Richard Therrien

La série qui rend parano

CHRONIQUE / La technologie peut titiller la folie. À une époque où il suffit de dire «OK Google!» pour connaître la météo, entendre la dernière toune de Taylor Swift ou pour se faire raconter une histoire drôle, toutes des choses bien innocentes, certains scénarios catastrophes de Black Mirror, la série de Netflix, paraissent à peine exagérés. Il y a quelque chose d’angoissant à suivre ces histoires à empêcher de dormir n’importe quel être le moindrement paranoïaque. Parce qu’on imagine que ce qui nous y est raconté pourrait réellement se produire un jour. Et en cette ère de «bouton sur le coin du bureau» pour déclencher une attaque nucléaire et de répliques à la «mon bouton est plus gros que le tien», il y a de quoi devenir parano.

Les histoires de Black Mirror, toutes inspirées des possibles dérives de la technologie, sont autant d’observations sur notre vie contrôlée par les écrans, par ce miroir noir qui nous retourne une image peu glorieuse de notre monde. La série britannique créée par Charlie Brooker en 2011, et récupérée par Netflix en 2016, en est à sa quatrième saison, en ligne depuis les Fêtes, en anglais comme en français, en versions doublée et sous-titrée. Pas besoin de voir les six épisodes dans l’ordre, ni les 13 précédents, d’ailleurs, puisqu’ils sont tous indépendants les uns des autres, comme de mini téléfilms aux durées variables, allant de 41 à 76 minutes. Si la science-fiction pure et les sagas de l’espace vous laissent indifférent, je vous suggère de ne pas commencer par le premier épisode, le plus long de la saison.

Jodie Foster réalise le second épisode, intitulé Archange. Traumatisée d’avoir perdu des yeux sa petite fille dans un parc durant plusieurs minutes, une mère décide de faire implanter à sa fille une puce, qui lui permettra de la surveiller en tout temps. Sur une tablette, elle observe tout ce que l’enfant voit de ses yeux, en temps
réel.

En apparence, le procédé semble pratique, comme l’intercom pour garder une oreille sur la chambre du bébé. Mais lorsque l’enfant grandit, ça se gâte. La mère en fait une véritable obsession, épie sa fille à longueur de journée. Évidemment, ce qui devait arriver survient : la mère est témoin des premiers rapports sexuels de sa fille. L’image la bouleverse et finit par la rendre folle. Ce simple désir de vouloir protéger sa fille l’a transformée en véritable louve surprotectrice. Vous verrez que la suite aura des conséquences insoupçonnées, plus graves que tout ce que vous pouvez imaginer.

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Voici les choix télé de notre chroniqueur pour la fin de semaine.

VENDREDI

HELL’S KITCHEN

ÉVASION À 21H

David McMillan et Frédéric Morin, du Joe Beef à Montréal, sont les juges.

SAMEDI

DEUXIÈME CHANCE

ICI RADIO-CANADA TÉLÉ À 20H

Ce soir : un homme veut retrouver sa première flamme, rencontrée il y a 75 ans.

DIMANCHE

CONVERSATION SECRÈTE

TVA À 20H30

Paul Arcand s’entretient avec la fille du mafieux Joe Di Maulo, assassiné froidement.

Télé et radio

Le brûlot anti-Trump bientôt adapté à la télé

LOS ANGELES — «Fire and Fury: Inside the Trump White House», livre racontant la campagne et la première année de présidence de Donald Trump et qualifié de «bidon» par le chef de l’État, va être adapté à la télévision, ont rapporté plusieurs médias mercredi.

Les droits du livre du journaliste Michael Wolff, portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier qui évoque les doutes de son entourage concernant sa capacité à gouverner, ont été vendus à Endeavor Content, selon les journaux Hollywood Reporter et Variety.

Selon ces publications, Michael Wolff lui-même en sera le producteur.

Son livre se veut une compilation de confidences rassemblées auprès du président et d’environ 200 conseillers de M. Trump sur 18 mois pendant la campagne électorale et depuis l’élection du président.

