement à cette scène où Anne Dupuis doit soulever le cadavre avec son tracteur. Ou cette autre, où elle doit le déterrer pour en prélever un échantillon. «Je me sentais comme à Fort Boyard! C’était plutôt amusant», confie la comédienne. Ce sont pourtant les scènes de confrontation avec Mike Pratt (Fabien Cloutier) qu’elle a trouvées les plus complexes à jouer.

Un rythme exigeant, mais stimulant pour l’actrice, qui a dû tourner 75 scènes en à peine 15 jours. «J’avais des journées énormes. Les choses déboulent, t’es en mission et t’as pas le temps de ressortir la tête entre chaque scène. Mais j’ai fait ça avec une joie immense, en me disant que je ne savais pas combien de fois ça pouvait passer dans une vie, un rôle comme celui-là.»


Télé et radio

«Atterré», Gilles Parent réagit

Gilles Parent a brisé le silence, vendredi, quelques heures après l’annonce de son congédiement par Cogeco Média.

Dans une lettre envoyée aux membres de son équipe immédiate ainsi qu’aux collaborateurs de son émission, l’animateur offre ses «plus sincères et profondes excuses» à ses collègues et ex-collègues, à sa famille et à ses amis.

«Je n’aurai jamais assez d’une vie pour me faire pardonner les embarras que j’aurais infligés sans le vouloir à ceux et celles que j’ai bouleversés et déçus», écrit M. Parent dans sa missive.

De plus, l’homme de radio s’excuse directement auprès des personnes qui auraient pu être blessées par ses paroles ou son comportement.

«J’ai un immense respect pour les femmes, et c’est avec la plus grande sincérité que je m’adresse à celles que j’aurais pu offenser [...] Si ma conduite à leur égard s’est avérée blessante, je leur demande humblement de m’excuser.» 

«Je ne suis clairement pas un homme parfait, mais je suis loin d’être celui que certains décrivent», ajoute-t-il.

L’animateur dit également réaliser qu’aujourd’hui «une certaine forme de rectitude s’installe, rectitude à laquelle je suis prêt à me conformer».

Enfin, même si son mot d’adieu était d’abord destiné à ses collègues de travail, Gilles Parent a tenu à s’adresser à ses auditeurs et ses auditrices, «vous qui m’avez fait confiance, qui avez été si généreux et courtois envers moi, pendant tant d’années». 

«Je tiens à vous assurer que je ne me suis jamais servi de la parole comme outil de pouvoir ou de manipulation auprès de mes confrères et consoeurs de travail, tout comme je n’ai jamais usé de la parole pour faire régner la crainte autour de moi», affirme l’ex-animateur du FM93.

Gilles Parent termine son message en demandant qu’on respecte son désir de s’éloigner de la scène publique pour se «refaire une santé, prendre le recul nécessaire, et retrouver le calme et la paix d’esprit auprès des miens».

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LA LETTRE INTÉGRALE ENVOYÉE PAR L'ANIMATEUR

Je m’exprime aujourd’hui pour réagir à l’annonce de la fin de l’entente que j’avais avec Cogeco Média depuis plus de 10 ans.

J’aimerais d’abord m’adresser à mes collègues, mes ex-collègues, mon entourage, ma famille et mes amis, pour leur offrir mes plus sincères et profondes excuses.

Si par ailleurs mes paroles ou mon comportement ont pu être perçus ou reçus d’une manière blessante ou offensante, j’en suis vivement attristé. Cela n’a jamais été mon intention.

Je réalise aujourd’hui qu’une certaine forme de rectitude s’installe, rectitude à laquelle je suis prêt à me conformer. 

Je ne suis clairement pas un homme parfait, mais je suis loin d’être celui que certains décrivent.

Je n’aurai jamais assez d’une vie pour me faire pardonner les embarras que j’aurais infligés sans le vouloir à ceux et celles que j’ai  bouleversés et déçus.

J’ai un immense respect pour les femmes et c’est avec la plus grande sincérité que je m’adresse à celles que j’aurais pu offenser, malgré toute la considération que je leur porte. Si ma conduite à leur égard s’est avérée blessante, je leur demande humblement de m’excuser.

Les derniers jours ont été particulièrement éprouvants pour ceux et celles qui m’entourent, à commencer par ma femme, que j’adore, et avec qui je partage ma vie depuis plus de 20 ans. Je la remercie de son indulgence, sa patience, son  soutien, sa confiance et  son amour. Le bonheur de ma conjointe compte plus que tout pour moi.

