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«Making a Murderer», la suite

CHRONIQUE / La première série de «Making a Murderer», mise en ligne sur Netflix en décembre 2015, a révolutionné le genre documentaire et son sujet a indigné ceux et celles qui l’ont vue. Empruntant les codes de la fiction, on y racontait le destin tordu d’un Américain du Midwest emprisonné pour meurtre, Steven Avery, qui clame son innocence depuis le premier jour, de même que son neveu, Brendan Dassey. Dix épisodes qui bouleversent, questionnent, choquent, sèment constamment le doute dans l’esprit du spectateur. Et prend ouvertement parti pour son personnage principal.

L’histoire devait s’arrêter là. Mais la série a connu un tel impact qu’elle a ravivé les espoirs de faire libérer Avery. Alors que la première saison dépeignait le procureur de la Couronne, Ken Kratz, comme le méchant de l’histoire, c’est la nouvelle avocate d’Avery qui prend la vedette dans ces 10 nouveaux épisodes, sur Netflix depuis la semaine dernière, en anglais et en français. Kathleen Zellner a fait libérer près d’une vingtaine d’innocents, et part à la guerre pour qu’Avery recouvre sa liberté, certainement son plus gros cas en carrière. Une femme fascinante, racée, redoutable, animée par un désir de justice et d’équité. Quand elle dit qu’elle va gagner, on la croit. Pour y parvenir, elle compte sortir plusieurs preuves irréfutables qu’Avery et Dassey n’ont pas pu assassiner Teresa Halbach, pas plus qu’ils n’ont pu faire brûler son cadavre.

Si vous avez vu la première série il y a longtemps et que vous craignez d’avoir tout oublié, rassurez-vous; la seconde saison remet chaque chose en contexte, rappelle de grands pans de la première, tout en ajoutant de nouveaux éléments. Au premier épisode, on passe de longues minutes à reconstituer la scène de crime. Le procédé est un peu long mais pas moins intéressant; Me Zellner fait appel aux plus grands spécialistes, notamment pour prouver que les traces de sang trouvées dans le véhicule de la victime sont le résultat d’un coup monté.

Making a Murderer 2 fait aussi une grande place à Brendan Dassey, à qui on a fait cracher un aveu de culpabilité en utilisant des méthodes odieuses. Vous reverrez son premier avocat, commis d’office, qui trouve à rire à la caméra quand on le questionne sur ses choix discutables. Il est clair que celui-ci n’a pas mis tout en œuvre pour bien protéger son jeune client, vulnérable et pas outillé intellectuellement pour affronter une telle épreuve.

La série a eu un impact incroyable sur les vies de Steven et de Brendan, à commencer par ce déferlement d’encouragements, leur permettant de retrouver l’espoir de sortir de prison un jour. Encore une fois, les réalisatrices Laura Ricciardi et Moira Demos parsèment leur série de conversations téléphoniques avec les deux détenus. La caméra nous montre en parallèle l’existence infiniment triste de leurs proches, qui ne vivent que dans l’espoir de les revoir. L’une des histoires les plus pathétiques est cette union à distance qu’entretient Avery avec une grande femme blonde, Lynn Hartman, en quête maladive de visibilité. Le comble du sensationnalisme survient quand on piège Avery au téléphone à l’émission Dr Phil, alors que le célèbre animateur reçoit Mme Hartman.

La deuxième série n’aura pas l’impact de la première, mais elle vaut néanmoins le détour. Si la saison 1 vous a ému, vous vous préoccuperez sans doute du sort de Steven et de Brendan, incarcérés depuis tout ce temps, tout en vous demandant qui a bien pu tuer Teresa Halbach. Bien qu’on y soit tenté, je ne vous suggère pas de la regarder en une journée. Parce que c’est franchement déprimant. Chaque fois qu’un espoir pointe pour les proches d’Avery, un nouvel écueil vient tout faire s’écrouler. C’est souvent cruel.

