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Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Les Chefs! - L'impact, ICI Télé à 20h

Avant le début de la 10e saison, on mesure l’impact de la compétition chez les anciens aspirants-chefs.

Chasseurs d'objets: les trésors cachés de nos brocantes, Planète+ à 20h

Trois candidats doivent faire le plus de profit avec des objets trouvés dans les brocantes de France.

Combien vaut cette maison? TVA à 21h

Trois passionnés d’immobilier doivent donner la meilleure estimation de quatre propriétés. Deuxième saison.

Disparue au paradis, Investigation à 21h

Les proches d’une enseignante disparue aux Îles Vierges la croient toujours en vie et amnésique.

Cinéma: Alvin et les Chipmunks, Yoopa à 15h30

Les trois suisses chanteurs aident à relancer la carrière d’un musicien. La chaîne est débrouillée.


Télé et radio

Le couperet tombe sur les radios de Québec

La pandémie n’épargne pas le milieu radiophonique de la capitale. Les stations FM93 et CHOI Radio X ont mis à pied plusieurs employés au cours des derniers jours en raison d’une diminution importante de publicité provoquée par le ralentissement économique.

Au FM93, une douzaine d’employés ont été temporairement relevés de leurs fonctions, mercredi. Parmi eux, les animateurs Pierre «Doc» Mailloux, Josey Arsenault et Dany Poulin. Au total, ce sont 130 personnes au Québec, soit le quart de l’effectif de Cogeco Média, qui ont perdu leur emploi.

La programmation de la station du quartier Saint-Sacrement a été réaménagée, principalement en avant-midi. Ainsi, l’animateur du matin, Stéphan Dupont, prolonge son émission d’une demi-heure. De 10h à 11h, l’antenne relaie l’émission d’Isabelle Maréchal, depuis le 98,5 à Montréal, consacrée à la crise du coronavirus.

L’animatrice Josey Arsenault a indiqué sur sa page Facebook qu’elle sera de retour bientôt sur le Web, avec le Doc Mailloux, dans un nouveau concept baptisé Libres… et sans tabou.

La direction de Cogeco Media n’a pas donné suite vendredi à la demande d’entrevue du Soleil.

Du côté de CHOI Radio X, le couperet est aussi tombé. Là encore, la direction n’a pas retourné nos appels. Dans les circonstances, impossible d’obtenir le nombre exact d’employés touchés par la restructuration. Sur le site de la station, quelques animateurs tels Jean-Christophe «JC» Ouellet (Le Mid) et Yannick Marceau (Marceau le soir) ont annoncé leur départ, nourrissant l’espoir d’un retour rapide.

«Il y a plein de monde qui passe au batte. La vague vient de prendre la plage au complet. On appelle ça un tsunami», a déclaré Vincent «Vince» Cauchon (Le Mid), qui figure au nombre des employés remerciés.

Chez Leclerc Communication, propriété de WKND, le directeur de la programmation, Steven Croatto, indique, dans un échange de courriels, que la grille-horaire de la station a subi quelques modifications, «tout en conservant intacte toute l’équipe d’animation». 

Les seuls changements concernent l’émission Dalair le matin, maintenant en ondes de 6h15 à 10h, et la mise en place d’une nouvelle émission, sur l’heure du midi, La Mise à jour WKND, avec Mathieu Marcotte et Catherine Bachand.

«WKND propose un mélange réconfortant d’actualité et de musique, tout en conservant une attitude positive, et elle continuera à le faire tout au long de la crise», termine Steven Croatto.

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Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi

Effacer l'histoire, Canal D À 22h

Ce qui se serait passé en Italie si certaines idées révolutionnaires ou inventions n’avaient jamais existé.

Samedi

Projet Blue Book, Historia à 20h 

Un astrophysicien découvre qu’il est au centre d’une dangereuse opération de dissimulation, dans l’armée de l’air américaine sur les OVNI.

Dimanche

La Voix, TVA à 19h

Ça s’arrête ici avec la troisième ronde de duels. Chants de bataille et directs sont reportés.

Tout le monde en parle, ICI TÉLÉ à 20h

Invités: Louis-Jean Cormier, Patrice Roy, Patrick Lagacé, Janette Bertrand, Eric La Flèche, Danis Prud'homme et Dr Antoine Delage.

Télé et radio

Du Michel Tremblay sur ICI Première

BLOGUE / Après Mademoiselle Julie, présentée en direct sur ICI Première la semaine dernière, la chaîne renouvelle l'expérience avec Encore une fois, si vous permettez, la pièce de Michel Tremblay, avec Guylaine Tremblay et Henri Chassé, diffusée jeudi à 20h.

ICI Première parle d'un «succès d’écoute sans précédent» pour Mademoiselle Julie, qui devait commencer au Théâtre du Rideau Vert, avec Magalie Lépine-Blondeau et David Boutin dans les rôles principaux. De là l'idée d'enchaîner avec cette pièce de Tremblay, créée chez Duceppe avant de partir en tournée, et mise en scène par Michel Poirier.

Après la présentation, Marc Labrèche s'entretiendra avec les comédiens et le metteur en scène. Rappelons qu'Encore une fois, si vous le permettez est une pièce en cinq tableaux, entre une mère et son fils. L'oeuvre sera disponible en rattrapage dès vendredi sur l'application Radio-Canada OHdio.

Télé et radio

The Voice: les émissions prévues jusqu'à la fin avril déjà tournées

NEW YORK — Le coronavirus ne réussira pas à rendre silencieuse l'émission The Voice à NBC.

John Legend, l'un des quatre coachs du concours de chant, a indiqué que les épisodes qui doivent être diffusés d'ici la fin avril ont déjà été tournés.

«Il n'y avait que trois semaines d'émissions en direct prévues et elles devaient être présentées en mai. Alors qui sait ce que nous ferons? Je ne sais pas si nous pourrons les faire sans public. Je n'ai pas parlé aux producteurs des plans», a-t-il raconté à l'Associated Press dans une entrevue, cette semaine.

«Et je pense que tout le monde y va à l'oreille parce que nous ne savons pas comment sera le monde en mai. Mais si nous pouvons faire ces spectacles en mai, ce sera génial. Possiblement sans public, ce serait compréhensible », a-t-il ajouté.

Le coronavirus a forcé un certain nombre d'annulations et de reports, notamment des remises de prix et des concerts, en plus de la suspension des saisons de la NBA, la MLB et la LNH. Certaines émissions de télévision sont enregistrées sans public, tandis que des animateurs comme Al Roker et Savannah Guthrie de l'émission Today et Jimmy Fallon ont diffusé des segments depuis leur domicile.

La 18e saison de The Voice, diffusée le lundi à 20 h, inclut également la participation de Blake Shelton, Kelly Clarkson et Nick Jonas.

Télé et radio

Séries à voir ou à revoir

Ce ne sont pas les possibilités qui manquent en termes de contenu en ligne. Les équipes des arts de votre coopérative nationale d’information ont sélectionné pour vous des séries à voir et à revoir afin de se changer les idées dans ces moments troubles. Bon visionnement.

1. Stranger Things

Stranger Things a été un tel phénomène sur Netflix qu’il serait étonnant que vous l’ayez manqué. Sauf que… lors de sa sortie, en 2016, vos enfants étaient peut-être trop jeunes pour visionner la série avec vous. S’ils sont maintenant ados, et qu’ils n’ont pas encore craqué pour Eleven et compagnie, l’occasion est belle de plonger à nouveau dans l’univers inquiétant imaginé par les frères Duffer. Ancrée aux années 1980, remplie de référents qui plaisent aux nostalgiques, la série à mi-chemin entre l’horreur et la science-fiction commence avec l’étrange disparition du jeune Will Byers. D’autres mystérieux événements secoueront l’attachante communauté d’Hawkins au fil des épisodes portés par une distribution A1 (Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Winona Ryder, David Harbour). Une précision : la première saison est meilleure que la deuxième, mais la troisième tire son épingle du jeu. La quatrième était annoncée pour 2020. Effet velcro à prévoir auprès de votre jeune, qui ne voudra plus quitter le sofa familial... heureux problème en ces jours de confinement. Karine Tremblay, La Tribune

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Ciné-mollo: Les douze travaux d'Astérix, Télé-Québec

C’est comme Ciné-cadeau, mais au printemps

Perturbateurs endocriniens, Planète + à 20h

Les polluants du quotidien qui dérèglent notre système hormonal et celui de nos enfants.

SAMEDI

Cette année-là, TVA À 20h

Marc Labrèche se souvient de 2005 avec Martin Matte.

DIMANCHE

La voix, TVA à 19h

Deuxième ronde des duels. Profitez-en, c’est l’avant-dernière.

Tout le monde en parle, ICI Télé à 20h

Guy A. Lepage et Dany Turcotte accueillent leurs invités en direct.

Télé et radio

District 31: on arrête tout

CHRONIQUE / Ce n’était qu’une question de jour avant qu’on décide d’annuler les tournages de fictions, en raison du coronavirus. Premières victimes de ces mesures exceptionnelles : les séries District 31 et La faille, et le long métrage Brain Freeze, dont les tournages ont été interrompus mardi matin. Et s’il n’en tient qu’aux neuf associations d’artistes et de professionnels du milieu culturel qui ont imploré le premier ministre d’agir, plus aucun tournage ne devrait avoir lieu, mis à part les émissions d’information.