Je suis également conscient que mes trois enfants ont pu vivre cette  tourmente médiatique avec le sentiment que je les ai trahis et je compte bien travailler à ressouder notre complicité naturelle.

Leur amour indéfectible est ce qui me console le plus présentement.

Mes collègues ou ex-collègues ont toujours eu une place privilégiée dans ma carrière et je leur redis toute mon estime.

J’ai la chance d’évoluer dans des médias populaires depuis près de 40 ans. J’y ai vécu des moments d’euphorie et de vrai bonheur, en équipe,  dans le sillon de résultats de performance par moments remarquables. Et ce succès, je le dois à l’auditoire. Au public qui nous donne son assentiment, aux auditeurs et auditrices qui reconnaissaient notre travail, nos efforts  et sont prêts à adhérer à nos idées.

Je sais cependant que rien n’est jamais acquis, et que l’estime et l’intérêt des auditeurs peuvent continuellement basculer d’un côté ou de l’autre. 

Je le réalise plus que jamais aujourd’hui. Et sachez, chers auditeurs et auditrices, que j’avais hâte de m’adresser à vous avec la plus grande sincérité, vous qui m’avez fait confiance, qui avez été si généreux et courtois envers moi, pendant tant d’années. J’attendais impatiemment de pouvoir m’adresser à vous.

Je tiens à vous assurer que je ne me suis jamais servi de la parole comme outil de pouvoir ou de manipulation auprès de mes confrères et consœurs de travail tout comme je n’ai jamais usé de la parole pour faire régner la crainte autour de moi.

Je me sens privilégié de pratiquer mon métier depuis 1978, parmi les miens, dans ma ville de Québec.

J’ai eu l’immense privilège de côtoyer des personnalités lumineuses, des analystes chevronnés, des agents de changement. Ma tribune radiophonique contribue à faire entendre des voix personnelles, des voix sérieuses et éclairantes dans l’espace public. Je reste fier et heureux de participer, à mon humble hauteur, aux débats de société en lien avec l’actualité. Je m’y consacre avec rigueur, avec sérieux et avec plaisir. 

Sachez que je suis profondément atterré, défait et affecté par les évènements récents. 

J’aimerais, enfin, qu’on respecte mon désir de m’éloigner des projecteurs pour me refaire une santé, prendre le recul nécessaire et retrouver le calme et la paix d’esprit auprès des miens.

Télé et radio

Entente avec Netflix: un «désastre», selon le patron de Cogeco

MONTRÉAL — Le grand patron de Cogeco, Louis Audet, qualifie de «désastre» l’entente controversée conclue entre le gouvernement Trudeau et Netflix, qui permet au géant américain de la diffusion en ligne de bénéficier d’un congé de taxes.

À l’instar d’autres joueurs du secteur des télécommunications, M. Audet estime qu’Ottawa a «abdiqué son pouvoir» d’imposer les mêmes règles du jeu à tous.

«Je pense que nous avons plié les genoux. Après cela, qu’est-ce que nous allons faire avec les autres? Nous avons perdu une occasion en or», a-t-il dit, vendredi, au cours d’un entretien téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre de l’entreprise.

La politique culturelle d’Ottawa prévoit que Netflix investira 500 millions $ sur cinq ans dans la production de contenu au pays, mais la multinationale américaine n’aura pas à prélever les taxes de vente sur ses abonnements au Canada.

En contrepartie, le gouvernement fédéral compte bonifier sa contribution au Fonds des médias canadiens dès 2018 pour compenser la baisse du financement privé, dont les revenus sont en déclin.

«Je ne crois pas que les gouvernements puissent forcer des tiers à contribuer à des fonds qui constituent une initiative domestique, a analysé M. Audet. Ils peuvent par contre exiger que tous paient les taxes à la consommation.»

Par la suite, Ottawa aurait pu «prendre le fruit» des taxes prélevées sur les abonnements de Netflix au Canada pour rediriger ces sommes dans des fonds d’aide, a estimé le président et chef de la direction de Cogeco (TSX : CGO).

De la patience

Plus tôt, avec les analystes, M. Audet a continué de prôner la patience à l’endroit du secteur des solutions informatiques — qui comprend l’hébergement de données —de Cogeco Communications, qui est toujours en redressement.

