En 1981, 1 milliard d'albums étaient vendus alors qu'en 2017, ce sera environ 40 millions...

Nos moments forts

Vinyle: la remontée tient bon
La popularité du vinyle n'est pas près de s'essouffler en 2017. Le medium, que la cassette et le disque compact ont failli rayer du paysage dans les années 90, poursuivra sa croissance «dans les deux chiffres» pour une septième année consécutive, selon une recherche de la firme Deloitte, citée dans le Financial Times. On s'attend à des revenus oscillant entre 800 millions $ et 900 millions $ pour la présente année. Cette sphère de l'industrie est donc sur le point de redevenir milliardaire pour la première fois depuis les années 80 et représentera 7 % des 15 milliards que le milieu devrait générer. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue, comme l'a indiqué Paul Lee, de Deloitte, au Times, qu'en 1981, 1 milliard d'albums étaient vendus alors qu'en 2017, ce sera environ 40 millions... Nicolas Houle
***
J'accuse: percutante prise de parole
Alice Pascual dans la pièce <i>J'accuse</i>
Le Théâtre La Bordée frappe fort en ce début d'année en présentant la pièce J'accuse d'Annick Lefebvre. Avec cette série de monologues forts en gueule, l'auteure montréalaise brosse un portrait percutant de cinq trentenaires qui ne cadrent pas dans le moule et les stéréotypes que la société voudrait bien leur imposer. Sans le savoir, elles se répondent et se jugent l'une l'autre. Et elles revendiquent à leur manière le droit à la beauté, à l'acceptation, à un répit ou à l'amour, même imparfait. On ne peut que lever notre chapeau aux comédiennes, qui s'approprient avec aplomb ce texte incisif, drôle, cru et pas toujours évident (Lefebvre est friande d'incises et d'allitérations). Mention spéciale à la vindicative Debbie Lynch-White, qui invective directement l'auteure en défendant un amour irrationnel pour Isabelle Boulay et à Léane Labrèche-Dor, qui nous a souvent fait rire à l'écran, mais qui nous fait quitter le théâtre la gorge nouée. Geneviève Bouchard
***
Une scène choc dans Ruptures
Bianca Gervais dans le rôle de Romane
Rares sont ceux qui avaient vu venir la scène finale de l'épisode de lundi dernier de Ruptures, d'une étonnante violence. Cette deuxième saison commence raide pour la pauvre Romane, qui souhaitait obtenir la garde de son fils, d'un père dangereux et puissant. Dur aussi pour l'avocate Ariane Beaumont (Mélissa Désormeaux-Poulin), qui se place en position de danger en choisissant d'affronter un caïd de la drogue. Dans le rôle du méchant, Sébastien Huberdeau maintient une tension constante par sa forte présence. Et il faut souligner la performance de Bianca Gervais dans le rôle de cette mère en détresse, qui ne l'a pas eu facile! Ce premier épisode, d'une grande intensité, promet le meilleur pour la suite. À venir : le divorce litigieux de Claude (Isabel Richer), que devra régler Ariane. Et Étienne (Vincent-Guillaume Otis), qui souhaite reprendre sa place auprès de la belle avocate. Richard Therrien
***
Véronique Cloutier lance Votre beau programme
Bien que l'ensemble du concept reste à être peaufiné à notre avis, la qualité des sketchs présentés mérite d'être soulignée. Celui parodiant la quotidienne District 31, rebaptisée «Dixtric 31», était bien ficelé. Véro brillait en incarnant le personnage de «coquine cute», joué par Magalie Lépine-Blondeau. Le segment qui montrait en accéléré l'amitié fictive de Véro et de Guylaine Tremblay était impressionnant par ses nombreux changements de décors, d'accessoires et la performance des deux interprètes. Mais je dois avouer mon faible pour la parodie célébrant les 30 ans de la sortie de Danse lascive, film que j'ai vu au moins 200 fois! J'ai même ressenti une certaine jalousie envers Véro qui a pu se glisser dans la peau de Bébé pour reproduire les scènes du film avec le beau Johnny. Un beau clin d'oeil à ce long métrage qui reste un classique pour plusieurs.  Daphné Bédard