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Sinem Kara
Sinem Kara

Neuf humoristes et comédiennes se confient à propos de leur père

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
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Qu’ils soient connus ou non, les pères de Mélanie Couture, Annie Deschamps, Pénélope Jolicoeur, Maude Landry et plusieurs autres ont marqué la vie de leurs filles, que ce soit par leur grandeur d’âme, leur amour inconditionnel ou même leur absence.

Aller boire un café avec des copines, jaser de tout et de rien, puis raconter des anecdotes sur son enfance et finalement se confier sur ses parents. Voilà la genèse de Dans les yeux de mon père, mais aussi la façon dont Sinem Kara espère que le public recevra son nouvel ouvrage collectif.

«En montant le projet, je voulais surtout aider les gens à réaliser que, oui, il y a des relations père-fille différentes, mais aucune n’est parfaite. […] Il y en a pour qui c’est positif, d’autres pour qui c’est négatif, mais au final, tu dois l’accepter et tenter de retirer les bons côtés de tout ça», explique la comédienne et humoriste, en entrevue au Soleil.

Les neuf récits qui composent le recueil adoptent ainsi des points de vue différents, quoiqu’intimes. Alors qu’Annie Deschamps se confie sur la relation pas toujours rose qu’elle a eue avec son père, Yvon Deschamps, Mélanie Couture explique, par exemple, pourquoi son papa «est plus fort que le tien».

Sans ne mettre strictement l’accent que sur leur lien père-fille, les autrices explorent diverses anecdotes, épreuves et autres observations afin de brosser un certain portrait de l’homme qui les a vues grandir, souligne Sinem Kara.

«Il s’agit surtout du regard de la fille face à son père.»

Pour l’actrice, que les téléspectateurs ont notamment pu croiser dans Trop et Clash, Dans les yeux de mon père est un livre qui doit tomber entre les mains d’adolescentes et des futurs pères. Pour mieux comprendre leur filiation mutuelle.

«En lisant certains textes, on se rend vite compte que, parfois, de petites actions délicates peuvent influencer toute la perception des choses [vis-à-vis de l’enfant]», estime-t-elle.

Sinem Kara et son papa Aladdin

Le papa des années 80

L’exercice qu’ont entrepris ces personnalités publiques n’avait rien, à la base, de sociologique.

Bien que ces neuf pères viennent de milieux et de pays différents, qu’ils n’aient pas la même éducation ou encore le même niveau de scolarité, se dégagent toutefois de leurs histoires des ressemblances.

Le manque de communication, la distance ou la gêne d’aborder tel ou tel sujet avec leur fille sont présents dans la quasi-totalité des récits, que les pères soient originaires de la Turquie, du Congo, de l’Égypte ou du Canada, qu’ils travaillent en tant qu’enquêteurs pour la Gendarmerie royale, humoristes ou restaurateurs.

«C’est fou! Pourquoi on s’empêche de parler?» se questionne Sinem Kara, qui se demande toutefois si ces non-dits existent encore chez les «parents modernes». Qui sait, peut-être qu’un tome 2 vient de naître…