Au quatrième trimestre terminé le 31 août, cette division a généré des revenus de 69,6 millions $, en baisse de 5,3 % sur un an, alors que le bénéfice d’exploitation ajusté a fléchi de 1,8 %, à 21,4 millions $.

«Si l’on compare le quatrième trimestre, la croissance s’est amenuisée d’une année à l’autre, a précisé M. Audet. J’ai confiance que nous allons être en mesure de générer une légère croissance pour l’année financière en cours.»

La performance trimestrielle de cette division a légèrement raté la cible de Maher Yaghi, de Desjardins Marchés des capitaux, qui tablait sur un chiffre d’affaires de 72 millions $ ainsi qu’un bénéfice d’exploitation ajusté de 22 millions $.

«Ce secteur continue d’être affecté par une concurrence féroce au chapitre des prix», a écrit l’analyste dans une note envoyée par courriel.

L’incursion de Cogeco dans les solutions informatiques, en 2012, ne s’est pas faite sans heurts pour l’entreprise, qui, confrontée à des géants comme Amazon, Microsoft et Google, est forcée de se repositionner.

En raison de la pression des géants du secteur, le câblodistributeur avait décidé l’an dernier de comptabiliser une perte de valeur de 450 millions $ de sa division des services de technologies d’information et de communication (TIC).

Pour le moment, Cogeco, qui exploite 16 centres d’hébergement de données au Canada aux États-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni, n’a pas l’intention de procéder à d’autres ouvertures, a assuré M. Audet.

Cogeco Communications a affiché un bénéfice net de 71,3 millions $, ou 1,45 $ par action, en recul par rapport à 74,6 millions $, ou 1,52 $ par action, au quatrième trimestre de 2016, ce qui, selon l’entreprise, est attribuable à une hausse des impôts sur le résultat. 

Les revenus ont augmenté de 1,4 % pour atteindre 551,7 millions $.

De son côté, la société mère, Cogeco, a engrangé des profits de 71,1 millions $ au cours du quatrième trimestre, comparativement à 80,7 millions $ lors de la période correspondante de l’exercice 2016.

Télé et radio

Le FM93 largue Gilles Parent

Le divorce entre Gilles Parent et Cogeco a été officiellement prononcé vendredi après-midi. Deux semaines après le dévoilement d’allégations d’inconduite sexuelle dont l’animateur vedette fait l’objet, le propriétaire de la station du chemin Sainte-Foy a indiqué «la fin de son association professionnelle avec Les Productions Gilles Parent et son animateur».

La direction du FM93 a fait savoir que Ève-Marie Lortie, qui a pris la relève de Parent en pleine tourmente, le 19 octobre, serait derrière le micro de l’émission du retour «jusqu’à nouvel ordre».

Pendant une quinzaine de minutes, vendredi, en ouverture de l’émission, Ève-Marie Lortie et les collaborateurs Nicolas Lacroix et Dany Poulin, ont émis leurs commentaires sur le départ de l’animateur, embauché il y a 10 ans.

Avouant avoir accepté l’offre de joindre le FM93 «parce qu’il y avait Gilles», l’animatrice a mentionné qu’elle aurait «aimé sincèrement travailler plus longtemps avec lui» et apprendre de sa longue expérience en radio. «Il a un talent extraordinaire.»

Employés de Production Gilles Parent depuis respectivement 20 et 14 ans, Lacroix et Poulin ont également fait part de leurs états d’âme depuis le départ de leur patron. «Je suis fâché que ça se termine comme ça pour Gilles, mais en même temps je suis triste», a fait savoir le premier, qui a échangé avec son ami de longue date seulement par courriels et textos depuis les événements. «Il m’a appris tout ce que je sais en radio.»

«J’ai juste le goût de pleurer pour l’instant. C’est très personnel, alors je vais en dire le moins possible car tout [risque d’être] suranalysé», a expliqué le commentateur sportif Dany Poulin, alias Dan Pou.

«Il y a un choc pour nous, le choc d’apprendre que ton boss est congédié. […]. Je ne fais pas fi de tout ce qui lui est reproché, mais je ne suis pas prêt à dire ce que je pense de tout ce qui est arrivé.»

Entente «sur la gueule»

Pour l’instant, la direction de Cogeco a «l’intention de continuer avec nous», a expliqué Nicolas Lacroix, ajoutant que seule une entente «sur la gueule» démontrait les intentions de l’employeur.

«Je vais peut-être pour la première fois faire de la vraie radio, sans le parapluie formidable de Gilles Parent, a-t-il poursuivi. «[Avec lui], tu n’étais pas trop inquiet des cotes d’écoute. Ce temps-là est fini.»