L’auteur affirme notamment que tout son entourage doute de sa capacité à gouverner. Il décrit un Donald Trump totalement incompétent, un chef d’État qui ne lit quasiment rien et passe ses fins de journées reclus dans sa chambre à regarder la télévision, en téléphonant à ses amis pour se plaindre.

Après avoir tenté en vain de faire interdire le livre, Donald Trump l’a qualifié de «tissu de mensonges» et de «bidon», certains membres de son équipe venant à la rescousse et louant au contraire le «génie» du président.

L’équipe dirigeante tente de discréditer Michael Wolff, assurant qu’il n’a jamais interviewé M. Trump à la Maison-Blanche.

Depuis sa sortie aux États-Unis, l’ouvrage est numéro un des ventes sur Amazon. Il a été tiré dès la première semaine à un million d’exemplaires.

Le livre doit être publié en français le 22 février sous le titre Le feu et la fureur: Trump à la Maison-Blanche, par la maison d’édition de renom Robert Laffont.

Télé et radio

Tristan Demers: s’accomplir en bricolant

Alors que You Tube, Instagram et Pinterest regorgent d’idées de projets créatifs, Yoopa a décidé de créer une émission de bricolage qui s’adresse aux 8 à 12 ans et qui leur permet, au-delà de l’image qui fait rêver, d’aller vraiment au bout de leur projet.

C’est du moins la préoccupation première du bédéiste Tristan Demers (Gargouille, Les Minimaniacs), pour qui un projet artistique est l’occasion de cultiver l’estime de soi et le sentiment d’accomplissement. «On prône le projet fait main à une époque où tout est prémâché, instantané. On sort la colle en bâton et let’s go!» clame le dessinateur, qui a animé auparavant Dessinatruc et Transformatruc, à ICI Radio-Canada télé.

À Yoopa, l’émission BAM (pour «bricoler à la main») permet de faire un bricolage en quelques étapes simples. «Il ne fallait trop s’inspirer du Web, pour avoir notre couleur à nous. On voulait que ce soit original et que les matériaux soient faciles à trouver», résume l’animateur. «On n’est pas dans le collier de macaroni, on est dans quelque chose de plus actuel, très moderne, très années 2000.»

Des pompons monstres, une cabine photo maison (photobooth), un rideau de fines herbes, une lanterne, un jouet pour chien… Les idées ne manquent pas au fil des 52 épisodes qui ont été tournés cet été et qui sont diffusés depuis novembre.

Chaque fois, le bricolage est fait avec un invité. «Peut-être que l’enfant ne connaîtra pas Debbie Lynch-White, Alexandre Despaties ou Fabien Cloutier, mais le parent, en s’étirant le cou pendant qu’il fait le souper, lui, va les reconnaître», croit Tristan Demers. Une fois assurées qu’il ne fallait pas de talent particulier en arts plastiques, les vedettes ont été nombreuses à répondre à l’appel.

L’émission comprend aussi un segment dessin qui met en valeur l’habilité et le côté loufoque de Tristan Demers, ainsi qu’une capsule techno. «On présente une application créative, en faisant une critique et non une pub, en disant que ça existe et ce qu’on en pense», indique-t-il. Quatre ados, Iani Bédard, Anne-Charlotte Côté, Ashley Thai-Savard et Philippe Scrive, entourent le bédéiste et animent eux aussi des capsules. Le tout dans un grand loft, filmé sur 360 degrés, qui évite l’effet «décor de carton-pâte».

Les coulisses ressemblent à un magasin de matériel d’artiste. «Les accessoiristes pédalent. Il y a tout un travail de préparation pour qu’il ne nous manque pas le crayon bleu-turquoise avec pointe en biseau lorsqu’on en a besoin», note le bédéiste, qui remarque que la télé a bien changé depuis ses débuts au Club des 100 watts… «Ça va vite, ça punch, en treize minutes, il s’en passe des choses. Il faut suivre la cadence, sinon on perd l’attention de l’enfant plus rapidement qu’avant», observe-t-il.

S’il veut garder les jeunes téléspectateurs intéressés, le père de famille espère qu’ensuite, ils auront envie de décrocher de l’écran pour faire bouger leurs dix doigts et leur imagination…

BAM est diffusé du lundi au jeudi à 17h30 sur les ondes de Yoopa.

