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Richard Therrien

Le top 10 du jeudi 16 janvier 2020

BLOGUE / N'est pas arrivé le jour où «District 31» sera délogée de la première position du top 10 des émissions les plus regardées en direct. Jeudi, la quotidienne de Luc Dionne a rallié 1 548 000 fanatiques sur ICI Télé, devant 494 000 pour «Les gags» à TVA, 141 000 pour «Génial!» à Télé-Québec, et en queue de peloton, «À table avec mon ex», vue par 102 000 à V.

À 20h, 1res fois arrive toujours première avec 835 000 fidèles sur ICI Télé contre 676 000 pour Le bon docteur à TVA et 418 000 pour la première de L'amour est dans le pré sur V.

À 21h, J.E. obtient le meilleur score avec 412 000 à TVA, devant Enquête sur ICI Télé (390 000) et La semaine des 4 Julie à V (354 000).

À RDS, le match entre le Canadien et les Flyers a été suivi par 550 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 548 000

2- Le tricheur (TVA): 889 000

3- 1res fois (ICI Télé): 835 000

4- La poule aux oeufs d'or (TVA): 744 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 710 000

6- Le bon docteur (TVA): 676 000

7- Infoman (ICI Télé): 647 000

8- Le hockey des Canadiens (RDS): 550 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 513 000

10- Les gags (TVA): 494 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mercredi 15 janvier 2020

BLOGUE / La spéciale des «Enfants de la télé» consacrée à Normand Brathwaite a attiré 888 000 téléspectateurs, mercredi soir sur ICI Télé. C'est mieux que sa rivale de TVA, «Animania», qui a perdu le tiers de son auditoire, passant de 914 000 à 603 000.

À 19h30, L'épicerie arrive toujours première sur ICI Télé (640 000) devant Autiste, bientôt majeur à TVA (515 000).

À 21h, Léo a subi une baisse à TVA, retenant néanmoins 719 000 à 21h et 683 000 à 21h30, devant Cerebrum, suivie par 563 000 sur ICI Télé.

À RDS, le match entre les Blackhawks et le Canadien a été vu par 542 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 465 000

2- Le tricheur (TVA): 932 000

3- Les enfants de la télé (ICI Télé): 888 000

4- TVA Nouvelles 18h (TVA): 794 000

5- Léo 21h (TVA): 719 000

6- Léo 21h30 (TVA): 683 000

7- L'épicerie (ICI Télé): 640 000

8- Animania (TVA): 603 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 564 000

10- Cerebrum (ICI Télé): 563 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mardi 14 janvier 2020

BLOGUE / C'est plus serré entre les fictions de TVA et d'ICI Télé le mardi soir, notamment à 20h, où «L'heure bleue» (866 000) côtoie de près «Toute la vie» (814 000).

À 21h, ça se resserre entre Épidémie à TVA (877 000) et 5e rang à ICI Télé (788 000). Sur V, La semaine des 4 Julie attire 243 000 curieux.

Plus tôt, District 31 reste imbattable (1 546 000), mais Génial! à Télé-Québec (134 000) fait mieux qu'À table avec mon ex sur V (88 000). À TVA, L'Académie récolte 470 000.

Enfin, à 19h30, La facture à ICI Télé (671 000) l'emporte sur la rediffusion des Beaux malaises à TVA (522 000).

1- District 31 (ICI Télé): 1 546 000

2- Le tricheur (TVA): 973 000

3- Épidémie (TVA): 877 000

4- L'heure bleue (TVA): 866 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 835 000

6- Toute la vie (ICI Télé): 814 000

7- 5e rang (ICI Télé): 788 000

8- La facture (ICI Télé): 671 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 547 000

10- Les beaux malaises (TVA): 522 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du lundi 13 janvier 2020

BLOGUE / «Fugueuse» conserve la tête de la case horaire de 21h avec 1 103 000 fidèles à TVA, devant «Les pays d'en haut» sur ICI Télé (687 000) et «La semaine des 4 Julie» sur V (184 000), qui obtient son plus bas score en direct depuis sa première.

L'Échappée n'est pas à plaindre avec ses 1 099 000 accros à TVA, devant Une autre histoire sur ICI Télé (682 000) et Maître du chantier à V (104 000).

À 19h, Refuge animal s'en tire fort bien avec ses 702 000 fidèles à TVA, contre 1 436 000 pour District 31. À 19h30, c'est pour ainsi dire égal entre En tout cas à TVA (745 000) et Lâcher prise sur ICI Télé (759 000).

À 22h, les trois épisodes en rafale de M'entends-tu? à Télé-Québec ont retenu 62 000, 63 000 et 43 000 téléspectateurs.

À RDS, le match entre les Flames et le Canadien a attiré 545 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 436 000

2- Fugueuse (TVA): 1 103 000

3- L'Échappée (TVA): 1 099 000

4- Le tricheur (TVA): 1 030 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 878 000

6- Lâcher prise (ICI Télé): 759 000

7- En tout cas (TVA): 745 000

8- Refuge animal (TVA): 702 000

9- Les pays d'en haut (ICI Télé): 687 000

10- Une autre histoire (ICI Télé): 682 000

Source: Numeris

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Chronique

Québec et télé: amours à distance

CHRONIQUE / Québec est à la mode à la télé. Les histoires de «Discussions avec mes parents», «La maison bleue» et «C’est comme ça que je t’aime» se déroulent effectivement à Québec. Mais toutes ces séries sont tournées presque intégralement dans la métropole et ne font travailler à peu près personne dans la capitale. Raison principale de ces amours à distance : les coûts élevés d’une production hors Montréal.

Alors qu’Un souper presque parfait passe la semaine à Québec sur V, Les enfants de la télé y sera entièrement consacrée le mercredi 12 février à 20h sur ICI Télé. Dans les dernières semaines, une pub invitait la population de Québec à assister à l’émission, qui sera enregistrée dimanche dans la grande tour de Radio-Canada à Montréal. Dans ce cas précis, on peut comprendre qu’il aurait été laborieux de déménager les décors. Et oubliez ça pour dimanche : on remplira deux autobus et c’est déjà complet. Plusieurs noms très identifiés à Québec seront sur le plateau : Louise Beaudoin, Marie-Thérèse Fortin, Myriam Leblanc, François Létourneau, Pierre-Yves Lord, François Morency et Patrice Robitaille. On réserve aussi des surprises, bien entendu. Très hâte de voir ça.

Dire qu’il ne se fait plus rien en télé à Québec serait mentir. Cette année, deux séries de fiction sont tournées dans la capitale, les deux pour le Club illico : la troisième saison de La dérape, produite chez Parallaxes, et l’adaptation québécoise de Brooklyn Nine-Nine, intitulée Escouade 99 et produite chez ComediHa!. Ironique que ces initiatives proviennent du privé, alors que notre télé publique devrait aussi faire sa part, en dehors des Galas ComediHa!. Les magazines Bien et Pleins feux sur Québec à TVA, RPM sur V, La semaine verte et Le jour du Seigneur sur ICI Télé proviennent aussi de Québec, mais la plupart sont diffusées la fin de semaine durant le jour. Et où est Télé-Québec?

Au fait, n’attendez pas les chiffres des sondages par cahiers d’écoute de l’automne à Québec, puisque TVA Québec n’en fait plus la demande à Numeris. Il faut dire que son bulletin de 18h, où Pierre Jobin est de retour aujourd’hui après une convalescence de quelques semaines, est toujours premier, mais a perdu des plumes depuis quelques sondages, au profit du Téléjournal Québec de Bruno Savard. Radio-Canada n’a pas voulu dévoiler les résultats de la concurrence, jugeant la chose délicate.

«M’ENTENDS-TU?», DE LA GRANDE TÉLÉ

Les trois premiers épisodes de M’entends-tu?, diffusés sans publicités lundi à Télé-Québec, m’ont soufflé. L’écriture de Florence Longpré et Pascale Renaud-­Hébert traduit de manière frontale le tourbillon sans fin de la misère, avec une sensibilité et un humour qu’on ne voit nulle part ailleurs. Quelle belle idée de consacrer chaque épisode à un personnage avant que chacun d’entre eux finisse par se rejoindre. Quelle belle idée aussi de retracer la naissance de ces amitiés si fortes, alors qu’Ada, Carolanne et Fabiola n’étaient encore que des ados. Mention spéciale à la trame musicale, qui pige autant dans les répertoires de Robert Charlebois que de LCD Soundsystem.