Au sondage Numeris du printemps, Le retour de Gilles Parent avait pris la première place dans le créneau des émissions de fin d’après-midi, avec une moyenne au quart d’heure de 21 200 auditeurs, devant Gravel dans le retour, à CHOI Radio X (16 100) et 100% Normandeau, à BLVD (13 300).

Allégations de cinq femmes

Gilles Parent, 57 ans, avait abandonné son émission à la suite des révélations faites au Journal de Québec par cinq femmes ayant travaillé avec lui, dont deux n’ont pas réclamé l’anonymat, Catherine Desbiens et Jessica Normand. L’animatrice à WKND et ancienne collaboratrice au FM93, Catherine Bachand, avait relaté en ondes, le lendemain, comment l’animateur lui avait saisi un sein en studio, en 2005.

Dans la foulée de la suspension de Parent, plusieurs entreprises et commanditaires avaient mis fin aux liens d’affaires avec lui, par crainte d’être éclaboussés par des retombées négatives.

Cogeco a indiqué dans un bref communiqué qu’aucun commentaire ne sera émis.

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«Je n'aurai jamais assez d'une vie pour me faire pardonner»

Gilles Parent a brisé le silence, vendredi, quelques heures après l’annonce de son congédiement par Cogeco Média.

Dans une lettre envoyée aux membres de son équipe immédiate ainsi qu’aux collaborateurs de son émission, l’animateur offre ses «plus sincères et profondes excuses» à ses collègues et ex-collègues, à sa famille et à ses amis. «Je n’aurai jamais assez d’une vie pour me faire pardonner les embarras que j’aurais infligés sans le vouloir à ceux et celles que j’ai bouleversés et déçus», écrit M. Parent dans sa missive.

De plus, l’homme de radio s’excuse directement auprès des personnes qui auraient pu être blessées par ses paroles ou son comportement. «J’ai un immense respect pour les femmes, et c’est avec la plus grande sincérité que je m’adresse à celles que j’aurais pu offenser [...] Si ma conduite à leur égard s’est avérée blessante, je leur demande humblement de m’excuser.» 

«Je ne suis clairement pas un homme parfait, mais je suis loin d’être celui que certains décrivent», ajoute-t-il.

L’animateur dit également réaliser qu’aujourd’hui qu’«une certaine forme de rectitude s’installe, rectitude à laquelle je suis prêt à me conformer».

Enfin, même si son mot d’adieu était d’abord destiné à ses collègues de travail, Gilles Parent a tenu à s’adresser à ses auditeurs et ses auditrices, «vous qui m’avez fait confiance, qui avez été si généreux et courtois envers moi, pendant tant d’années.» 

«Je tiens à vous assurer que je ne me suis jamais servi de la parole comme outil de pouvoir ou de manipulation auprès de mes confrères et consœurs de travail, tout comme je n’ai jamais usé de la parole pour faire régner la crainte autour de moi», affirme l’ex-animateur du FM93.

Gilles Parent termine son message en demandant qu’on respecte son désir de s’éloigner de la scène publique pour se «refaire une santé, prendre le recul nécessaire, et retrouver le calme et la paix d’esprit auprès des miens».  Josée Guimond

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La lettre intégrale envoyée par l'animateur

Je m’exprime aujourd’hui pour réagir à l’annonce de la fin de l’entente que j’avais avec Cogeco Média depuis plus de 10 ans.

J’aimerais d’abord m’adresser à mes collègues, mes ex-collègues, mon entourage, ma famille et mes amis, pour leur offrir mes plus sincères et profondes excuses.

Si par ailleurs mes paroles ou mon comportement ont pu être perçus ou reçus d’une manière blessante ou offensante, j’en suis vivement attristé. Cela n’a jamais été mon intention.

Je réalise aujourd’hui qu’une certaine forme de rectitude s’installe, rectitude à laquelle je suis prêt à me conformer. 

Je ne suis clairement pas un homme parfait, mais je suis loin d’être celui que certains décrivent.

Je n’aurai jamais assez d’une vie pour me faire pardonner les embarras que j’aurais infligés sans le vouloir à ceux et celles que j’ai  bouleversés et déçus.

J’ai un immense respect pour les femmes et c’est avec la plus grande sincérité que je m’adresse à celles que j’aurais pu offenser, malgré toute la considération que je leur porte. Si ma conduite à leur égard s’est avérée blessante, je leur demande humblement de m’excuser.

