Katherine Levac a charmé tout le plateau de Tout le monde en parle dimanche, par sa simplicité, sa franchise et son humour.

Exquise Katherine

CHRONIQUE / «Tu es exquise, Katherine», a lancé Louise Latraverse. C'est le mot. Entourée de chatons dans la pub de son nouveau spectacle, Velours, l'humoriste Katherine Levac a charmé tout le plateau de Tout le monde en parle dimanche, par sa simplicité, sa franchise et son humour.
Ça prenait Guy A. pour la faire parler de sa perte de poids qui a tant fait jaser. «C'est un processus intime, c'était juste à moi, c'est pas à vous autres», a-t-elle dit gentiment. L'humoriste voulait simplement revenir à son ancien poids, et être en meilleure forme pour son nouveau spectacle. Non, elle n'a pas subi 15 opérations ou pris des drogues. Elle a cru naïvement que sa perte de poids «passerait dans le beurre», avant de recevoir des lettres de femmes qui souhaitaient avoir ses trucs pour maigrir, mais qu'elle se sent incapable d'aider.
«Est-ce que les grosses n'ont pas de place dans la vie?» lui a demandé Janette. «Ma santé est beaucoup plus importante que toute la télé que tu pourrais me faire faire dans la vie», a répondu Katherine.
On a appris que la comédienne de Like-moi! détestait les fous rires durant les tournages. «Je me force à rire pour pas que les gens me trouvent plate, a-t-elle avoué. Pour moi, l'humour, c'est très sérieux.» L'avenir de l'industrie du rire appartient-il aux femmes? Réponse de Katherine: «L'avenir appartient à ceux qui sont drôles.»
Jean-François Lépine, Janette Bertrand, Mireille Deyglun et Louise Latraverse
Encore très émouvant d'entendre Mireille Deyglun raconter cette dernière nuit passée avec sa mère, Janine Sutto, décédée cette semaine. «Si tu penses que j'ai déniaisé le Québec, Janine m'a déniaisée ben avant», a dit Janette Bertrand, qui n'avait jamais rencontré de femme aussi libre.
Mireille Deyglun admet qu'elle a souffert de l'absence de sa mère. «Quand on est un enfant, tout ce qu'on veut, c'est une mère», dit-elle, en retenant un sanglot. À l'époque, la comédienne buvait et a pris des substances comme des «speed» pour fuir la dépression, a raconté son biographe et gendre adoré, Jean-François Lépine. Un jour, quand elle s'est mise à rater des répliques au théâtre, elle a compris qu'elle avait perdu le contrôle.
Alors que Janette Bertrand et Louise Latraverse sont outrées de savoir que le gouvernement du Québec n'offrira pas de funérailles nationales à Mme Sutto, sa fille et son gendre tempèrent et promettent qu'on lui fera «une fête magnifique».
Moncef Marzouki
Entrevue vraiment intéressante avec Moncef Marzouki, qui a connu l'exil et la prison avant de devenir président de la Tunisie de 2011 à 2014. Le nouveau régime lui fait craindre un retour dans le passé. Plutôt que du Printemps arabe, il parle de Volcan arabe, toujours prêt à sauter sous la pression. «Vous voulez fabriquer une machine à terroriste? Faites de l'injustice, de l'oppression, de la corruption, de la torture et de la police politique», croit Marzouki, qui se dit le premier président arabe à avoir perdu le pouvoir sans finir au cimetière, en prison ou en exil.
Les Tunisiens ont été émus par la réaction du peuple québécois à l'attentat de Québec, et d'entendre le premier ministre Trudeau «qualifier d'acte terroriste un assassinat contre des musulmans». «Nous sommes les premières victimes des terroristes», rappelle-t-il. M. Marzouki, qui a lancé un message de paix, a qualifié le désir de tant de Tunisiens à devenir djihadistes à «notre échec en tant que société, à leur donner une bonne éducation, à les intégrer.»
Antoine Bertrand
Antoine Bertrand, qui a encore une fois saupoudré son entrevue de blagues très salées, a dû gommer son accent québécois pour jouer le faire-valoir d'Omar Sy, un Français qui vit à Londres, dans le film Demain tout commence. «Pourquoi c'est toi qui joues ça?» lui a demandé Katherine Levac. L'acteur était bien le dernier à croire qu'il aurait le rôle, quand il a filmé son audition avec son téléphone. À côtoyer les Français, il a appris à aimer l'argumentation, mais s'engage à démolir le mythe de la ville souterraine qu'ils se font de Montréal.
Son curé Labelle des Pays d'en haut reviendra de Rome dans la troisième saison l'hiver prochain. L'acteur se porte beaucoup mieux, après son infarctus de l'été dernier. «Mon poids santé, je l'ai perdu à trois mois et demi», a-t-il blagué, faisant référence à la perte de poids de Katherine Levac.
Christiane Germain
L'adorable nouvelle dragonne Christiane Germain a investi au-delà des 200 000 $ réglementaires dans la nouvelle saison de Dans l'oeil du dragon, qui commence lundi soir à 20h, à ICI Radio-Canada Télé. La cofondatrice et coprésidente de Groupe Germain Hôtels a eu l'envie de quitter la restauration pour l'hôtellerie en visitant le Morgans à New York avec son frère.
Airbnb, la bête noire des hôteliers? Christiane Germain dit qu'il faut faire avec, comme les Expedia de ce monde, qui gardent 20 % de leurs ventes. Malgré cette concurrence qui est là pour rester, «il y aura toujours des gens qui auront le goût de se faire plaisir à l'hôtel», croit-elle. Mme Germain fait affaire avec des fournisseurs locaux, comme Renova à Plessisville, qui avait meublé le premier resto steak house qu'avait ouvert son père en 1962. 
La partie de son travail qu'elle aime le plus? Espionner les chambres des hôtels concurrents. Il n'y a pas de mauvais client, mais disons que les équipes de hockey nécessitent beaucoup d'entretien après leur passage. Au fait, les femmes de chambre, dont tous les déplacements sont suivis à la trace, ne sont pas des voleuses, affirme Mme Germain.
Maxime Fiset, Maryse Cloutier-Gélinas et Mathieu Hébert
C'est probablement eux qui ont raison, mais l'obsession des survivalistes à se tenir prêts aux pandémies ou autres cataclysmes m'a déprimé. «L'espèce humaine est fragile, on sait tous qu'on va mourir un jour», affirme Mathieu Hébert, qu'on peut voir dans le documentaire Et si l'Apocalypse... à Canal D, avec Maxime Fiset et Maryse Cloutier-Gélinas. Pour le trio, c'est un mode de vie, «ça devient un jeu». Fiset, un ancien militant d'extrême droite repenti, décrit la plupart des survivalistes comme de simples pères et mères de famille, et non des gens étranges. Leur propos est peut-être paranoïaque, mais n'est pas moins intelligent, a tenu à dire Jean-François Lépine, qui a vu le documentaire. Prêt pour la fin du monde?