Comment se conclura la saison de District 31? Quand aura-t-on le fin mot sur la «grossesse» de Nancy Riopelle? Hier matin, la productrice Fabienne Larouche avait toujours espoir que le tournage reprenne aujourd’hui, en prenant les mesures nécessaires. Or, trois acteurs vedettes de la série, Michel Charette, Geneviève Schmidt et Catherine St-Laurent, doivent désormais respecter une période d’isolement de 14 jours après être revenus de voyage, ce qui retarderait trop le tournage. Leurs personnages sont beaucoup trop importants pour qu’on les raye de l’histoire.

Fabienne Larouche est bien consciente que le public très fidèle à la série sera déçu, mais comprend tout à fait les craintes des membres de l’équipe. En fin de journée, elle disait souhaiter que le premier ministre tranche sur la question, de sorte que de telles décisions ne reposent plus sur les épaules des producteurs. À moins d’un revirement, la saison de District 31 se terminera deux semaines plus tôt, une patte en l’air, le 2 avril prochain.

Tel que Charles Lafortune l’anticipait dans ma chronique de lundi, le tournage de La faille a aussi dû être interrompu. «Ce sont les travailleurs qui ont exercé leur droit de refus», m’indique Catherine Escojido, conseillère à la direction de l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son. Selon elle, «le gros bon sens a triomphé», alors que «les gens sentaient que leur santé n’était pas respectée» sur ces plateaux de tournage, bien que les producteurs aient pris de nombreuses précautions. Pour La faille, dont la deuxième saison est tournée en partie à Québec, on devra peut-être retarder sa mise en ligne sur le Club illico. Le tournage de Brain Freeze, long métrage de Julien Knafo mettant en vedette Roy Dupuis, avait pour sa part commencé le 16 février dernier. Sa sortie n’est prévue qu’au printemps 2021.

Parmi les neuf associations qui demandent au premier ministre François Legault d’exiger la fin des tournages de télé, cinéma, nouveaux médias et publicité, figurent l’Union des artistes, l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son, et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma. «Inutile de faire une longue démonstration pour illustrer à quel point les consignes données par la santé publique, particulièrement la distanciation sociale, sont inapplicables sur un plateau de tournage ou en studio, des milieux où la promiscuité fait partie des conditions de travail», plaide le collectif, conscient de la baisse de revenus qu’entraînera une telle décision pour ses membres.

TVA ANNULE SON GALA ARTIS

Le Gala Artis, qui devait se tenir le 10 mai prochain à TVA, n’aura pas lieu non plus. Le diffuseur explique que «mobiliser autant d’employés au cours des prochaines semaines pour créer une telle soirée est tout simplement infaisable.» C’est la première fois en 35 ans d’existence que le gala qui récompense les vedettes préférées du public à la télévision est annulé. «Dans les circonstances, c’est sûrement la meilleure décision à prendre, mais c’est extrêmement crève-cœur pour la merveilleuse équipe qui préparait le gala depuis des mois. Ce n’est que partie remise», a écrit sur Facebook Jean-Philippe Dion, qui devait coanimer la soirée avec Maripier Morin pour une troisième année consécutive. À TVA, on admet que la décision a été difficile à prendre, mais étant donné que 350 employés travaillent à cette production, on ne voulait prendre aucun risque. «Comme il est impossible de prévoir l’évolution de la propagation de la COVID-19, et suivant les recommandations du Gouvernement du Québec, TVA ne peut envisager le regroupement de plus de 1000 personnes dans une salle de spectacle, ou même de reporter l’événement pour cette année», poursuit-on. Un autre gala, celui de Québec Cinéma, est prévu pour le 7 juin prochain, sur ICI Télé.

Loto-Québec a pour sa part annoncé avoir mis sa Poule aux œufs d’or en quarantaine. L’émission du jeudi à 19h30 à TVA fera relâche jusqu’à nouvel ordre «pour limiter les déplacements et par souci de protection des gagnants et de la population», a indiqué la société d’État. On suspend aussi la vente de billets. Les tirages du 19 et du 26 mars seront honorés.

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Un acteur duTrône de fer atteint du coronavirus

L’acteur norvégien Kristofer Hivju, qui incarne Tormund dans la série culte Le trône de fer, a contracté le nouveau coronavirus mais se porte bien, a-t-il annoncé sur Instagram.

Le Scandinave de 41 ans, à la barbe et aux cheveux d’une rousseur flamboyante raconte s’être mis, avec sa famille, en auto-isolement à son domicile. 

«Nous sommes en bonne santé — je n’ai que les symptômes bénins d’un rhume», écrit-il dans un message accompagné d’une photo de lui et de sa femme, Gry Molvaer Hivju, souriante. 

Révélé par la série Le trône de fer où il se distingue par sa force et sa bravoure, l’acteur norvégien a saisi l’occasion pour appeler ses abonnés à respecter les gestes barrières : lavage de mains, maintien d’une distance de 1,5 mètre entre les personnes, respect de la quarantaine... 

«Ensemble, nous pouvons combattre ce virus et éviter une crise dans nos hôpitaux», souligne-t-il.

Télé et radio

Silence on tourne... pour combien de temps?

CHRONIQUE / Nos émissions de variétés se tournent sans public, mais qu’en est-il de nos fictions au temps du coronavirus? L’escouade de Daniel Chiasson finira-t-elle la saison dans District 31? Alors que les Américains ont mis un terme au tournage d’un nombre incalculable de séries, les producteurs d’ici sont aux aguets : pas question de mettre en péril la santé de leurs équipes.

«Ça dépasse la télévision», m’a confié Charles Lafortune, qui était à Québec lundi, sur le plateau de La faille, dont il est un des producteurs chez Pixcom. Le tournage de la deuxième saison, qui se déroule en partie au Château Frontenac, en est à peine à sa sixième journée sur un total de 50. «On va sûrement devoir reporter. Si quelqu’un était malade, on ne peut pas risquer que tout le plateau soit contaminé», affirme le producteur, en contact constant avec les syndicats et le diffuseur, Club illico. Une cinquantaine de personnes oeuvrent sur un tel plateau, en plus de figurants occasionnels.

On le sent bien sûr inquiet lorsqu’il est question de La voix, dont il espère terminer la saison à TVA. Pas de problèmes pour les duels et les chants de bataille, déjà tournés, mais qu’arrivera-t-il lors des directs, qui commencent le dimanche 12 avril? «Nous avons plus de 250 spectateurs en studio», explique l’animateur, conscient qu’il faudra faire les choses autrement. «On devra être très créatifs.»

Fabienne Larouche croise les doigts pour pouvoir terminer le tournage de la présente saison de District 31, auquel il ne reste plus que neuf jours. «On arrive à la fin», explique la productrice, qui ne compte plus les moyens pris sur le plateau pour que l’équipe soit en sécurité : masques, gants de caoutchouc, savon, solution désinfectante, buffet remplacé par des boîtes à lunch, et on enregistre tout à la perche pour éviter la manipulation de micros-cravates. «Nous faisons nettoyer le studio et les loges à l’eau de Javel tous les jours», précise Fabienne Larouche, qui reste attentive aux directives de la Santé publique et ne rejette pas la possibilité de devoir mettre fin au tournage s’il le faut. «La santé est plus importante.»

Habituellement un irritant pour les équipes de création, les effectifs réduits de nos plateaux québécois constituent ici un avantage. Même chose pour la faible présence d’acteurs de 70 ans et plus. Dans le cas de District 31, un seul acteur a dû être remplacé parce qu’il revenait de la Floride. Lui-même en isolement puisqu’il revenait de Paris, l’auteur Luc Dionne a tout simplement changé le personnage. District 31 constitue le seul plateau actif d’Aetios Productions, puisque les tournages de Toute la vie, Clash et Sans rendez-vous ne sont prévus que pour le mois de mai. On devra alors réévaluer la situation, ce qui pourrait retarder la diffusion de plusieurs séries québécoises. Parce qu’on ne peut pas rayer complètement d’un scénario une histoire d’amour qui nécessite des rapprochements à l’écran.

Heureusement, le ministère de la Culture et des Communications a annoncé qu’il dédommagerait les travailleurs autonomes du milieu culturel, durant l’interruption des productions. Une procédure qui ne sera certainement pas simple à appliquer et on devine qu’il pourrait y avoir des délais.

TOUT LE MONDE EN PARLE EN DIRECT

La prochaine émission de Tout le monde en parle sera présentée en direct dimanche sur ICI Télé. La décision s’imposait, étant donné que la situation autour du coronavirus évolue d’heure en heure. L’émission diffusée dimanche, enregistrée trois jours plus tôt, paraissait désuète. Ce n’est la première fois que le diffuseur prend une telle décision, puisque l’émission de Guy A. Lepage et de Dany Turcotte avait été présentée en direct, au lendemain des attentats de Paris en novembre 2015.

On a vu Groupe TVA et Radio-Canada débrouiller leurs chaînes d’information continue et modifier sensiblement leurs programmations. Sur ICI RDI, les émissions Isabelle Richer, Les ex, Les décrypteurs et Les grands reportages sont retirées de l’horaire jusqu’à nouvel ordre. À 17h, En direct avec Patrice Roy est aussi diffusée sur ICI Télé, qui doit écourter l’émission On va se le dire et retirer temporairement Silence, on joue!, dont toutes les émissions de la saison ont déjà été tournées. Chez Québecor, la chaîne jeunesse Yoopa, à laquelle on a ajouté du cinéma en après-midi, est débrouillée à l’intention des écoliers en congé forcé. D’autres chaînes seront débrouillées, dépendant des distributeurs. Plusieurs ont suggéré sur les réseaux sociaux que Radio-Canada rende disponible gratuitement l’Extra d’ICI Tou.tv, en tout ou en partie. Impossible, répond le service des communications, «en raison des droits de diffusion». «ICI Tou.tv offre plus de 3500 heures de contenus accessibles gratuitement. Rappelons également que le premier mois de l’Extra est gratuit lors d’un nouvel abonnement», affirme Marc Pichette, premier directeur des relations publiques et promotion.

