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Labrèche et bientôt Passe-Partout

CHRONIQUE / Il y a des lancements de programmation plus divertissants que d’autres. Celui de jeudi à Télé-Québec avait été confié à Marc Labrèche, l’animateur de «Cette année-là», qui a rendu les journalistes aussi hilares que médusés. Heureusement qu’il y avait une table ronde ensuite pour clarifier le tout.

Avant toute chose, il faudra attendre l’hiver avant de voir la nouvelle mouture de Passe-Partout. Pour le directeur général des programmes, Denis Dubois, rien ne comptera plus que l’avis des enfants nés en 2015. Les autres? «On s’en fout!» répond-il aux plus sceptiques, pour qui ce retour est complètement farfelu.

Une émission, calquée sur la vraie première de 1977, a déjà été tournée et montrée à des enfants. M. Dubois y a décelé «le même pouvoir d’attraction» qu’à l’époque. On nous a dévoilé les trois Passe dans leurs nouvelles tenues, qui rappellent les originales, mais il faudra attendre pour voir des extraits et l’apparence des marionnettes. On veut garder la primeur pour les enfants. Cannelle, Pruneau et les autres y seront, mais Doualé a été remplacée par Clémentine, une petite fille noire, mais qui n’aura pas d’accent. Après tout, on est en 2018.

Parmi les émissions les plus prometteuses, notons 180 jours, des producteurs de De garde 24/7, qui s’infiltre à l’école secondaire Gérard-Filion à Montréal, la première polyvalente, aujourd’hui très multiethnique. Cent quatre-vingts, c’est précisément le nombre de jours d’une année scolaire, de la rentrée aux vacances. Tout n’y est pas rose, on y verra entre autres un recruteur de prostitués. Certaines histoires s’annoncent touchantes. Le jeudi à 20h à partir du 20 septembre.

J’ai aussi hâte de voir Cette année-là, ce grand plateau culturel du samedi soir mené par Marc Labrèche, entouré de ses collaborateurs Simon Boulerice, Émilie Perreault et Fred Savard. Chaque semaine, on se concentrera sur une année, comme 1986 dans la première émission, le 15 septembre à 20h. On y rappellera des faits marquants de l’année, en faisant le lien avec des événements d’aujourd’hui. Labrèche et son équipe pourraient retourner aussi loin qu’en 1950.

Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris le concept de L’heure est grave, un «variété d’actualité» coanimé par Virginie Fortin et Guillaume Girard. Le lundi et le mardi à 22h, et le vendredi à 19h, une dizaine de collaborateurs, parmi lesquels plusieurs nouveaux visages, porteront un regard original sur des enjeux sociaux.

C’est à l’hiver qu’on pourra voir M’entends-tu? la comédie dramatique signée Florence Longpré, qui y joue un des premiers rôles avec Ève Landry et l’ex-académicienne Mélissa Bédard. Ces trois amies évoluant dans un milieu défavorisé sont le centre de cette œuvre crue, dure, mais drôle, qui met aussi en vedette Sophie Desmarais et Isabelle Brouillette. C’est aussi aux temps froids qu’on verra Kebec, qui brossera le portrait du Québec, comme le faisait l’excellente série MTL pour la métropole. Cette fois, Noémi Mercier anime.

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«Discussions avec mes parents»: sympathique, mais drôle?

CHRONIQUE / «Discussions avec mes parents», la nouvelle comédie de François Morency, est très certainement sympathique. Mais drôle? Pas assez à mon goût. J’ai ri seulement à quelques reprises en voyant les trois premiers épisodes, qui ont quand même quelque chose de réconfortant.

Parce que j’ai reconnu bien des parents, dont les miens, dans ceux de l’humoriste. Quand ils lui demandent de l’appeler une fois arrivé chez lui, ça me rappelle mon père. Et j’ai aussi reconnu en Jean-Pierre (Vincent Bilodeau) le même patenteux, bricoleur, qui installe un interphone dans la maison pour éviter qu’on crie au lieu de se déplacer. Eh oui, on en avait un chez nous.

J’ai tout de même ri en voyant Rollande (Marie-Ginette Guay) brasser sa bouteille de ketchup, un geste qui rappelle tout de suite la masturbation. Ou lorsqu’elle sort des titres de chansons d’Elvis à son gendre anglophone, parce qu’elle ne connaît pas un mot d’anglais. Rollande est aussi une fidèle lectrice de Danielle Cuivre — ça ne vous rappelle pas une certaine Danielle Steel? —, auteure de titres aussi farfelus que Les caresses de la comtesse agricole et Le rotoculteur de l’amour.

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ICI la continuité

CHRONIQUE / Alors que TVA renouvelle son offre en variétés, ICI Radio-Canada Télé ramène cet automne la plupart de ses succès de l’an dernier, et offre en soirée quatre nouvelles séries dramatiques originales, dont deux cet hiver seulement. La directrice générale, Dominique Chaloult, n’était pas peu fière de nous dire que le diffuseur public avait connu sa meilleure saison depuis 14 ans dans les sondages d’écoute. Les titres qui ont le mieux marché sont de retour, de «District 31» à «Tout le monde en parle», en passant par «Unité 9» et «1res fois».

De retour le lundi 10 septembre à 19h, District 31 reste certainement la série la plus attendue. Le nouveau lieutenant (Geneviève Brouillette) n’a pas seulement l’air bête, elle a un passé pas clair avec Laurent Cloutier (Patrick Labbé). Le fait qu’il n’y ait pas d’enquête sur le meurtre de Phaneuf interpelle le journaliste Jean Brière (Jeff Boudreault). Au fait, vous apercevrez Patrick (Vincent-Guillaume Otis) reconfirmer qu’il a bien pris congé de la police.

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TVA: le plein de nouveautés

CHRONIQUE / Quoi regarder à TVA cet automne? À vous de faire vos choix parmi les nombreuses nouveautés de l’antenne. «Face au mur, La voix junior, Au secours de Béatrice» et d’autres ont tiré leur révérence, au tour de «Révolution, XOXO, Le jeu» et «Tout le monde aime» de se lancer à votre conquête.

Sur fond de menace de conflit de travail de la part des employés, qui ont voté dimanche à 86,5 % pour des moyens de pression allant jusqu’à la grève, TVA entreprend son automne, fort de ses 24 % de parts de marché, ce qui est plus qu’ICI Radio-Canada Télé et V réunies. Le réseau se vante aussi d’avoir une portée mensuelle supérieure à YouTube et Facebook, et d’être la chaîne à susciter le plus d’écoute en direct.

Plusieurs œufs du panier sont déposés le dimanche soir. On a mis le paquet pour l’émission de danse Révolution, branchée sur le 220 comme Jean-Marc Généreux, l’un des quatre juges. On avait sorti les images les plus spectaculaires au lancement de presse lundi, levant le voile sur une technique de tournage à 360 degrés, point central du concept. Ainsi, 128 caméras filmeront les danseurs pour les montrer de tous les angles, y compris ceux qui échappent habituellement aux spectateurs. Si le mouvement n’est pas tout à fait réussi, vu d’un angle en particulier, ils perdront des points.

Au lieu d’un gros bouton comme à La voix, les juges pourront activer un levier pour montrer leur intérêt. Et comme à l’émission de Charles Lafortune, on consacre les premières semaines aux auditions. Sarah-Jeanne Labrosse agit comme égérie de cette émission, qui sera lancée le dimanche 23 septembre à 19h30.

Le retour de Sonia