Nos moments forts

La magie visuelle d'OK Go
La formation américaine OK Go nous a habitués depuis plusieurs années déjà à des vidéoclips hauts en couleur, qui brillent par leur inventivité. La troupe a poursuivi dans cette voie avec The One Moment, qui a créé l'évènement cette semaine... La chanson se veut une célébration des instants de la vie où l'on est le plus vivant. Le groupe précise : «Les humains ne sont pas outillés pour comprendre leur propre dimension passagère; ce sera toujours profondément beau, profondément confus et profondément triste que nos vies et notre monde soient si éphémères.» Pour illustrer ce propos, OK Go a proposé un clip qui tient presque entièrement en 4,2 secondes. Un tour de force, qui, une fois ralenti, permet d'apprécier toute la richesse de ce moment qui, autrement, défile à toute allure. Vous pouvez voir le clip sur mon blogue au houle.lesoleil.com. Nicolas Houle
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Brillant Charles Richard-Hamelin
Le pianiste Charles Richard-Hamelin avec l'orchestre symphonique de Québec
La première présence du pianiste Charles Richard-Hamelin avec l'Orchestre symphonique de Québec s'inscrivait dans un programme de musique romantique, où il a pu nous jouer Chopin avec une allégresse et une sensibilité belle à entendre. Les notes dansent sous les doigts de l'interprète de 27 ans, qui joue sans partition, les yeux brillants, les traits apaisés, avec un doux sourire aux lèvres, comme si la musique l'emplissait tout entier. Dimanche dernier, il a livré Le concerto pour piano no 2 avec souffle et ardeur, maîtrisant le rythme, l'émotion et les enchaînements avec brio. Nous avons particulièrement apprécié le troisième mouvement, porté par une joyeuse effervescence, où les notes se suivaient, légères et scintillantes comme des bulles de champagne. Le soliste montréalais a reçu l'ovation la main sur le coeur. Josianne Desloges
Deux solides documentaires
Le documentaire<i> Fuocoammare : Par-delà Lampedusa, </i>récipiendaire d'un<i> </i>Ours d'or à la Berlinale 2016
Curieux hasard de la distribution, deux très solides documentaires prennent l'affiche à Québec simultanément. Outre le fait qu'ils traitent beaucoup d'humanisme, leur sujet, ils se distinguent surtout par leur volonté de sortir des sentiers battus. OEil pour oeil d'Ilan Ziv présente une perspective unique qui bouscule le spectateur, peu importe sa position sur la peine de mort et sur le pardon. Mais il nous confronte aussi parce que le réalisateur juif n'a pas peur de dire qu'il est devenu ami avec Mark Stroman, un assassin suprématiste... Quant à Fuocoammare : Par-delà Lampedusa, Ours d'or à la Berlinale 2016, il juxtapose une partie néoréaliste poétique sur la vie des habitants de l'île sicilienne à la cruelle réalité, dans un style reportage, des migrants qui passent au large avant d'être recueillis par les gardes-frontières. Deux documentaires chocs qui font réfléchir et qui sont aussi des objets cinématographiques solides. À voir.  Éric Moreault
Adieu, Suzanne
Céline Bonnier dans le rôle de Suzanne
Il fallait bien que ça arrive un jour : notre chère Suzanne (Céline Bonnier) a enfin obtenu sa liberté mardi soir dernier dans Unité 9. L'événement a donné lieu à des adieux très émouvants, dont Jeanne (Ève Landry) est sortie la plus troublée. Jessica (Geneviève Schmidt) a tout juste eu le temps de pardonner à celle qui lui était si chère. «Qu'est-ce qu'on est sans les autres? Rien. Si on s'engage pas envers les gens, notre vie, ça vaut pas grand-chose», a confié Suzanne à Marie (Guylaine Tremblay), avant de franchir la porte de Lietteville pour une dernière fois. C'est sur l'air de Je pars à l'autre bout du monde, interprétée par la chanteuse Beyries, paroles d'Isabelle Fiset et musique de Paul Daraîche, que Suzanne nous a fait ses adieux pour retrouver les siens. Voilà un personnage marquant qui manquera aux admirateurs de la série de Danielle Trottier.  Richard Therrien