Prêts à camper pour être aux premières loges des Foo Fighters

Ils étaient plusieurs dizaines de mordus à camper à l’entrée du site des plaines d’Abraham lundi midi en vue du spectacle des Foo Fighters, qui devait se mettre en branle quelque neuf heures plus tard.

C’est prêts à toute éventualité que ces inconditionnels ont passé la nuit à la belle étoile, ou se sont présentés aux petites heures du matin, avec leurs sacs de couchage et leurs parasols, afin de s’assurer d’être les premiers dans le derby aux meilleures places.

Les Lévisiens Vincent Breton et Anthony Bégin, qui étaient de ceux ayant assisté à la prestation écourtée par la pluie des Foo Fighters en 2015, attendaient avec impatience le jour où leur nom réapparaîtrait à la programmation du Festival d’été. Il n’était donc pas question pour eux de manquer ce rendez-vous.

«On attend ce show-là depuis trois ans, depuis 2015, quand ils sont venus. On étaient en avant, aux “gates”, cette fois-là aussi. À chaque nouvelle programmation, on se demandait, est-ce qu’il va y avoir les Foo Fighters et cette année ç’a été le grand moment. On est crinqués», ont fait savoir les deux amis portant chapeaux roses et pantoufles en peluche, qui ont pris place avec leur «kit de survie», dont quelques chargeurs de cellulaires, vers 7h.

Ils ont donc demandé congé de leur boulot et se sont équipés pour la longue attente, se munissant de chaises et d’une glacière — remplie de sandwichs, de boissons désaltérantes, de Peanuts et de pop corn —, qu’ils n’hésiteront pas à abandonner derrière eux, lorsque les portes ouvriront à 18h. 

Croisés par Le Soleil la veille, Laurent, Simon, Maxime et Maude tenaient toujours la garde devant l’accès rapide du site des plaines vers midi, après avoir dormi à la belle étoile pour conserver leur place.

«La nuit a très bien été, mais c’était un peu froid. On avait des sacs de couchage improvisés : des bâches en plastiques. C’est très rudimentaires», ont raconté les quatre amis.

Malgré la fatigue, l’esprit était toujours à la fête dans le groupe, qui appréciait la bonne ambiance régnant parmi les fans, alors que le soleil, à son zénith, se faisait encore plus insistant.

«On n’a pas beaucoup dormi. Mais on est corrects pour la journée. On a des sous-marins, des boissons énergisantes, des pattes d’ourse et beaucoup d’eau. Uns grosse diète pour être en forme!» ont-ils lancé.

Pendant ce temps, deux autres amis, Hans-Emmanuel Bénard-Poitras, de Montréal, et Guillaume Lévesque, de Québec, se maquillaient le visage, les bras et le torse au nom des Foo Fighters en vue du «show de l’année».

Une paire du Lac-Saint-Jean, Charles-Antoine Brassard et Mathis Larouche, faisait quant à elle une sieste à l’ombre de parapluies, se protégeant du soleil grâce à leur drapeau du Québec modifié au nom des Foo Fighters.

«Tout ce que ç’a pris, c’est un Sharpie et une visite au Dollo[rama]!» a conclu le duo, équipé lui aussi pour la longue attente, avec «de l’eau en masse et des provisions».