Télé et radio

Une série qui dresse un parallèle audacieux avec l’ascension de Trump

NEW YORK — L’écrivain américain Philip Roth n’avait pas Donald Trump en tête lorsqu’il a écrit son roman Le complot contre l’Amérique. Mais en l’adaptant pour la télévision, le scénariste David Simon a fait le lien entre ce dérapage imaginaire des États-Unis vers le fascisme et la victoire électorale surprise du promoteur immobilier new-yorkais.

Créateur de la série monument The Wire, David Simon avait reçu la bénédiction de Philip Roth, décédé en 2018, avant de se lancer à l’assaut de ce sommet de la littérature américaine, publié en 2004.

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COVID-19: les Junos et Écrans canadiens annulés

Deux importants galas canadiens ont été annulés en raison de préoccupations concernant l'épidémie de la COVID-19: les Junos et Écrans canadiens.

La grande fête de la musique canadienne devait avoir lieu à l'amphithéâtre SaskTel Centre de Saskatoon et le gala devait être diffusé en direct sur les ondes de la CBC.

L'Académie canadienne des arts et des sciences de l'enregistrement affirme que la décision avait été prise en consultation avec les autorités du tourisme et de la santé publique de la Saskatchewan.

Certains artistes s'étaient déjà envolés pour Saskatoon afin de participer cette semaine à des événements liés à la remise des prix dimanche.

Avant cette annonce, jeudi, les organisateurs faisaient face à un flot d'appels sur les réseaux sociaux, notamment par des médecins et des politiciens, pour que le rassemblement soit annulé. Said The Whale, un groupe de rock indépendant de Vancouver, avait déjà annulé de manière préventive sa venue au gala, et un promoteur encourageait ses protégés de ne pas y assister.

Encore lundi, les organisateurs des Juno affirmaient qu'ils suivaient de près la situation de la COVID-19. Mais après de nombreuses consultations avec les autorités compétentes, ils avaient déterminé que les risques demeuraient faibles pour le Canada et les voyageurs canadiens.

Le gala des prix Juno a lieu chaque année dans une ville différente, pour y stimuler l'économie et le tourisme. Saskatoon était l'hôtesse du gala pour une deuxième fois, après les Juno de 2007.

Écrans canadiens

L'Académie canadienne du cinéma et de la télévision imite les Junos et annule toutes ses activités prévues à la fin du mois de mars à Toronto, Montréal et Vancouver liées à la Semaine du Canada à l'écran, dont la cérémonie des prix Écrans canadiens.

Le gala devait se dérouler le 29 mars au Meridian Hall, à Toronto. Il devait être diffusé par la CBC.

«Après une évaluation approfondie des événements de la Semaine du Canada à l'écran et du risque potentiel pour les participants, nous pensons que c'est la seule décision responsable à l'heure actuelle», écrit l'Académie dans un communiqué publié jeudi après-midi.

Sans donner plus de précisions, l'organisme dit s'engager «à célébrer les finalistes des prix Écrans canadiens et les lauréats des prix spéciaux».

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Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Sérieux? ICI Explora à 19h30

Marie-Ève Tremblay et Mathieu Pichette parlent d’environnement de manière ludique dans ce nouveau magazine.

Samedi: Belle et Bum, Télé-Québec à 21h

Invités : Luce Dufault, Les Louanges, Yseult, Korine Côté, Elizabeth Blouin-Brathwaite et Diogo Ramos.

Dimanche: La vraie nature, TVA à 21h

Jean-Philippe Dion convie au chalet Marguerite Blais, Julien Lacroix et Eve Landry.

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Mon fils: toujours dans la vérité

CHRONIQUE / Quiconque a vu la dramatique d’Avec un grand A sur la schizophrénie a été marqué par la performance de Mario Saint-Amand. Presque 30 ans plus tard, Antoine L’Écuyer est absolument phénoménal en jeune schizophrène dans la minisérie Mon fils, disponible dès jeudi sur le Club illico.

Je suis sorti bouleversé du visionnement de presse de cette œuvre en six épisodes d’Anne Boyer et de Michel d’Astous, les auteurs de L’heure bleue, réalisée par Mariloup Wolfe avec une formidable sensibilité. L’histoire de ce jeune qui reçoit un diagnostic de schizophrénie, une bombe au sein de sa famille, a tout ce qu’il faut pour nous éveiller sur ce grand tabou dans notre société, pourvu qu’on ne se laisse pas rebuter par le sujet de départ.

Étudiant au niveau collégial, Jacob (Antoine L’Écuyer) n’est ni un délinquant ni un «enfant à problèmes». Il est même doué à l’école, enveloppé par une mère attentive et aimante. Mais la schizophrénie, insidieuse, ne choisit pas ses victimes par leur portefeuille ou leur classe sociale, et peut se présenter sans signes avant-coureurs. Suffit des fois d’une immense peine d’amour, additionnée à un peu d’alcool et de drogue, pour déclencher une psychose. C’est le cas de Jacob, laissé par sa blonde après trois ans de relation, et qui croit engourdir sa peine avec un peu de marijuana.

Mon fils vous paraîtra d’une grande crédibilité d’un bout à l’autre. Ça fera changement de Fugueuse et d’Épidémie, dont les finales ont rivalisé d’invraisemblance en début de semaine. Pour ne pas tomber dans la caricature, Mariloup Wolfe a consulté son propre père, qui est psychiatre, de même que Pierre Lalonde, du département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Mont­réal, spécialisé en schizo­phrénie. Tout devait être vérifié, des manipulations du personnel infirmier jusqu’aux hallucinations, auditives et visuelles, qui auraient facilement pu paraître burlesques. Quand Jacob voit apparaître un loup dans sa chambre, c’est d’un réalisme saisissant.

À ce titre, Antoine L’Écuyer ne donne jamais dans l’excès. Lorsqu’il vit une crise, on y croit, et on a mal pour lui, comme pour sa mère, en totale détresse. «Qu’est-ce qui m’arrive, maman?» lui demande-t-il en plein délire, dans une scène bouleversante. Élise Guilbault, qui joue dans la quatrième série de ce duo d’auteurs après Jeux de société, 2 frères et Yamaska, vous arrachera les larmes dans le rôle de cette mère pourtant forte et brillante, qui évolue dans un monde d’hommes comme chef de chantier. D’abord dans le déni, elle ne peut imaginer que son fils puisse sombrer dans la maladie mentale, lui à qui tout réussit. Émilie Bierre joue sa fille Laurence, toujours avec autant de justesse, et Patrice Godin, son ex et père des enfants, de retour d’un séjour de deux ans à San Diego. Un duo déjà père-fille dans la série Jenny sur Unis TV.

Luc Senay incarne avec beaucoup de sensibilité le psychiatre de Jacob. La bienveillance dans la fermeté. L’homme rappelle chaque fois que le fils, majeur, doit être témoin des conversations avec sa mère et lui, parce qu’elles le concernent. À noter, la présence de René Richard Cyr en co-chambreur de Jacob au centre psychiatrique, recréé dans une aile vacante de l’Hôtel Dieu à Montréal. «Y’a des micros partout ici. Pis lui, c’est un espion», lui lance ce patient schizophrène lui aussi, en guise d’accueil. Et Dominique Pétin, qu’on voit beaucoup trop rarement, joue l’amie de la famille et marraine de Jacob, une femme sans malice, mais aussi sans filtre.

Mon fils est une histoire fermée qui s’arrête au bout des six épisodes. Pas d’intrigue secondaire, on reste centré sur Jacob et sa famille. Un sujet sensible, dur, que les auteurs souhaitaient exorciser, eux qui sont aussi parents, et qu’ils parviennent à transmettre avec beaucoup de doigté et d’intelligence.

FIN DE L’HEURE BLEUE EN DÉCEMBRE

Signée aussi par Anne Boyer et Michel d’Astous, l’excellente série annuelle L’heure bleue s’arrêtera en décembre prochain à TVA. Voilà une œuvre qui ne faisait pas l’unanimité à ses débuts à l’hiver 2017, et qui a su convaincre des adeptes en cours de route. Mardi dernier, la scène de rédemption où Anne-­Sophie et Bernard (Céline Bonnier et Benoît Gouin) accueillaient Xavier (Rémi Goulet), qui a tué accidentellement leur fils, était puissante et faisait du bien, tant à nous qu’aux personnages. Même si on en prendrait encore, on sent que les auteurs adoucissent peu à peu tous les démons qui assaillent leurs personnages depuis le terrible drame, et commencent à boucler leurs intrigues. Mais qui sait quel coup bas nous prépare encore Véronique (Pascale Bussières), en qui Raphaël (Jean-Philippe Perras) ne devrait surtout plus faire confiance? Et suis-je le seul à anticiper que Thomas (Alex Godbout), soudainement père exemplaire, puisse commettre un geste grave?

Télé et radio

Coronavirus: Jeopardy! et Wheel of Fortune seront enregistrées sans public

LOS ANGELES — Afin de lutter contre le coronavirus, les émissions Jeopardy! et Wheel of Fortune seront enregistrées sans public en studio.

Une source bien informée a déclaré lundi à l’Associated Press que la décision a été prise par prudence, étant donnée la propagation du coronavirus dans des régions des États-Unis et à l’étranger. La source s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat. 

Les populaires jeux télévisés sont les plus récents à avoir pris ce type de décision en raison de la maladie, aussi connue sous le nom COVID-19. 

