Spectacles 2017: fini le cocooning!

Ne prévoyez pas trop de soirées tranquilles devant votre foyer car l'hiver et le printemps s'annoncent grouillants d'activités. Entre expositions originales, créations théâtrales, spectacles d'artistes de renommée en musique, en danse et en humour, vous aurez l'embarras du choix. De quoi rendre l'attente du temps chaud franchement agréable!
Spectacles francophones
Pierre Lapointe
Pierre Lapointe (9 et 10 juin au Palais Montcalm)
Particulièrement friand d'arts visuels, l'auteur-compositeur-interprète Pierre Lapointe n'a jamais caché son attrait pour d'autres disciplines créatives. Disons qu'il ne boude pas son plaisir dans la mise sur pied du spectacle Amours, délices et orgues, qui alliera sur scène la chanson, le théâtre, la danse et le design. Le chanteur - qui lancera un nouvel album en 2017, selon ce que laisse entendre la compagnie de disques Audiogram - s'est notamment entouré de la metteure en scène Sophie Cadieux, du chorégraphe Frédérick Gravel, de l'organiste Jean-Willy Kunz et de la designer Matali Crasset pour créer ce spectacle, qui proposera une réflexion «autour de questions artistiques, sentimentales et sociales», nous dit-on.
Alexandre Poulin (17 février, 29 et 30 mars au Théâtre Petit Champlain et 3 mai à la Taverne de Saint-Casimir
Avec un quatrième album, Les temps sauvages, arrivé dans les bacs l'automne dernier, Alexandre Poulin reprend la route les bras - et la guitare - chargés de nouvelles histoires. L'ex-enseignant devenu auteur-compositeur-interprète a fait sa marque en brodant une folk intimiste où prend vie une galerie de personnages et ses nouvelles chansons ne font pas exception à ce chapitre. C'est davantage dans leur emballage musical, créé avec la complicité de Guido del Fabbro et Mathieu Perreault, que Poulin a voulu varier les plaisirs. Les billets pour ses spectacles s'envolent vite, mais si le passé est garant de l'avenir, le musicien repassera sans doute par chez nous avant longtemps : il a fait pas moins de 11 escales au Théâtre Petit Champlain pendant la tournée de son dernier disque...
Tryo (24 février au Grand Théâtre)
Avec une quinzaine de visites au Québec en quelque 20 ans de carrière, on ne pourra pas reprocher à Tryo de négliger ses fans de ce côté-ci de l'Atlantique. Et ce n'est pas l'hiver qui va refroidir la motivation de la formation française, qui s'offre des retrouvailles avec son public québécois en février. Le quatuor formé de Guizmo, de Christophe Mali, de Manu Eveno et de Daniel Bravo a proposé fin 2016 un nouvel album, Vent debout, sur lequel il réitère la formule qui a fait son succès depuis ses débuts : un propos ancré dans l'écologie et l'engagement citoyen sur fond de reggae acoustique festif. Joyeux défoulement à prévoir...
Klô Pelgag
Klô Pelgag (2 mars à l'Impérial)
Trois ans après un premier album sur lequel elle affirmait déjà un penchant pour la chanson qui sort du cadre, la singulière Klô Pelgag est revenue en novembre avec L'étoile thoracique, une nouvelle collection qui lui a permis d'affiner sa signature... et d'assumer ses envies d'arrangements orchestraux. Une bonne trentaine de musiciens ont participé à l'enregistrement des nouvelles créations de cette «timide extravagante» (selon sa propre description!) friande d'images et de fantaisie. On peut s'attendre à une formation réduite pour leur transposition sur scène, mais certainement pas à une livraison assagie de la part de celle qui est reconnue pour sa douce folie. 
Daniel Bélanger (3 mai au Grand Théâtre)
L'automne 2016 réservait de belles surprises aux fans de Daniel Bélanger, qui a repris du service en lançant sans crier gare l'album Paloma. Après une parenthèse rockabilly ouverte il y a trois ans avec Chic de ville, l'auteur-compositeur-interprète s'éclate en forgeant des sonorités pleines de relief, nous ramenant ici et là à la belle période d'Opium. Un Bélanger qui explore en demeurant lui-même, en somme. La promesse de son retour sur les planches s'avère d'autant plus séduisante. Pour la musique, certes, mais aussi pour l'ambiance que le musicien sait créer, lui qui n'a pas son pareil pour dérider son public. 