Les derniers jours ont été particulièrement éprouvants pour ceux et celles qui m’entourent, à commencer par ma femme, que j’adore, et avec qui je partage ma vie depuis plus de 20 ans. Je la remercie de son indulgence, sa patience, son  soutien, sa confiance et  son amour. Le bonheur de ma conjointe compte plus que tout pour moi.

Je suis également conscient que mes trois enfants ont pu vivre cette  tourmente médiatique avec le sentiment que je les ai trahis et je compte bien travailler à ressouder notre complicité naturelle.

Leur amour indéfectible est ce qui me console le plus présentement.

Mes collègues ou ex-collègues ont toujours eu une place privilégiée dans ma carrière et je leur redis toute mon estime.

J’ai la chance d’évoluer dans des médias populaires depuis près de 40 ans. J’y ai vécu des moments d’euphorie et de vrai bonheur, en équipe,  dans le sillon de résultats de performance par moments remarquables. Et ce succès, je le dois à l’auditoire. Au public qui nous donne son assentiment, aux auditeurs et auditrices qui reconnaissaient notre travail, nos efforts  et sont prêts à adhérer à nos idées.

Je sais cependant que rien n’est jamais acquis, et que l’estime et l’intérêt des auditeurs peuvent continuellement basculer d’un côté ou de l’autre. 

Je le réalise plus que jamais aujourd’hui. Et sachez, chers auditeurs et auditrices, que j’avais hâte de m’adresser à vous avec la plus grande sincérité, vous qui m’avez fait confiance, qui avez été si généreux et courtois envers moi, pendant tant d’années. J’attendais impatiemment de pouvoir m’adresser à vous.

Je tiens à vous assurer que je ne me suis jamais servi de la parole comme outil de pouvoir ou de manipulation auprès de mes confrères et consœurs de travail tout comme je n’ai jamais usé de la parole pour faire régner la crainte autour de moi.

Je me sens privilégié de pratiquer mon métier depuis 1978, parmi les miens, dans ma ville de Québec.

J’ai eu l’immense privilège de côtoyer des personnalités lumineuses, des analystes chevronnés, des agents de changement. Ma tribune radiophonique contribue à faire entendre des voix personnelles, des voix sérieuses et éclairantes dans l’espace public. Je reste fier et heureux de participer, à mon humble hauteur, aux débats de société en lien avec l’actualité. Je m’y consacre avec rigueur, avec sérieux et avec plaisir. 

Sachez que je suis profondément atterré, défait et affecté par les évènements récents. 

J’aimerais, enfin, qu’on respecte mon désir de m’éloigner des projecteurs pour me refaire une santé, prendre le recul nécessaire et retrouver le calme et la paix d’esprit auprès des miens.

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Gilles Parent au fil des ans

1985: Coanimateur du Zoo au FM 93,3

1990: Coanimateur de La Jungle à CHIK 98,9

2001: Animateur à CHOI Radio X

2007: Animateur du Retour au FM93

2017: Congédiement du FM93

Cinéma

Kevin Spacey dans la tourmente de révélations de harcèlement sexuel

NEW YORK - Les scandales sexuels continuent de secouer Hollywood: cette fois c’est Kevin Spacey, héros oscarisé de la série «House of Cards», qui s’est excusé pour avoir harcelé un acteur adolescent en 1986 et a révélé du même coup son homosexualité - suscitant de multiples critiques.

Dans une interview diffusée dimanche par Buzzfeed, l’acteur Anthony Rapp, 46 ans aujourd’hui, mais seulement 14 à l’époque, même s’il jouait déjà à Broadway, a raconté comment Kevin Spacey, 26 ans alors, s’était jeté sur lui à la fin d’une soirée dans son appartement de Manhattan. Anthony Rapp a expliqué avoir réussi à s’échapper en se réfugiant dans la salle de bains.

Connu notamment pour son rôle dans «Star Trek: Discovery», Anthony Rapp avait déjà évoqué l’incident en 2001, mais sans révéler l’identité de l’agresseur. Il a expliqué dimanche que le scandale qui a fait chuter le tout-puissant producteur américain Harvey Weinstein l’avait poussé à aller plus loin.

Il faut «essayer de montrer sous un autre jour des décennies d’une attitude rendue possible en raison du silence observé par beaucoup, moi notamment», a-t-il expliqué. «J’ai totalement conscience du moment que nous traversons et j’espère que cela (ses révélations) fera la différence».