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Le Québec aura aussi son Making a Murderer, puisque Pixcom produit actuellement Meurtriers sur mesure, une série sur deux hommes emprisonnés pour le meurtre d’une jeune fille de 14 ans, Sandra Gaudet, à Val-d’Or, puis relâchés après 10 ans de détention. Chez Club illico, on doit se croiser les doigts pour que cette série de sept épisodes, dont la sortie est prévue pour 2019, puisse relancer l’enquête ou créer un buzz comme l’a fait Making a Murderer aux États-Unis. Et ultimement, pour que le vrai coupable soit identifié, 28 ans plus tard.

Télé et radio

Il est où le bonheur? À «TLMEP»

CHRONIQUE / Il y avait longtemps qu'on n'avait pas ri autant à «Tout le monde en parle». Pour la 350e émission, et la première en cette ère de légalisation du cannabis, on peut dire qu'il y avait tout un «buzz» sur le plateau, je dirais même une douce folie. «Qu'est-ce qu'on fume ce soir?» a demandé Serge Fiori. Mais pas de «gros batte» pour les invités, juste le bon vin habituel. Même Jean Chrétien nous a paru des plus attachants, c'est tout dire.

«Ils ont l'air de deux gamins», a lancé Dany Turcotte en voyant la nouvelle complicité de Fiori et Louis-Jean Cormier, partenaires depuis à peine deux semaines dans la création d'un spectacle du Cirque Éloize à partir de l'oeuvre d'Harmonium. «J'capote», s'exclame Serge Fiori, lui-même un fan de Karkwa, le groupe de Cormier. Pour Louis-Jean, la musique d'Harmonium est celle «qui va le mieux accueillir un numéro de cirque», par ses images, par la durée de certaines de ses chansons.

L'aventure du duo de Fiori avec Richard Séguin ne s'est pas finie en chicane, malgré ce qu'on a pu dire. Les deux parties n'avaient simplement pas la même façon de travailler, précise-t-il, de sorte qu'il n'y a jamais eu de spectacle de Fiori-Séguin. Pourrait-on les voir un jour reprendre un de leurs succès ensemble? Il ne dit pas non. Et peut-on rêver de revoir Fiori sur scène? «Il faudrait. Ça a pas de bon sens que j'y aille pas», répond l'artiste, qu'on sentait planer sur le plateau. Dimanche prochain, l'ADISQ rendra hommage à Harmonium, et vous pouvez compter sur lui pour y être.

«J'ai passé ma vie à me faire traiter de mal baisée... par des gens qui ne me connaissaient pas!» a confié Denise Bombardier, venue parler de ses mémoires, et avec qui une entrevue n'est jamais ennuyante.  Elle qualifie sa grande passion pour Lucien Bouchard de «son 11 septembre personnel». Selon elle, l'homme politique «ne savait pas ce que ça voulait dire de vivre avec une femme autonome, indépendante». Il lui demandait de s'éteindre dans les soupers officiels. «Et j'obéissais.» Son fils de neuf ans l'a convaincue de le quitter, parce qu'il était plus gentil avec lui qu'avec elle. Elle en reparle les larmes aux yeux.

Elle-même abusée à 12 ans par un réalisateur de Radio-Canada, elle dénonce chaque fois qu'elle le peut la pédophilie. On a revu cet extrait d'Apostrophes datant de 1990, dans lequel elle dénonçait l'écrivain français Gabriel Matzneff, qui s'était vanté de coucher avec des jeunes filles.

Elle garde les pires souvenirs de Simon Durivage, avec qui elle a coanimé Le point durant un an à Radio-Canada. «Il a heurté tant de gens ici dans la boîte», dit-elle, le qualifiant d'être «grossier, vulgaire». «J'entrais le matin et je l'entendais dire : « ma tabarnak, elle! » [...] Tout le monde a connu des expériences avec lui.» Elle a choisi d'en parler pour tous ceux qu'elle a vus pleurer. On verra si l'ancien chef d'antenne voudra répliquer à ces attaques.

