L'actrice Hayley Squires et le directeur Ken Loach ont beaucoup de plaisir à la présentation du film Le Moi, Daniel Blake au 69e Festival de Cannes.

Nos moments forts

Retrouver le Festival de Cannes au mois de mai est une sensation indescriptible. Au risque de me répéter, c'est LA fête du cinéma. Celle de la démesure aussi. Et je ne parle pas des ces fortunes ostentatoires qu'on voit dans les grands hôtels, qu'on croise parfois à proximité dans des robes griffées et des costards faits sur mesure. Non, c'est cette offre cinématographique qui nous donne un sentiment de vertige. Il faudrait se dédoubler pour voir tout ce qu'il y a d'intéressant, et encore, ce ne serait pas suffisant. Jusqu'à maintenant, Moi, Daniel Blake (Ken Loach) m'a touché en raison de son humanisme et de son discours social engagé. On ne voit plus ça assez souvent. Et aussi Ma Loute (Bruno Dumont), satire sociale qui oppose, justement, l'indécente richesse des uns à la troublante pauvreté des autres. Et ça ne fait que commencer. Éric Moreault
Le festival de la démesure
Retrouver le Festival de Cannes au mois de mai est une sensation indescriptible. Au risque de me répéter, c'est LA fête du cinéma. Celle de la démesure aussi. Et je ne parle pas des ces fortunes ostentatoires qu'on voit dans les grands hôtels, qu'on croise parfois à proximité dans des robes griffées et des costards faits sur mesure. Non, c'est cette offre cinématographique qui nous donne un sentiment de vertige. Il faudrait se dédoubler pour voir tout ce qu'il y a d'intéressant, et encore, ce ne serait pas suffisant. Jusqu'à maintenant, Moi, Daniel Blake (Ken Loach) m'a touché en raison de son humanisme et de son discours social engagé. On ne voit plus ça assez souvent. Et aussi Ma Loute (Bruno Dumont), satire sociale qui oppose, justement, l'indécente richesse des uns à la troublante pauvreté des autres. Et ça ne fait que commencer. Éric Moreault
Kiss : Stanley tord la langue à Simmons
<p>Paul Stanley a été gèné par les propos de Gene Simmons. </p>
Le chanteur et guitariste de Kiss, Paul Stanley, n'a pas été impressionné par les déclarations de son comparse, Gene Simmons, à propos de Prince. Tout en louant les talents du défunt, le bassiste avait déclaré à Newsweek qu'il trouvait «pathétique» que Prince se soit «suicidé». «Ne vous méprenez pas, c'est ce qu'il a fait. Lentement, je vous le concède - mais c'est ce que l'alcool et la drogue sont : une mort lente.» Peu de temps après, Paul Stanley a réagi par l'entremise de son compte Twitter en écrivant «Suis gêné par les déclarations froides et sans connaissance de cause à propos de la mort de Prince. Sans avoir tous les faits, vaut mieux s'abstenir. Mes excuses.» Simmons s'est excusé par la suite. Nicolas Houle
Peut-on vraiment parler de moment fort?
<p>Les critiques de la série française de Netflix <i>Marseille</i> ne sont très élogieuses.</p>
En tout cas, les réactions à Marseille, première série française de Netflix, ne sont pas douces, même qu'elles sont assassines. À notre avis, ce qu'on annonçait comme le House of Cards français est en effet un pastiche médiocre de la politique municipale, qui multiplie les clichés à un rythme herculéen. On est prêt à tout pour obtenir la mairie de Marseille : magouilles, chantage, meurtres... et baise, bien sûr. Gérard Depardieu est probablement celui qui s'en sort le moins mal, en maire sortant accro à la cocaïne. Benoît Magimel est particulièrement risible et pitoyable en dauphin du maire, qui le trahira en baisant - littéralement - celles et même ceux qui pourraient l'aider à le détruire. Bref, l'ensemble dégouline d'un cynisme primaire, d'une efficacité égale au néant. À vous de juger! Richard Therrien
Retour et résilience
<p>Amylie sors un deuxième album intitulé <i>Les éclats</i>.</p>
Ça faisait un moment qu'on n'avait pas eu de nouvelle chanson d'Amylie à se mettre sous la dent (outre le ver d'oreille qu'elle a servi dans une pub des épiceries Métro!) : il s'est écoulé quatre ans entre la parution du dernier album de l'auteure-compositrice-interprète et celle de son nouveau. Et il s'est visiblement aussi passé beaucoup de choses dans la vie de cette artiste douée qui nous revient complètement renouvelée. Loin de la pop pimpante immortalisée sur Le royaume, voilà qu'elle nous amène dans un territoire musical plus intimiste, très personnel, teinté d'épreuves, de remises en question, mais aussi de douceur, de résilience et de force retrouvée. Sa jolie voix flûtée se déploie sur un fond de guitare électrique orné d'arrangements sobres, mais sensibles. Avec Les éclats, Amylie se révèle et s'affirme de belle manière. Geneviève Bouchard