Sylvie Paquette (23 mars à L'Anglicane)
Alors qu'on soulignait en 2016 le 100e anniversaire de naissance d'Anne Hébert, la musicienne Sylvie Paquette a mijoté un cadeau de son cru en mettant en musique une série de poèmes de l'écrivaine native de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Lancé au printemps, l'album Terre originelle propose un bouquet de relectures musicales sensibles et subtiles, qui donnent le plus souvent dans la douceur, sans toutefois refouler certains élans plus pétillants. La chanteuse profitera du cadre intimiste de L'Anglicane pour cultiver l'émotion, faisant vibrer à sa manière les mots d'Anne Hébert. Geneviève Bouchard
Aussi
L'osstidtour (Alaclair Ensemble, Brown et Koriass), 27 janvier à l'Impérial
Planète Brassens (Christian Roberge), 3 février au Vieux bureau de poste
• Légendes d'un peuple (Alexandre Belliard, Jorane, Daran et Salomé Leclerc), 3 et 4 février au Théâtre Petit Champlain
• Chocolat, 16 février au Cercle
• Daniel Lavoie, 23 février au Grand Théâtre 
• Catherine Durand, 9 mars au Théâtre Petit Champlain
• Alex Nevsky, 9 mars à l'Impérial
• Joseph Edgar, 30 mars à L'Anti
• Jérôme Couture, 13 avril au Capitole
• Julien Clerc, 11 juin au Domaine Forget et 16 juin au Palais Montcalm
Spectacles anglophones
Maroon 5 (27 février, Centre Vidéotron)
On croyait voir Maroon 5 pour la toute première fois à Québec en septembre, mais le concert a dû être reporté pour une heureuse nouvelle - chose rare, il faut bien le dire, dans l'univers du showbiz. C'est en effet la naissance du premier enfant du chanteur Adam Levine, qui a forcé ce remaniement. Donc c'est le 27 février que les Américains débarqueront avec leur pop qui abrite des succès comme Moves Like Jagger, Payphone, Maps ou, plus récemment, Don't Wanna Know. R. City, plutôt que Tove Lo, comme c'était initialement prévu, sera en première partie.
Charlotte Cardin
Charlotte Cardin (10 mars, à l'Impérial)
S'il est une artiste québécoise qui est en pleine ascension, c'est bien Charlotte Cardin. Partout où elle est passée, cette ancienne candidate à La voix a fait mouche. Certains se rappelleront qu'en ouverture du Festival d'été, celle qui est aussi mannequin avait remplacé Brandi Carlile au pied levé, chauffant les planches avec un aplomb étonnant pour Sting et Peter Gabriel. Depuis, elle a lancé son EP Big Boy et planche sur un album qu'elle devrait partager cette année.
Half Moon Run (Du 23 au 25 février, à l'Impérial)
Half Moon Run peut se vanter d'être l'une des rares formations à remplir l'Impérial non pas une, ni deux, mais trois soirées consécutives. Après le concert fort couru au Festival d'été, la formation montréalaise revient avec ce qui pourrait être LE rendez-vous musical de la saison. Si on aime voir les gars en extérieur, c'est certainement en salle que leur répertoire opère le mieux, avec toutes ses nuances.
Paolo Fresu, Omar Sosa et Trilok Gurtu (26 avril, au Palais Montcalm)
Le trompettiste Paolo Fresu et le pianiste Omar Sosa forment une redoutable équipe, qui nous a donné autant des albums que des spectacles mémorables. Ils ont d'ailleurs renoué l'an dernier en signant l'excellent Eros. Cette nouvelle visite en ville prend l'allure d'une rencontre au sommet puisque le très doué percussionniste Trilok Gurtu sera aussi de la partie.
The Weeknd
The Weeknd (31 mai, au Centre Vidéotron)
Abel Makknonen Tesfay est la vedette canadienne de l'heure. Fort de ses deux prix Grammy et de ses neuf Juno, il vient offrir son tout premier concert à Québec. On peste souvent que les gros noms de la pop ou du rock tendent à ne venir en ville que lorsque leur carrière s'essouffle, or ici, c'est loin d'être le cas. L'occasion d'entendre les Can't Feel My Face, The Hills, Starboy et autres Party Monster...