La semaine dernière, CBS a annoncé qu’elle suspendait la production de The Amazing Race en réaction au virus. 

Les émissions étant enregistrées des mois à l’avance, les ambiances moins bruyantes ne seront pas immédiatement remarquées par les téléspectateurs. 

Les deux émissions sont tournées dans un studio de Culver City, en Californie. 

Pour la plupart des gens, le nouveau coronavirus ne provoque que des symptômes légers ou modérés, tels que fièvre et toux.  

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: C'est juste de la TV, ICI ARTV à 21h

Il est question des Zapettes d’or, de C’est comme ça que je t’aime et de la série documentaire En fugue.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

France Beaudoin reçoit Jean-Sébastien Girard.

Dimanche: La Voix, TVA à 19h

Charles Lafortune nous convie aux dernières auditions à l’aveugle.

Télé et radio

C’est comme ça que je t’aime: carabines et crème de menthe

CHRONIQUE / Imaginez Sainte-Foy en 1974. Deux couples mènent une vie paisible, en apparence, mais dissimulent sans même le savoir une forte envie de commettre des crimes, et de devenir les criminels les plus célèbres de l’histoire du crime organisé dans la grande région de Québec. Rien de moins.

C’est comme ça que je t’aime, la nouvelle série écrite par François Létourneau et réalisée par Jean-François Rivard, disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv à partir de vendredi, est un OVNI dont notre télé hivernale avait bien besoin. Après Les invincibles et Série noire, Létourneau signe seul cette histoire intrigante à souhait, à l’humour grinçant, qui jette un regard parfois bienveillant mais non moins critique sur le Québec de cette époque. Le titre de la série est emprunté au succès de Myke Brant de 1974, que vous entendrez à chaque épisode.

Lorsqu’on fait leur connaissance, les deux couples sont tout sauf heureux. Même que leur existence ne s’en va nulle part. Alors que Serge et Micheline (Patrice Robitaille et Karine Gonthier-Hyndman) n’ont plus de rapports sexuels depuis belle lurette, Huguette (Marilyn Castonguay) semble trouver sa vie d’une infinie platitude. Seul Gaétan (François Létourneau) donne l’apparence d’un peu de bonheur et de beaucoup de naïveté; il compte sur les trois semaines de camp de vacances des enfants pour sauver son couple du naufrage. Disons qu’il s’y prend de la pire façon.

Camper l’histoire en 1974 a certainement représenté tout un défi pour le réalisateur Jean-François Rivard, qui ne voulait surtout pas que ça ressemble à un sketch. Pas de perruques, que de vrais cheveux — d’autres s’y sont essayés et s’en sont mordus les doigts! Plutôt que d’ajouter des éléments numériques, on a plutôt effacé les anachronismes gênants comme les panneaux d’arrêt, les bornes-fontaines, des boîtes aux lettres de l’époque, différents d’aujourd’hui. Lui-même amateur de films noirs et fanatique des années 70, Rivard avait de quoi s’amuser au tournage; il signe assurément sa meilleure réalisation.

Même si très peu de scènes ont été tournées à Sainte-Foy, les références au Québec de l’époque sont juste assez nombreuses pour combler ceux qui s’en souviennent. De l’ancienne plage de l’anse au Foulon («ça a l’air que c’est rendu plein de marde!») à la Superfrancofête et au dîner du Marie-Antoinette. Ancien militaire de Valcartier, Serge est un amateur d’armes, dont il possède quelques spécimens dans son sous-sol, à une époque où on pouvait se procurer une carabine sans souci. Comme dans un documentaire, le personnage fictif de Marcel Sévigny, journaliste retraité du Soleil, de même que des témoins de l’époque, se souviennent à la caméra des crimes de ces deux couples, comme une page peu glorieuse de l’histoire criminelle de Québec.

La fiction fait plusieurs clins d’œil à la réalité, notamment avec l’apparition surprise de Dino Bravo (Jimmy Paquet), en référence au véritable lutteur. Et puis, il y a ce livre bien réel intitulé The Joy of Sex, que Serge décrit comme «un livre de recettes sur l’art d’aimer», et qui passera entre plusieurs mains. Ça m’a fait penser au bouquin Le couple et l’amour, qui trônait dans les bibliothèques de bien des Québécois dans les années 70.

Pour François Létourneau, cette série est une synthèse des Invincibles et de Série noire. Il y a quelque chose qui relève de la bande dessinée dans l’œuvre de Létourneau, un univers décalé, et même un côté «Voisins», avec ses phrases creuses de barbecue, de piscine hors terre et de crème de menthe. Mais là s’arrête la comparaison : la suite est sanglante.

Chose certaine, c’est parfaitement réussi. Si tous les acteurs sont bons, Marilyn Castonguay est particulièrement efficace dans le rôle de cette femme au foyer qui s’émancipe de la façon la plus spectaculaire qui soit. L’œil du tigre, rien de moins. (Vous comprendrez.)

Aussi dans la distribution : Sophie Desmarais, en mystérieuse employée de Serge, Patrick Drolet en prêtre moderne qui se fait appeler par son prénom, Rémi-Pierre Paquin en syndicaliste, René Richard Cyr en criminel, et Chantal Fontaine, méconnaissable paraît-il. Dix épisodes de 43 minutes que vous pourrez dévorer d’un coup sur l’Extra d’ICI Tou.tv, avant qu’ils atterrissent sur ICI Télé un de ces jours.

Télé et radio

Fugueuse de la vraie vie

CHRONIQUE / Le public a été bouleversé par la première saison de Fugueuse à l’hiver 2018. Mais la réalité, aussi dure à croire que la conversion de Fanny en agent Couture, risque de vous ébranler encore plus. En ligne depuis lundi sur le Club illico, la série documentaire En fugue, des producteurs de Fugueuse, se présente comme une grande enquête pour retrouver la trace de trois véritables fugueuses, à la façon d’un suspense tout ce qu’il y a de plus efficace.

Des 6000 fugues rapportées au Québec chaque année, le tiers concerne l’exploitation sexuelle. Les filles recrutées ont souvent 14 ou 15 ans, une horreur quand on y pense. Dans le premier épisode, on rencontre Paula, qui n’a pas revu sa fille Natacha (prénom fictif) depuis sa dernière fugue en octobre 2018. Avant, elle a disparu des dizaines de fois, en plus de séjourner à l’hôpital psychiatrique pour un diagnostic de psychose. On imagine l’enfer pour la fille, mais aussi pour la mère, morte d’inquiétude. On a le cœur serré en constatant la détresse de cette femme, qui ne veut que retrouver sa fille telle qu’elle était avant de rencontrer son proxénète, belle et enjouée.

Pour mener l’enquête, le réalisateur André St-Pierre suit Maylissa Luby, ancienne fugueuse convertie en intervenante sociale, et Martine Laurier, enquêteuse retraitée du Service de police de la Ville de Montréal. Sur un chemin semé d’embûches, les deux femmes, très attachantes, solliciteront bien sûr l’aide de dizaines de personnes. Notamment de Paul Laurier, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et pdg de Vigiteck, société spécialisée en informatique judiciaire, capable de scruter les conversations par textos. Vous souvenez-vous de ICQ? M. Laurier espionne aussi ce réseau de clavardage, qui servait beaucoup dans les débuts d’Internet et qui existe toujours, utilisé aujourd’hui par les réseaux de prostitution juvénile.

Martine Laurier ne recule devant rien pour trouver Natacha, allant jusqu’à frapper à la porte des bars de danseuses des Laurentides, où la jeune femme aurait travaillé très brièvement. Ou celle d’une maison de chambres, où une dame se souvient l’avoir vue. À travers ses recherches, Maylissa Luby raconte sa propre histoire, des abus qu’elle a subis durant sa jeunesse. Aujourd’hui, elle est parvenue à fonder une famille qui semble baigner dans l’harmonie. Parce qu’une issue heureuse est possible. Si Fanny s’était convertie en travailleuse sociale comme l’a fait Maylissa, probablement qu’on y aurait cru davantage.

La série donne une bonne idée de l’ampleur de la tâche pour retrouver des jeunes filles, qui redoublent d’ingéniosité pour ne laisser aucune trace, envoûtées par leurs proxénètes et souvent lourdement intoxiquées. Les notes d’espoir sont hélas bien rares, à l’image de la réalité.

DÉSOLÉ, AGENT COUTURE

Pour revenir à Fugueuse, je reste à l’écoute pour savoir jusqu’à quel point on tirera encore sur l’élastique de la vraisemblance. L’épisode de lundi était particulièrement décousu et insensé. La scène où la pauvre Alex (Robin L’Houmeau) était apeurée par des chiens méchants était risible. Celle d’auto-défense de Fanny (Ludivine Reding), pardon, agent Couture, contre Damien (Jean-François Ruel) l’était tout autant. La scène d’avant, il venait de la plaquer sur le mur et de l’embrasser de force. À n’y rien comprendre.

Il fallait être bien naïf pour croire qu’une policière aussi incompétente reçoive les félicitations de sa patronne et se rende aussi loin dans une enquête sans se faire démasquer. Ça ne prend pas de diplôme en psychologie pour comprendre qu’une ancienne fugueuse qui a été exploitée sexuellement risque de rechuter. Mais plutôt que de la voir bêtement fondre devant son ancien proxénète, j’aurais voulu voir Fanny se tenir debout, pour envoyer un signal clair qu’une victime peut s’en sortir. «C’est de la stratégie», aurait dit un concurrent d’Occupation double?

