Panorama: lu, vu et entendu cette semaine

Ce que nous avons pensé des derniers albums de Wilsen et Ariane Roy 

MUSIQUE

Ruiner, *** 1/2, Indie rock, Wilsen

J’ai longtemps cherché ce que m’évoquait Ruiner. Avant de réaliser qu’il y avait, dans l’esprit, des parentés avec Mazzy Star et sa chanteuse Hope Sandoval. La voix de Tamsin Wilson est moins éthérée et traînante, mais il y a cette même grâce aérienne, cette même fragilité. La musique du trio new-yorkais est plus rythmée, en général, mais les changements de ton ne sont jamais brusques. On passe de la rêverie (l’acoustique Birds) à un éveil progressif (Birds II). Il y a des éléments néo-psychédéliques, mais l’indie rock de Wilsen se teinte de sonorités pop assumées sur ce troisième album. Après quelques écoutes, la musique de Ruiner devient pratiquement obsessive, en particulier Down et son refrain vers d’oreille («Down to be down to be down»). Une saprée belle découverte, Wilsen se produira au bar Le Ritz, à Montréal, le 24 mars. Éric Moreault

MUSIQUE

Avalanche, *** 1/2, Pop, Ariane Roy

Tandis qu’elle s’est fait remarquer ces jours-ci aux Francouvertes — elle occupait cette semaine la première place du palmarès du concours musical, qui couronnera son gagnant le 4 mai —, Ariane Roy arrive avec une carte de visite sous la forme du mini-album Avalanche. La jeune autrice-compositrice-interprète originaire de la capitale distille une pop teintée de soul sur cinq titres, dans lesquels elle porte des textes sensibles d’une jolie voix flûtée. Empreint de douceur, l’ensemble s’avère certainement fort prometteur pour la suite des choses. Ariane Roy lancera officiellement Avalanche le 20 mars lors d’un spectacle au Maelstrom. Elle est aussi attendue à La Chapelle le 9 avril le temps d’un plateau double avec le.Panda.  Geneviève Bouchard