Aussi
• Harfand et De La Reine, 26 janvier, Le Cercle
• Jeremy Gara, 7 février, Le Cercle
• The Sadies, 20 février, L'Anti
• Mouse On the Keys, 23 février, Le Cercle 
• Al Di Meola, 24 février, Palais Montcalm
• Ballaké Sissoko et Vincent Ségal, 25 février, Palais Montcalm
• The Tea Party, 28 février, l'Impérial
• Agnes Obel, 1er mars, Palais Montcalm
• Billy Talent, 2 mars, Centre Vidéotron
• Suuns, 9 mars, Le Cercle
• Simple Plan, 13 mars, Centre Vidéotron
• Robby Johnson, 16 mars, Le Capitole
• The Lumineers, 19 mars, Centre Vidéotron
• Despised Icon, 19 mars, l'Impérial
• Green Day, 23 mars, Centre Vidéotron
• Michel Cusson, 5 avril, Petit Champlain
• Martha Wainwright, 6 avril, Palais Montcalm
• IQ, 8 avril, salle Jean-Paul Tardif
• Kroy, 29 avril, L'Anti
• Emilie Clepper, 11 mai, Petit Champlain
• Red Hot Chili Peppers, 18 juin, Centre Vidéotron
Théâtre
Guylaine Tremblay et Henri Chassé dans <em>Encore une fois, si vous permettez</em>
À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (Du 21 février au 18 mars à La Bordée
Encore une fois, si vous permettez (Le 27 février et le 2 octobre à la salle Albert-Rousseau)
Février offrira deux incursions dans le riche univers de Michel Tremblay. Dans un premier temps, La Bordée revisitera À toi, pour toujours, ta Marie-Lou dans une mise en scène d'Alexandre Fecteau. Éva Daigle, Hugues Frenette, Marianne Marceau et Catherine Simard redonneront corps à cette pièce créée en 1971. Présentée chez Duceppe au printemps dernier, Encore une fois, si vous permettez prend maintenant la route pour une tournée de près de 35 dates qui fera notamment escale à Québec, à Sainte-Marie et à Thetford Mines. Après Louison Danis et la regrettée Rita Lafontaine, Guylaine Tremblay se glisse à son tour dans le personnage de Nana, si cher à l'auteur. 
Pour réussir un poulet (Du 14 au 25 mars au Périscope)
Le dramaturge Fabien Cloutier n'est pas reconnu pour avoir la langue dans sa poche et il ne fait pas mentir sa réputation avec cette pièce, qui lui a valu un Prix du Gouverneur général en 2015. Avec Pour réussir un poulet, dont il signe aussi la mise en scène, il brosse un portrait à la fois dur et teinté d'humour de petites gens qui peinent à garder la tête hors de l'eau et des escrocs qui tentent de profiter - voire d'abuser - d'eux. Denis Bernard, Gabrielle Côté, Guillaume Cyr, Marie Michaud et Hubert Proulx partagent les planches dans cette pièce, qui risque de faire friser quelques oreilles. 
Nous sommes 1000 en équilibre fragile (Du 28 mars au 2 avril aux Gros Becs)
Baptisé Nous sommes 1000 en équilibre fragile, ce spectacle produit par la compagnie Dynamo Théâtre joue sur plusieurs tableaux pour raconter une histoire de liberté et d'émancipation. Slam, parkour, acrobaties et jeu clownesque sont mis à profit pour placer en exergue les efforts déployés par un personnage nommé Pierre-Roc, nouveau venu en ville, souhaitant s'intégrer dans un groupe qui s'est approprié la ruelle. Francis Monty signe le texte et Robert Dion la mise en scène de ce spectacle énergique destiné à un public de 10 ans et plus.
<em>Venir au monde</em>
Venir au monde (Du 25 avril au 20 mai au Trident)
Collectionneuse d'histoires vraies, qui nourrissent sa création, Anne-Marie Olivier reprend pas très loin d'où elle nous avait laissés il y a trois ans : après Faire l'amour, présentée au Périscope en 2014, voici que Venir au monde investira la scène du Trident en clôture de saison. Décrite comme «une rafale d'accouchements», la pièce mise en scène par Véronique Côté se présente aussi comme une célébration de la vie, «de toutes les vies». L'auteure (et directrice artistique du Trident) y remettra son chapeau de comédienne aux côtés de Charles-Étienne Beaulne, d'Érika Gagnon, de Maryse Lapierre, de Christian Michaud et d'Alexandrine Warren.
