Les six studios déployés sur trois étages sont tous uniques, équipés d'un plancher de bois de couleur claire ou d'un tapis de danse noir.

Premiers pas à la Maison pour la danse

Après près de 10 ans d'attente, la Maison pour la danse ouvre officiellement ses portes. Pour l'occasion, le public est convié à cinq jours de festivités gratuites du 5 au 9 septembre afin de découvrir ce vaste lieu dont le milieu de la danse a tant rêvé. Performances, expositions et projections sont au programme.
Dans le hall d'entrée, l'oeuvre d'art numérique Faire corps de l'artiste Jean-Ambroise Vessac donne le ton à cet édifice d'allure contemporaine aux fenêtres immenses qui se veut à la fois fonctionnel pour les artistes et accueillant pour les visiteurs. 
Les six studios déployés sur trois étages sont tous uniques, équipés d'un plancher de bois de couleur claire ou d'un tapis de danse noir. «On a voulu qu'ils soient sobres et libres pour que les créateurs les utilisent comme canevas et puissent leur donner leur couleur», explique la directrice de la Maison pour la danse, Nadia Bellefeuille. Ils seront utilisés à la fois par des danseurs professionnels et amateurs. 
La Maison pour la danse accueille aussi cinq organismes résidents. Le fils d'Adrien danse, Danse K par K, La Rotonde, L'Artère et Alan Lake factori(e) y ont désormais leurs bureaux.
Osez!
Pour lancer les festivités, le projet Osez!, mis au monde en 2002 par la chorégraphe Karine Ledoyen et qui amenait la danse sur les quais, revivra sous une nouvelle formule. Chaque soir, du 5 au 9 septembre, les spectateurs sont invités à découvrir un nouveau spectacle d'une trentaine de minutes sur la musique du concepteur sonore Pascal Asselin (Millimetrik). En tout, sept chorégraphes (Geneviève Duong et Harold Rhéaume, notamment) et 26 danseurs de Québec participeront au projet.
Chaque jour, les 26 danseurs apprendront une chorégraphie complètement différente. Suivant le concept du «cadavre exquis», un petit segment de la création de la veille devra être intégré dans la nouvelle pièce apprise. «Un exercice de style de haute voltige», décrit Karine Ledoyen. 
Toujours du 5 au 9 septembre, des films de danse d'artistes tels que Daniel Bélanger, Josiane Bernier, Ariane Voineau et Chantal Caron seront projetés en continu dans l'un des studios.
Jusqu'au 12 septembre, les citoyens qui entreront dans l'immeuble, situé au 336, rue du Roi, et qui a été rénové de fond en comble au coût de 5,4 millions ­$, pourront voir les oeuvres exposées de Francis Desharnais, qui s'est inspiré des lieux pour créer des dessins en noir et blanc.
Les festivités connaîtront leur point culminant le 9 septembre dès 21h lors d'une soirée dansante. De courtes performances auront lieu sur la musique du DJ Alexandre Berthier. Les spectateurs pourront alors entrer dans la danse.
Pour plus d'informations: www.maisonpourladanse.ca