Les visiteurs, petits et grands, n’ont pas hésité à faire la file pour avoir une dédicace d’un auteur tout au long du Salon du livre.

Succès de foule et de ventes au Salon du livre de Québec

La 60e présentation du Salon du livre de Québec (SILQ) a été couronnée de succès avec plus de 70 000 visiteurs, dont environ 27 000 jeunes. Certains éditeurs ont même manqué de livres, tellement la demande était forte.

Il fallait voir les visiteurs de tous les âges arpenter les allées du Centre des congrès à l’assaut de leurs auteurs préférés ou à la recherche de belles découvertes pendant les cinq jours du Salon. Ils sont nombreux à être repartis avec plusieurs livres, ce qui démontre l’attrait toujours important pour la lecture et le livre papier. 

«J’ai eu l’occasion d’échanger avec plusieurs éditeurs et ils m’ont dit qu’ils ont vendu beaucoup de livres. Des éditeurs ont manqué de livres pour certains auteurs. Pour moi, c’est un bon signe. La vitalité du Salon repose beaucoup sur ça, même s’il y a aussi des activités», a souligné, le pdg du Salon du livre de Québec, Philippe Sauvageau. 

Les visiteurs n’ont pas hésité à faire la file pour avoir une dédicace d’un auteur. Dans plusieurs kiosques, il était d’ailleurs indiqué «Une seule dédicace par personne». «Lors du dernier sondage réalisé il y a trois ans, les visiteurs ont répondu que la présence des auteurs étaient très importante pour qu’ils viennent au Salon du livre. Ils interrogent notre base pour avoir à quelle heure l’auteur va être présent», a mentionné M. Sauvageau.

Charmés par l’Algérie

Le président d’honneur, l’écrivain algérien Yasmina Khadra a véhiculé un message de paix et de tolérance qui a su toucher le cœur des Québécois. «Il faut prouver au reste du monde que la générosité, la tolérance et la beauté sont encore des acteurs assez convaincants», a-t-il déclaré.

Les auteurs de l’Algérie, pays invité cette année au Salon, ont charmé les lecteurs québécois en vendant le plus grand nombre d’ouvrages de l’histoire des pays invités. «C’est une littérature peu connue. C’est une découverte pour le public, mais ça a très bien fonctionné. C’est très positif pour le salon», a fait valoir le pdg du SILQ.

Les 64 activités d’animation du Salon et du Festival Québec BD qui se sont déroulés parallèlement ont été également très populaires auprès des familles. Le poids de l’air et autres faits étonnants avec les Neurones atomiques Martin et Stéphane Brouillard, Dessiner pour lire avec le duo frère et sœur Freg et Makina, Toucher à ses rêves avec Géronimo, et L’atelier interactif avec l’auteur de L’Agent Jean, Alex A, ont attirer de nombreux jeunes, dont l’âge variait de 3 à 13 ans.

Jeunes lecteurs assidus

En parlant des jeunes, ce n’est pas vrai qu’ils sont toujours devant un écran. Il fallait les voir courir dans les allées et échanger avec les auteurs jeunesse. «Ils sont intéressés à lire sur format papier et ce qui est extraordinaire et salutaire, c’est que les parents donnent de l’argent aux enfants pour qu’ils achètent des ouvrages. Ils choisissent eux-mêmes les livres, c’est idéal. Ce n’est pas une lecture imposée, mais une lecture choisie», s’est réjoui M. Sauvageau. 

Le secteur jeunesse est l’une des priorités du Salon depuis de nombreuses années, selon M. Sauvageau et les jeunes reviennent une fois adultes d’après le sondage.

Les groupes scolaires réservent dès l’ouverture de la billetterie et une journée après c’est complet selon les organisateurs du Salon. Au total, plus de 15 000 élèves se sont présentés entre mercredi et vendredi. 

L’an prochain, le 61e SILQ se déroulera du 15 au 19 avril au Centre des congrès de Québec et mettra à l’honneur la Suisse. 

+

HONNEURS POUR LE LIVRE DE MARIE-RENÉE LAVOIE

Québec a été reconnue par l’UNESCO comme ville littéraire, il y a quelques mois. Après un vote des libraires, la Ville de Québec a mis à l’honneur, Les chars meurent aussi, de Marie-Renée Lavoie dans le cadre d’une activité en mars pour célébrer cette reconnaissance.

Le succès a été retentissant auprès de la population, selon la responsable de la Culture à la Ville de Québec, Alicia Despins, rencontrée en marge du Salon du livre de Québec, dimanche. Au Québec, le livre a été le troisième meilleur vendeur en mars. «On ne s’attendait pas à avoir un tel succès la première année. Souvent ça prend quelques éditions avant d’en faire quelque chose de connu où les gens participent en grand nombre», a-t-elle expliqué. «J’ai eu des échos de plusieurs librairies qui ont dû recommander à plusieurs reprises le livre. Les salles de lecture et les rencontres avec l’auteur ont aussi beaucoup de succès. Les gens avaient lu le livre», a-t-elle poursuivi. 

Dans les bibliothèques de la Ville, le livre a été également pris d’assaut. Il y a une liste d’attente pour pouvoir l’emprunter.  

+

 EN CHIFFRES

  • 1220 auteurs
  • 550 éditeurs 
  • 15 700 élèves de 170 établissements scolaires
  • 307 autobus scolaires