«DISTRICT 31» DE RETOUR À L’AUTOMNE

Luc Dionne a profité d’une entrevue à Première heure sur ICI Première lundi matin pour annoncer le retour de District 31 pour une cinquième saison. Une évidence pour les fans, quoiqu’on craint toujours que l’auteur décide de prendre une pause. La saison d’hiver a d’ailleurs commencé sur des chapeaux de roue avec l’arrestation de Nick Romano, celle d’un pédophile et la découverte du cadavre d’une jeune fille. Seulement la semaine dernière, 1558 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous sur ICI Télé. Avez-vous entendu Alice Dorval, la fille d’Anne, à En direct de l’univers? Quelle présence et quelle voix! Cette autre excellente édition de l’émission de France Beaudoin a retenu 860 000 téléspectateurs sur ICI Télé, alors que Le dernier soir, la série documentaire de Monic Néron, en a intéressé 445 000. Vendredi, la première de L’effet secondaire a retenu 179 000 curieux à 17h.

Richard Therrien

Le top 10 du jeudi 9 janvier 2020

BLOGUE / L'émission «1res fois» a entrepris la saison d'hiver 2020 avec 996 000 fidèles, jeudi soir sur ICI Télé. À la même heure à TVA, «Le bon docteur» en a retenu 437 000. Dans ce cas, il s'agissait de la rediffusion du dernier épisode avant la pause des Fêtes.

1res fois arrive donc au deuxième rang du top 10 derrière District 31 (1 593 000).

À 19h30, La poule aux oeufs d'or (800 000) finit première à TVA devant Infoman (662 000) sur ICI Télé.

À 21h, La semaine des 4 Julie, qui recevait entre autres Catherine Dorion, a connu son meilleure score de la semaine avec 424 000 téléspectateurs sur V, devant l'émission Enquête (347 000) sur ICI Télé et Vlog, la revue de l'année (299 000) à TVA.

À RDS, le match opposant les Oilers au Canadien a été suivi par 631 000 irréductibles.

1- District 31 (ICI Télé): 1 593 000

2- 1res fois (ICI Télé): 996 000

3- Le tricheur (TVA): 844 000

4- La poule aux oeufs d'or (TVA): 800 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 776 000

6- Infoman (ICI Télé): 662 000

7- Le hockey des Canadiens (RDS): 631 000

8- TVA Nouvelles 17h (TVA): 603 000

9- Les gags (TVA): 526 000

10- Le bon docteur (TVA): 437 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

«Plan B» en France: tournage en mars

BLOGUE / L'adaptation française de la minisérie «Plan B» sera tournée à Marseille dès la fin mars. L'actrice française Julie de Bona incarnera le rôle de Florence, qui était ici interprétée par Sophie Lorain, rapportent les médias français.

C'est la deuxième saison de Plan B diffusée cet automne sur ICI Télé et produite par KOTV qui sera adaptée pour une diffusion sur TF1. Rappelons qu'on y raconte l'histoire d'une star de la radio qui fait appel à l'agence Plan B afin de revenir en arrière et mieux jouer son rôle de mère auprès d'une adolescente tourmentée, jouée par Émi Chicoine. Luc Guérin incarnait le père alors que Lévi Doré jouait leur fils.

Contrairement à la série originale de Jacques Drolet et Jean-François Asselin, l'adaptation n'a pas retenu l'idée des deux hommes en noir qui kidnappent en camionnette la cliente de Plan B; selon le scénario français, Florence recevra plutôt une pilule livrée dans une petite boîte, qui lui permettra de reculer dans le temps. Le personnage de la grand-mère tiendra aussi plus d'importance. Pour le reste, Florence sera aussi une animatrice de radio, activiste féministe, comme dans la version originale. 

L'actrice choisie pour tenir le rôle principal, Julie de Bona, a triomphé récemment dans la minisérie historique Le bazar de la charité. Elle est de la distribution de la série Peur sur le lac, diffusée en ce moment à TF1.

Le Québec fait belle figure à l'international par les temps qui courent. L'automne dernier, une adaptation française de la série Pour Sarah de Michelle Allen a connu beaucoup de succès sur TF1, alors qu'Apparences, de Serge Boucher, avait été adaptée l'année dernière pour France 3, sous le titre d'Au-delà des apparences.

Au sujet de Plan B, l'aventure se poursuivra chez nous puisqu'une troisième saison sera tournée bientôt, et qu'on annonce même une quatrième saison, en cours d'écriture.

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Richard Therrien

Pas de bisbille dans le pré

CHRONIQUE / Fidélité, investissement dans le couple et fondation d’une famille sont les mots-clés de «L’amour est dans le pré». La preuve : 10 couples sont toujours ensemble et 20 enfants sont nés, en plus de deux qui naîtront bientôt. Jeudi prochain à 20h sur V, Marie-Ève Janvier nous présentera les cinq nouveaux agriculteurs célibataires à la recherche du grand amour. Pas de bisbille à l’horizon, même s’il y aura des choix à faire.

Alors qu’Occupation double rafle tout à l’automne sur cette chaîne, L’amour est dans le pré arrive en tête l’hiver, avec une moyenne de 642 000 fidèles en 2019, des chiffres immenses pour V. Nul doute qu’elle connaîtra le même succès cet hiver. Parce qu’on s’attache très rapidement aux agriculteurs, qu’on sent réellement sincères dans leur quête. 

Après tout, ils n’auront qu’une chance de se faire valoir, derrière le volant du tracteur, à la traite des vaches, et même entre deux rangées de vignes.

Cette année, pas d’agricultrice malgré plusieurs candidatures, mais le candidat le plus âgé de l’histoire de l’émission, Nicolas, 57 ans, producteur laitier de Saint-Anselme dans Chaudière-Appalaches. Déjà père de cinq enfants, et célibataire depuis trois ans, il cherche une femme de son âge. Et on verra de très belles soupirantes, non pas à ses pieds, mais qui en ont vu d’autres. On ne flirte pas à 57 ans comme à 19 : Nicolas les accueille avec des roses, mais réserve la rouge à celle qu’il choisira.

Ça fait du bien de voir un candidat dans la cinquantaine dans une téléréalité, alors qu’il n’y a que la jeunesse qui compte habituellement dans ces émissions. V, qui a pourtant comme cible un auditoire plus jeune, a constaté tout l’intérêt suscité par une telle candidature. Et ce, même si Nicolas a l’âge des parents du public cible de V. La curiosité sans doute pour celui qui se qualifie lui-même de «bête de cirque» de l’émission, étant donné sa maturité.

Plus de 30 ans le séparent du plus jeune agriculteur, Philippe Cantin, qui a 24 ans et a déjà joué pour le Rouge et Or de l’Université Laval. Le diplômé en agroéconomie est producteur maraîcher, porcin et acéricole à Mont-Saint-Grégoire en Montérégie, mais n’a pas quitté le football puisqu’il entraîne son ancienne équipe collégiale. Une de ses soupirantes, Laurence, lui avouera d’emblée qu’elle ne veut pas d’enfant, une franchise qu’apprécie l’agriculteur et une rareté dans cette émission où la volonté d’être parent est très tôt mise de l’avant.

Sans doute le plus timide, mais le plus populaire auprès des filles, Jayson, 29 ans, de Princeville au Centre-du-Québec, est un adepte de crossfit et le dit d’emblée : pas question de courir plusieurs lièvres à la fois, et il n’embrassera pas toutes les filles une après l’autre. On quitte veaux, vaches, cochons pour accueillir un vigneron et producteur de cidres, une première à l’émission. Hugues, 36 ans, de Rougemont en Montérégie, veut des enfants, mais prévient tout de suite sa préférée des filles, Geneviève : «À Noël, tu seras pas enceinte!» Déterminé, mais pas pressé.

