Pour concrétiser ses projets animés, le tatoueur présente d’abord ses dessins sur le service de partage de photos et vidéos Instagram et les gens intéressés prennent rendez-vous pour se faire tatouer.

Philippe Bergeron: des tatouages qui «bougent»

Tout le monde connaît les dessins animés, mais le tatoueur Philippe Bergeron, alias Phil Berge, du Studio Tattoo Shack de Québec, a décidé de pousser plus loin la technique développée il y a plus de 125 ans par Émile Reynaud et transposée au cinéma par James Stuart Blackton.

Tout le monde connaît les dessins animés, mais le tatoueur Philippe Bergeron, alias Phil Berge, du Studio Tattoo Shack de Québec, a décidé de pousser plus loin la technique développée il y a plus de 125 ans par Émile Reynaud et transposée au cinéma par James Stuart Blackton.

L’idée qui germait dans l’esprit du tatoueur depuis un bon bout de temps a pris forme pour la première fois il y a un an, le vendredi 13 janvier 2017, quand il a eu l’idée de tatouer sur des personnes différentes des images d’un squelette dansant qui, visionnées les unes après les autres, forment un dessin animé.

«Ce sont plusieurs tatouages avec de petites différences dans le tatouage que je fais sur 5, 10, 20 personnes. Ensuite, je les photographie, je fais un montage sur l’ordinateur et ça donne un vidéo avec le système d’animation traditionnel des années 30», explique Philippe.

D’infinies possibilités

Bart Simpson réalisant un «flip» sur sa planche à roulettes, sa sœur Lisa se lançant dans un solo de saxophone effréné, un chat noir hérissant ses poils, perché sur un crâne, une femme soufflant un baiser... Les possibilités sont infinies.

Pour concrétiser ses projets animés, le tatoueur présente d’abord ses dessins sur le service de partage de photos et vidéos Instagram et les gens intéressés prennent rendez-vous pour se faire tatouer l’une des «séquences» du tatouage animé. «Il y a des clients qui sont venus à Québec à partir des États-Unis pour se faire tatouer», signale l’artiste, qui dit avoir réalisé une quinzaine de ces œuvres animées depuis un an.

«Souvent, des gens qui ne se connaissent pas du tout se font tatouer des séquences différentes d’une même scène et ils se rencontrent ailleurs par hasard. Ça crée des liens», conclut Philippe.