Vous m'auriez dit il y a quelques années que j'attribuerais un jour l'étoile du match à Jean Chrétien que je vous aurais probablement ri au visage. Et pourtant, toujours alerte, l'ancien premier ministre a été très drôle, offrant l'un des meilleurs segments de la soirée. «J'ai une soeur qui a 99 ans et 9 mois, et elle met de l'argent de côté pour ses vieux jours. Alors, vous êtes pas à veille de vous débarrasser de moi!» a blagué l'homme qui lance ses mémoires, 25 ans après son élection comme premier ministre du Canada. Il raconte encore avec passion des épisodes de sa carrière politique, notamment pourquoi son homologue britannique lui en a voulu de ne pas engager son pays dans la guerre en Irak. Il réfute catégoriquement la version selon laquelle il aurait trahi et isolé le Québec pendant la nuit des longs couteaux. «Je suis arrivé à la maison à 11 heures!» dit-il, prenant sa femme Aline comme témoin. Le sujet a mené à un débat musclé comme on les aime sur la question nationale, auquel ont pris part Bombardier et Fiori.

Très sympathique entrevue avec Christophe Maé, une mégastar en France, mais qui était presque inconnu ici avant son passage à En direct de l'univers avec Francis Reddy en mars dernier. Depuis, sa chanson Il est où le bonheur est fredonnée partout au Québec, mais il faut écouter toutes les autres, lance Serge Fiori, qui vient de découvrir sa musique. Après avoir été pâtissier à la fin de l'adolescence, il a quitté l'entreprise familiale pour vivre sa passion pour la musique. En France, Johnny Hallyday a donné un bel élan à sa carrière en lui donnant la première partie de ses spectacles.

En début d'émission, Justin Trudeau aura finalement donné l'entrevue la plus beige de la soirée, louvoyant dans toutes ses réponses aux questions pourtant pertinentes de Guy A. Lepage. Parce qu'il n'a pas été question que de cannabis avec «Justin», dont c'était la septième visite, mais la première d'un premier ministre du Canada en fonction à Tout le monde en parle. On a parlé de l'oléoduc Trans Mountain, des rapports avec l'Arabie saoudite. «Est-ce que les ventes d'armes sont plus importantes que les principes pour le Canada?» a demandé au PM, au sujet des affaires qu'il continue d'entretenir avec ce pays. Réponse de Trudeau : si l'Arabie saoudite ne respecte pas les conditions des ententes conclues, «on va mettre un terme aux contrats». Au sujet de Donald Trump, il reconnaît qu'«il n'est pas toujours évident. C'est difficile des fois de trouver des points en commun, mais on a réussi à le faire quand même assez bien dans l'accord renouvelé qui sécurise notre économie pour l'avenir.»

Au sujet de la légalisation du cannabis, M. Trudeau ne se mettra pas à fumer du pot, même légal. «Ça n'a jamais été quelque chose qui m'intéressait énormément», dit-il, ajoutant qu'il en a jasé avec son fils de 11 ans. À ceux qui l'accusent d'avoir favorisé d'anciens libéraux, qui investissent dans des entreprises de cannabis, il répond que d'anciens conservateurs sont aussi dans le coup, comme Brian Mulroney et Julian Fantino.

L'entrevue avec Phoudsady Vanny au sujet du premier Salon de la mort aura au moins permis de parler des rituels entourant ce jour ultime. «On passe trois mois à magasiner un char, mais on se prépare même pas» à notre propre mort, déplore l'organisatrice de cet événement, qui permettra aux visiteurs de tester des cercueils dans une aire de repos.

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Le gros câlin du vendredi

CHRONIQUE / J’attendais avec un mélange d’impatience et de crainte la série documentaire inspirée du livre «Faire œuvre utile», d’Émilie Perreault. L’ouvrage m’a habité durant toute sa lecture, et même après, tant j’y mesurais l’importance insoupçonnée de l’art dans les vies de tout le monde. Comme une preuve de la nécessité de la musique, de la peinture, des livres, des séries télé, du théâtre dans nos existences.