Toute l’intrigue autour du personnage de Daisie (Jemmy Echaquan Dubé) a été mal intégrée au reste de l’histoire. Certaines répliques semblaient provenir d’une équipe d’auteurs qui ne s’étaient pas consultés, comme lorsque Daisie a lancé «toé, tes totons pis ton pénis!» à Alex, en processus de changement de sexe, un sujet abordé bien maladroitement. Jusqu’à maintenant, cette deuxième saison a rallié en moyenne un nombre impressionnant de 1757 000 fidèles à TVA, ce qui est certainement au-delà des attentes du diffuseur. Ne reste qu’un seul épisode à l’agent Couture pour en finir avec Damien.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Les décrypteurs, ICI RDI à 20h

L’équipe d’Alexis De Lancer tente de savoir si les écrans prennent trop de place dans nos vies.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec à 20h

Marc Labrèche revisite 1965 avec Shirley Théroux, notamment par la mode. En parodie, Sophie Durocher.

Dimanche: Découverte, ICI Télé à 18h30

L’entraînement qu’ont dû suivre l’astronaute David Saint-Jacques et ses collègues de l’expédition 58.

Télé et radio

La belle vie avec Go-Van: la série zéro stress

CHRONIQUE / Je suis zen. Bon, ça va durer cinq minutes, mais c’est toujours bien ça de gagné. Pourquoi cette zénitude soudaine? Parce que je viens de regarder trois épisodes de La belle vie avec Go-Van, qui commence jeudi à 20h sur Unis TV. Adieu stress et contraintes, bonjour la liberté.

Je vais me contenir un peu, parce que je suis d’un enthousiasme débordant, moi qui n’ai pourtant aucun talent pour le camping. Mais voir ces gens qui abandonnent tout pour refaire leur vie loin du tumulte des grandes villes donne des ailes. Pas des granos bizarres, des weirdos semblant sortis tout droit d’une secte, dont la béatitude finit par irriter; plutôt du monde ordinaire qui aime la vie, dont vous envierez le lâcher-prise.

À commencer par celui qui porte la série de 13 demi-heures, Julien Roussin Côté, qui a lui-même vendu son condo dans Rosemont il y a six ans pour partir dans sa maison roulante. Un jeune entrepreneur dynamique, qui a juste envie de profiter de la vie sans consommer à outrance. Go-Van, c’est sa plateforme qui sert de point de rencontre à ceux qu’on appelle les vanlifers, qui ont adopté ce mode de vie. Dans La belle vie, Julien va à la rencontre de gens qui ont tout quitté pour repartir de presque zéro. Ça donne une série réjouissante d’Émilie Ricard Harvey et Ariane Moisan, aussi disponible en ligne.

Premier arrêt chez Francis et Marie, qui vivent dans une habitation en matériaux recyclés, construite en partie sous terre, avec leur fille de six ans dans Chaudière-Appalaches. C’est rudimentaire, mais autosuffisant, sans nuire à l’environnement. Pas de facture d’Hydro, les panneaux solaires font le travail. L’eau de pluie fera aussi l’affaire pour toute la consommation du foyer. Et vous savez quoi? Ça ne ressemble en rien à la petite maison dans la prairie, c’est même très attrayant. Quand on voit toute l’ingéniosité dont ces gens sont capables, on ne peut que dire : «respect».

Le cas de Jeremy et An est particulier : le couple d’hommes vit dans un véritable village gai en pleine forêt, dont la population se résume à sept habitants, à Snow Lake dans la vallée d’Annapolis en Nouvelle-Écosse. Une mini communauté qui s’entraide, prend les décisions par consensus, partage chaque semaine un repas, s’engueule parfois. 

«Mais c’est moins pire que des copropriétés de condos», dit l’un d’entre eux. Encore là, on est loin de l’image d’ermite qui ne veut voir personne, c’est tout le contraire. La débrouillardise est au rendez-vous.

Dominick Ménard, qui a fait tous les métiers dont celui de mannequin et entretient une passion pour le vélo de montagne, a opté pour une vie de nomade, comme Julien. Avant de mourir d’un cancer généralisé, sa marraine Rita l’a convaincu d’écouter ses rêves et d’acheter sa van, ce qu’il a fait il y a trois ans. Une question qu’il se fait souvent poser : comment tu gagnes ta vie? D’abord, le train de vie dans une van entraîne beaucoup moins de coûts. Puis, le mot-clic #domatoutfaire sur les réseaux sociaux lui permet d’enchaîner les «jobines» sans problèmes. On verra aussi comment Jacob a converti un bus scolaire en maison et studio de son, baptisé le Mixbus, qu’il habite avec sa conjointe Isabelle. Encore là : débrouillardise 101.

L’enrobage musical de Clay and Friends rend l’ensemble dynamique, moderne, tout à fait 2020. La série est extrêmement bien réalisée, les images sont superbes et accrochent l’œil autant que l’esprit. Le procédé, si efficace, rappelle qu’on peut se laisser emporter par le tourbillon professionnel. Vous savez, cette impression de passer parfois à côté de la vie? Je ne serais même pas étonné que la série donne à certains le petit coup de pied qui leur manquait pour tout quitter et partir. Parce que ces gens-là ont choisi de ne pas se laisser atteindre par toute forme d’anxiété, de panique. Mais s’il fallait qu’ils manquent d’eau? Et voilà que je recommence à m’énerver.

Télé et radio

Intimidation: tout finit par se savoir

CHRONIQUE / «Votre femme vous a trompé.» «Votre fille se prostitue.» «Je connais vos nombreuses liaisons.» Lorsqu’elle apparaît, ce n’est jamais pour vous donner de bonnes nouvelles. Ce qui déstabilise, c’est qu’elle connaît tout de vous, de vos proches, des choses que vous ignoriez vous-mêmes. Et après son passage, tout fout le camp.

Voilà le point de départ d’Intimidation, version française de The Stranger, série britannique troublante, mais qui rend accro, dont les huit épisodes sont disponibles sur Netflix depuis la fin janvier. Après Sécurité, le romancier américain Harlan Coben, réputé pour ce que les Anglais appellent des page-turner, porte ainsi à l’écran son polar publié en 2015, et c’est réussi.

Adam Price (Richard Armitage) est un père de famille tout ce qu’il y a de plus normal. Bien marié, deux garçons, dans une banlieue cossue, sans histoire... jusqu’à ce qu’une mystérieuse femme (Hannah John-Kamen) aux yeux perçants, une casquette vissée sur la tête, fasse irruption dans sa vie et jette tout par terre. Bouleversé d’apprendre que sa femme n’est pas du tout celle qu’il croyait, Price veut tout savoir d’elle, de ce qu’elle lui a caché si longtemps. Il en fait une obsession, scrute chaque détail la concernant, en tentant de protéger son image auprès de leurs deux fils adolescents.

Entre en scène la détective Johanna Griffin, au bord de la retraite et en pleine séparation, qui enquête sur la découverte du corps sans tête d’un alpaga. Les deux histoires finiront bien sûr par se croiser. Dans ce rôle, Siobhan Finneran, celle qui jouait O’Brien, la méchante femme de chambre dans Downton Abbey, qui déposait un savon au pied du lit de Lady Cora pour la faire tomber. Griffin use de méthodes parfois directes pour faire parler ses suspects, peu importe leur âge.

Chacune des apparitions de la mystérieuse étrangère donne froid dans le dos; les réactions de ses «victimes» valent 100 000 livres sterling. Transposée chez les Britanniques, Intimidation a tout ce qu’il faut pour vous accrocher : le flegme des personnages les rend encore plus mystérieux, l’histoire est extrêmement prenante, et on peut difficilement laisser rouler le générique sans regarder l’épisode suivant. Le «boss du thriller» a confié à Variety qu’il ne signerait une deuxième saison qu’à la condition qu’il trouve un bon filon.

«LES CHEFS!»: RETOUR SUR LE PASSÉ

Alors qu’on tournait hier la finale des Chefs!, on annonçait la diffusion d’une émission spéciale pour lancer cette 10saison, le lundi 30 mars à 20h sur ICI Télé : Les chefs! — l’impact donnera la mesure du rayonnement et de l’influence de la compétition culinaire depuis son entrée en ondes à l’été 2010. Nous y reverrons bien sûr des candidats des neuf saisons. Élyse Marquis et Daniel Vézina présenteront dès la semaine suivante les 13 nouveaux aspirants-chefs, en compagnie des juges Jean-Luc Boulay, Pasquale Vari et Normand Laprise.

DE LA «VOIX JUNIOR» À «THE VOICE» EN FRANCE

En 2016, Marie-Mai la recrutait dans son équipe à La voix junior; samedi dernier, au tour de Lara Fabian d’en faire autant à The Voice en France. À sa participation aux auditions à l’aveugle sur TF1, Maxyme Bouchard, de Bromont en Estrie, a vu trois coachs se retourner, charmés par son interprétation de 7 Rings d’Ariana Grande : Lara, Pascal Obispo et au tout dernier instant, Amel Bent. Âgée maintenant de 17 ans, Maxyme en avait 14 au moment de La voix junior et s’était rendue à l’étape des duels. À TVA, La voix a rallié dimanche 1929 000 téléspectateurs, témoins du retour-surprise de Suzie Villeneuve. Sur ICI Télé, Tout le monde en parle a été vue par 843 000 fidèles.

Télé et radio

Anne Dorval de retour dans Léo

Bonne nouvelle : il y aura bel et bien une troisième saison de Léo, la décapante comédie télé de Fabien Cloutier, et Anne Dorval y reprendra son rôle de mairesse et truculente coiffeuse Jessica. La talentueuse actrice a confirmé en entrevue au Soleil que le tournage débuterait à la fin du printemps, début de l’été.