Enfin, Rémy, 30 ans, producteur laitier de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, fera beaucoup d’effet aux filles, qui seront trois à partager son quotidien à la ferme, comme pour tous les autres agriculteurs, avant qu’ils choisissent l’élue de leur cœur. On ne change pas une formule gagnante. La production confirme que des couples seront réellement formés encore cette saison. Qui donnera des papillons à qui?

Léo fait un million 

Qui a dit qu’une diffusion sur les plateformes de vidéo en ligne nuisait à la diffusion à la télé? La première saison de Léo, disponible depuis plus d’un an sur le Club illico, fait un malheur à TVA : les deux premiers épisodes, diffusés mercredi à 21h et à 21h30, ont attiré respectivement 1 048 000 et 934 000 téléspectateurs. C’est pratiquement le double de ce qu’a retenu le premier épisode de Cerebrum, disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv depuis l’été, et vu mercredi par 585 000 curieux sur ICI Télé. La semaine des 4 Julie a quant à elle intéressé 287 000 fans sur V.

Richard Therrien

Le top 10 du mercredi 8 janvier 2020

BLOGUE / Même si elle est disponible sur le Club illico depuis plus d'un an, la comédie «Léo» a fait fureur à sa diffusion à TVA, mercredi soir. Les deux premiers épisodes ont attiré 1 048 000 (21h) et 934 000 (21h30) téléspectateurs.

À la même heure, sur ICI Télé, Cerebrum en a retenu 585 000, alors que La semaine des 4 Julie a conservé 287 000 fans à V.

À 19h30, L'épicerie a eu le dessus avec ses 812 000 fidèles sur ICI Télé contre 647 000 pour Autiste, bientôt majeur à TVA.

À 20h, la première d'Animania a piqué la curiosité de 914 000 amoureux des animaux à TVA, devant la spéciale «jamais vu» Les enfants de la télé, regardée par 807 000 irréductibles sur ICI Télé.

1- District 31 (ICI Télé): 1 562 000

2- Léo 21h (TVA): 1 048 000

3- Le tricheur (TVA): 935 000

4- Léo 21h30 (TVA): 934 000

5- Animania (TVA): 914 000

6- TVA Nouvelles 18h (TVA): 860 000

7- L'épicerie (ICI Télé): 812 000

8- Les enfants de la télé (ICI Télé): 807 000

9- Autiste, bientôt majeur (TVA): 647 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 632 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mardi 7 janvier 2020

BLOGUE / La première de la série «Épidémie» a attiré 911 000 curieux à TVA, mardi à 21h. C'est plus que «5e rang», qui en a retenu 681 000 à ICI Télé et que «La semaine des 4 Julie», vue par 276 000 à V.

Pas de quoi déloger de la première position District 31, suivie par 1 559 000 fanatiques. À 19h30, La facture a été suivie par 872 000 habitués sur ICI Télé contre 500 000 pour une reprise des Beaux malaises à TVA.

À 20h, L'heure bleue domine avec ses 981 000 fidèles à TVA contre 805 000 pour Toute la vie sur ICI Télé.

À RDS, le match entre le Canadien et les Red Wings a attiré 623 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 559 000

2- L'heure bleue (TVA): 981 000

3- Le tricheur (TVA): 952 000

4- Épidémie (TVA): 911 000

5- La facture (ICI Télé): 872 000

6- Toute la vie (ICI Télé): 805 000

7- TVA Nouvelles 18h (TVA): 801 000

8- 5e rang (ICI Télé): 681 000

9- Le hockey des Canadiens (RDS): 623 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 536 000

Source: Numeris

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Télé et radio

«L’effet secondaire»: on y croit

CHRONIQUE / Nico propose d’apporter de la vodka à un party pour faire partie de la gang. Axelle s’invente une carrière de gymnaste et des talents de dessinatrice pour séduire un garçon. Louka refuse de fréquenter Fanny parce qu’il est gai. On nous avait prévenus avant le visionnement : il faut se mettre dans la peau d’un ado de 11-12 ans pour apprécier «L’effet secondaire». C’est vrai. Au début du secondaire, on a encore un pied dans l’enfance, et nos préoccupations sont tout autres : le premier baiser, les gangs à l’école, l’intimidation, voire les troubles alimentaires ou l’anxiété.

Avec L’effet secondaire, qui se décline autant à la télé que sur le Web à partir de vendredi, Radio-Canada veut reconquérir les jeunes ados. Question de ne pas perdre une génération au profit des Netflix et Disney+ de ce monde. La clé : coller le plus possible à la réalité. Quand commence L’effet secondaire, adaptation québécoise d’un format hollandais très populaire, on sait qu’on a affaire à quelque chose de jamais vu : une fiction tournée à la façon d’un docu-réalité, dans une véritable école. Oubliez Watatatow et Subito texto, les classes de L’effet secondaire sont pleines comme dans la vraie vie, contrairement aux sept ou huit élèves qu’on voit dans d’autres séries. Et quand l’alarme de feu est déclenchée, la cour d’école est remplie d’élèves.

Je me souviens de Casting – À l’école de la vie, une quotidienne où de jeunes comédiens improvisaient leurs répliques à la façon d’un documentaire. L’émission de TQS, qui portait le sceau d’approbation de Guy Fournier, est une des pires affaires que j’ai vues dans ma vie. Heureusement, on est complètement ailleurs avec L’effet secondaire. D’abord, les acteurs, beaucoup plus jeunes, n’improvisent pas même si on peut le croire, tellement leurs répliques sortent naturellement. La caméra nerveuse, qui tourne en plan-séquence, peut incommoder durant les premières secondes parce qu’on n’est pas habitué en fiction, mais on s’y fait très vite. C’est juste assez pour nous faire croire qu’on est dans un docu-réalité. Là-dessus, les réalisateurs Jean-Sébastien Lord et Guillaume Lonergan ont fait un travail admirable.

Chaque segment dure 11 minutes et porte sur un enjeu, réglé avant le générique. À la télé, l’émission se décline en demi-heures, le vendredi à 17h et le samedi à 10h30 sur ICI Télé, alors que l’Extra d’ICI Tou.tv les distribue par tranches de 11 minutes. Cinquante-deux épisodes ont déjà été tournés et seront diffusés jusqu’en décembre, mais on a déjà prévu une deuxième saison, tournée l’été prochain.

Chaque scénario est basé sur la série originale hollandaise, qui en est à sa huitième saison. Bien sûr, on adapte les situations aux nôtres. Par exemple, nos écoles se montrent beaucoup plus sévères qu’aux Pays-Bas à l’endroit d’un élève qui déclenche l’alarme de feu; là-bas, on le semonce, ici, on le suspend quelques jours.

Les jeunes acteurs, dont plusieurs sont issus de la diversité, sont très bons et même attachants. Le fait qu’ils soient à peu près tous inconnus contribue à rendre l’ensemble plus réaliste. Il y a bien Emi Chicoine, que vous avez peut-être vu dans le deuxième Plan B, et Alexane Jamieson du film Jeune Juliette, mais les autres, trouvés parmi 300 jeunes en auditions, ont peu joué ou même pas du tout.

Produite chez Zone3, L’effet secondaire n’est pas une série éducative, mais on souhaite qu’elle suscite les discussions à la maison entre les enfants et leurs parents. Oui, il y a des sujets graves, mais c’est beaucoup moins sombre que d’autres séries pour ados plus mûrs. Ce n’est surtout ni moralisateur, ni romantico-cucul. Pour atteindre les jeunes où ils sont, plusieurs contenus de la série se déclineront sur les applications comme Instagram et TikTok.

«DISTRICT 31» RESTE PREMIÈRE

Le retour de Fugueuse n’a pas délogé District 31 de la première place du top 10 : lundi, la quotidienne d’ICI Télé a rallié 1516 000 fidèles. À 21h, les aventures de Fanny ont attiré 1393 000 curieux à TVA, contre 641 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé et 325 000 pour la première de La semaine des 4 Julie à V. Plusieurs ont remarqué que le petit Thomas avait changé de visage dans Lâcher prise : joué précédemment par Antoine Archambault, le fils turbulent de Valérie (Sophie Cadieux) est incarné par Thomas Haché dans la quatrième et dernière saison. Comme ça a été le cas dans O’, où le rôle d’Éric O’Hara avait changé d’interprète, il arrive que la production doive procéder ainsi avec des acteurs plus jeunes. Dans le cas de Lâcher prise, on dirait seulement que le nouveau Thomas a l’air plus jeune que l’ancien, ce qui est un peu étrange. Lundi, la comédie d’ICI Télé a été vue par 910 000 téléspectateurs, devant En tout cas, qui en a retenu 860 000 à TVA.

