Musique

Galaxie, KNLO et Jérôme 50 à Limoilou en musique

Limoilou en musique et le Grand Bazar du Vieux-Limoilou unissent de nouveau leur force pour offrir une fin de semaine festive au début juin.

Des artistes de plusieurs genres musicaux fouleront tour à tour la scène extérieure installée au carrefour de la 3e Avenue et du Chemin de la Canardière. Les festivités seront lancées en mode hip-hop le vendredi 7 juin, alors Dramatik et KNLO sont au programme. La formation Galaxie occupe la tête d’affiche de la soirée rock du lendemain. Jérôme 50 et Damien Robitaille viendront clore la marche le dimanche 9 juin. Tous les spectacles sont accessibles gratuitement. Détails et programmation complète au www.monlimoilou.com/enmusique

Musique

Madonna déterminée à chanter en Israël, malgré les appels au boycottage

LOS ANGELES — La reine de la pop Madonna, censée se produire le 18 mai à Tel-Aviv lors de la finale du concours Eurovision de la chanson, s'est dite mardi déterminée à assurer sa prestation en dépit des appels au boycottage suscités par sa venue en Israël.

«Je ne cesserai jamais de jouer de la musique pour me plier à de quelconques demandes politiques, pas plus que je ne cesserai de m'élever publiquement contre les violations des droits humains, où que ce soit dans le monde», a affirmé la chanteuse américaine dans une déclaration relayée par les médias.

Les producteurs de Madonna avaient annoncé début avril que la vedette devait donner «une représentation spéciale pendant le concours de l’Eurovision» à Tel-Aviv, désignée ville hôte de l’édition 2019 après la victoire de la chanteuse israélienne Netta Barzilai en 2018 au Portugal.

Mais l'annonce de la venue de Madonna a déclenché une vive polémique, alimentée par de nombreux artistes ou organisations soutenant la campagne d'appels au boycottage dite du BDS (Boycottage, Désinvestissement, Sanctions) pour protester contre «la violation des droits des Palestiniens».  

«Mon cœur se brise à chaque fois que j’entends parler des vies innocentes qui sont perdues dans cette région et de la violence si souvent perpétuée pour accomplir les desseins politiques de ceux qui tirent profit de ce conflit ancien», poursuit Madonna dans sa déclaration.

«J’espère et je prie pour que nous nous libérions bientôt de ce terrible cycle de destruction afin de créer un nouveau chemin vers la paix», écrit-elle.

Accord pas finalisé

La participation de Madonna à l’Eurovision n’est toutefois pas encore acquise : les organisateurs du concours, l’Union européenne de radio-télévision, ont souligné lundi que le contrat avec la vedette planétaire n’était toujours pas finalisé.

«Nous avons besoin d’un cadre sécurisé. S’il n’y pas de contrat signé cette semaine, elle ne sera pas sur la scène», a expliqué lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv le responsable du concours Eurovision, Jon Ola Sand.

Selon des médias israéliens, les préparatifs pour la performance de Madonna se déroulaient toutefois comme prévu, avec une première cargaison de matériel arrivée par avion lundi.

La vedette américaine et son entourage de 135 personnes doivent quant à eux arriver mercredi, ont précisé ces médias, citant un communiqué de Sylvan Adams, milliardaire israélo-canadien réputé financer une grande partie du déplacement de Madonna à Tel-Aviv.

Les demi-finales de l’Eurovision se dérouleront les 14 et 16 mai et la grande finale le 18 mai.

La compétition s’est déroulée à deux reprises à Jérusalem en 1979 et en 1999.

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«L'étrange pays», un nouvel album de Jean Leloup le 24 mai

Simplement armé de sa guitare, de sa voix et de sa prose, Jean Leloup nous arrive avec un nouvel album baptisé «L’Étrange pays».

Deux extraits, assortis de vidéoclip, sont déjà disponibles sur le Web. La balade Rosier-douleur et L’oiseau-vitre, plus rythmé, s’inscrivent tout à fait dans la continuité dépouillée de plusieurs pièces de Paradis City, paru il y a déjà quatre ans. L’album complet, qui compte 13 titres, sera disponible le vendredi 24 mai.