Télé et radio

Retour à la télé pour George Clooney

NEW YORK — L'acteur et réalisateur américain George Clooney va produire, co-réaliser et jouer dans une nouvelle série, «Catch-22», adaptée du roman de Joseph Heller, signant son retour à la télévision presque 20 ans après avoir quitté la série «Urgences».

La série ne fera que six épisodes, a annoncé, dans un entretien au Hollywood Reporter, Amy Powell, présidente du studio Paramount Television, qui produit la série avec la maison de production Anonymous Content.

Des pourparlers sont en cours avec la plateforme de diffusion vidéo en ligne Hulu, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant les informations de plusieurs médias américains.

Selon Amy Powell, l'acteur de 56 ans qui a déjà remporté deux Oscars, percevra autour d'un million de dollars par épisode pour sa participation à Catch-22.

Ce sera la première fois que George Clooney campera un personnage récurrent à la télévision depuis son passage dans Urgences (1994-2009), la série qui en a fait une célébrité.

Il y a joué le rôle du docteur Doug Ross, qui avait démissionné de l'hôpital Chicago où se déroulait la série lors de l'épisode diffusé le 18 février 1999 aux États-Unis, George Clooney se lançant alors résolument dans le cinéma, avec succès.

Par la suite, il avait refait quelques brèves apparitions dans la série, notamment en 2009, lors de quinzième et dernière saison.

Le roman de Joseph Heller, qui a déjà été adapté au cinéma par le réalisateur Mike Nichols (1970), se situe lors de la Seconde guerre mondiale et évoque l'histoire fictionnelle du capitaine Yossarian, un aviateur américain qui tente de se soustraire aux combats en se faisant passer pour fou.

Télé et Radio

Les choix télé de Richard Therrien

Voici les choix télé de notre chroniqueur pour la fin de semaine.

VENDREDI

UN CHEF À LA CABANE

Télé-Québec à 20h

Martin Picard et son clan ouvrent la saison avec un grand souper de plats traditionnels.

SAMEDI

NOTRE VIE

ICI Radio-Canada Télé à 21h

Version française de This Is Us. Quatre personnes sont liées par la même date d’anniversaire.

DIMANCHE

ON N’EST PAS COUCHÉ

TV5 à 19h

Laurent Ruquier officie désormais le dimanche soir.

Télé et radio

Les radios communautaires de Québec s’en sortent bien

Les radios communautaires de Québec sont touchées par le sort incertain de la radio CIBL, à Montréal. Même si elles sont pour le moment en bonne santé financière, elles soutiennent que faire de la radio communautaire en milieu urbain est tout un défi.

«On est toujours attristés quand on voit un membre qui est en difficulté. Ils ont pris une décision qui n’est pas facile, mais c’est un geste qui veut aussi dire qu’ils veulent s’en sortir, au lieu d’abandonner», exprime Tanya Beaumont, directrice de la programmation à CKRL (89,1) et présidente de l’Association des radios communautaires du Québec.

Vendredi, la direction de CIBL a mis à pied l’ensemble de ses employés, en raison d’une situation financière très difficile, qui l’empêche de poursuivre ses activités. Les 13 employés licenciés ont toutefois reçu au cours de la fin de semaine un grand nombre de messages de soutien de la part de membres et d’auditeurs de CIBL, ce qui les pousse à se mobiliser. Dans une lettre, ils ont indiqué lundi vouloir sauver la station et réaffirmer sa mission. 

Mme Beaumont explique que la situation financière des radios communautaires au Québec est très variable. En région, ces radios sont souvent seules dans leur marché et brassent de bonnes affaires. Par exemple, Radio-Gaspésie ou CIHO dans Charlevoix sont devenues des médias incontournables de leur région. 

En milieu urbain toutefois, la compétition est forte avec les radios privées et tous les autres médias. «On a le mandat de faire autre chose, d’aller ailleurs, dans des styles marginaux», explique Mme Beaumont. Les revenus publicitaires de ces radios sont bas et elles doivent davantage compter sur des subventions des gouvernements fédéral et provincial, de même que sur des donateurs. 

