Richard Therrien
Toujours chic, vêtu d'un habit orné de fleurs de lys dorées, Mika a passé l'heure admiratif, presque intimidé.
Toujours chic, vêtu d'un habit orné de fleurs de lys dorées, Mika a passé l'heure admiratif, presque intimidé.

«En direct de l'univers»: un Mika ému et comblé

CHRONIQUE / Avec Mika comme invité samedi sur ICI Télé, on aurait pu s'attendre à un «En direct de l'univers» exalté et délirant d'un bout à l'autre; à travers plusieurs moments endiablés, d'autres étaient plutôt d'une grande intensité, montrant tout un pan qu'on connaissait moins de cet artiste international. On ne pouvait que l'aimer encore plus.

Après avoir été invité à participer à l'émission d'un autre, Mika a plutôt souhaité avoir son propre En direct de l'univers, un vœu exaucé de grandiose façon, comme l'équipe de France Beaudoin sait si bien le faire. Toujours chic, vêtu d'un habit orné de fleurs de lys dorées, Mika a passé l'heure admiratif, presque intimidé.

Dans le flamboyant numéro d'ouverture, les airs préférés de Mika se sont enchaînés à un rythme effréné, de Play That Funky Music à Vogue, Electric Avenue, Kiss et Father Figure. Sur scène, un choeur d'enfants, des artistes qu'il connaissait, d'autres qu'il découvrait sous nos yeux comme Annie Villeneuve et Brigitte Boisjoli, et deux de ses protégés de The Voice, Gabriella et David Thibault. Son amie Olivia Lévy, journaliste à La Presse, lui a poussé la note pour Gigi l'amoroso. Puis, la chanteuse de jazz américaine Madeleine Peyroux, avec qui il rêve de faire un duo, est venue de New York lui faire le classique J'ai deux amours.

Autre démonstration de la diversité musicale à laquelle on a eu droit: ce segment d'Ariane Moffatt et Alex Nevsky pour Champs-Élysées et Dance Me to the End of Love. Le plus beau numéro combinait une pièce de Rachmaninov à un de ses propres succès, Happy Ending, durant lequel des enfants sont venus peindre le piano en blanc, comme celui qu'il avait lui-même peint à la maison enfant, encouragé par sa mère. Son ami et bassiste venu de Londres, Max Taylor, et la chanteuse lyrique Ida Falk Winland, avec qui il a donné des concerts symphoniques au Québec, prenaient part à ce vibrant numéro. Sans jamais craquer, Mika s'est alors montré le plus ému.

Plusieurs surprises attendaient l'artiste, dont l'arrivée de membres de sa famille, dont ses sœurs et son neveu, formant un choeur aussi énergique que réjouissant. À l'arrivée d'Isabelle Boulay qu'il affectionne particulièrement, Mika n'a pu s'empêcher de se lever pour l'embrasser, avant qu'elle interprète La solitude de Barbara, autre très beau moment de l'émission. On ne pouvait mieux finir cette heure emballante qu'avec Je reviendrai à Montréal, chanson qu'il adore et qui le décrit bien.

«Je ne suis pas Français, je ne suis pas Québécois, et je me sens entouré par de l'amour, par des amis et par la musique que j'aime», a conclu un Mika ému et comblé d'avoir été ainsi reçu sur un plateau québécois. L'auteur-compositeur-interprète britannique d'origine libanaise, qui a lancé un nouvel album en octobre dernier, fera deux arrêts au Québec dans sa tournée du printemps prochain, le 15 mai au Centre Bell et le 16 mai au Centre Vidéotron.

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L'équipe de France Beaudoin a su exaucer le voeu de Mika de grandiose façon.