Froid (Du 14 février au 4 mars à Premier Acte)
Si cette pièce prend l'affiche le jour de la Saint-Valentin, mieux vaut ne pas s'attendre à du romantisme et de la douceur en entrant dans la salle de Premier Acte pour voir Froid. La toute jeune compagnie La brute qui pleure (fondée par David Bouchard et Dayne Simard) s'attaque avec ce premier projet à un texte de l'homme de théâtre suédois Lars Norén ancré dans les thèmes de la montée de la droite et de la xénophobie. Olivier Lépine agit à titre de metteur en scène de ce spectacle, dans lequel Bouchard et Simard partagent la scène avec Ariane Bellavance-Fafard et Olivier Arteau-Gauthier. Geneviève Bouchard
Aussi 
Entrez nous sommes ouverts, du 2 au 4 février à la salle Multi de Méduse
Bibish de Kinshasa, 9 février à L'Anglicane
Les véritables aventures de Don Quichotte de la Mancha, du 21 février au 11 mars, Périscope
Far Away, du 21 février au 4 mars, MNBAQ
Terzettto, du 28 février au 12 mars, Les Gros Becs
Constellations, du 7 mars au 2 avril, Trident
La vie littéraire, 16 et 17 mars, Maison de la littérature
La cantate intérieure, du 28 mars au 1er avril, La Bordée
L'avare, du 11 avril au 6 mai, La Bordée
Le piano à voile, du 19 avril au 6 mai, Périscope
Humour
Phil Roy (Les 31 janvier, 1er et 3 février et 25 mars, à la salle Albert-Rousseau)
Après avoir rodé son spectacle un peu partout au Québec, dont plusieurs fois au Théâtre Petit-Champlain, Phil Roy fait enfin son entrée dans la cour des grands fin janvier à la salle Albert-Rousseau. Diplômé de l'École nationale de l'humour en 2011, l'humoriste s'est surtout fait connaître à la télévision dans des émissions comme SNL Québec. Bien hâte de voir ce qu'il nous réserve sur les planches.
Pierre Hébert (Le 15 février, les 3 et 4 mai et le 1er juin, à la salle Albert-Rousseau)
Pour ce deuxième one-man show, Pierre Hébert avait lancé sa vente de billets d'une façon bien particulière. Pendant 48 heures, en mars dernier, les gens étaient invités à acheter des billets de spectacle à prix réduit pour un humoriste mystère. L'initiateur du projet, Pierre Hébert, a eu la surprise d'en voir 20 000 s'envoler en quelques heures. Les spectateurs ont eu Le goût du risque, titre de son spectacle dans lequel il rit de ses peurs. La barre est haute pour ne pas les décevoir.
Jean-Michel Anctil
Jean-Michel Anctil (Du 2 au 4 mars et les 9 et 10 juin, à la salle Albert-Rousseau)
C'est assurément le spectacle le plus attendu de l'automne! Jean-Michel Anctil remonte sur les planches avec du nouveau matériel, qu'il avait commencé à tester à Québec lors du ComediHa! de 2015. Son thème? Les changements. Ceux qui nous sont imposés, comme la vieillesse, et ceux qu'on s'oblige à faire comme rénover sa maison. L'humoriste se plaît aussi à philosopher sur notre quête de perfection.
