Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Kim Rusk ignorait dans quoi elle s'embarquait. Parce que malgré la meilleure volonté du monde, on ne fait pas ce qu'on veut dans le milieu scolaire.
Kim Rusk ignorait dans quoi elle s'embarquait. Parce que malgré la meilleure volonté du monde, on ne fait pas ce qu'on veut dans le milieu scolaire.

Décore ta vie et ton école

CHRONIQUE / Pendant le tournage du documentaire TDAH: réussir autrement, diffusé à Canal Vie en 2019, Kim Rusk avait eu une véritable révélation avec les classes flexibles, ces locaux repensés où les élèves peuvent apprendre dans un cadre beaucoup plus stimulant que les classes beiges de notre enfance. L'animatrice rêvait de mieux pour sa fille.

Même qu'elle a sérieusement envisagé d'ouvrir sa propre école alternative, avant de s'empêtrer dans la paperasse et les méandres bureaucratiques. Un projet auquel elle n'a pas totalement renoncé.

En attendant, elle a plutôt relevé ses manches pour participer à un autre documentaire, L'école de demain, que présentera Canal Vie le mercredi 9 décembre à 20h. L'idée: accompagner le personnel et les élèves de l'école St-Paul de Beauharnois dans leur quête d'un milieu de vie plus agréable et propice à l'apprentissage.

Kim Rusk ignorait dans quoi elle s'embarquait. Parce que malgré la meilleure volonté du monde, on ne fait pas ce qu'on veut dans le milieu scolaire, même si c'est pour améliorer les choses.

L'animatrice sollicite l'appui du Lab-École et de ses trois experts-vedettes, Pierre Thibault, Pierre Lavoie et Ricardo Larrivée. «Y'a pas de raisons qu'on n'ait pas les meilleures écoles au monde», croit le chef et animateur, convaincu que l'école parfaite existe déjà, mais en pièces détachées. Suffirait de combiner les bonnes idées d'un peu partout pour obtenir l'école idéale.

Vous avez sans doute vu ces magnifiques maquettes des écoles de demain; le gouvernement investira 4 milliards pour rénover nos écoles. Plusieurs ont réduit cette transformation à de l'esthétisme, qui ne réglera rien. Le documentaire nous montre que c'est beaucoup plus et que de tels changements peuvent avoir un impact sur la réussite scolaire et le décrochage.

Il y a quelque chose d'archaïque à voir nos écoles construites dans les années 60, avec leurs pupitres en rangées, leurs cafétérias dans les gymnases ou les corridors, leurs locaux sans fenêtres. Comment les adapter à notre époque? Kim Rusk ne parle pas seulement avec les adultes, mais va sonder les enfants sur l'école de leurs rêves. Sauter sur un trampoline durant les cours? Un peu extrême, mais l'image est réjouissante!

La volonté de changer les choses de la directrice de l'école St-Paul, Lyne Valade, est d'ailleurs belle à voir. Dans cette école qui enseigne de la maternelle quatre ans à la sixième année, on tentera notamment de transformer un hall d'entrée terne et exagérément grand en lieu beaucoup plus invitant pour les élèves, avec des estrades et une bibliothèque. Malheureusement, on devra revoir les plans, qui ne répondent pas aux normes.

Parce qu'on se heurte aux différents paliers de décideurs, des syndicats aux centres de services scolaires. Prenez par exemple l'abondance de couleurs sur les murs, qui n'est pas toujours heureuse. «La couleur dans les écoles, c'est les enfants. On n'en rajoute pas, faut calmer le jeu», croit l'architecte Pierre Thibault.

Mais vous savez quoi? On ne peut pas peindre les murs de n'importe quelle couleur dans les écoles. Par souci d'économie, on a établi une charte des couleurs et vous devez choisir parmi huit. Huit couleurs, rien d'autre. Autre exemple de la bureaucratie qui freine les élans des créatifs et des rêveurs.

En visitant son ancienne école, Pierre Thibault a constaté qu'aucun nouvel arbre n'y avait été planté. Son premier coup de baguette magique serait de remplacer ces cours bétonnées, souvent dans un état lamentable, par de la verdure.

Réalisé par David Gauthier, L'école de demain fait aussi appel à l'historien et professeur Laurent Turcot, toujours intéressant, pour brosser la petite histoire de l'école au Québec. On comprend à quel point la plupart de nos écoles sont restées figées dans le temps, répondant aux besoins des années 60.

L'idée n'est pas de surprotéger les enfants; l'école n'est pas un nid douillet. Mais entre la chaise orange inconfortable et un lieu de vie sain et stimulant, il doit bien y avoir des solutions.

UN SOUPER PRESQUE PARFAIT SURVIVRA AU DÉPART D'ANDRÉ DUCHARME

Il l'a lui-même annoncé sur les réseaux sociaux: André Ducharme ne sera plus la voix d'Un souper presque parfait sur la chaîne Noovo. Après 10 ans à commenter les péripéties des convives de cette populaire téléréalité, il a choisi de plein gré de tirer sa révérence.

«Cela n'a pas été une décision facile à prendre, USPP c'est une grande partie de ma vie, mais je crois que c'est la bonne. Le moment est venu pour moi de passer à autre chose», a-t-il écrit. Et que sera cette autre chose? Il l'ignore pour l'instant.

Quoi qu'il en soit, l'émission survivra à son départ. On ignore cependant quand pourront reprendre les tournages, en raison de la pandémie. La dernière saison était composée des meilleurs moments de cette téléréalité inspirée d'un concept anglais.

André Ducharme occupe toujours le poste de scripteur et de script-éditeur à Tout le monde en parle.

TLMEP ET OCCUPATION DOUBLE EN TÊTE

La finale d'Occupation double chez nous a attiré 738 000 fanatiques dimanche soir sur Noovo, ce qui lui vaut la deuxième position du palmarès après Tout le monde en parle, suivie par 1 006 000 irréductibles sur ICI Télé, et devant Vlog, vue par 708 000 à TVA. L'éblouissant spectacle Rallumer les étoiles à Lac-Mégantic a retenu l'attention de 52 000 téléspectateurs, vendredi soir à Télé-Québec. Trop peu pour cette réjouissante initiative du diffuseur de proposer une douzaine de spectacles à son auditoire. Vendredi à 21h30, ce sera au tour du Petit Prince de Saint-Exupéry, par le théâtre musical du Théâtre du Nouveau Monde et l'Orchestre Métropolitain.

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