Anne Dorval a dû faire l’impasse sur la deuxième saison, actuellement en ondes à TVA, pour prendre soin de sa mère malade. «J’avais besoin de prendre une petite pause et j’avais aussi des conflits d’horaire. C’était compliqué.»

Télé et radio

Friends de retour pour un épisode sur HBO Max 

LOS ANGELES — Les fans de la série Friends attendaient depuis des mois un signe confirmant les rumeurs d’un retour sur les écrans de la célèbre bande de copains new-yorkais : il est venu vendredi des acteurs eux-mêmes sur les réseaux sociaux.

« It’s happening… » (« Ça va se faire… ») ont publié de concert sur leurs comptes Instagram respectifs, avec une photo collective de la grande époque, Jennifer Aniston, Courteney Cox, Lisa Kudrow, Matthew Perry, Matt LeBlanc et David Schwimmer.

« Fans de Friends, c’est officiel ! », a confirmé dans le même temps dans un communiqué la plateforme de streaming HBO Max, qui proposera un épisode spécial de la série culte à l’occasion de son lancement en mai.   

« Après 15 ans, neuf mois et un nombre incalculable de demandes de fans à travers la planète […] la distribution de Friends se reformera en exclusivité » pour la nouvelle plateforme, propriété de WarnerMedia (groupe AT&T).

Pour 425 millions de dollars sur cinq ans, ce dernier a ravi les droits des 236 épisodes de Friends (1994-2004) afin d’en faire l’un de ses produits d’appel, la série ayant été en 2018 le plus regardée sur Netflix, selon le cabinet Nielsen.

Les retrouvailles, quinze ans après, entre Ross, Monica, Chandler, Phoebe, Joey et Rachel, nous replongerons « à une époque où les amis – et les téléspectateurs – se rassemblaient en temps réel et nous pensons que cet épisode spécial fera revivre cet esprit », dit dans le communiqué un responsable de HBO Max, Kevin Reilly.

Selon le site spécialisé Variety, qui cite des sources proches du dossier, chaque acteur touchera au moins 2,5 millions de dollars pour sa participation à ce seul épisode.

Il sera tourné, a fait savoir HBO Max, dans les studios Warner Bros originels de la série, à Burbank, près d’Hollywood.

Télé et radio

Stéphan Dupont: la voix du peuple

Depuis une quinzaine d’années, sa voix éraillée fait partie du paysage radiophonique de Québec. Raconteur hors pair, l’animateur Stéphan Dupont a migré d’une station à l’autre, entraînant à sa suite ses fidèles auditeurs qui ne jurent que par son style terre-à-terre et peu vindicatif. Bienvenue dans l’univers d’un gars du peuple qui ne se prend pas au sérieux un instant.

Stéphan Dupont est un cas à part dans le paysage radiophonique de Québec. Son fonds de commerce ne repose pas sur l’actualité. Il avoue ne jamais lire les journaux. Il n’a pas le ton agressif qui a fait la réputation des animateurs de la capitale. Il jase. Tout simplement. De sa vie et de celle des autres. La recette semble fonctionner puisque le FM93 s’est empressé d’en faire à prix d’or son animateur matinal, pour les cinq prochaines années, après son départ houleux en décembre de la station Énergie.

La recette de son succès vient certainement de cette proximité qu’il a su établir avec son auditoire. Le bonhomme est à l’aise avec le monde, ça se voit tout de suite lorsqu’on se retrouve en tête-en-tête avec lui.

«Je pense que les gens se retrouvent dans ma façon de parler, de voir les choses. Je suis pareil avec le monde que derrière un micro, explique-t-il, attablé en avant-midi dans un restaurant du boulevard Laurier, casquette noire des Yankees sur la tête. Je n’ai pas un haut niveau de scolarisation. J’ai une vie des plus normales. Je suis un gars ordinaire.»

Une demi-heure auparavant, il avait quitté le studio du quartier Saint-Sacrement où il venait de livrer son émission quotidienne, en compagnie de ses collaborateurs Raynald Cloutier, Pierre Blais et Pascale Caron-Vézina qui l’ont suivi dans sa nouvelle aventure. Fidèle à son habitude, l’animateur s’était amusé pendant trois heures et demie à raconter des histoires de vie, de son match de hockey de la veille, de son prochain voyage de moto en Pennsylvanie, de son dernier party avec ses chums. Avec une anecdote, le bonhomme peut faire du chemin.

Public «adulescent»

«C’est quelqu’un qui ne se prend vraiment pas au sérieux, souligne le directeur général du FM93, Pierre Martineau. C’est un raconteur hors norme sur des trucs qui arrivent dans sa vie et celles de monsieur et madame Tout-le-Monde. Souvent, avec un tout petit détail, il va être capable de faire un quart d’heure intéressant.» 

Pour l’ancien patron du 93 et analyste du monde radiophonique, Claude Thibodeau, l’animateur a su gagner à sa cause le public «adulescent» à la recherche de légèreté. «Sa philosophie est de ne pas aller dans la vulgarité. Il a baissé la barre jusqu’à la trivialité. Il lit des avis de décès en ondes. Tu ne peux pas être plus “gars d’à côté”.»

L’animateur de 51 ans se plaît à cultiver cette proximité avec le public. Il y a deux ans, à la suite d’un concours, il a accueilli une centaine d’auditeurs pour un party hot-dogs, dans la cour de sa résidence du quartier Pintendre, à Lévis. Il s’envolera bientôt pour le Sud avec une centaine d’autres. «Chacun paye son billet et son hôtel. C’est une crowd extraordinaire.»

Souper de gars

S’il est proche de son public, Stéphan Dupont l’est davantage de sa bande de vieux chums, dont Banane qu’il connaît depuis l’enfance. «On se fait des soupers trois quatre fois par année, pis là, on mémère dans le dos du monde. Ça garde connecté, ces affaires-là.»

Ses anecdotes, livrées en long et en large, s’inspirent souvent de ces rencontres. Et aussi de ses propres expériences. «Je raconte à ma façon ce que les gens me disent sur leur quotidien. Je ne peux pas parler juste de mes passions, sinon on parlerait tout le temps de sport. J’aime aussi la politique, mais je sais que les gens sont tannés d’en entendre parler. Il faut que je vive moi-même des affaires. Je sors beaucoup, je vais au restaurant.» Sa matière première, il la trouve aussi aux États-Unis où il se rend à l’occasion pour assister à des matchs de football et des shows de musique.

Fini le «chialage»

Adolescent, à la polyvalente de Lévis où il figure au mur des célébrités, Stéphan Dupont ne se destinait nullement au monde des médias. Peu porté sur la musique rock, la radio étudiante ne l’intéresse pas. Ce qui n’empêche pas sa voix de résonner régulièrement entre les murs de l’établissement. «J’étais publiciste pour le conseil étudiant. Tous les jeudis, c’est moi qui faisais les messages à l’intercom pour les élèves. Je m’occupais aussi des présentations à l’auditorium.»

Lorsque vient le temps de s’inscrire au cégep, il opte pour une technique en loisirs à Rivière-du-Loup. Il découvre rapidement que les études et lui ne font pas bon ménage. En revanche, son entregent et son aisance avec le public lui font croire qu’il a un avenir dans la vente. Il fait ses classes dans une quincaillerie, puis dans un magasin de planchers de bois franc.

Sa première expérience derrière un micro a lieu à la station CHEQ de Sainte-Marie, en Beauce, où il est lecteur des nouvelles sportives, avant d’être promu animateur de l’émission du retour. Un patron de l’époque, Mario Paquin, nommé à CFOM, le recrute. On le retrouvera ensuite à CKNU, à CHOI Radio X, puis à NRJ (ex-Énergie).

Mais son style tranche alors avec celui d’aujourd’hui. «Au début, j’imitais André [Arthur]. À CHOI, c’était du chialage. Je chialais sur toute, toute, toute.» C’est une époque où, avoue-t-il, il «foirait beaucoup». Il lui arrivait d’arriver à la station pour l’émission du midi sans avoir fermé l’œil de la nuit. 

De fil en aiguille, il s’est rendu compte qu’il valait peut-être mieux adopter une autre approche, d’autant plus que les animateurs controversés commençaient à être nombreux sur les ondes. Le «chialage» a laissé place à un style plus léger où il parle de tout et de rien. Sa «mémoire incroyable» lui est d’un précieux secours. 

Pas un congédiement

Son départ en catastrophe de la station Énergie, en décembre, a créé une petite onde de choc chez ses auditeurs. Une rumeur a relié l’événement à une prise de bec en ondes avec l’analyste de RDS, Marc Denis, au sujet de l’utilisation du gardien du Canadien Carey Price. «Rien à voir», soutient l’animateur dont le contrat de cinq ans avec la station de place D’Youville arrivait à échéance le 31 décembre.

«Je voyais bien qu’on était pour se séparer. J’ai avisé Bell [propriétaire d’Énergie] le vendredi avant la chicane. Je n’étais pas d’accord avec leur façon de négocier. Ce n’était pas une question d’argent, même qu’avec leur quatrième proposition, j’aurais gagné plus que ce que je gagne là.

«Je les ai avisés que c’était terminé, poursuit-il, mais je voulais rester en ondes le plus longtemps possible. J’avais plusieurs propositions. Je savais que le 93 était intéressé depuis très longtemps. Je n’étais pas choqué ou rien. Je n’ai jamais été congédié, ce n’est jamais de même que ça s’est passé.» 

