Une des photos de l’exposition «Iran: poésies visuelles» de l’artiste Dadbeh Bassir.

Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie: l’Iran mis à l’honneur

MATANE — Le thème de la rencontre prendra tout son sens lors des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, qui célèbrent leur dixième anniversaire. Jusqu’au 30 septembre, le parcours proposé par une trentaine d’artistes présente des œuvres dans 19 lieux disséminés dans 12 municipalités de la péninsule. Un élément phare rayonne à travers cette programmation : l’exposition «Iran : poésies visuelles», qui réunit les œuvres de 17 artistes iraniens.

«[…] On a conçu la programmation autour de ce qui distingue l’événement, c’est-à-dire la rencontre avec le public et la rencontre avec les artistes, souligne le directeur général et artistique de l’organisation. Chaque année, la famille s’agrandit pour créer. On a identifié des artistes représentatifs de la rencontre.»

Pour Claude Goulet, l’exposition des artistes iraniens, qui se déploie en quatre étapes à Bonaventure, Carleton-sur-Mer, Percé et Gaspé, est un volet qui le rend très fier. «C’est un bloc important, souligne le directeur de l’événement. C’est un parcours dans le parcours. C’est riche comme projet artistique.»

Outre les Iraniens, 14 autres artistes présentent leur travail. L’organisation accueille notamment l’artiste italien Carlo Rainone. «On a fait une entente avec Photolux à Luca en Italie, qui accueille un artiste québécois et nous, on accueille un artiste italien.» C’est le même principe avec la France, alors que les Rencontres ont conclu un partenariat pour deux ans avec Diaphane en Picardie.

Artistes en résidence

Parmi les créateurs québécois, il y a Anne-Marie Proulx qui présente son travail né d’une résidence d’artiste réalisée en janvier et à l’automne en Gaspésie. Jacynthe Carrier, une autre artiste qui a complété une résidence en juin à Bonaventure, présentera une performance lors de la tournée des photographes. 

D’origine chinoise, l’artiste Hua Jin, qui vit au Québec depuis plus de dix ans, expose ses œuvres dans des boîtes lumineuses. Claude Goulet souligne aussi «le travail fabuleux» de Mélissa Pilon. Avec la collaboration de la galerie Occurence de Montréal, l’événement accueille également la Croate Renata Poljak.

Le dg et artistique de l’événement s’en voudrait de passer sous silence la participation de l’artiste autochtone Skawennati. «On dirait de la bande dessinée, décrit-il. C’est une vidéo d’animation qui tourne autour de la façon dont on a traité les communautés autochtones.» Natasha Clitandre de Montréal présente, quant à elle, le premier corpus de son travail numérique issu de sa résidence d’artiste dans la péninsule.

40 ans d’images

Sous le thème «40 ans de photographie québécoise», une exposition des photographes Michel Campeau, Bertrand Carrière et Serge Clément sera proposée à compter du 5 août. Aussi, en collaboration avec la galerie Simon Blais de Montréal, Michel Campeau présentera une exposition solo. 

Les organisateurs des Rencontres accordent une attention particulière au livre photographique. «Une quarantaine de livres vont être exposés à la bibliothèque de Carleton», précise M. Goulet. L’éditeur étranger invité est Éric Cez des Éditions Loco de Paris. Deux éditeurs lithuaniens exposeront aussi certains de leurs livres. «Chaque fois qu’ils sortent une publication, c’est maximum 99 exemplaires, mentionne Claude Goulet. Ce sont des livres uniques. Ils ont gagné des prix.»

Comme Marsoui ne fait plus partie du parcours photographique, un nouveau lieu s’est ajouté : le belvédère des Deux-Rivières à Matapédia. Pour consulter la programmation complète : www.photogaspesie.ca.