Claudine Mercier (Les 26 et 27 avril, à la salle Albert-Rousseau)
Son dernier one-woman show a été présenté en 2011. L'humoriste avait besoin de se retirer pour faire le plein de matériel propice aux blagues. Dans ce nouveau spectacle, baptisé tout simplement Claudine, elle défend la liberté 55 (son âge!) en explorant les thèmes de l'environnement, la politique, la chirurgie et la quête du bonheur, entre autres. Le tout parsemé de ses célèbres imitations. Avec 25 ans de carrière dans sa sacoche, Claudine Mercier arrivera certainement avec du solide matériel. Daphné Bédard
Aussi
• Adib Alkhalidey, 6 avril, au Grand Théâtre
Danse
Data de la Compagnie Manuel Roque (Les 26 et 27 janvier, au Musée national des beaux-arts du Québec)
Manuel Roque nous avait éblouis par ses qualités d'interprète il y a un an alors qu'il dansait la pièce Ce n'est pas la fin du monde de Sylvain Émard. Cette fois, ce sont autant ses qualités de chorégraphe et d'interprète que nous pourrons mesurer dans la pièce Data. Partant de l'idée de la mutation de la matière, Roque, qui a d'abord été formé en théâtre et en cirque (il a fait partie du cirque Eloize) avant de s'intéresser à la danse, utilise les multiples possibilités de son corps pour créer une danse organique au rythme du Requiem de Fauré.
Vertical influences de la compagnie Le patin libre (Les 4 et 5 mars, à l'aréna des Deux Glaces)
Intrigante cette proposition de danse sur glace. Ce qui serait la première compagnie de patinage contemporain au monde arrive à Québec surfant sur la vague d'éloges de la presse d'Europe, où elle s'est produite à la fin de l'année dernière. Nous sommes très curieux de voir les cinq artistes allier danse et prouesses athlétiques sur la glace. Et surtout d'évaluer si la chaleur de la pièce arrivera à percer la froideur de l'aréna. Vertical influences, de la troupe Le patin libre, fondée à Montréal en 2005, s'intéresse aux tensions qui peuvent survenir entre un individu et un groupe. À découvrir.
16 + a room, Solo Echo et Bill du Ballet BC (Le 28 mars, au Grand Théâtre)
La troupe Ballet BC plonge le spectateur dans trois univers de chorégraphes différents dans ce spectacle. La première pièce, 16 + a room, a été créée par la directrice artistique de la compagnie Emily Molnar. Suivra la création de la fabuleuse Crystal Pite, inspirée de sonates de Brahms. En clôture, Bill, oeuvre phare du duo Sharon Eyal et Gai Behar. Les premières images laissent entrevoir un spectacle à la scénographie dépouillée, dont le succès repose sur le brio des danseurs.
Rouge, Mono Lisa et Kosmos de BJM - Les Ballets Jazz de Montréal (Le 5 avril, au Grand Théâtre)
Toujours un bonheur de retrouver cette compagnie montréalaise qui nous déçoit rarement. Le spectacle regroupe trois pièces inventées par autant de créateurs. Rouge, oeuvre de Rodrigo Pederneiras, est un hommage aux peuples autochtones et à leur legs. Mono Lisa de Itzik Galili met en scène un pas de deux acrobatique sur une trame sonore composée de bruits d'une machine à écrire. La dernière pièce, Kosmos, d'Andonis Foniadakis s'inspire quant à lui de la frénésie de la ville. Daphné Bédard
Aussi
Mozongi, Compagnie de danse Nyata Nyata, le 9 février, à La Bordée
Corps gravitaires + Beauté brute, Geneviève Duong, du 15 au 17 mars, à la salle Multi de Méduse
Glory, Shay Kuebler, les 10 et 11 avril, au Musée national des beaux-arts du Québec
This Duet That We've Already Done (So Many Times), Frédérick Gravel, du 19 au 21 avril, à la salle Multi de Méduse 
(Very) Gently Crumbling, Jacques Poulin-Denis, les 27 et 28 avril, au Musée national des beaux-arts du Québec
Musique classique
Stradivarius à l'opéra (Le 17 février, à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm)
Le violoniste Alexandre Da Costa a fait paraître un 25e opus cet automne, Stradivarius à l'opéra, enregistré avec l'Orchestre symphonique de Vienne qu'il dirigeait tout en assurant la partie soliste. L'aventure a été l'objet d'un documentaire de Sébastien Ventura, baptisé Der Stehgeiger, le violoniste debout, qui sera présenté au Festival international de programmes audiovisuels à Biarritz en France la semaine prochaine. Le Mont-réalais y reprend des airs d'opéra bien connus, signés entre autres par Puccini, Wagner, Prokofiev, Tchaïkovski. Il viendra en présenter la version scénique à Québec et donner un cours de maître gratuit et ouvert à tous à Québec en février.