Au final, cette tempête dans un verre d’eau l’aura «beaucoup avantagé». Son agent Patrice Demers (l’ancien directeur général de CHOI Radio X) a envoyé une mise en demeure à la station Énergie, dont le mutisme ouvrait la porte aux rumeurs et portait atteinte à sa réputation. «Ils ont finalement proposé un règlement. Ils ne voulaient pas de chicane. Ils m’ont dit : “t’es libre comme l’air”. On a appelé Cogeco [propriétaire du FM93] la journée même.» 

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Ouvrez les guillemets, ICI Télé à 21h

François Morency accueille Michel Charette et Yvan Ponton.

Samedi: Belle et Bum, Télé-Québec à 21h 

On célèbre la 400e émission avec Marc Labrèche, Quartom, KNLO, Flèche Love, Stéphane Tétreault et Barnev Valsaint.

Dimanche: La vraie nature, TVA À 21h15

Jean-Philippe Dion réunit au chalet Hélène Bourgeois Leclerc, Mélissa Bédard et Alain Choquette.

Télé et radio

Six degrés: un nouveau Boulerice à la télé

CHRONIQUE / Malvoyant, Léon a une vision très réduite. Comme s’il regardait par le trou d’une paille. Surprotégé par sa mère, il voudra sortir de sa coquille et découvrir le monde autrement. Tel est le point de départ de Six degrés, série télé du romancier Simon Boulerice, déjà auteur de 31 livres jeunesse et de quatre romans pour adultes.

Même si elle s’adresse d’abord et avant tout aux 13 à 17 ans, cette comédie dramatique sera diffusée en heures de grande écoute, le jeudi à 19h30 à partir du 28 mai sur ICI Télé, avant d’être entièrement disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv. Simon Boulerice a écrit des épisodes de Passe-Partout et de Tactik, deux émissions jeunesse, mais Six degrés sera sa première série bien à lui. Selon la directrice principale ICI Tou.tv et jeunesse, Christiane Asselin, Boulerice rallie un très large public, et pas seulement des jeunes, de sorte que la série devrait toucher tout le monde.

L’idée n’est pas totalement nouvelle puisqu’elle a fait l’objet d’un roman jeunesse publié en 2016 et intitulé Florence et Léon. L’œuvre lui avait été inspirée d’une ancienne fréquentation, Méridick Forest, lui-même semi-voyant, qui lui avait confié «voir la vie à travers le trou d’une paille». L’histoire de Six degrés est toutefois bien différente, puisque le personnage de Léon, adulte dans le livre, a 16 ans dans la série.

Léon vit donc avec sa mère Marianne, une amante de Vivaldi, très contrôlante, qui lui enseigne dans leur maison de Saint-Isidore. L’œuvre de 13 demi-heures commence avec le décès subit de cette femme, qui lui a caché bien des choses de son vivant. «Léon est catapulté dans une nouvelle vie. Il se retrouve chez son père, dont il ne soupçonnait pas l’existence, à Montréal», raconte l’auteur, qui aborde ici les concepts d’adaptation, de tolérance et de clairvoyance.

Les six degrés du titre font référence à la vision périphérique de Léon, alors que le champ visuel normal d’un œil est d’environ 160 à 170 degrés. Il y a aussi un clin d’œil aux six degrés qui nous séparent tous les uns des autres. En faisant la connaissance de son père Francis (Alexandre Goyette), Léon entrera dans une nouvelle famille «assez flamboyante», celui-ci ayant refait sa vie avec une Mexicaine, Julietta (Francesca Barcenas), avec qui il a eu trois enfants, un garçon et deux filles. À l’école, l’adolescent fera la connaissance de Florence (Amaryllis Tremblay), atteinte de la fibrose kystique, qui le protégera.

Simon Boulerice s’entoure entre autres de personnes qu’il aime, comme son amie Catherine Trudeau, qui incarne la mère, qu’on verra en flashbacks après son décès. Mais aussi Safia Nolin, qui signe la chanson-thème de la série, et Méridick Forest, qui agit à titre de consultant. Le rôle de Léon est confié à Noah Parker, un jeune acteur de talent qu’on peut voir dans les séries L’Échappée, La faille et Le 422, de même qu’au cinéma dans La déesse des mouches à feu, le nouveau long métrage d’Anaïs Barbeau-Lavalette. L’acteur est en ce moment à la Berlinale, où le film est lancé en première mondiale.

J’ai hâte de découvrir cette série de Simon Boulerice, que j’adore à Cette année-là. L’auteur jure complètement avec l’idée qu’on se fait du collaborateur ou chroniqueur de magazine; il est spontané, énergique, passionné, sans trop de filtre et d’une irrésistible naïveté. Son absence de malice pourrait en faire un être complaisant, mais ce n’est jamais le cas. C’est avec infiniment de tendresse et d’humour qu’il parle de culture.

Simon Boulerice jouera un petit rôle dans la série, celui d’un professeur de français, un clin d’œil à l’auteur Serge Boucher, qui lui a déjà enseigné. La réalisation est confiée à Hervé Baillargeon, qui est notamment derrière la websérie L’écrivain public. Le tournage de Six degrés, produite par Encore Télévision, commence le 29 février.

Télé et radio

Transplanté: docteur Bricole

CHRONIQUE / Les premières minutes de Transplanté fessent fort. Pour sauver les victimes d’un grave accident, un homme utilise des outils pour le moins inhabituels, que vous verriez davantage dans une émission de réno que médicale. Devinez lequel entre un tournevis, un marteau ou une perceuse. J’ai baissé les yeux en voyant la scène.

Entièrement tournée à Montréal, mais située à Toronto, la nouvelle série médicale canadienne-anglaise de Bell Média sort le même soir (mercredi 26 février) en version originale anglaise, Transplant (CTV à 21h), et en version française (VRAK à 22h), puis le lendemain sur Crave. Et la bonne nouvelle, c’est que Laurence Leboeuf, qui hérite d’un rôle important, se double elle-même. La moins bonne, c’est que le français international, obligatoire pour la vente à l’étranger, biffe les accents des personnages syriens et écossais.

Cet homme ingénieux qui use d’un outil pour sauver une victime, c’est Bashir Hamed (Hamza Haq), un migrant syrien, médecin dans son pays, qu’il a quitté en pleine guerre. Cet acte héroïque lui vaudra une place au service d’urgence de l’hôpital York Memorial, le meilleur au pays, non sans peine. Parce que son arrivée, et surtout ses méthodes un peu dépassées, dérangeront le personnel, qui a trimé si dur pour accéder à des postes convoités; la greffe prend difficilement. Mais «Bash», comme on l’appelle, est dans les bonnes grâces du chef du service de médecine d’urgence, le Dr Jed Bishop, un être pourtant arrogant et sans pitié, joué par nul autre que le Britannique John Hannah, révélé au public dans Quatre mariages et un enterrement. 

Les deux premiers de 13 épisodes m’ont captivé dès le début. On s’attache rapidement au personnage principal, qui a connu la guerre et développé un instinct que n’ont pas ses collègues; dans l’urgence, il décèle des symptômes très subtils et prend des décisions hautement risquées, mais qui sauvent des vies. On s’attache aussi à la Dre Magalie Leblanc (toujours excellente Laurence Leboeuf), résidente en médecine d’urgence, rigide, mais foncièrement bonne et dévouée. Un peu trop impliquée même. Une qualité, peut-être, mais à ce rythme, «Mags» ne finira pas la saison. Vous y reconnaîtrez aussi Ayisha Issa dans le rôle d’une résidente en chirurgie, qui a du mal à faire sa place. La Bouba d’Unité 9 a refait sa vie à Toronto. De petits rôles sont attribués à des Québécois, comme l’épouse d’un médecin, jouée par Charlotte Legault, ex-Miss Barbecue dans District 31, et celui de la fille d’une patiente par Victoria Diamond, qu’on peut voir dans L’heure bleue et Pour toujours, plus un jour.

Dans les deux premiers épisodes, on est beaucoup dans les techniques médicales; Laurence Leboeuf admet d’ailleurs avoir dû se familiariser avec le langage médical, très complexe en anglais. Pour nous tenir, il faudra entrer davantage dans les vies personnelles des personnages. Et je suis curieux de voir si le public embarquera dans une nouvelle série médicale, alors qu’il y en a déjà des dizaines à l’écran. La production mise sur l’intégration difficile, mais possible d’un migrant dans un tel milieu, un sujet chaud qui fait toute l’originalité de la série.

Transplanté dispose d’un budget quatre fois plus élevé que celui d’une grosse série québécoise — environ 28 millions de dollars —, et ça paraît à l’écran; cet hôpital a l’air d’un vrai, avec une urgence bondée qui grouille de partout. Pas un seul plan ne vous fera croire à un décor. Si les scènes d’hôpital ont été tournées aux studios MTL Grandé, la façade extérieure est plutôt celle du CHUM à Montréal. Seuls quelques plans larges de Toronto rappellent que l’histoire y est située.

Produite par Sphère Média Plus (Les honorables, 19-2) et financée en partie par NBCUniversal International Studios, la série est clairement destinée à une vente à l’étranger. CTV a placardé des affiches partout dans Toronto et diffusé des messages publicitaires durant le Super Bowl et les Oscars. Deux chaînes américaines sont sur les rangs pour une diffusion éventuelle. C’est aussi le pactole pour Laurence Leboeuf, qui a signé pour quatre ans. Ce contrat d’exclusivité l’empêche de jouer un rôle principal dans une autre série anglophone, mais ça ne l’empêche absolument pas de jouer en français. CTV ne se risque pas encore à annoncer une deuxième saison; on attendra les résultats d’écoute de la première avant de donner le go officiel.