Richard Therrien

«District 31» reste première devant «Fugueuse»

BLOGUE / Malgré le retour de «Fugueuse», «District 31» conserve la première position du top 10 des émissions les plus regardées. Lundi soir, les aventures de Fanny ont attiré 1 393 000 curieux à 21h à TVA. alors que la quotidienne de Luc Dionne en a retenu 1 516 000 à 19h sur ICI Télé. Les données confirmées, qui incluent les enregistrements, pourraient changer les choses.

Fugueuse remporte toutefois la bataille de 21h contre Les pays d'en haut (641 000) sur ICI Télé et la première de La semaine des 4 Julie, qui a rallié 325 000 curieux à V.

À 19h30, Lâcher prise arrive première avec 910 000 amateurs sur ICI Télé, devant En tout cas, vue par 860 000 fidèles à TVA.

À 20h, L'Échappée domine avec ses 1 379 000 adeptes à TVA devant Une autre histoire (682 000) sur ICI Télé.

À RDS, le match opposant les Jets au Canadien a retenu 551 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 516 000

2- Fugueuse (TVA): 1 393 000

3- L'Échappée (TVA): 1 379 000

4- Le tricheur (TVA): 995 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 978 000

6- Lâcher prise (ICI Télé): 910 000

7- En tout cas (TVA): 860 000

8- Refuge animal (TVA): 723 000

9- Une autre histoire (ICI Télé): 682 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 654 000

Source: Numeris

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Télé et radio

Grandiose Julie

CHRONIQUE / On a retrouvé notre Julie. La pétillante, la fofolle, la blagueuse, mais aussi l'intervieweuse qui aime mettre ses invités en valeur, la bête de télé qui veut que chaque téléspectateur sorte étonné de son émission. La première de «La semaine des 4 Julie» lundi soir à V n'était pas parfaite, mais a tout pour devenir un rendez-vous prisé. À 21h ou en rattrapage, on verra.

Contrairement à d'autres, aucun déguisement ne peut nuire à Julie. Lundi, elle était vêtue d'une immense robe fushia avec le signe «Peace». Ce qui frappe en premier en regardant La semaine des 4 Julie: le décor, spectaculaire. En toile de fond, une immense lune au-dessus de Montréal la nuit. La disposition donne l'impression d'un immense plateau, à l'américaine. Pour vrai, on n'a jamais vu un tel décor pour un talk-show chez nous. Un peu trop sombre cependant pour qu'on puisse l'apprécier dans toute sa splendeur.

Dommage que le son ait été si mauvais en ouverture, la chanson-thème que Les Trois Accords ont jouée en direct était désagréable à entendre. Les propos de l'animatrice étaient enterrés par les cris et les applaudissements. Pas agréable du tout. À La fureur samedi, ça criait aussi fort, et on entendait chaque mot de Véro. Les choses se sont arrangées par la suite, bien que le son sonnait encore la boîte de conserve. Aucun doute que Julie y verra personnellement.

Après le premier ministre François Legault, qui a présenté «la femme de l'autre... poste», Michel Olivier Girard, le gars des annonces d'A&W, a surgi sur scène et reviendra en entrevue le 16 janvier. Comme pour envoyer un message d'ouverture, on a poursuivi avec un topo sur la vaginoplastie de Khate Lessard, collaboratrice de l'émission, reçue ensuite en entrevue. Entre les deux, on a diffusé une partie de l'entrevue de Julie avec Ellen DeGeneres, qui a raconté ses dures années, après son coming out et son renvoi de la télé. Malheureusement, les sous-titres n'étaient pas clairs lundi. En fin d'émission, l'acrobate suisse David Dimitri, surnommé l'homme cirque, a traversé le studio du haut de son fil de fer. L'animatrice semblait un peu nerveuse au début, mais s'est vite ressaisie, et cette heure a passé bien vite. Mardi, Julie reçoit entre autres Yvon Deschamps et Louis-José Houde.

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Télé et radio

Fugueuse... et menteuse

CHRONIQUE / Le Québec se passionnera-t-il autant pour les malheurs de Fanny qu’à l’hiver 2018? «Fugueuse la suite», diffusée depuis lundi à 21h à TVA, reprend quatre ans après la première série, alors que Fanny (Ludivine Reding) conserve de vives blessures de son passé de prostituée.

Depuis la publication de la bande-annonce, tout le monde fait ses prédictions sur le destin de Fanny, mais tout le monde se trompe. Un gros punch concluait le premier épisode, que je tairai pour ceux qui ne l’ont pas encore vu. Mais disons que j’ai du mal à croire à cette reconversion. L’ex-fugueuse excelle toujours autant dans le mensonge, et son nouveau chum, à mille lieues de Damien, va l’apprendre assez vite.

Justement, si vous avez été déçu de ne pas voir apparaître Damien (Jean-François Ruel) lundi soir, prenez votre mal en patience : l’ancien proxénète ne sortira de prison qu’au troisième épisode, après quatre ans derrière les barreaux. Même chose pour Natacha (Kimberly Laferrière), qui, soit dit en passant, s’est ouvert un salon de massage. Pas du genre Sky Spa, si vous voyez ce que je veux dire. L’auteure Michelle Allen précise que l’ancienne escorte qui avait embrigadé Fanny exerce son nouveau métier avec éthique et respect. Sachez que les deux personnages ne seront pas relégués à des rôles de soutien, et qu’on les verra beaucoup durant la saison, tout comme Carlo (Iannicko N’Doua), qui en mène toujours très large.

Télé et radio

Prix Roger: le pire de la télé en 2019

CHRONIQUE / Pour une neuvième année consécutive, je décerne mes prix Roger* à ce qui s’est fait de pire à la télé en 2019. Une sélection de perles, livrée avec une pincée de méchanceté, mais toujours avec humour. La sentez-vous, l’ironie? Et les Roger sont décernés à…

L’émission de 2019 dont on souhaite le moins le retour

À table avec mon ex. Tsé quand c’est fini, c’est fini. Faut-tu vraiment que je te l’écrive dans une assiette!?

RICHARD THERRIEN

«La fureur»: gros trip nostalgique

CHRONIQUE / Un an presque jour pour jour après des retrouvailles réussies sur toute la ligne, les fans de «La fureur» avaient retrouvé leurs voix samedi au Studio 42. Véronique Cloutier avait du mal à contenir leur enthousiasme, au point de ne pas toujours entendre les réponses. «La fureur» est certainement en voie de devenir un rendez-vous annuel incontournable.

La rivalité avait rarement atteint des niveaux aussi élevés qu'hier, alors que gars et filles protestaient constamment contre les décisions des juges. Il faut dire que les participants manquaient de discipline et de clarté dans leurs réponses, parlant en même temps ou donnant des bouts de titres. Mais c'est aussi ça La fureur.

La recrue Mariana Mazza s'est bien payée la tête d'un vétéran en posant la question: «Véro, c'est qui Jean-Michel Dufaux?» Et pour enfoncer le clou un peu plus tard: «Je voulais juste dire que je m'excuse à Jean-Martin Dufour.»

Les habitués ont reconnu leurs jeux préférés: la chanson arrêtée, la fosse aux chansons, le face à face et «Je l'ai eu, tu joues pus». C'est pour le jeu de Carmen qu'on en est presque venus aux coups (bon, j'exagère), entre autres pour Hot N Cold de Katy Perry, que Julien Lacroix jurait (sur la tête de Lorie) avoir prononcé. Le capitaine des recrues, Phil Roy, s'est mordu les doigts d'avoir répondu à la place du capitaine des vétérans, Sébastien Benoit, faisant perdre un point à son équipe. Pointage égal oblige en fin de match, on a dû départager avec une question ultime, et ce sont les filles qui l'ont emporté au compte de 14 à 13. Et avec quelle chanson? We Are The Champions. Beau flash de la production.