Reste que ce type de radio réussit à aller chercher des auditoires. «C’est malheureux, mais les crises du genre font prendre conscience à la communauté que c’est important le travail qu’on fait», lance Mme Beaumont. 

«Le financement, un combat incessant»

CKRL a connu des années difficiles au début des années 2000, mais elle a réussi à se relever, employant aujourd’hui huit personnes et comptant sur une équipe de plusieurs bénévoles. 

CKIA (88,3) a quant à elle vécu une situation très semblable à celle de CIBL en 2010. Les administrateurs ont renvoyé tous les employés et un comité de relance a tenu la station à bout de bras durant quatre ans. CKIA a réussi à réembaucher des employés à partir de 2014 et en compte cinq aujourd’hui.

«Le financement, c’est un combat incessant, mais c’est un combat important», exprime la directrice générale Lorinne Larouche. Selon elle, le défi est de produire des émissions de qualité en comptant sur une équipe restreinte de bénévoles, souvent instable. «Il y a un équilibre qu’il faut essayer d’atteindre. Soit de faire une radio qui soit écoutable, tout en gardant les portes ouvertes à tous et chacun», explique Mme Larouche. 

Comme les autres joueurs, les radios communautaires offrent leur contenu en direct sur le Web ou en baladodiffusion, mais ces nouveaux supports demandent des investissements importants. 

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Arts

La parodie de Céline au «Bye Bye» reprise par Vogue

La boucle est bouclée! La parodie du «Bye Bye» mettant en vedette Marc Labrèche dans le rôle de Céline Dion est maintenant visible sur le site Web de Vogue. Le même Vogue qui a produit la vidéo originale...

«Il y a maintenant une nouvelle et hilarante version du court film [produit par Vogue], qui met en vedette non pas une icône de la chanson, mais plutôt un comédien canadien du nom de Marc Labrèche», peut-on lire sur le site Web de Vogue.

«Nous devons l'avouer: la parodie, exécutée à la perfection, montre à quel point la mode peut être comique», ajoute-t-on.

Pour Marc Labrèche et l'équipe du Bye Bye, c'est mission accomplie!

Télé et radio

Les employés de CIBL veulent sauver leur station

Les 13 employés de la station radiophonique montréalaise CIBL qui ont été mis à pied vendredi dernier se mobilisent afin de la sauver.

Une lettre transmise lundi qui a été signée par les employés indique qu'ils chercheront à réaffirmer la mission de la station et tenteront de provoquer une implication historique en faveur de CIBL qui aura bientôt 38 ans.

Dans son message de mise à pied transmis aux employés vendredi, le conseil d'administration a expliqué que la station de radio communautaire vivait une situation financière rendant impossible la poursuite de ses activités.

Les employés affirment que depuis cette annonce, ils ont reçu un grand nombre de messages de soutien de la part de membres et auditeurs de CIBL.

Ils rappellent au public qu'il est possible de devenir membre de CIBL, de s'impliquer comme bénévole, de participer au rayonnement de la station sur les réseaux sociaux et de soutenir les éventuelles opérations de financement qui seront déployées.

CIBL, qui est entrée en ondes en 1980, a quitté le quartier Hochelaga-Maisonneuve en 2012 pour s'installer dans le Quartier des spectacles. Cette décision semble avoir alourdi les charges financières de la station de radio.

Télé et radio

L’acteur Jerry Van Dyke s’éteint

L’acteur américain Jerry Van Dyke, qui a toujours joué dans l’ombre de son frère plus célèbre Dick Van Dyke, est décédé à l’âge de 86 ans.

Jerry Van Dyke a surtout fait carrière à la télévision. 

Il avait notamment tenu le rôle principal dans la comédie My Mother The Car, traduite en français sous les titres de Maman Bagnole et de Ma mère à moteur.

Jerry Van Dyke a dû attendre jusqu’en 1989 avant de jouer dans une autre comédie à succès, Coach. Il y campait le rôle d’un entraîneur adjoint. 

Il avait fait ses débuts à l’émission de son frère, The Dick Van Dyke Show.