Yanic Truesdale, Christian Bégin, Alexis Martin et Normand Daneau interprètent les principaux personnages de Les mecs.

Ces gars-là... de 50 ans

CHRONIQUE / Les mecs, la nouvelle comédie de Jacques Davidts, tournera autour de quatre gars dans la cinquantaine. Des amis qui se connaissent depuis l’université, et qui échangent régulièrement autour d’un verre, en pleine remise en question. L’auteur principal des Parent délaisse le format des sketchs pour signer une comédie en continuité sur des hommes comme lui, comme ses amis, «du monde qui ressemble à tout le monde», résume-t-il.

La série de 10 demi-heures, réalisée par Ricardo Trogi et disponible le printemps ou l’été prochain sur l’Extra d’ICI Tou.tv, met en vedette quatre grosses pointures dans les rôles de Christian, Étienne, Simon et Martin : Christian Bégin en prof d’université, Yanic Truesdale (qu’on n’a pas vu au Québec durant ses années dans Gilmore Girls) en propriétaire de gym de luxe, Alexis Martin en traducteur à la pige nouvellement célibataire, et Normand Daneau en fonctionnaire. Les femmes qui graviteront autour d’eux ne joueront pas les faire-valoir, prévient-on. Ainsi, Lynda Johnson sera l’ex de Simon (Alexis Martin), Julie Ménard, la gérante du bar qu’ils fréquentent, et Nathalie Malette, l’épouse de Martin (Normand Daneau), qui porte clairement les culottes. Ceux-ci vivent en banlieue et ont une fille de 20 ans. Alexandre Nachi, qu’on a vu dans 1991 et Clash, fait aussi partie de la distribution.

N’ayez crainte, ces mecs ne sont pas des «mononcles» réactionnaires, mais des gars de leur temps avec leurs préjugés, et conscients «qu’il ont plus d’années derrière eux qu’en avant», affirme Jacques Davidts, inspiré par des conversations qu’il a eues avec ses vrais amis, après Les Parent. Cette histoire, c’est un peu la sienne et celle de son entourage. Nous n’aurons certainement pas affaire à un propos masculiniste ou antiféministe. «C’est un show sur les hommes, pour les femmes qui aiment les hommes qui aiment les femmes!», résume-t-il.

Ricardo Trogi insiste sur le ton réaliste de la série, qui comportera beaucoup de répartie. Un humour toujours présent et «toujours de bon goût», précise Jacques Davidts. «Ces quatre gars-là, c’est quatre facettes d’un gars de 50 ans.» Alors que Simon profite de son nouveau célibat, Étienne (Yanic Truesdale), lui, rêve au contraire de vivre avec un amoureux et d’avoir des enfants. L’œuvre est produite par Guillaume Lespérance chez A média, qui a donné dans la comédie masculine avec Ces gars-là durant trois saisons à V.