Plusieurs ont cru retourner presque 20 ans en arrière en voyant surgir Lorie et son mégasuccès de 2001, Je serai (ta meilleure amie). La chanteuse française devenue actrice était visiblement heureuse de retrouver ce plateau qu'elle a visité à plusieurs reprises à l'époque. Kevin Parent est venu reprendre un pot-pourri de ses premiers succès, dont Boomerang et Seigneur. «La chanson québécoise est en bonne santé», a lancé l'artiste devant la foule en délire.

RICHARD THERRIEN

«Bye Bye 2019» vu par près de 3 millions de téléspectateurs

BLOGUE / Le «Bye Bye 2019» a retenu 2 956 000 téléspectateurs, mardi soir sur ICI Télé. Des chiffres encore une fois impressionnants, mais inférieurs à ceux du «Bye Bye 2018», qui étaient de 3 349 000. Par contre, la part de marché a gagné un pour cent, passant de 87% à 88%.

En début de soirée, En direct de l'univers – spéciale du jour de l'An a été vue par 1 256 000 téléspectateurs, comparativement à 1 297 000 l'an dernier. À l'année prochaine a pour sa part vu son auditoire augmenter, passant de 1 182 000 à 1 336 000 téléspectateurs.

Infoman 2019 a ensuite conservé 1 960 000 fidèles, alors que 1 989 000 étaient au rendez-vous en 2018. Enfin, Les coulisses du Bye Bye 2019 a rallié 1 121 000 curieux, une baisse marquée après les 1 559 000 de l'an dernier.

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RICHARD THERRIEN

Desjardins triplement écorché au «Bye Bye 2019»

CHRONIQUE / C'était à prévoir, mais Desjardins a été la tête de Turc numéro un du «Bye Bye 2019». Ses déboires sur les vols de données ont fait l'objet de trois sketchs. Et pas les meilleurs de cette revue humoristique, qui allait du moins bon au meilleur.

Commençons par le meilleur, ou plutôt la meilleure: Guylaine Tremblay, recrue de cette année, qui a représenté le plus bel atout de ce Bye Bye, sans faire oublier Anne Dorval, irremplaçable. Guylaine Tremblay a tout simplement excellé en Caroline Néron, et sa technique Néron pour mieux atteindre la faillite, avec ses 162 employés, ses 21 succursales et ses deux maris riches. Même Alexandre de Téo Taxi a suivi ses conseils. On l'a revue dans un deuxième sketch sur le troisième lien, moins réussi.

Des autres recrues, Julie Le Breton a imité Greta Thunberg dans un sketch bien ordinaire, mais était meilleure en Véro. Tout le monde a déjà imité Céline, mais Anne-Élisabeth Bossé est parvenue à faire passer la sienne, qui avait une chanson sur tout, aux côtés d'un chauffeur de taxi exaspéré. Un rappel de sa participation à Carpool Karaoke. Mehdi Bousaidan a eu plusieurs occasions de montrer son talent, peu déguisé en Patrick Bruel chez la masso. «À quoi ça sert de porter un peignoir? La graine à l'air c'est comme ça qu'j'aime recevoir!» lui chantait-il. Ou encore en fils influenceur de parents désespérés, à la recherche d'un traitement médical.

Le Bye Bye est produit par Guillaume Lespérance, qui produit aussi Tout le monde en parle. On pouvait difficilement frapper plus fort dans l'autodérision avec «Tout le monde reçoit tout le monde», où Guy A. (excellent Claude Legault) reçoit Véro, qui reçoit Pénélope, qui reçoit Jean-Philippe Wauthier, à Radio-Canada. D'ailleurs, les sketchs les plus courts étaient souvent les plus efficaces, comme celui de Passe-Partout, avec une Mme Coucou qui sacre comme un charretier.

Télé

Télé: adieu 2019, bonjour 2020!

La télé met ses plus beaux atours pour dire adieu à la dernière décennie, en musique et en humour, et plus sérieusement, en revisitant l’actualité. Impossible de ne pas trouver satisfaction parmi la panoplie de propositions des grands réseaux, de Noël au jour de l’An.

BYE BYE 2019

Mardi 31 décembre à 23h et mercredi 1er janvier à 21h à ICI Télé

La 50e édition du Bye Bye a battu un record absolu d’écoute à la télé québécoise l’an dernier: 4,4 million de téléspectateurs. La pression est décuplée, et les maîtres d’œuvre de la soirée, Simon Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance, admettent qu’ils en ont fait des cauchemars. «On ne s’en sort pas, ça vient te chercher dans les tripes, tu ne veux pas décevoir 4,4 millions de personnes et scraper le jour de l’An de tout le monde», confie le premier, qui réalise la revue humoristique en plus d’y faire quelques apparitions pour la quatrième année consécutive.

Ainsi, fallait-il repartir sur de nouvelles bases, d’où l’ajout de nouveaux joueurs dans l’équipe : Julie Le Breton, Anne-Élisabeth Bossé, Guylaine Tremblay et Mehdi Bousaidan, qui se greffent à Patrice L’Écuyer et Claude Legault. «Tout ce qui était important pour nous, c’est qu’ils soient drôles. Anne Dorval, personne ne pensait à elle pour un Bye Bye et ça marchait à 100% parce que c’est une grande comédienne. On a retrouvé la même chose avec nos recrues cette année», affirme Guillaume Lespérance.

Vous ne verrez pas beaucoup de parodies d’émissions de télé cette année au Bye Bye, prévient Simon Olivier Fecteau, qui parle d’une édition moins prévisible et plus créative. «Le focus a changé, les sujets sociaux sont beaucoup plus en avant-plan. Bien sûr qu’il y aura des imitations, mais je suis un fan des personnages de quidams.» Le duo se fait un point d’honneur de taper sur tout le monde en même temps. «Notre force, c’est que nos Bye Bye n’adoptent jamais une position claire. On dit une chose et son contraire d’un sketch à l’autre, ce n’est pas un éditorial», explique Guillaume Lespérance. «On veut que quand le Bye Bye se termine, c’est match nul», poursuit Simon Olivier, qui admet néanmoins qu’il est plus facile de se moquer des gens de pouvoir que des victimes ou de ceux qui réclament plus de justice. Après tout, le Bye Bye doit jouer le rôle du fou du roi et se traduire par un défoulement collectif contre l’establishment.

La production a le luxe de pouvoir faire visionner un premier montage à un auditoire du public, avant de retirer les sketchs qui n’ont pas atteint leur cible. Et chaque année, les créateurs sont surpris des réactions dans la salle. «C’est une grande leçon d’humilité, parce que tu ne peux pas reprocher aux gens de ne pas avoir ri. Rendu là, on peut juste accepter le verdict et retirer le sketch en question. C’est comme les critiques du lendemain, on ne peut pas débattre de ça», explique le producteur, bien conscient d’une chose: «Critiquer le Bye Bye, ça devient plus important que le Bye Bye. Il faut jouer le jeu et accepter de te faire critiquer.»

RICHARD THERRIEN

ICI Télé met fin à «Faites-moi rire!»

BLOGUE / L'émission humoristique «Faites-moi rire!» n'a pas été renouvelée pour une deuxième saison sur ICI Télé. Le rendez-vous hebdomadaire de Pénélope McQuade avait pris l'antenne en septembre dernier, le vendredi à 20h.

Aux communications, on invoque un problème d'auditoire. «Animée chaleureusement par Pénélope McQuade, Faites-moi rire! était une production québécoise qui avait le mérite de mettre une nouvelle génération d’humoristes en vedette. Malheureusement, le public n’a pas été au rendez-vous, c’est pourquoi il a été décidé de mettre un terme à l'aventure», nous a-t-on fait savoir par courriel.

Il faut dire que les critiques n'ont pas été tendres à l'endroit de Faites-moi rire! L'équipe de collaborateurs humoristes bâtissait chaque émission à partir des goûts des deux vedettes invitées en matière d'humour. La recette n'a malheureusement pas levé.

