Un numéro aérien de Pink, lors d'un spectacle à Zurich.

Pink, le vertige du Festival d'été

Les spectacles sur les plaines d'Abraham ont l'habitude de venir avec des extras, qu'il s'agisse de pyrotechnie, d'éclairages élaborés ou de projections spéciales. Cette année ne fera pas exception, mais le grand défi, pour l'équipe technique, viendra de Pink, qui inclura un numéro aérien dans sa performance.
Samedi, le temps d'une soirée, ce sera presque comme si le FEQ accueillait le Cirque du Soleil sur sa grande scène. Ça tombe bien: Patrick Martin, le directeur de la production, compte dans son équipe des anciens du Cirque pour répondre aux demandes de Pink.
«C'est un numéro avec un système de poulies et une ceinture gyroscopique, explique-t-il. Elle vole au-dessus du public à l'avant-scène. [...] On a mis des tours en acier, parce qu'on utilisait des tours en aluminium, qui est un métal plus souple.»
Outre ce numéro, qui s'annonce impresionnant, Pink arrivera aussi avec de la pyrotechnie. Elle ne sera pas la seule: Flume, les Backstreet Boys et Metallica ont prévu des segments où les flammes se profileront d'une manière ou d'une autre.
Les gars de Metallica arriveront par ailleurs avec une production importante. Ils ont notamment réclamé deux projecteurs mobiles (follow spot) par musicien.
«Metallica, par son envergure [est aussi un grand défi], mais on a beaucoup de collaboration de ces gens-là, indique Patrick Martin. Entre 2003 et maintenant, quand je parle avec les gars de tournées, ils nous comprennent, ils nous connaissent, ils savent qui on est, ils savent qui est le Festival d'été. On est loin du moment où les gars nous disaient «Québec, c'est trop loin, on ne veut pas y aller!»»
Du son pour tout le monde
Le grand ajout cette année pour les différentes scènes se situe du côté sonore. Afin de répondre aux critiques des festivaliers qui se plaignaient de ne pas bien entendre à certains endroits, l'équipe du FEQ a revu son équipement. Des tours supplémentaires ont été ajoutées sur les plaines d'Abraham, de même que des cabinets de basse. Scénario similaire à Place d'Youville et au Coeur du FEQ, où on a bonifié les installations. Quant au Parc de la Francophonie, le grand écran sur la rue Jacques-Parizeau demeurera, accompagné, également, d'un système de son.
Patrick Martin assure que malgré tous ces ajouts, aucune guerre sonore entre les scènes ne se profile à l'horizon.
«Il n'y a pas vraiment de problème de cacophonie, en raison de la manière dont les sites sont orientés. Et les systèmes de son sont beaucoup plus directionnels qu'avant, donc le son ne se propage plus un peu partout, ce n'est plus omnidirectionnel.»
La récompense? Faire l'histoire
Patrick Martin est directeur de production au Festival d'été depuis 2003. Il se souvient encore des défis qu'avait représenté le terrain des Plaines, qui était dans un état lamentable après le concert de Bérurier Noir et comment, après en avoir discuté avec Daniel Gélinas, il y avait remédié. Mais plus encore, il se rappelle comment il avait senti, lors de ce concert, qu'une page de l'histoire de la ville s'écrivait. Des événements comme ceux-là sont les récompenses qui le font avancer... «C'est ce qui anime la flamme, quand tu te dis je viens de participer à quelque chose qui a marqué l'histoire de la ville. C'est plaisant! C'est le fun!»