En même temps, en cet automne qui s’installe, on est tenté de fuir les occasions de larmoyer. Parce que les cas abordés par Émilie Perreault sont rarement l’occasion de faire la fête. On parle de sujets graves, d’une mère et d’une fille en deuil après l’accident tragique du père de famille. D’une mère qui assiste au spectacle de Patrice Michaud à la place de sa fille, récemment décédée. C’est vrai, Faire œuvre utile risque de vous faire sortir deux ou trois mouchoirs. Mais on en sort pourtant avec un sentiment de bien-être, celui d’une réparation rendue possible par une œuvre artistique. Émilie Perreault a une approche très humaine et investie, aucunement racoleuse. Mes craintes sont dissipées. 

Enveloppée par la sublime musique d’Alexandra Stréliski, qu’on a vue récemment à Tout le monde en parle, Faire œuvre utile est en soi un objet d’art, tant la réalisation et le montage sont soignés. Dix émissions seront proposées jusqu’à la période des Fêtes, le vendredi à 20h sur ICI ARTV, dans la case de Pour emporter, les entrevues de France Beaudoin, qui reviendront cet hiver.

Chaque émission s’attarde à deux histoires, et réunit un artiste et une personne qu’il a inspirée. Dans la première émission, diffusée le 26 octobre, le cas d’Annick est particulier. Pierre, l’amour de sa vie, meurt assassiné à une semaine de la naissance de leur petite Alice. Un crime terrible, qui restera impuni. Un soir, elle regarde Tout le monde en parle et voit Marc Séguin parler de ses œuvres créées à partir de cendres humaines. Il lui vient l’idée d’écrire à l’artiste pour lui demander d’utiliser les cendres de son défunt conjoint, ce qu’il finit par accepter. Au départ, il lui propose de dessiner une arme, une idée pour le moins tordue qu’il finit par abandonner. L’œuvre qu’il créera à partir du cadavre d’un coyote est «d’une violence inouïe», de son propre aveu, mais parvient à donner un sens à la terrible injustice qu’elle a vécue.

Le procédé peut paraître bizarre, mais son récit vous touchera assurément. «Je suis contente de savoir que je peux être tranquille dans ma vie, mais qu’il y a un message qui passe», dit-elle devant l’immense toile de 13 pieds créée pour Pierre, et dont elle possède chez elle une reproduction réduite.

On s’attarde aussi sur l’histoire de Martin, qui a accompagné sa grand-mère atteinte d’Alzheimer jusqu’à la mort. Quand il a entendu la magnifique chanson d’Ingrid St-Pierre, Ficelles, dans la chronique d’Émilie Perreault à la radio, il a eu un coup de cœur, lui qui préfère pourtant le rap et le métal. Ingrid St-Pierre avait écrit la chanson pour sa propre grand-mère, aussi atteinte d’Alzheimer, et qui chantait à tue-tête la chanson composée pour elle. Quand les deux se rencontrent, on saisit à quel point sa chanson peut avoir trouvé écho chez le public. 

Les invités du public ne sont pas des groupies, simplement des gens qui avaient envie de donner un sens à une épreuve, à un événement de leur vie. Autrefois, on allait à l’église, aujourd’hui, on a besoin de s’accrocher à autre chose. L’art est là pour ça. Un deuxième tome de Faire œuvre utile est en préparation, et se penchera sur la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte, une période de la vie où on forge encore sa personnalité.

Parmi les autres artistes que vous verrez défiler dans la série : Marie Laberge, Robert Lepage, Mariana Mazza, Jean-François Pauzé des Cowboys Fringants, François Pérusse et Kim Thúy. Pourvu que la série ne parle pas qu’à des convertis, mais qu’elle convainque aussi ceux qui ne croient pas à l’importance de la culture.

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Jugez par vous-mêmes

CHRONIQUE / Oubliez «La cour en direct» ou «L’arbitre», là, on parle de vraies causes judiciaires. Pour «Les coulisses du palais», en ondes depuis vendredi à 20h, à Canal D, les caméras entrent dans les salles de cour du palais de justice de Québec, une première puisque les procès ne sont jamais télédiffusés de ce côté-ci de l’Amérique. Et ce n’est vraiment pas banal.

