Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Lui-même chef d'antenne et journaliste à TVA, Michel Jean déplore le manque flagrant de représentation des autochtones dans les médias.
Lui-même chef d'antenne et journaliste à TVA, Michel Jean déplore le manque flagrant de représentation des autochtones dans les médias.

TLMEP: un devoir de mémoire

CHRONIQUE / Le roman Kukum pourrait être en rupture de stock après l'entrevue que son auteur a accordée à Tout le monde en parle. Récipiendaire du prix littéraire France-Québec, l'auteur et journaliste innu Michel Jean a livré dimanche un touchant et convaincant plaidoyer pour une meilleure reconnaissance des autochtones. C'est notre étoile du match.

Cette mission d'éducation, il a choisi de la livrer à travers les personnages de ses romans, une manière efficace pour lui de faire connaître le sort qu'on a fait subir à son peuple. Inspiré de son arrière-grand-mère, Kukum raconte le parcours d'une orpheline qui s'intègre aux Innus de Pekuakami au Lac Saint-Jean, qu'on a dépossédés de leurs terres et qui ont été maltraités dans les pensionnats.

L'écrivain, qui en est à son septième roman, se réjouit de l'intérêt marqué des Français pour l'autodétermination des peuples autochtones, beaucoup plus que pour leur côté folklorique. Mais comme d'autres l'ont fait avant lui sur ce plateau, il souligne à quel point on a voulu ignorer l'histoire des peuples autochtones ici même. «Au Québec, l'histoire commence en 1492 (Christophe Colomb) et 1534 (Jacques Cartier). Pourtant, les gens étaient là depuis 15 000 ans», rappelle celui qui est issu de la communauté de Mashteuiatsh.

Lui-même chef d'antenne et journaliste à TVA, Michel Jean déplore le manque flagrant de représentation des autochtones dans les médias; il compte une seule journaliste au Devoir, Marie-Michèle Sioui, et lui-même, le seul dans la presse électronique. Lorsqu'il a vu la vidéo où Joyce Echaquan était la cible d'injures odieuses, il a insisté pour que celles-ci soient diffusées à l'antenne. «Les autochtones les entendent, ces paroles. Il est temps que les Québécois les entendent aussi.»

Selon la Dre Cécile Tremblay, il revient aux Québécois de choisir quel Noël ils ont envie de passer. «On peut choisir de faire un petit Noël avec notre famille immédiate, heureux, en respectant l'esprit de Noël. […] Ça va être un super beau Noël», croit la microbiologiste infectiologue au CHUM. Elle prévoit que, si tout va bien, on pourrait laisser tomber le masque vers la fin de l'année prochaine. Qui a raison entre François Legault et Justin Trudeau, qui semblent se contredire sur la façon de fêter Noël? Si on regarde ailleurs sur la planète, «tout le monde met de l'avant de limiter les contacts au maximum», répond la Dre Tremblay. «Ça prend un capitaine dans le bateau, pas deux», poursuit Sonia Lupien, directrice du Centre d'études sur le stress humain, qui affirme que le message doit être clair. «La réponse de stress est là pour aider l'humain à survivre et il ne survit que parce qu'il s'adapte», rappelle-t-elle. Mme Lupien dit avoir beaucoup de respect pour les organisateurs des partys de Noël, qui auront à choisir leurs invités et forcément à faire des mécontents.

François Pérusse ne devait pas produire de 11e tome à L'album du peuple, mais ses fans lui en ont réclamé un pour 2020. «Je me suis senti utile tout à coup», affirme l'humoriste, qui met habituellement 14 mois à produire un album, mais qui a dû accélérer la cadence pour celui-là. Ses fans ont cependant été déçus que l'album ne soit pas disponible en copie CD. «Je comprends les gens parce que j'aime tenir les objets dans mes mains», leur répond-il, ajoutant qu'il s'agit d'un choix écologique, en plus de rappeler que la vente de CD est en chute libre. Rock progressif, accent acadien ainsi qu'un sketch hilarant sur les acronymes compliqués se trouvent entre autres sur ce nouvel opus.

Débat vigoureux comme on les aime entre le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoit Charette et Laure Waridel sur le Plan pour une économie verte du gouvernement Legault, qui investit sans taxer. «J'aimerais plus de décisions ambitieuses», a imploré la militante écologiste et professeure associée à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, qui considère ce plan beaucoup trop permissif. «Ça prend des mesures contraignantes et structurantes», a martelé Laure Waridel, qui a bien talonné le ministre. En ne punissant pas le pollueur payeur, M. Charette veut éviter de refiler la facture aux familles et de provoquer des manifestations comme celles des gilets jaunes en France, une situation qui ne s'applique pas au Québec, rétorque Mme Waridel. Elle rappelle que les experts parlent d'une réduction nécessaire de 45% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et non de 37%, comme le propose la CAQ.

Magalie Lépine-Blondeau était inspirée dimanche soir, profitant de son passage pour interpeller le ministre Charette en évoquant ses enfants. «J'espère qu'un jour, vous allez les regarder dans les yeux en disant que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour leur offrir un avenir même pas meilleur mais moins douloureux», a-t-elle dit. Venue parler de Supernaturel sur le Club illico avec l'auteur et sommelier Vincent Sulfite, elle a vanté les mérites des vins nature, sujet de la série. Snobs, les «tripeux» de vins nature? «Ils sont un peu bruyants», admet Vincent Sulfite, mais pas plus qu'un amateur de disques vinyles peut l'être quand il reçoit ses amis. Magalie répond que la série se tient loin des bars branchés. «On a les mains crottées, le front plein de sueur et les yeux cernés», décrit la comédienne en parlant de la tournée des vignerons dans Supernaturel.

Beau cri du cœur de Magalie Lépine-Blondeau pour la culture et la restauration. «C'est par eux qu'on mesure la vitalité créative des peuples», dit celle qui n'a pas exercé son métier depuis le 12 mars dernier et qui admet avoir traversé des périodes très sombres. Elle souligne que 52% des artistes et des artisans des arts de la scène songent à se réorienter.

Avant de lancer Chansons hivernales, Pierre Lapointe rêvait depuis une quinzaine d'années de lancer son premier album de chansons originales de Noël. Des airs «joyeusement tristes» selon Guy A. Lepage. Avec Mika, il a enregistré une chanson de rupture, Six heures d'avion nous séparent, peut-être une première pour deux hommes. Les internautes ont tout de même rappelé que Marc Labrèche et Guy A. avaient déjà repris Salut les amoureux. Pierre Lapointe, qui prend goût à composer pour le cinéma, aimerait aussi être acteur au grand écran. L'artiste a conclu l'émission avec l'émouvante Maman, papa, une chanson de coming-out et de réconciliation, très significative pour lui et sans doute pour plusieurs à l'écoute.

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Magalie Lépine-Blondeau était inspirée dimanche soir, profitant de son passage pour interpeller le ministre Benoit Charette.