Télé et radio

Survivalistes ou paranoïaques?

CHRONIQUE / Avez-vous peur des tremblements de terre? De la bombe atomique? De la fin du monde? Ceux qu’on appelle les survivalistes ont tout prévu en cas de cataclysme : ils sont prêts. Dans la série docu-réalité Survivalistes, diffusée dès mercredi à 19h30 sur Moi et cie, l’acteur Patrice Godin nous en fait connaître quelques spécimens, des plus lucides aux plus alarmistes.

«Arrêtez de faire l’autruche, ça s’en vient», nous prévient Christine, qui vit avec son conjoint Claude dans un endroit qui n’est pas identifié; les survivalistes vivent généralement en retrait, à l’abri des attaques. Si le couple a choisi de vivre à plus de 850 mètres d’altitude, c’est pour éviter les tsunamis et même les nuages radioactifs. Pour eux, le déluge du Saguenay et la crise du verglas ne sont que des signes qu’il y a pire à l’horizon. Auriez-vous oublié la tempête solaire de 1989? Le couple refuse de se dire paranoïaque, mais fonde ses craintes à partir des nouvelles dont il s’abreuve tous les jours à LCN.

Je n’ai pu m’empêcher de sourire en voyant les moyens parfois démesurés employés par les personnes rencontrées, qui semblent parfois membres d’une secte. Ce qu’on constate, c’est qu’il ne faut pas être pauvre pour vivre de survivalisme, comme Benoît et Nancy, qui se disent aussi autonomistes, sur leur domaine. Le couple nous invite à vivre sans électricité un seul week-end pour mesurer les conséquences d’une panne majeure. Si ça ne vous fait rien, je vais passer mon tour. Chose certaine, Benoît est prêt à toute éventualité : des lapins qui se reproduisent assureront les repas pour longtemps. Et contre les maraudeurs qui voudraient piller ses biens? Gare aux câbles qui entourent sa propriété, et qui font entendre un bruit de coup de feu quand quelqu’un ose s’approcher.

D’une grande ouverture, Patrice Godin ne juge jamais ceux qu’ils rencontrent et a même retenu des trucs précieux de leurs enseignements. Mais il avoue avoir été perplexe dans le cas de Bruce, un survivaliste qu’on verra au deuxième épisode et qui a construit un bunker sous terre. Cet Américain qui vit en Ontario a même prévu un «cry room», une pièce grande comme un placard, destinée aux enfants agités ou en détresse. Interprète d’un psychopathe qui gardait ses victimes captives dans son sous-sol dans District 31, Patrice Godin préférerait mourir que de se réfugier dans un tel bunker en cas de fin du monde.

Le cas de Michaël semble beaucoup plus modéré. L’ancien militaire qui gère une école de survie à Portneuf tente de briser les préjugés à l’endroit des survivalistes. Et contrairement aux autres, il est capable de vivre avec le minimum. Chacune de ces personnes a ses raisons pour adhérer à cette philosophie, et vous les connaîtrez à travers les rencontres. Et si vous ne savez pas ce qu’est un bris de normalité, vous le saurez en regardant Survivalistes, qui se déploie en 10 demi-heures, réalisées par Félix Trépanier chez Trio Orange.

CES HÉROS DU 911

L’appel d’Alexandre Bissonnette au 911 a frappé l’imaginaire quand il a été rendu public. Plusieurs ont souligné le calme et le contrôle dont a fait preuve le répartiteur, Simon Labrecque, qui a tenu en ligne l’auteur de la tuerie durant 50 longues minutes.

Aussi diffusée sur Moi et cie, mais à 22h dès mardi soir, la série Première ligne : chaque seconde compte s’intéresse à ces héros de l’ombre, de trois centrales 911, à Québec, Laval et Sherbrooke. Là aussi, on est dans la survie, mais surtout dans l’urgence. Que ce soit pour un feu dans un barbecue, une victime d’extorsion par Internet ou une tentative de suicide, les répartiteurs doivent trouver le bon ton, poser les bonnes questions, tout en gardant leur sang-froid. Un travail colossal de coordination.

C’est la première fois qu’un docu-réalité donne accès à ces lieux névralgiques. On est véritablement happé par la série, qui traduit bien l’urgence et le chaos dans lesquels baignent chaque jour les répartiteurs. Sur place sur une période de 10 mois, les caméras nous font témoins des appels, mais aussi du travail des policiers et des ambulanciers sur le terrain. 

Bien entendu, on a de plus en plus affaire à des cas de troubles mentaux; quand une femme appelle d’un hôpital pour prévenir qu’on tente de faire une injection à son frère contre son gré, on comprend vite que ça provient de l’aile psychiatrique. Certains cas plus singuliers peuvent faire sourire d’emblée, mais ne sont pas drôles du tout. Comme celui d’un garçon de trois ans qui s’est coincé la tête dans un contenant de plastique, causant la panique de ses grands-parents.

Annie, qui travaille depuis 14 ans à la centrale de Sherbrooke, affirme devoir mettre ses émotions de côté pour ne pas lésiner sur l’organisation. Mais elle admet que les cas d’enfants et d’adolescents, ou ce qui touche les personnes âgées peuvent être plus difficiles à oublier, une fois le travail terminé.

Les 15 demi-heures ont été produites chez Hyperzoom, d’où provient l’excellente série Infractions, sur le travail des avocats, actuellement diffusée le jeudi à 21h30 à TVA. Catherine Dubé Nadeau produit avec sa mère Marie Nadeau, qui réalise la série. Je suis sorti du visionnement plein d’admiration pour ces personnes qui sauvent littéralement des vies.

Télé et radio

Suicide d’une présentatrice télé: ses agents dénoncent un «procès-spectacle»

LONDRES — Les agents de l’animatrice de télévision britannique Caroline Flack ont accusé le Parquet d’avoir voulu monter un «procès-spectacle» contre une personnalité «vulnérable», après le suicide samedi de la vedette de téléréalité qui devait être jugée pour avoir frappé son petit ami.

Après l’annonce du décès samedi, un avocat de la famille a confirmé que Caroline Flack s’était suicidée.

Connue pour avoir présenté le programme de téléréalité Love Island, Caroline Flack, âgée de 40 ans, devait être jugée en mars. Arrêtée en décembre, elle était accusée d’avoir frappé son petit ami avec une lampe pendant qu’il dormait, dans leur appartement au nord de Londres, avait annoncé le Parquet en janvier.

Le compagnon de Caroline Flack était revenu sur ses accusations dans un message sur Instagram, affirmant finalement «qu’elle ne l’avait pas frappé avec une lampe». Dimanche, il a publié sur le même réseau social un hommage à sa compagne disparue, se disant «le cœur brisé». «Je suis tellement perdu que je n’ai plus les mots, je souffre tellement, tu me manques tellement», a écrit Lewis Burton.

«Je serai ta voix, je te promets de poser toutes les questions que tu voulais [poser] et j’obtiendrai les réponses, a-t-il ajouté. Rien ne te ramènera, mais j’essayerai de te rendre fière chaque jour.»

Le Parquet «devrait réfléchir sur la manière dont ils ont monté un procès-spectacle qui était non seulement sans fondement, mais aussi d’aucun intérêt public. Et finalement cela a provoqué une importante détresse chez Caroline», ont pour leur part jugé les agents de la présentatrice dans un communiqué.

«Ces derniers mois, Caroline a été soumise à d’énormes pressions à cause de cette affaire et d’un éventuel procès qui a été souvent reporté», a déclaré Francis Ridley, de Money Talent Management.

L’avenir du programme Love Island, diffusé sur la chaîne ITV, est remis en question après une série de drames. Caroline Flack est la troisième personnalité liée à ce programme à se donner la mort, après Mike Thalassitis et Sophie Graydon, deux participants à l’émission.

Tabloïds et réseaux sociaux

La presse à scandale avait déjà largement fait écho à cette affaire, étalant Caroline Flack en première page après son arrestation. Son suicide a de nouveau fait dimanche matin la une des tabloïds britanniques.

Une pétition en ligne ayant récolté plus de 150 000 signatures dimanche demande une enquête au sein des médias à la suite de sa mort et aussi du «mauvais traitement» infligé au couple princier Harry et Meghan, qui avait lancé à l’automne dernier des poursuites judiciaires contre plusieurs tabloïds pour atteinte à leur vie privée.

Les réseaux sociaux sont aussi mis en cause dans le suicide de la présentatrice, qui avait subi à plusieurs reprises des attaques sur Internet depuis son arrestation.

Télé

Notre bulletin télé de mi-saison

Mis à part pour mon coup de cœur Léo et la confirmation de qualité des Pays d’en haut, les variétés et les séries documentaires supplantent la fiction cet hiver. En direct de l’univers et Les enfants de la télé ne s’essoufflent pas, ce qui est un exploit. Le crime, lui, ne paie peut-être pas, mais il captive et passionne, dans la fiction comme dans la réalité.

LÉO, 9,5/10, TVA

Fabien Cloutier frappe fort avec cette comédie, dont on savoure chaque réplique. Le monde rural vu par sa lorgnette est cru, oui, mais surtout attachant et vrai. Le dramaturge ne rit pas d’eux, mais avec eux, sans dissimuler leurs travers, oh non. Aucun personnage n’est inutile, surtout pas les collègues de Léo chez Dubeau Gâteaux. La deuxième saison, qui commençait cette semaine à TVA, est encore meilleure que la première. Le diffuseur n’avait pas eu une aussi bonne comédie depuis Les beaux malaises.