Message à l'unité au spectacle Ensemble nous sommes Québec

Nos moments forts

Ensemble : l'appel à l'unité
Au lendemain de l'attentat de la Grande mosquée de Québec, comment envoyer un signal à l'unité autrement qu'avec des mots? Comment provoquer une rencontre entre les différentes cultures qu'abrite la ville? Byron Mikaloff a eu l'idée du grand spectacle Ensemble nous sommes Québec et, avec la complicité d'Olivier Dufour, les deux hommes ont réussi le tour de force d'offrir en très peu de temps un moment mémorable à la population. Une sorte de grand cadeau musical, réalisé de manière entièrement bénévole par une centaine d'artistes. Le 26 février dernier aura été l'occasion de belles performances, parfois festives, parfois sensibles, d'heureux mariages culturels et, aussi, de vibrants discours. L'art de faire naître la beauté là où l'horreur s'était présentée.  Nicolas Houle
Un enfant pas comme les autres
<i>Ma vie de Courgette</i>
Pour la première fois en cinq ans, j'ai dû faire face à un dilemme presque insoluble et donc à un choix cruel pour le film de la semaine de notre section du samedi. J'ai opté pour Paterson, de Jim Jarmusch. Mais ça aurait tout aussi bien pu être Ma vie de Courgette. L'audacieux drame animé de Claude Barras, en nomination aux Oscars, est un superbe moment de cinéma qui explore le quotidien des enfants délaissés, mal-aimés, voire rejetés. Avec beaucoup de tact et d'humanisme, le brillant (court) long métrage touche droit au coeur. Il suit l'histoire de Courgette, garçon aux cheveux bleu et aux yeux proéminents, qui tue involontairement sa mère alcoolique et violente. À l'orphelinat, il va rencontrer des petits poqués comme lui et une frondeuse prénommée Camille. Beaucoup de matière à réflexion et d'humanisme dans ce film magnifique. Chaudement recommandé.  Éric Moreault
La belle folie de Klô Pelgag
Klô Pelgag à l'Impérial
En novembre, l'auteure-compositrice-interprète Klô Pelgag a lancé un deuxième album très orchestral, enregistré avec une trentaine de musiciens. Évidemment qu'elle ne pouvait pas amener tout ce beau monde en tournée. Elle en a quand même mis plein les yeux et les oreilles lors de sa rentrée à l'Impérial, jeudi soir. Celle qui n'a jamais renié son goût pour les costumes saugrenus et les discours décalés est arrivée sur scène - comme ses musiciens, d'ailleurs - vêtue d'une combinaison de velcro sur laquelle s'accrochaient toutes sortes de peluches et d'objets divers. Munis d'accessoires lumineux, ses complices se sont à un moment transformés en boules disco humaines, alors qu'à un autre, le bric-à-brac qui envahissait les planches a révélé un autre visage sous les blacklights. Accessoire, tout ça? Certes. Mais c'est quand même divertissant, surtout que ça ne nuit aucunement à la rigueur musicale de la chanteuse et de son groupe, qui ont livré une impeccable prestation.  Geneviève Bouchard 
Oscars: vaut mieux en rire
Jimmy Kimmel
Jamais l'ouverture de Jimmy Kimmel Live! à ABC n'avait été aussi attendue que lundi soir. Au lendemain du fiasco des Oscars, où on a déclaré La La Land meilleur film, alors que Moonlight était le véritable gagnant, l'animateur de la soirée, Jimmy Kimmel, a parlé de «la conclusion la plus bizarre d'une émission depuis la finale de la série Perdus». L'humoriste a d'abord comparé le passage d'enveloppe de Warren Beatty à Faye Dunaway à «Clyde qui vient de pousser Bonnie sous un autobus». Après quoi l'actrice a aussitôt disparu. «Elle a été intelligente», a-t-il blagué. Kimmel a évoqué le chaos qui régnait sur scène, alors que les équipes des deux films s'y trouvaient, sans comprendre ce qui se passait, et que lui s'était assis dans la salle pour sa conclusion. Un malheur ne venant jamais seul, l'animateur a aussi raconté avoir évité de près une catastrophe quand une partie du décor s'est effondrée sur la scène en répétition, ce qui aurait été beaucoup moins drôle.  Richard Therrien