«Honnêtement je ne me souviens pas de cet incident, qui remonterait à plus de 30 ans», a réagi pour sa part Kevin Spacey, 58 ans, qui vit entre Londres, New York et Los Angeles.

«Mais si je me suis conduit comme il le dit, je lui dois des excuses les plus sincères, pour ce qui aurait été un comportement en état d’ébriété les plus inappropriés, et je suis désolé des ressentiments qu’il dit avoir eu à supporter toutes ces années».

L’acteur, oscarisé deux fois avec notamment la statuette du meilleur acteur pour «American Beauty» en 1999, a conclu ses excuses par une «révélation».

«J’ai eu dans ma vie des relations avec des hommes comme des femmes. J’ai eu des relations amoureuses avec des hommes tout au long de ma vie, et j’ai choisi désormais de vivre en tant qu’homosexuel», a ajouté Spacey dans son tweet, même si sa sexualité n’était un secret pour personne à Hollywood depuis longtemps. «Je veux gérer cela honnêtement et ouvertement et cela commence par examiner mon propre comportement».

Télé et radio

Sarah-Maude Beauchesne: une année sans romance

À même pas 30 ans, Sarah-Maude Beauchesne a déjà trois romans, un blogue (Les Fourchettes) et plusieurs expériences de scénarisation derrière la cravate. Elle signe aussi L’Académie, une série jeunesse destinée aux abonnés de Club Illico.

L’auteure de Cœur de slush et Lèche-vitrine avait toujours rêvé d’écrire une histoire qui se passerait dans un pensionnat, pour donner vie à ce qu’aurait été son école idéale lorsqu’elle était adolescente. «Une école ouverte, très axée sur l’empowerment féminin et qui donne accès à des cours de développement personnel, de sexualité sans tabou, de barbecue, de mécanique. Une école magique sans magie, bref!» détaille la jeune femme.

Elle-même a fréquenté le Collège Mont-Sacré-Cœur, à Granby. «L’école surplombe la ville, entourée de forêt, de jardins, de citrouilles, d’une piscine. C’est un immense domaine, un endroit utopique», décrit-elle.

L’Académie permet de suivre trois amies qui, éprouvées par leurs amours d’été, font le pacte de vivre une année sans romance, où elles profiteront pleinement de leurs derniers moments au secondaire. Une résolution qui semble sage, mais plutôt irréaliste... «Ça va être le bordel !» assure l’auteure.

Parce que voilà, le pensionnat pour filles, dirigé par une femme de tête (jouée par Pascale Bussières), amorce un projet pilote et accueille pour la première fois des garçons. Ce qui créera nécessairement des remous et des émois. «Pour trouver mes deux personnages principaux masculins, je me suis demandé de quel genre de gars je serais tombée amoureuse au secondaire, indique Sarah-Maude Beauchesne. Ils s’assument, mais ils peuvent aussi être désarmés par leurs émotions. Et il fallait qu’ils fassent du skate. C’était sûr qu’ils allaient porter des Vans et avoir les cheveux longs!»

On suivra Agathe (Léa Roy), la «leader nonchalante», Marie (Juliette Gosselin), la «miss parfaite romantique», et Wendy (Sabrina Bégin Tejeda), «la sage, la vieille âme, celle qui soude le trio de façon plus mature» et qui assume pleinement son homosexualité.

«J’avais envie qu’elles soient authentiques et reflètent les jeunes d’aujourd’hui, qui sont très ouverts. C’était évident qu’il y aurait des orientations sexuelles et des manières différentes de voir l’amour et l’amitié», indique l’auteure.

Vous l’aurez compris, cette «teen drama» nage davantage dans l’émotion que dans l’humour, même si celui-ci n’est pas exclu. Beauchesne, qui a fait ses classes en écrivant pour Le Chalet, a pu compter sur l’aide de plusieurs coscénaristes et amener des idées pour la facture visuelle de L’Académie. «Marie-Claude Blouin, la réalisatrice, sait que j’aime le stylisme, la mode, la colo, alors elle m’a permis de mettre la main à la pâte. J’ai vraiment été privilégiée», note-t-elle.

Puisque la série raconte seulement les quelques semaines qui suivent la rentrée des classes, on peut supposer qu’il y aurait de la place pour une suite…

Les dix épisodes de L’Académie sont disponibles pour les abonnés du Club Illico depuis le 11 octobre.