Le Paul Deslauriers Band a été sacré artiste de l'année au Maple Blues Awards

Nos moments forts

Des Maple Blues Awards à teneur québécoise
Le 23 janvier, la Toronto Blues Society procédait dans la Ville reine à la 20e remise des Maple Blues Awards, ces récompenses qui honorent les artisans du blues canadien. Le Paul Deslauriers Band a été sacré artiste de l'année, ainsi que «Electric Act of the Year». Deux musiciens du groupe ont également été honorés individuellement pour leur travail sur leur instrument respectif, soit le bassiste Greg Morency et le batteur Sam Harrisson. Angel Forrest, pour sa part, a eu droit au prix de la chanteuse de l'année; son album Angel's 11 lui a valu la statuette de l'enregistrement/réalisation de l'année, sans compter que la Montréalaise a partagé le prix de l'auteur-compositeur avec Denis Coulombe. La carrière entière de Stephen Barry a été saluée par l'entremise du Blues With a Feeling Award et un hommage a aussi été réservé au défunt Bob Walsh.  Nicolas Houle
Les nominations de Villeneuve et de Dolan
Le réalisateur Denis Villeneuve dirigeant le film <i>L'arrivée.</i>
Il arrive que même les journalistes aient la fibre patriotique titillée par le succès d'artistes absolument hors-norme comme Denis Villeneuve et Xavier Dolan. Le premier, véritable gentleman et d'une humilité remarquable, a obtenu pas moins de huit nominations aux Oscars pour L'arrivée, dont Meilleur film et réalisateur, et repris l'affiche au cinéma. Il devient le premier Québécois francophone à réussir cet exploit absolument fabuleux. Sa réussite rejaillit aussi sur son équipe : Patrice Vermette, Paul Hotte, Bernard Gariépy Strobl et Claude La Haye sont aussi nommés aux Oscars! Quant à Dolan, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il se retrouve au même endroit : il n'a que 27 ans, faut-il le rappeler. En attendant, Juste la fin du monde est en lice dans pas moins de six catégories aux César. Le réalisateur prodige en récolte trois (Meilleur film étranger, réalisateur et montage), ses acteurs se séparent le reste. Chapeau bas!  Éric Moreault
Attentat : rafales de poésie
La pièce <i>Attentat</i>, une rencontre aux textes vifs et bouillants
Fallait quand même prendre son courage (ou du moins sa motivation!) à deux mains pour sortir de chez soi mardi, en pleine tempête de grésil. En ce soir de première de la pièce Attentat, force est d'admettre que cette météo impétueuse cadrait plutôt bien dans le décor. Parce que le spectacle imaginé et mis en scène par les soeurs Gabrielle et Véronique Côté à partir des mots d'une trentaine de poètes contemporains québécois se déploie justement comme une bourrasque de revendications culturelles et identitaires. Revendication, aussi, que l'hiver - recréé de jolie manière sur scène dans un paysage de sacs de papier piétinés par des raquettes de babiche - fait partie de cette identité, dans sa rigueur comme dans sa beauté. On retiendra de la rencontre son collage habile, la verve de sa distribution et l'envie qu'elle nous laisse de revenir à ces textes vifs et bouillants. Attentat est présentée au Périscope jusqu'au 4 février.  Geneviève Bouchard
La parodie de Céline
Marc Labrèche en Céline Dion
Marc Labrèche a déçu l'automne dernier avec Info, sexe et mensonges, à ICI ARTV. Il suffit qu'il revienne à la parodie pour regagner notre intérêt. Et nos rires! Son pastiche de l'entrevue de Josélito Michaud avec Céline Dion cette semaine est absolument hilarant. «Est-ce que tu rêves, Céline?» lui demande l'animateur. «Est-ce que je ne rêve pas?» répond la diva. «Je peux plonger. René s'arrangeait toujours pour que l'eau soit chaude. Quatre-vingt-sept. Quatre-vingt-huit...» ajoute une Céline qui lance des regards presque assassins à son interviewer. «Céline dit jamais bonsoir. Parce que c'est le soir, parce que c'est une fin. Pour moi, y a pas d'au revoir, je regarde toujours vers l'avant. Y a pas de rétroviseur. Ciao!» Oui, vraiment, on veut plus de parodies à Info, sexe et mensongesRichard Therrien