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Richard Therrien

Les secrets d’une Vietnamienne

CHRONIQUE / Quand Kim Thúy reçoit dans sa maison du Vieux-Longueuil, on peut s’attendre à un maelstrom d’idées durant le repas. Mais aussi à un festival de saveurs vietnamiennes, qui vous ouvriront assurément l’appétit. Même si elle a déjà eu son resto et signé «Le secret des Vietnamiennes», «La table de Kim» n’est pas une émission de cuisine, mais bien de conversations sans prétention autour d’un repas. Une sorte de croisement ludique entre «Parler pour parler» et «Curieux Bégin», mais menée par la pétillante Kim Thúy, dans son environnement chaleureux.

L’idée de la série est partie de l’amitié de la romancière avec la conceptrice Ève Déziel, qu’elle a déjà reçue chez elle. Pourquoi ne pas reproduire à la télé ces soirées privées où Kim Thúy mêle volontairement des gens de tous horizons? C’est ce que KOTV a fait pour ces six premières émissions, diffusées sur ICI ARTV à partir du vendredi 3 janvier à 20h.

Pas une émission de cuisine, d’abord que la plus québécoise des Vietnamiennes ne cuisine pas et ne donne pas de recettes. Un chef qu’on ne voit pas s’en charge, et même ses parents qui habitent à côté, et qui ont le secret d’un bon bouillon vietnamien. Anne Dorval, qui en fait une fixation depuis le tournage du film 14 jours, 12 nuits au Vietnam, a le privilège de goûter au précieux bouillon dans la première émission, avant que viennent la rejoindre Élisapie Isaac, la chef d’orchestre Jean-François Rivest et l’historienne Evelyne Ferron. À la table de ces artistes peuvent se joindre un anthropologue, une ethnopsychiatre, une philosophe ou même un cardiologue et une juge.

On apprend entre autres qu’Anne Dorval est morte de trac avant d’entrer sur scène, au point de manger un citron entier pour se donner plus de salive. Ou alors de faire boire ses étudiants avant le cours, la toute première fois qu’elle a enseigné à l’École de théâtre. Beaucoup aimé entendre Jean-François Rivest raconter comment les compositeurs signent leur nom dans leurs œuvres, à partir des lettres données aux notes de musique en anglais. Quand ce n’est pas leur nom, comme pour Bach, c’est pour une femme qu’ils ont aimée, comme l’a fait Chostakovitch dans sa 10e Symphonie. À travers tout ça, on boit du thé soigneusement séché depuis... 100 ans, dans la précieuse porcelaine des grands-parents de l’hôtesse.

Le concept ne réinvente pas le genre, mais c’est franchement sympathique. D’une infinie générosité, Kim Thúy met en valeur ses invités. Dans les semaines suivantes, se mêleront dans différents dîners René Richard Cyr, Michel Rivard, Natasha Kanapé Fontaine, Virginie Fortin, Louise Deschâtelets, André Sauvé, Sylvie Léonard, Boucar Diouf, Luc Dionne, Pierre-Yves Lord et Christian Bégin. Chacun d’entre eux doit apporter un objet selon un thème différent chaque semaine, de l’amour à l’enfance, la famille et les rituels.

Par ailleurs, j’ai regardé J’aime Hydro, qu’ICI ARTV a présentée en format de deux heures trente lundi soir dernier. Une œuvre théâtrale qu’il faut voir absolument, et qui a été, pour une fois, formidablement captée pour la télé par Fair-Play. Dans ce théâtre documentaire, Christine Beaulieu se pose des questions que nous devrions tous nous poser. ICI Télé la présentera en tranches d’une demi-heure du lundi 23 au vendredi 27 décembre à 21h30.

RICHARD THERRIEN

La quatrième saison de «Lâcher prise» sera la dernière

BLOGUE / La quatrième saison de «Lâcher prise», qui sera diffusée à partir du lundi 6 janvier à 19h30 sur ICI Télé, sera aussi la dernière. L'auteure Isabelle Langlois met donc un point final à l'histoire du burnout de Valérie (Sophie Cadieux) et de ses démêlés avec sa chère mère Madeleine (Sylvie Léonard).

Comme chaque année, les plus impatients pourront visionner les trois premiers épisodes sur l'Extra d'ICI Tou.tv à partir de jeudi. Valérie a déménagé dans la maison de son grand-mère et doit annoncer à Simon (Jean-Moïse Martin) qu'il sera papa. Nous ferons ainsi la rencontre de ses beaux-parents, joués par Michel Laperrière et Micheline Bernard. Pauvre Madeleine, qui elle, vit une période dépressive.

Notons qu'Isabelle Langlois a signé le scénario du long métrage Merci pour tout, réalisé par Louise Archambault, et mettant en vedette Julie Perreault et Magalie Lépine-Blondeau en soeurs ennemies. Le film sortira en salles le 25 décembre.

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RICHARD THERRIEN

Les académiciens à «La fureur»

BLOGUE / Un numéro spécial réunira d'anciens candidats de «Star Académie» à «La fureur», le samedi 4 janvier à 21h, sur ICI Télé. Une dizaine d'entre eux, issus des cinq saisons de l'émission de TVA, y prendront part en direct du Studio 42 de Radio-Canada.

Après un retour couronné de succès au début de 2019, Véronique Cloutier ramène La fureur pour un soir seulement. Du côté des filles, la capitaine Élyse Marquis et Hélène Bourgeois Leclerc reprennent du service chez les vétérans, accompagnées cette fois de Karine Vanasse et de Bianca Gervais. Maripier Morin agit comme capitaine chez les recrues avec Mariana Mazza, de même que Debbie Lynch-White et Marie-Lyne Joncas qui s'ajoutent.

Du côté masculin, chez les vétérans, Sébastien Benoit revient comme capitaine avec Pierre-Yves Lord, faisant cette fois équipe avec Jean-Michel Dufaux et Michel Charette. Chez les recrues, Phil Roy prend le poste de capitaine aux côtés de Jay Du Temple et de deux nouveaux, Julien Lacroix et Arnaud Soly.

En janvier dernier, La fureur – spéciale 20 ans avait attiré 1 899 000 téléspectateurs.

TVA a annoncé le retour de Star Académie pour 2021, mais sans sa productrice et animatrice d'origine, Julie Snyder.

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Télé et radio

«Épidémie»: méfiez-vous du furet

CHRONIQUE / Il y aura du gros trafic à 21h cet hiver. À TVA, en plus du retour de «Fugueuse» le lundi, «Épidémie» angoissera un peu plus nos mardis soir à partir du 7 janvier. Armez-vous de Purel, vous en aurez besoin; cette série catastrophe fait germer l’idée d’une pandémie meurtrière qui pourrait un jour s’attaquer au Québec. D’inoffensifs furets pourraient faire partie du problème. La dernière fois qu’un de ces animaux a fait l’objet d’une série, c’est quand Junior Bougon s’en est inséré un dans le postérieur. Avec «L’épidémie», on est complètement ailleurs.

Après L’imposteur, les auteurs Annie Piérard, Bernard Dansereau et Étienne Piérard-­Dansereau s’adjoignent une nouvelle fois le réalisateur Yan Lanouette Turgeon pour cette série de 10 épisodes d’une heure, qui risque de nous tenir en haleine tout l’hiver. En pleine crise de couple avec un mari infidèle (Gabriel Sabourin), l’infectiologue Anne-Marie Leclerc (Julie Le Breton) aura beaucoup d’autres chats à fouetter, pour ne pas dire d’autres furets. L’angoisse naît dès les premières minutes quand un fermier, joué par Gilles Renaud, est pris d’étourdissements après avoir été en contact avec trois spécimens qu’il s’apprêtait à vendre. Le Laboratoire d’urgence sanitaire sera plus tard saisi du cas d’infection et des autres qui suivront.

Série chorale, Épidémie nous fera suivre en parallèle les destins de gens qui n’ont au point de départ rien en commun. Victime d’un accident de vélo, Anne-­Marie croise la route de Nelli Kadjulik (Nancy Saunders), étudiante au doctorat en biochimie médicale, d’origine inuite. Sa cousine Alacie (Ulivia Uvil) vit dans la rue, milieu particulièrement vulnérable au virus qui menace la population. Pour ces deux actrices et pour les autres personnages d’Inuits, c’est une première apparition à la télé. Ceux-ci, que les auteurs faisaient parler français dans le scénario d’origine, ont souhaité dire leurs lignes en inuktitut, une langue rarement entendue à la télé; le résultat donne beaucoup de crédibilité à leurs scènes. Rassurez-vous, il y a des sous-titres. La présence autochtone dans la série sert de prétexte à démontrer la méconnaissance et même le mépris des Blancs à leur égard.