On se sent donc privilégié en regardant ce docuréalité en 11 épisodes de 30 minutes, une idée originale d’Yves Thériault, dont Marie-Thérèse Fortin assure la narration. Surtout quand on est friand de fictions comme Une lutte exemplaire ou How To Get Away With Murder. Les rouages de la justice restent fascinants pour quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans un tribunal. À ce titre, Les coulisses du palais relève beaucoup plus de la pédagogie que du voyeurisme. On en sort vraiment moins niaiseux.

Le juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, Robert Pidgeon, est tout un personnage. Maire dès l’âge de 29 ans, le Gaspésien qui en a maintenant 73 est attachant, et sa passion pour la justice se voit et s’entend. Par lui, et par la plupart des personnages de la série, la justice s’humanise. Les juges ne sont pas des robots, et ce n’est pas une mauvaise chose qu’on nous le rappelle. Tout sympathique soit-il, même le juge Pidgeon peut s’impatienter et rabrouer des avocats retardataires ou qui lui font perdre son temps.

Au neuvième épisode, le meilleur des trois que j’ai vus, on étudie le cas de Julie (nom fictif), qui accuse son oncle de l’avoir agressée de 5 à 11 ans. Sa sœur et sa mère ont aussi porté plainte. Julie témoigne par visioconférence pour ne pas être en contact avec l’accusé, assis librement dans la salle d’audience, et qui nie tout d’un bloc. Évidemment, le témoignage de la présumée victime est difficile à entendre. Le tribunal a besoin d’entendre chaque détail, le plus sordide soit-il, de chaque événement. L’avocat de la défense, Rénald Beaudry, doit trouver la faille dans le témoignage de la jeune femme pour défendre son client. Toujours ardu pour nous de comprendre quelles motivations, autres que pécuniaires, peuvent pousser un avocat à vouloir défendre un présumé pédophile. «J’ai moi-même des filles, mais j’ai un travail à faire», plaide-t-il à la caméra. On le verra peser les pour et les contre à faire témoigner son client.

La juge Johanne Roy admet être épuisée au sortir de la salle d’audience. De telles charges émotives drainent votre énergie. Et le juge se doit de faire preuve d’impartialité, laisser ses préjugés au vestiaire, un travail de chaque instant. Juste avant le générique, on annonce que la juge révélera son verdict au prochain épisode. Croyez-moi, vous aurez envie de regarder le suivant.

Au fil des épisodes, vous comprendrez mieux la composition d’un jury, les enquêtes sur la mise en liberté, les séances de conciliation. Les juges et les avocats ne sont pas les seules vedettes de la série, on y rencontre aussi Jean Bujold, retraité friand de procès, un habitué des couloirs du palais, et ma collègue Isabelle Mathieu, journaliste judiciaire au Soleil, que je suis tout aussi curieux que vous de voir à l’œuvre.

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WAUTHIER SUREXPOSÉ? 

L’annonce du nouveau talk-show quotidien de Jean-Philippe Wauthier sur ICI Radio-Canada Télé au printemps prochain a suscité bien des réactions la semaine dernière; plusieurs ont parlé de surexposition. Sachez que l’animateur devra renoncer à l’un ou l’autre de ses nombreux engagements, et qu’il ne reviendra probablement pas à l’animation des Dieux de la danse l’année prochaine. Pour les Gémeaux, et pour La soirée est (encore) jeune sur ICI Radio-Canada Première, rien n’est encore confirmé. Une chose est sûre: le diffuseur souhaite que l’animateur se consacre principalement à ce nouveau talk-show, qui l’occupera d’avril à septembre. À suivre.

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DUO ÉBLOUISSANT À RÉVOLUTION

Avez-vous vu William et Laura, le duo de danse contemporaine à Révolution? C’est mon coup de cœur depuis le début de la saison de cette émission qui ne cesse de nous éblouir. Le rendez-vous de TVA est d’ailleurs l’émission la plus regardée le dimanche avec 1131 000 fidèles, contre 925 000 à Tout le monde en parle sur ICI Radio-Canada Télé. Occupation double Grèce fait belle figure à V avec ses 603 000 irréductibles à 18h30 et 144000 à 21h.