Jonathan Cohen, une fête baroque (Le 23 février, à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm)
Le chef anglais Jonathan Cohen dirigera les Violons du Roy pour la première fois depuis qu'il a été nommé directeur musical de l'orchestre pour un programme aux allures de fête baroque. Les musiciens y seront mis en valeur : la première violon Pascale Giguère dans le Concerto pour violon en la majeur de Telemann et les violoncellistes Benoît Loiselle et Raphaël Dubé pour le Concerto pour deux violoncelles en sol mineur de Vivaldi. Des pièces de Purcell, Corelli et Biber sont aussi au menu.
Philippe Jaroussky, l'art d'un contre-ténor (Les 5 et 9 avril, à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm)
Le contre-ténor français Philippe Jaroussky fera ses débuts avec les Violons du Roy sous la direction de Mathieu Lussier, pour entonner des airs de Bach et de Handel qui sont encore à dévoiler. En regardant sa discographie récente, on peut miser sur les cantates sacrées de Bach qu'il vient d'endisquer avec l'ensemble baroque Freiburger Barockorchester et sur des airs de Ruggiero dans l'opéra Alcina d'Handel. Mais le chanteur couronné plusieurs fois aux Victoires de la musique et aux Echo Klassik Awards en Allemagne saura probablement nous surprendre avec ce programme qu'il étrennera à Québec avant de le présenter au Mexique et en Amérique du Sud.
Le Requiem de Mozart (Le 13 avril, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec)
Directeur musical et artistique de l'Orchestre national d'Île-de-France depuis 2012, le chef italien Enrique Mazzola viendra diriger l'Orchestre symphonique de Québec pour un programme regroupant des pièces de Paisiello, Pärt et Górecki ainsi que le célèbre Requiem de Mozart. On y entendra les voix du Choeur de l'OSQ, sous la direction de David Rompré, ainsi que quatre solistes, la soprano Kimy Mc Laren, la mezzo-soprano Maude Brunet, le ténor Philippe Gagné et le baryton basse Alexandre Sylvestre.
L'Opéra de Québec reprendra la production du Pacific Opera Victoria du Barbier de Séville. Au centre, Antonio Figueroa dans le rôle du comte Almaviva.
Le barbier de Séville (Les 13, 16, 18 et 20 mai, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec)L'Opéra de Québec reprend une production du Pacific Opera Victoria (décors, costumes, metteur en scène, chef et une partie de la distribution) du Barbier de Séville de Rossini. Dirigé par Timothy Vernon et mis en scène par Morris Panych, l'opéra nous permettra d'entendre le baryton Armando Noguera dans le rôle de Figaro, la mezzo-soprano Julie Boulianne dans celui de Rosina et le ténor Antonio Figueroa dans celui d'Almaviva. Les images laissent entrevoir un univers surréaliste et fantaisiste, alors que les amateurs d'opéra de la capitale se souviendront d'avoir entendu Noguera dans La veuve joyeuse, Boulianne dans The Tempest et Figueroa également dans The Tempest, mais aussi dans Falstaff, en 2012.
Le MNBAQ illustre la Symphonie alpestre (Les 24 et 25 mai, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec)
Fabien Gabel dirigera son orchestre pour un concert en collaboration avec le Musée national des beaux-arts, à l'image de Musique et peinture, présenté en mars 2015. Cette fois, des toiles de Marcelle Ferron, Jean McEwen, René Derouin et Paterson Ewen seront présentées sur la musique de Florent Schmitt, Arthur Honegger, Beracha El-Khoury et Franz Zappa, puis des oeuvres de peintres québécois illustreront la Symphonie alpestre, dernier grand poème symphonique de Richard Strauss. Josianne Desloges
Aussi
Russie : masques et visages (Kremerata Baltica, présenté par le Club musical de Québec), 6 février au Grand Théâtre de Québec
Richard-Hamelin, Mozart et les Violons (Violons du Roy), 9 février au Palais Montcalm
Marie-Nicole Lemieux au Palais (OSQ), 15 février au Palais Montclam
Tchaïkovski, symphonie pathétique (OSQ), 26 et 27 avril, au Grand Théâtre de Québec
Le roi Arthur (Violons du Roy et La Chapelle de Québec), 10 et 11 mai, au Palais Montcal