Daniel Bélanger

Nos moments forts

Bélanger : l'art de la constance
Plusieurs artistes parviennent à se distinguer avec une poignée de chansons. Plus rares sont ceux qui signent des albums mémorables. Encore moins nombreux sont ceux qui réussissent à s'inscrire dans le temps, tout en demeurant actuels et pertinents. Daniel Bélanger fait partie de ces derniers. On peut ne pas l'avoir suivi dans chacun de ses projets or, il s'est toujours démené pour surprendre et se dépasser. L'an dernier, il a séduit tout le monde avec l'excellent Paloma. Et cette semaine, il a conquis sans mal le Grand Théâtre deux fois plutôt qu'une avec un spectacle de premier ordre, offrant une nouvelle dimension à l'ensemble de son répertoire. Habile choix de chansons, arrangements inspirés, variété des plaisirs sans négliger l'unité, segments instrumentaux qui permettent aux compositions de prendre pleinement leur envol... Voilà qui risque de faire partie des spectacles de l'année...  Nicolas Houle
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Entrevue en stéréo
Patrick Huard et Colm Feore
En général, je n'aime pas interviewer plus d'une personne à la fois. Les réponses se dédoublent ou c'est débridé et cacophonique; c'est difficile d'aller en profondeur; il y en a souvent un qui se sent négligé et fait la gueule... Pour Bon cop, Bad cop 2, l'entrevue conjointe avec Patrick Huard et Colm Feore s'imposait : c'est l'ADN du film. D'où l'idée de leur poser les mêmes questions pour notre rencontre, mercredi, à Québec. Les deux acteurs ont accepté d'emblée, répondant généreusement sans trop ressortir les lignes promotionnelles. Ce n'est pas présomptueux d'écrire que le plaisir a été partagé. D'autant que le duo, visiblement très lié, a autant de vivacité d'esprit que de sens de la répartie, dérapages inclus (comparer Huard à Shakespeare? Come on, Colm!). Trente minutes se sont envolées en un clin d'oeil. J'en aurais pris encore autant. Et même plus.  Éric Moreault
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Nouvelles excuses de J.K. Rowling
J. K. Rowling
Clin d'oeil aux Pottermaniaques en ce début mai... Et alerte au divulgâcheur si vous n'avez pas lu ou regardé la saga jusqu'à la fin! Près de 10 ans après la publication du roman Harry Potter et les reliques de la mort, dernier volet de la populaire série, son auteure a une nouvelle fois présenté ses excuses pour avoir fait mourir l'un de ses personnages dans l'affrontement ultime - daté du 2 mai 1998 dans la ligne du temps potteresque - ayant opposé le magicien à lunettes et ses alliés aux fidèles du maléfique Voldemort. J.K. Rowling a lancé le bal du mea culpa en 2015, se disant désolée sur Twitter d'avoir écrit la mort de Fred Weasley. L'an dernier, elle a demandé pardon pour le décès du loup-garou Remus Lupin. Mardi, c'était au tour du professeur Snape (Rogue dans la version française), que les fans ont aimé détester avant sa rédemption finale, d'être le sujet des excuses de l'écrivaine. «Au cas où la police lit mes publications, il y a une tradition autour de la bataille de Poudlard. Je ne suis pas sur une lancée meurtrière» a-t-elle tenu à préciser.  Geneviève Bouchard
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Bruno Savard plane
Bruno Savard
Il y avait de quoi se vanter en ouverture de bulletin, mardi soir. Ça ne s'était jamais vu : Le Téléjournal Québec de Radio-Canada a rallié en moyenne 86 000 fidèles cet hiver, pour atteindre un sommet historique de 27 % de parts de marché, selon la firme Numeris. Pendant ce temps, malgré sa première position, le jadis inébranlable bulletin de Pierre Jobin à TVA a perdu du terrain, conservant 109 000 habitués à TVA, après en avoir vu pratiquement le double, il y a moins de 10 ans. «On s'est donné une formule, on l'a gardée», a confié le chef d'antenne Bruno Savard, soulignant que la persévérance et la patience de son équipe ont été récompensées. La tâche était pourtant colossale quand cet ex de TQS est passé chez le diffuseur public, en 2011. «Bruno Savard, le sauveur du Téléjournal Québec?» avais-je alors titré dans Le Soleil. «Au début, j'avais peur d'être un imposteur. Maintenant, c'est passé», admet-il aujourd'hui avec un brin de satisfaction. Depuis, Québec, Québec, Québec ont été les mots d'ordre de cette formule aérée, un virage payant pour l'antenne.  Richard Therrien