On fait aussi la connaissance de Françoise Dufour (Ève Landry), en plein processus d’insémination, et maman d’un garçon de sept ans, qui aime beaucoup les furets. Je vous laisse présumer du reste. Nous suivrons aussi le personnel de l’hôpital Saint-André, débordé avec l’épidémie. Mélissa Désormeaux-Poulin incarne l’urgentologue Chloé Roy-Bélanger, au cœur de l’action.

Anne-Marie Leclerc devra composer avec la présence insistante du ministre de la Sécurité publique, Laurent Demers (Guillaume Cyr), qui met beaucoup de pression. Pour Julie Le Breton, jouer dans une série médicale constituait un rêve, elle qui a eu l’ambition de devenir médecin, avant de découvrir que les sciences n’étaient pas pour elle. Elle ne s’est jamais autant lavé les mains que depuis le tournage de la série, qui bénéficiait d’une armée de consultants, afin de s’assurer que chaque geste était crédible.

Le seul reproche que j’aurais à faire aux auteurs d’Épidémie, ce serait de trop attendre avant d’entrer dans le vif du sujet. De sorte qu’à la fin du deuxième épisode, l’épidémie en question commence à peine. C’est un peu long. Pour le reste, les acteurs sont bons, la réalisation est efficace, et on s’inquiète de ce qui arrivera aux personnages, puisque plusieurs ne survivront pas, manifestement.

À plusieurs moments, je me suis dit : il me semble qu’on est déjà assez angoissés comme ça, pourquoi en remettre une couche? À ce titre-là, les films catastrophes qui pullulent sur le grand écran n’attireraient pas autant de foules. Sauf que les plus germaphobes d’entre vous risquez de l’être encore plus après les 10 épisodes d’Épidémie, qui ne vous feront plus jamais voir les furets de la même façon. Pour approfondir le sujet, un documentaire en deux parties, Pandémie : sommes-nous prêts?, sera offert sur le Club illico à partir du 30 janvier. Portée par Gabriel Sabourin, l’œuvre nous dira si le Québec est vraiment prêt à affronter le pire. Soudainement, j’ai peur de la réponse.

RICHARD THERRIEN

«Léo» en janvier à TVA

BLOGUE / La première saison de la comédie «Léo», disponible sur le Club illico, sera finalement diffusée au réseau TVA à partir du mercredi 8 janvier. Deux épisodes seront diffusés, à 21h et à 21h30.

Une première grille de la programmation d'hiver laissait pourtant croire que la série avait été retirée et que TVA souhaitait attendre à plus tard avant de la diffuser à la télé. Il semble que le diffuseur soit revenu à sa première idée.

Dans la première saison, Léo (Fabien Cloutier) décide de se prendre en main et de faire quelque chose de sa vie. Il déniche un emploi chez Dubeau Gâteaux et courtise l'adjointe administrative, Cindy (Marie-Laurence Moreau). La série met aussi en vedette Anne Dorval, Marc Labrèche, Julien Poulin, Mario Jean, Steve Laplante et Guillaume Cyr.

La deuxième saison de la comédie de Fabien Cloutier est disponible sur le Club illico depuis le 28 novembre dernier.

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RICHARD THERRIEN

Mika aura son «En direct de l'univers»

BLOGUE / Grosse prise pour «En direct de l'univers», qui consacrera son émission du 18 janvier prochain à Mika. D'abord invité à prendre part à l'univers d'une vedette québécoise, l'artiste pop a plutôt souhaité avoir droit à son propre «En direct de l'univers», ce à quoi l'équipe de France Beaudoin a évidemment dit oui.

L'émission de France Beaudoin, qui en est à sa 11e saison, a obtenu une excellente moyenne de 1 022 000 téléspectateurs, le samedi à 19h sur ICI Télé.

Comme c'est devenu la tradition, une émission spéciale de fin d'année intitulée En direct de l'univers – spéciale du Jour de l'An sera diffusée le 31 décembre à 19h. Les invités ne seront connus qu'au moment de la diffusion, ceux-ci ayant été kidnappés le matin même de l'enregistrement.

L'émission régulière sera de retour le samedi 11 janvier avec Anne Dorval comme invitée d'honneur.

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RICHARD THERRIEN

TVA reporte encore «Si on s'aimait»

BLOGUE / TVA reporte encore une fois la série docu-réalité «Si on s’aimait», qu’il devait initialement diffuser cet automne. Après l’avoir retardée à l’hiver, voici qu’on la réserve plutôt pour la grille du printemps.

Déjà qu’on l’avait changée d’heure, la déplaçant de 19h à 19h30, et considérant que les potentiels d’auditoire sont moins élevés au printemps à la télévision, on peut se demander à quel point le diffuseur est insatisfait du résultat. La décision demeure un bon prétexte pour alimenter la programmation du printemps, habituellement assez pauvre.

Dans Si on s’aimait, qui s’étale en principe du lundi au mercredi, le couple formé de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin accompagne des participants de 30 à 50 ans dans leur volonté d’améliorer leurs relations de couple, avec Louise Sigouin, experte en accompagnement relationnel. Ils auront eu le temps de se séparer 10 fois entre-temps.

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Télé et radio

«La faille»: le monde est petit

CHRONIQUE / On l’a dit pour «Fragile» : on tourne rarement en hiver, parce que ça coûte cher et que c’est glacial pour l’équipe. On dit aussi que les plateaux à l’extérieur des grands centres se font trop peu nombreux. «La faille», nouvelle série de Club illico, allie pourtant les deux à l’extrême : direction Grand Nord québécois dans la ville emmurée de Fermont, au pire de la saison morte.

Fruit d’une collaboration de longue date entre l’auteur Frédéric Ouellet et le réalisateur Patrice Sauvé, qui remonte à Grande Ourse, le résultat de La faille est spectaculaire. Mais encore fallait-il que l’histoire soit bonne, condition remplie à merveille. Lorsque commence la série, une odeur pestilentielle règne à l’intérieur du mur. Le cadavre d’une femme masquée est retrouvé dans un conduit d’aération. Mais qui est cette femme? Et pourquoi on l’a tuée? Surtout que les circonstances rappellent la mort d’un garçon trois ans plus tôt. Un beau mystère à résoudre pour la sergente Céline Trudeau, de la Sécurité du Québec, rôle tenu par Isabel Richer, encore une fois fabuleuse.

À première vue, ce voyage à Fermont représente une punition pour l’enquêteuse de Québec. Pourtant, cet endroit qui tolère des températures de moins 60 avec le facteur vent convient plutôt bien à sa froideur, son manque de sensibilité, son détachement. Tout le contraire d’Alex Théberge (Alexandre Landry), le policier qu’on lui a assigné, plus soucieux du sort de ses concitoyens, qu’il côtoie chaque jour. Parce que la série aurait pu s’intituler «Tout le monde se connaît», ou encore «Le monde est petit».

La seule chose qui pouvait nous faire voir un peu de fragilité chez le sergent Trudeau, c’est qu’elle tombe sur sa fille Sophie (Maripier Morin), qu’elle n’a pas vue depuis quatre ans, et qui est allée refaire sa vie à Fermont avec un nouvel amoureux, joué par Jean-Philippe Perras. Le supérieur de Céline (Benoît Gouin) lui avait volontairement caché cette information, faute de quoi elle n’aurait jamais accepté la mission. Maintenant qu’elles auront à se croiser, il faudra bien qu’elles finissent par crever l’abcès et se dire leurs quatre vérités. Parce qu’entre elles, il s’est vraisemblablement passé quelque chose de grave.

