Jacques Mathieu, Kim Gingras, Nicolas Bégin, Julie Snyder, Olivier Dion et Julie Ringuette

V entre dans la danse avec Julie

CHRONIQUE / Après ICI Radio-­Canada Télé, qui diffuse depuis trois ans Les dieux de la danse, et TVA, qui a annoncé pour l'an prochain la nouvelle émission Révolution, voici que V aura aussi son émission de danse, pas plus tard que cet hiver, intitulée Danser pour gagner. Et c'est nulle autre que Julie Snyder qui produira l'émission, elle qui est déjà associée à V avec Occupation double Bali, en ondes dès le 1er octobre prochain.
Danser pour gagner est l'adaptation de l'émission américaine America's Best Dance Crew, un concept de Warner qui a fait le bonheur des habitués de MTV durant huit saisons. L'émission a été retransmise chez nous en français à MusiquePlus, la petite soeur de V. Pour la version québécoise de Julie Snyder, 10 équipes s'affronteront dans cette compétition survoltée de danse urbaine, qui se déclinera en un gala hebdomadaire en direct de 90 minutes et une quotidienne de 30 minutes, dès la fin janvier.
Olivier Dion, qu'on a connu à Star Académie et qui fait toujours partie de l'écurie de Productions J, animera le grand variété. Il a vécu les deux dernières années en France, où il a été propulsé par l'émission Danse avec les stars sur TF1, en plus de tenir l'affiche de la comédie musicale Les 3 mousquetaires. Fort probable qu'on le voit faire quelques steppettes à Danser pour gagner. Quant à la demi-heure du lundi au jeudi, elle est confiée à la comédienne Julie Ringuette, la garce Justine dans Ruptures, aussi collaboratrice de Code F. à VRAK.
Danser pour gagner comptera évidemment sur un panel de juges. Pour l'instant, un seul nom est confirmé, celui de Kim Gingras, qui danse notamment pour Beyoncé, et qui s'est classée au top 8 de So You Think You Can Dance Canada en 2009. Figure importante de la danse à Québec, Nicolas Bégin agira comme directeur artistique et prendra part au recrutement des candidats. L'entrepreneur, qui a fondé la compétition Hit The Floor à Lévis, s'est lui-même rendu en finale de America's Best Dance Crew avec la troupe Blueprint Cru en 2010.
Cette fois, Julie Snyder produira l'émission à titre personnel, et non pas avec son entreprise, Productions J. La raison? Julie ne pouvait pas élaborer sur le sujet, mais on comprend qu'il y a un lien avec le fait que Productions J n'est toujours pas admissible au crédit d'impôt. Et que Danser pour gagner est dans une catégorie admissible, les variétés, contrairement à Occupation double, une téléréalité. «On repart de zéro», dit-elle, bien que Productions J continue d'opérer.
Julie Snyder dit être une mauvaise danseuse, mais une grande amatrice de cet art. Elle a néanmoins tenu le rôle de la grand-mère de Clara dans Casse-Noisette, le temps d'une représentation, aux Grands Ballets Canadiens, en décembre dernier. Et, par intérêt personnel, elle suit des cours de danse classique un mardi sur deux à l'École supérieure de danse.
Pour avoir choisi de proposer ce concept plutôt qu'un autre à V? «Parce que ce ne sont pas des vedettes, ce sont de vrais danseurs de tous les horizons, qui préparent des numéros sur mesure pour l'émission», explique Julie, qui souhaite faire aimer la danse à la télé. «On va construire des carrières, c'est clair», ajoute le directeur principal, programmation et développement de Groupe V Média, Jacques Mathieu.
Aurait-elle aimé animer Danser pour gagner? «J'y ai pensé», répond la productrice, qui préfère se consacrer à la production d'Occupation double Bali. À ce propos, elle ne semble pas trop inquiète par le volcan qui menace d'entrer en éruption dans cette île indonésienne. L'équipe est située à 60 kilomètres du volcan, mais seuls les habitants à 10 km sont évacués, et l'aéroport local est toujours en service. Julie s'est toutefois assurée que l'équipe, presque en vase clos, soit avisée au moindre danger.
La voix junior frôle le 1,7 million
En compétition avec la température estivale, la première de La Voix junior a attiré 1695 000 téléspectateurs dimanche soir à TVA. C'est moins que l'an dernier, en précisant que la saison avait commencé plus tard, le 2 octobre, retenant ce soir-là 2060 000 curieux. Conversation secrète, qui marquait le retour de Paul Arcand à la télé, a été suivie par 785 000 téléspectateurs. Une première un peu décousue avec Carole Devault, qui avait infiltré le FLQ en 1970. La formule d'entrevue, en tenant loin les caméras, gagnerait à être mieux exploitée. Dimanche, c'était encombrant plus qu'autre chose. Et ça ne donnait pas grand-chose de savoir où «Poupette» avait caché de faux bâtons de dynamite. Toujours dimanche, 840 000 fidèles ont regardé la première de Tout le monde en parle à ICI Radio-Canada Télé.