Fondé en 2013, Shareapass compte aujourd'hui près de 8000 membres.

Shareapass s'étend à 15 festivals

Après avoir testé sa plateforme de partage de laissez-passer depuis deux ans au Festival d'été de Québec (FEQ), la jeune entreprise Shareapass souhaite passer à un autre niveau et la déployer dans plusieurs autres festivals et événements du Québec.
Shareapass n'offrait jusque-là ses services que lors du FEQ et de l'événement Web à Québec. Son fondateur, Jonathan Parent, a toutefois indiqué au Soleil qu'il aimerait bien rendre disponible sa plateforme dans une quinzaine d'autres festivals et événements dès cet été.
Les internautes peuvent d'ailleurs déjà partager leur laissez-passer du festival d'humour ComediHa! Fest sur la plateforme de Shareapass et de nombreux autres événements, notamment le festival Heavy Montréal, le FestiVoix de Trois-Rivières, le Comiccon de Montréal, la Fête du lac des Nations en Estrie et les Grandes Fêtes Telus de Rimouski, devraient s'ajouter bientôt à l'offre.
«Nous y allons avec les demandes de nos utilisateurs qui identifient des événements dont ils aimeraient pouvoir partager le laissez-passer. On va aussi sur [le site d'annonces classées en ligne] Kijiji pour voir ce que les gens partagent déjà. S'il y a suffisamment d'intérêt, on va "ouvrir" un événement», explique M. Parent.
Même s'il avait reçu plusieurs demandes en ce sens, l'homme d'affaires indique toutefois qu'il a choisi pour l'instant de ne pas rendre disponibles sur Shareapass les laissez-passer de l'Amnesia Rockfest, qui aura lieu du 23 au 26 juin à Montebello.
«On avait pensé le faire et on pourrait le faire, mais comme l'événement a une politique où les laissez-passer sont non transférables, nous avons décidé d'y aller clean et de ne pas le faire quand il existe une telle politique», précise-t-il.
L'entreprise a toutefois changé un peu son modèle depuis quelques mois. Le prêteur verse toujours 10 % du montant de la transaction à Shareapass et le client verse le même pourcentage. Cependant, fini le bureau où les gens laissaient leur laissez-passer en consigne. 
«On s'est rendu compte que, de toute manière, les gens se croisaient à la porte à 15 minutes d'intervalle. Notre nouveau modèle est 100 % en ligne, 100 % virtuel. Environ 24 heures avant l'emprunt, une fenêtre de chat s'ouvre pour permettre au prêteur et au client de discuter et d'établir l'heure du partage», explique M. Parent.
Lieu de l'échange
Shareapass ne déterminera que le lieu où se fera l'échange. Par exemple, la fontaine de Tourny pourrait être choisie pour le prochain Festival d'été, avance M. Parent. «On veut identifier un lieu près de l'événement et aussi être capable de donner du support sur place. Par exemple, si plusieurs partages sont prévus pour une même heure, on s'assurera d'avoir un agent bien identifié à Shareapass sur place avec un iPad.» 
Après avoir réalisé un record de 1600 partages lors du dernier Festival d'été, Jonathan Parent promet que son entreprise sera de retour cette année même si elle a fait grincer des dents les dirigeants du FEQ au cours des deux dernières éditions. 
«Que nous soyons là ou non, les gens partagent leurs laissez-passer. Les frictions qu'on vit avec certains événements sont un phénomène bien québécois, le même qu'avec des services comme Uber ou Airbnb. Il faut être patient. Le temps fera son oeuvre.»
La prochaine étape pour l'entreprise sera de viser des événements d'ailleurs dans le monde. «Mais auparavant, nous souhaitons faire notre place au Québec cet été pour ensuite développer une application pour tablettes et téléphones qui pourrait ressembler à celle d'Uber», conclut l'homme d'affaires.