Les deux derniers épisodes des Beaux malaises seront présentés dimanche soir.

Les derniers beaux malaises

CHRONIQUE / Moi, c'est celui des funérailles du vieil oncle abuseur, joué par Jean Lapointe. À moins que ce soit celui des «pauves», avec la mère de famille qui avait eu son bébé par un glory hole. Et vous, c'est lequel, votre épisode préféré des Beaux malaises?
La comédie sans tabous de Martin Matte fera ses adieux dimanche à 20h30, pour deux ultimes épisodes totalisant 90 minutes à TVA. Le premier de 30 minutes, dans lequel Martin part pour Paris où sera lancée une adaptation des Beaux malaises avec Franck Dubosc. Le second d'une heure, qui clora l'histoire avec plusieurs personnages qui ont marqué les trois saisons. Martin annonce à ses proches que Les beaux malaises s'arrête pour de bon. Une série dans la série dans la série, des mises en abyme dont raffole l'humoriste. Et le public.
Sa scène préférée? Toutes les séquences de rénovations qui tournent à la catastrophe, autant celle du cadre que celle de la toilette. Mais c'est pour une scène dramatique qu'il a un faible, celle de l'épisode «Don de soi» dans la troisième saison, au bord de la piscine, où l'on comprend que Julie a trompé Martin. L'équipe technique avait les larmes aux yeux. Nous aussi. Tout le monde pleurait aussi, mais de rire cette fois, pour la scène où l'on devait décider qui allait insérer le suppositoire de Monique (Michèle Deslauriers) à l'hôpital. La plus difficile à tourner, tant les gens étaient incapables de garder leur sérieux.
Les beaux malaises nous quitte donc dans la gloire. Et pour dire adieu, Martin Matte a voulu faire les choses en grand. «On s'est payé la traite. Ça a coûté plus cher qu'à l'habitude. La scène finale est de grande envergure. Réunir autant de personnes connues dans une seule journée de tournage, c'était tout un tour de force», raconte l'humoriste. Francis Leclerc ayant choisi de partir, Nicolas Monette a pris la réalisation pour ces deux derniers épisodes, de même que Ricardo Trogi pour quelques scènes. Mais Martin Matte croit qu'on n'y verra aucune différence.
Avec Les beaux malaises, Martin Matte a vu qu'il pouvait aller très loin, dire tout haut des choses qui ne se disent pas. «Je savais qu'on allait loin avec l'épisode «Les pauves». Ça a choqué quelques personnes, qui ne voyaient pas qu'il y avait beaucoup de tendresse là-dedans. C'est pas vrai que ça ne nous affecte pas. Il peut y avoir 80 messages positifs, mais ce sont les deux négatifs qui t'affectent. Faut juste combattre ça.»
Comme on vient de le faire avec Les Bougon, l'humoriste ne rejette pas l'idée de porter un jour Les beaux malaises au grand écran, sans jamais que ce soit forcé. «Dans deux ans, pourquoi pas? Parce qu'il y a des personnages vraiment forts. En même temps, si j'ai des idées pour faire autre chose, je ne m'empêcherai pas de le faire. Il y a eu beaucoup de flops avec des séries américaines qu'on a voulu porter au cinéma.»
Pour l'instant, Martin Matte s'apprête à entreprendre l'écriture d'un nouveau spectacle, quatre ans après le dernier. Et il se réjouit de savoir que Les beaux malaises sera disponible sur Netflix dès le mois prochain, avec un potentiel de plus de 80 millions d'abonnés, une vitrine exceptionnelle. Alors que M6 en France a diffusé quatre épisodes de l'adaptation française, d'autres pays s'intéressent au format, dont l'Italie et l'Allemagne.
Véro et L'heure bleue en baisse
Sera-t-il trop tard pour renverser la tendance? Votre beau programme, la nouveauté de Véronique Cloutier, a en effet perdu des plumes, passant de 748 000 à 601 000 téléspectateurs, mercredi soir à ICI Radio-Canada Télé. Plutôt décevant pour une émission de cette envergure. L'heure bleue, la série d'Anne Boyer et Michel d'Astous à TVA, a aussi baissé à 21h avec ses 770 000 fidèles, comparativement à 911 000 pour l'épisode de deux heures de la semaine dernière. Là aussi, c'est étonnant. À RDS, le match entre le Canadien et les Penguins a attiré 613 000 amateurs. Dommage pour l'émission de Véro, qui a eu de très bons coups mercredi. On a choisi de démarrer l'émission en humour et de garder les segments avec les gens du public pour la seconde portion. Très émouvant, l'hommage à la Dre Clown était particulièrement réussi. Le vrai Serge Laprade a tenu compagnie à l'animatrice, en l'absence de Jean-Sébastien Girard, sur scène avec ses compères de La soirée est (encore) jeune. Celui-ci sera de retour la semaine prochaine.
Une nouvelle série de Richard Blaimert
Vous l'aurez appris ici : ICI Radio-Canada Télé a donné le feu vert à la production d'une nouvelle série de Richard Blaimert, l'auteur de Nouvelle adresse. L'oeuvre sera produite chez Sphère Média Plus, qui pilote toutes les séries de cet auteur depuis Le monde de Charlotte. Aucune date de diffusion n'a encore été dévoilée pour cette histoire sur laquelle il travaille sans relâche depuis un an. Le dernier titre de Richard Blaimert, Nouvelle adresse, a donné lieu à de grandes scènes d'émotion, notamment avec la mort de Nathalie Lapointe, interprétée par Macha Grenon, à la fin de la deuxième saison, qui nous a arraché les larmes. CBC diffuse depuis une version canadienne-anglaise intitulée This Life, en nomination dans la catégorie meilleure série dramatique aux Prix Écrans canadiens. La prochaine sera la septième série de Richard Blaimert produite par Sphère Média pour ICI Radio-Canada Télé, incluant Cover Girl, coécrite avec Pierre Samson.
Moins de Banc public l'an prochain
J'aime beaucoup Banc public, le mardi à 21h. Guylaine Tremblay s'y est révélée une bonne intervieweuse, très à l'écoute de ses invités. En plein dans le mandat de Télé-Québec, qui a pourtant choisi de ne pas inscrire l'émission à sa grille de l'automne prochain, mais d'attendre plutôt à l'hiver 2018 pour la troisième année. Doit-on d'attendre à une saison écourtée de moitié? Le diffuseur, qui n'a pas expliqué les raisons de cette décision, répond ne pas avoir encore déterminé le nombre d'épisodes pour l'an prochain.