Entre la musique et la mode, Geneviève Ryan Martel, alias RYAN Playground, multiplie les plateformes pour exprimer sa créativité.

Quatre questions avec Geneviève Ryan Martel

Geneviève Ryan Martel a visé juste en choisissant le nom d’artiste RYAN Playground. Et son terrain de jeu est vaste. Fille de deux musiciens classiques — et accessoirement petite-fille du journaliste et homme politique Claude Ryan —, la jeune artiste s’est initiée dans l’enfance à la musique avant de plonger dans l’électro à l’adolescence. Skateuse devenue mannequin (elle a notamment travaillé pour Vera Wang, Miyake, ou Rudsak), elle a lancé une ligne de vêtement, manié les platines comme DJ et dévoilé l’automne dernier l’album 16/17, sur lequel elle brode une pop alliant électronique et organique. Oh, et elle a pendant un temps signé un blogue sur le golf, une autre de ses passions. Polyvalente, on vous le disait!

1. Qu’est-ce qui t’a menée à la musique électronique?

C’est un concours de circonstances. Ça vient du fait que je me suis mise à me tenir avec quelqu’un qui écoutait beaucoup de rap. Moi, je n’avais pas trop d’intérêt pour les textes, mais j’en avais beaucoup pour la rythmique et le beat qui était derrière. J’ai été vraiment intriguée par tout ce qui touche au beatmaking. Je me suis mise à essayer d’en faire et plus ça avançait, plus ça revenait davantage à la chanson. J’ai décidé après d’y ajouter ma voix. C’est devenu un projet électronique de compositions plus pop un peu. Mais tout ça est parti du beatmaking plus hip-hop. 


2. Est-ce que tu vois tes divers champs de création comme un tout ou comme des projets indépendants?

C’est une question que je me pose aussi. Je suis tellement intéressée par 1000 affaires. Je pense que je préfère le voir comme un tout. Sinon, je me sentirais un peu éparpillée. Et il y a une ligne directrice dans tout ça qui fait que tout prend son sens. Je le vois comme un tout, mais qui a le droit d’aller piger à gauche et à droite et même de laisser des éléments se détacher d’un projet comme RYAN Playground. J’ai l’impression que je devrai lancer un autre projet pour justement clarifier les choses pour moi et les yeux du public. C’est ce que je vais sûrement faire, d’ailleurs. Mais au final, c’est un tout, parce que les inspirations sont multiples, mais viennent de milieux qui s’agencent bien ensemble. 


3. Quelle importance accordes-tu maintenant aux textes dans tes chansons?

Ça prenait un peu moins d’importance auparavant, mais je pense que j’avais un peu une facilité à dire ce que je voulais. Mais je n’ai jamais autant mis l’effort supplémentaire sur les textes que sur la musique. Dans les dernières années, ç’a pris une importance plus grande. Peut-être parce que je vieillis et que les mots prennent aussi une plus grande importance dans les relations et dans tout. Mais la musique demeure ce qui a toujours pris le plus de place dans ma démarche. 


4. Comment tes parents musiciens reçoivent-ils ton projet?

Ç’a toujours été le plus grand soutien. Je ne pourrais pas espérer mieux. Ils m’ont souvent dit qu’eux, ça leur permettait d’explorer aussi autre chose quand je leur montre ce que je fais, mais aussi ce qui m’inspire. Ils sont super curieux de voir ce qui se passe aujourd’hui en musique. Ils ont une oreille très ouverte. Et ils ont toujours de bons commentaires constructifs. J’ai d’ailleurs fait de la musique avec eux. Sur l’album, j’ai trois chansons sur lesquelles ma maman violoncelliste joue. Et il y a une chanson sur laquelle mes deux parents jouent. Je les ai invités à enregistrer dans mon salon. C’était quand même vraiment intéressant!


Note : Un nouveau simple en poche, RYAN Playground se produira à l’Igloofest du Massif de Charlevoix ce samedi. Loud, Poirier et Zach Zoya seront aussi de la partie.