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«Nabucco» à l’Opéra de Québec: quelques éclaircies dans la grisaille

CRITIQUE / On ne se souviendra pas de cette production de «Nabucco» pour sa vibrante palette d’émotions et l’énergie de sa mise en scène. Le metteur en scène et scénographe Michel Cavanagh a échafaudé une série de tableaux plutôt figés, dans des décors à forte dominante de gris où les interprètes peinent à briller pleinement.

Nabucco (James Westman), roi de Babylone, vient de vaincre les Hébreux et marche vers le Temple de Salomon. Sa fille Fenena (Geneviève Lévesque) est prisonnière de Zaccaria, le Grand Prêtre de Jérusalem (Giovanni Battista Parodi) alors que son autre fille Abigaïlle (Michele Capalbo) ouvre la marche vers le Temple. Les deux sœurs aiment le même homme, Ismaël (Steeve Michaud), et se retrouveront au fil des évènements à la tête des deux nations en guerre.

Michel Cavanagh a choisi de camper l’épisode biblique plus près de notre époque. Zaccaria et Nabucco portent des vestons, les soldats (tant hommes que femmes) arborent des pantalons aux motifs de camouflages et des bérets rouges, alors que le peuple Hébreux, incarné par le chœur, est vêtu d’habits troués qui n’auraient pas détonné dans Les Misérables. Des toges chatoyantes s’ajouteront au mélange en deuxième partie.

Autour d’un plateau central où s’élèvent des marches sur trois côtés, de hautes colonnes s’étirent vers le ciel. Le lieu change grâce à des projections; souvent des motifs répétitifs et gris (outre le palais de Nabucco, orné de dessins rouge et ocre), ce qui crée un effet de tapisserie massive qui masque même le visage de certains interprètes lors des scènes de groupe. À chaque changement de lieu, le public est laissé en attente, en silence, devant un rideau où roulent des nuages — gris — ce qui crée de longs temps morts. 

Les déplacements de groupe dans les escaliers donnent parfois l’impression de se trouver devant de grands tableaux vivants. Il aurait été intéressant d’accentuer cet effet avec des éclairages plus découpés et des déplacements plus précis, mais on passe plutôt d’une agitation fébrile et brouillonne à une lenteur empesée qui fait baigner les scènes dans un marasme difficile à briser.

Dépourvu de panache 

Les coups de théâtre peinent à susciter des palpitations… Le Temple s’embrase dans un silence morose. Au 2e acte, Nabucco apparaît en robe de chambre, éméché et sanguinolent, dépourvu de tout panache. Et l’éclair divin qui devrait ravir la couronne du roi blasphémateur n’est qu’un effet d’éclairage moiré, qui a été suivi d’un ballet plutôt comique à la première, où Geneviève Lévesque a tenté de ramener la couronne au centre de la scène en lui donnant des coups de pieds.

Alors que le chœur chante avec de riches nuances et une puissance somptueuse (notamment dans le célèbre Va pensiero, au 3e acte, où le confinement des chanteurs derrière des grilles rappelle les camps de concentrations nazi), les solistes livrent des performances inégales.

La voix de James Westman manque de coffre à ses premières apparitions, ce qui affecte la magnificence de Nabucco. Vers la fin de la représentation, celle-ci aura heureusement beaucoup plus d’éclat. Giovanni Battista Parodi a l’étrange manie de chanter avec le sourcil droit levé et un sourire en coin, même dans les passages les plus tragiques. On perd régulièrement les notes plus graves de sa voix de basse. Michele Capalbo et Steeve Michaud surjouent et font faire toutes sortes de cabrioles à leur voix dans les premières scènes. Heureusement qu’en deuxième partie, tous semblant avoir pris de l’aplomb et se livrent à des performances vocales beaucoup plus convaincantes. 

Geneviève Lévesque est juste, posée, un brin figée, alors que Alain Coulombe, en Grand prêtre de Belos, et Jessica Latouche, en sœur de Zaccharia, offrent une performance vive et juste — dommage qu’on les voit si peu.

On s’en voudrait de passer sous silence la performance de l’Orchestre symphonique de Québec, qui s’en tire fort bien et livre des moments de musique fiévreux et enchanteurs sous la baguette énergique de Giuseppe Grazioli.

Nabucco sera de nouveau présenté les 14, 16 et 18 mai au Grand théâtre de Québec.