Émilie Clepper lance vendredi «La grande migration», son premier album en français, plus près de la chanson française que du folk.

Retour au bercail pour Émilie Clepper

En 2014, Émilie Clepper nous annonçait son départ : l’auteure-compositrice-interprète aux origines québécoises et texanes avait choisi d’aller tenter sa chance dans la contrée américaine de son père. Devenue à son tour maman, elle est revenue s’installer dans la capitale. Et ce n’est pas tout ce qui a changé pour la musicienne, qui propose avec «La grande migration» un premier album en français s’éloignant des sonorités folk et country auxquelles elle nous a habitués.

Son titre, la chanteuse ne l’a donc pas choisi au hasard. «C’est la migration de la langue de Shakespeare vers la langue de Molière. C’est la migration d’une culture vers une autre culture. C’est la dichotomie qui est créée par le biculturalisme. Ce sont des thèmes qui sont présents», résume Émilie Clepper, qui lancera vendredi son nouvel album au bar Le détour du Grand Théâtre, lors d’un cinq à sept. Elle y offrira une prestation, mais le vrai spectacle se déploiera au Théâtre Petit Champlain le 18 octobre.

Pour des raisons familiales, la musicienne est revenue dans la capitale il y a environ un an. «Je trouvais que la situation pour élever un enfant était plus propice au Québec qu’au Texas, note-t-elle. C’est plus facile concrètement, il y a plus de services pour les familles.»

Unies par un Jos Louis

Le retour au bercail a permis de compléter La grande migration, un projet créé à quatre mains avec l’amie Sara Garneau, qui signe la majorité des textes. Il aura fallu cinq ans pour que l’album se concrétise pour celles qui sont complices depuis l’enfance et dont l’amitié a été scellée par le partage d’un petit gâteau. «On s’est rencontré en première année. Je lui ai donné un morceau de mon Jos Louis. Elle m’a dit : “est-ce que ça veut dire qu’on est des amies?” J’ai répondu : “oui”. Elle est comme une sœur pour moi», raconte Clepper, fière de pouvoir faire rayonner la plume de son amie, d’abord travailleuse sociale.

«Elle commence tout juste à s’afficher en tant qu’auteure, ajoute la chanteuse et compositrice. Il était temps! C’est vraiment un grand talent. C’est important que ça sorte. Nos petits diamants, il faut qu’ils brillent!»

Si son dernier album complet remonte à 2011, Émilie Clepper refuse de voir La grande migration comme un retour. «Ce n’est vraiment pas la même chose. Ce n’est pas du tout la même émotion», évoque-t-elle à propos de la dizaine de titres logeant plus près de la chanson française (elle cite Piaf et Barbara parmi ses chanteuses préférées) que du folk. 

«Ce sont des styles qui cohabitent chez moi. Il y aura encore des albums de country et d’americana», confirme la musicienne. Ce n’est sans doute pas un hasard si elle a demandé à Benoit Pinette, alias Tire le Coyote, grand artisan de la scène folk, de réaliser son album. 

En bonus, La grande migration nous donne l’occasion d’entendre chanter Pinette dans un autre registre que celui, haut perché, qu’il préconise sous la bannière Tire le coyote, alors qu’il partage le micro avec Clepper sur la pièce Le jour de la marmotte.

«Je me suis dit : “tant qu’à se dépayser, tout le monde va le faire!” lance la chanteuse. On a bien rigolé à faire ça!»

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VOUS VOULEZ Y ALLER?

  • Qui: Émilie Clepper 
  • Quoi: lancement de l’album La grande migration
  • Quand: vendredi à 17h30
  • : bar Le détour du Grand Théâtre
  • Accès: gratuit (réservation à rsvp@latribu.ca)
  • Quoi: spectacle La grande migration
  • Quand: 18 octobre à 20h (Nicolas Gémus en première partie)
  • : Théâtre Petit Champlain
  • Billets: 35,50 $
  • Info: www.theatrepetitchamplain.com