Maripier Morin, qui avait joué dans La chute de l’empire américain lorsqu’on lui a offert une audition pour La faille, s’acquitte fort bien de sa tâche. Québecor Contenu souhaitait la voir dans une fiction, mais Patrice Sauvé considère qu’elle avait tout ce qu’il faut pour obtenir le rôle. L’animatrice a d’ailleurs engagé un coach privé pour offrir la meilleure performance possible. Tous les acteurs sont bons, mais Patrick Hivon est particulièrement convaincant en brute colérique, père de l’enfant décédé, qui ferait un coupable idéal.

La réalisation de Patrice Sauvé tire le meilleur de deux atouts : les images d’hiver et le panorama de Fermont. Jamais je n’aurais pensé trouver une mine aussi photogénique. Les images prises par des drones sont majestueuses. Fermont n’est pas qu’un simple décor dans La faille, mais un personnage en soi. L’histoire de Frédéric Ouellet, finement écrite, a été imaginée en fonction de cette ville singulière, qui suscite la curiosité. La production a d’ailleurs obtenu l’entière collaboration de la municipalité, de la mairie jusqu’à un des animateurs de radio de la place, Carl Gagné-Côté, qui apparaît dans la série. Tout ce monde était conscient du rayonnement offert à la ville par cette série.

Si la maison de production Pixcom a pu se payer un tournage aussi imposant, c’est après avoir conclu une entente avec deux distributeurs internationaux, un allemand, l’autre torontois, avant même le tournage de la série. Quand on dit que l’hiver complique les tournages, c’est qu’il faut se procurer des caméras spéciales, fonctionnelles à 20 sous zéro. Pour vous donner une idée des conditions, les acteurs ont dû affronter des rafales de vent de 100 km/h. Et pour qu’ils puissent dire leurs lignes, ils devaient s’appliquer des pochettes chauffantes sur les joues entre les prises. Mais ne vous y trompez pas, bien des scènes intra-muros ont en réalité été tournées à Saint-Hubert, dans un centre commercial désaffecté.

Comme dans tout bon polar, vous passerez votre temps à désigner un coupable. Du moment que vous croyez savoir qui c’est, l’auteur vous amène ailleurs. Le Club illico y croit tellement qu’il a déjà commandé une deuxième saison. Mais que les acteurs se rassurent : ils n’auront pas à se les geler une nouvelle fois, puisque l’histoire n’aura plus lieu à Fermont. Nouvelle enquête, nouveau lieu. Les huit épisodes sont disponibles sur le Club illico. Ça tombe juste à point pour le congé des Fêtes, période parfaite pour visionner des séries en rafale.

«SI ON S’AIMAIT», SÉRIE MAL-AIMÉE?

TVA reporte encore une fois la série docu-réalité Si on s’aimait, qu’il devait initialement diffuser cet automne. Après l’avoir retardée à l’hiver, voici qu’on la réserve plutôt pour la grille du printemps. Déjà qu’on l’avait changée d’heure, la déplaçant de 19h à 19h30, et considérant que les potentiels d’auditoire sont moins élevés au printemps à la télévision, on peut se demander à quel point le diffuseur est insatisfait du résultat. La décision demeure un bon prétexte pour alimenter la programmation du printemps, habituellement assez pauvre. Dans Si on s’aimait, qui s’étale en principe du lundi au mercredi, le couple formé de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin accompagne des participants de 30 à 50 ans dans leur volonté d’améliorer leurs relations de couple, avec Louise Sigouin, experte en accompagnement relationnel. Ils auront eu le temps de se séparer 10 fois entre-temps.

Télé et radio

Décès de l’animateur sportif Jean Pagé à 73 ans

CHRONIQUE / L'animateur Jean Pagé, qui a connu une longue carrière à la couverture des sports à la télé comme à la radio, est décédé à l'âge de 73 ans, des suites d'un cancer de la prostate. Il a terminé paisiblement ses jours dans sa demeure de Morin-Heights dans les Laurentides, entouré de ses proches.

L'animateur avait appris être atteint du cancer de la prostate en décembre 1995. Depuis, il agissait comme porte-parole de Procure, un organisme qui sensibilise les hommes à l’importance du dépistage et de la prévention de cette forme de cancer. Il a aussi fondé la Marche du Courage Procure en plus d'initier la Randonnée du Courage Pat Burns. À sa visite à Tout le monde en parle le 17 novembre dernier, Ron Fournier confiait que son ami en était à l'étape des soins palliatifs.

Né à Chicoutimi, où il a entrepris sa carrière à la station CJMT, Jean Pagé a par la suite complété un baccalauréat en sciences politiques à l'Université Laval. C'est en 1973 qu'il fait son entrée à Radio-Canada, d'abord à la station de Québec, avant de prendre la direction de Montréal.

Jean Pagé a alors joint l'équipe de rêve des sports à Radio-Canada, avec les René Lecavalier, Serge Arsenault, Richard Garneau, Lionel Duval et plusieurs autres. À cette antenne, où il a passé 30 ans, il a tout fait, La soirée du hockey, L'univers des sports, Les héros du samedi, le tennis, le patinage artistique, la Formule 1, en plus d'avoir été chef d'antenne aux Jeux olympiques, qu'il a couverts à une douzaine de reprises.

Le récipiendaire de huit trophées Artis a créé la surprise en quittant le diffuseur public pour TQS en 2003, où il passera huit années à l'animation de 110%, puis de L'attaque à 5. Une décision qu'il n'avait pas prise à la légère. «Ça me fait beaucoup de peine de partir. J'y ai beaucoup pensé, ça a été un choix déchirant. Je me levais la nuit, me demandant si c'était une bonne décision», m'avait-il alors confié.

Dans les dernières années de sa carrière, il a animé les courses d'IndyCar et le patinage artistique à TVA Sports, en plus de remplacer à l'occasion au micro du 98,5 FM à Montréal. Il laisse dans le deuil son épouse Brigitte Bélanger ainsi que ses enfants, Isabelle, Alexandra, Elisabeth et William.

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Télé et radio

Conseils à suivre... ou pas

CHRONIQUE / Vous tombez sur le journal intime de votre ado, le lisez-vous? Parleriez-vous de votre vie sexuelle avec votre fille de 20 ans? Vous achetez un beigne, laissez-vous un pourboire? Huit duos de vedettes se sont penchés sur ces questions un peu futiles, et bien d’autres, dans la nouvelle série «Conseils d’amis», à l’horaire de Canal Vie à partir du lundi 6 janvier à 20h. Un genre de «Code F» et «Code G», mais plus adulte.

La série de huit demi-heures est une adaptation d’un format britannique intitulé Celebrity Advice Bureau, beaucoup plus axé sur la vie professionnelle. Conseils d’amis se consacre davantage à la vie familiale. La première que j’ai vue comprend trois duos : Ève Landry et Geneviève Schmidt, Patrice Robitaille et Fabien Cloutier, et Marie Soleil Dion et Louis-Olivier Mauffette, qui lisent des questions sur des cartons, à propos de tout et de rien. C’est souvent très drôle, même si plusieurs questions finissent sans véritables réponses. Ma femme ronfle, qu’est-ce que je fais? Les artistes y réfléchissent à voix haute sans en tirer de conclusions. Même chose pour : je veux partir de Québec, quelle ville me suggérez-vous? Au fond, les réponses importent peu, c’est la façon dont les duos réfléchissent aux questions qui rend le concept intéressant. Parce qu’il ne ressort aucune philosophie bien profonde de tout ça; on reste dans la légèreté. Je ne me fierais pas trop là-dessus pour prendre une décision importante.

Ève Landry semble avoir adoré l’expérience. «Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça», confie la comédienne, qui n’avait lu aucune question avant l’enregistrement, comme tous ses collègues. Chacun improvise les réponses comme ça lui vient. Le tiers est emprunté à la version britannique, les deux autres sont des questions créées de toutes pièces par l’équipe de Datsit Sphère. Les autres duos sont formés d’Antoine Vézina et Tammy Verge, Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant, Rosalie Vaillancourt et Pierre-Yves Roy-Desmarais, Sylvie Léonard et Sophie Cadieux, ainsi que Pierre-Yves Lord et Karine Gonthier-Hyndman. Au fait, Louis-Olivier Mauffette admet avoir déjà brassé un peu de monnaie dans le pot de pourboires au comptoir pour faire croire qu’il en donnait un. Pas très généreux, mais honnête.