Luk Fleury, Mikael Xystra Montminy, Karine Ledoyen, Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon font partie des chorégraphes de la 24e saison de la Rotonde.

Saison 19-20 de la Rotonde: les mouvances humaines [VIDÉO]

La prochaine saison de la Rotonde rassemble des plaidoyers pour la douceur, l’ouverture, la résistance et la résilience. Le retour de Danse K par K, de Virginie Brunelle, de RUBBERBAND et de la Otra Orilla, quatre collaborations avec le Grand théâtre de Québec et plusieurs nouveaux visages marquent cette 24e saison.

Dû à la réfection du complexe Méduse, aucun spectacle de danse ne sera présenté à la salle multi l’an prochain. Le LANTISS, à l’Université Laval, le Périscope et la Bordée seront donc mis à contribution, en plus de La Maison pour la danse et des deux salles du Grand théâtre.

La public a été au rendez-vous pour la saison qui se termine. «Les taux d’occupation des salles ont été de plus de 85% et le deux cinquième des représentations étaient à guichet fermé», souligne le directeur général Steve Huot.

Plusieurs créateurs de Québec seront à l’affiche. On pourra découvrir les premières chorégraphies de Mikaël Xystra Montminy (Transire, du 28 avril au 2 mai) et de Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon (Résilience, du 17 au 20 mars).

Pour de la glorieuse fragilité (30 octobre au 1er novembre), la chorégraphe Karine Ledoyen a mené une vingtaine d’entrevues auprès de danseurs qui ont quitté la pratique. «Je croyais que nous allions aborder le deuil, mais finalement, je me suis aperçue que j’avais envie de célébrer leurs vies incroyables», indique-t-elle. Son projet Osez! reviendra du 5 au 7 septembre, avec une quarantaine de danseurs et deux duos de musiciens et chorégraphes dont les noms restent à dévoiler.

Le public de la capitale aura la chance de voir la première mondiale de Frontera (20 novembre), de Dana Gingras, qui avait présenté Monumental – avec Godspeed you! Black Emperor en 2016. La chorégraphe y explore les frontières politiques, culturelles, voire économiques avec 14 artistes sur scène. Vraiment doucement ( 18 février) que son chorégraphe Victor Quijada qualifie d’«explosif» marquera le retour de RUBBERBAND avec une danse de haute voltige, qui questionne nos réflexes devant le flux constant de nuisances dont nous sommes bombardés au quotidien. 

«Pour de la glorieuse fragilité»

Virginie Brunelle, qui a signé le formidable À la douleur que j’ai, revient avec Les corps avalés, la plus ambitieuse de ses créations avec 8 danseurs et le Quatuor Molinari. Magnetikae (26 mai) de La Otra Orilla, un conte flamenco sur la banquise, s’annonce magnifique. Ces quatre spectacles, présentés au Grand théâtre, convient des musiciens sur scène.

«Magnetikae» de La Otra Orilla

Sinon, Singeries (8 au 11 octobre) montre un duo féminin qui se singe dans un espace vidéographique, alors que Night Owls (en programme double avec Transire) invite les spectateurs à entrer en contact avec un être lumineux, dans le noir. Bygones (21 au 23 novembre) de Out Innerspace Dance Theater (qui nous avait présenté le réjouissant Me So You So Me inspirés des dessins animés japonais) propose une expérience sculpturales et chimérique, construite sur des jeux de lumières.

Suites Perméables (23 et 24 janvier) et Memory Palace (14 au 17 avril) seront des expériences intimes, où les spectateurs auront un contact privilégié avec les interprètes. Gigue in the dark 2.5 (13 au 16 mai) permettra aux spectateurs, assis au sol, de ressentir la vibration créée par les gigueurs de BIGICO. Le problème avec le rose, en co-présentation avec Les Gros Becs, sera présenté du 31 mars au 5 avril.

Tous les détails à larotonde.qc.ca

«Vraiment doucement» de Rubberband
Michel Côté du grand théâtre aux côtés de Marie-Hélène Julien et Steve Huot de la Rotonde