POP, Le fantastique des astres, Yann Perreau

Yann Perreau en deux pôles ****

CRITIQUE / Ça faisait un moment qu'on n'avait pas entendu de nouveaux mots de Yann Perreau: paru en 2012, son dernier album, À genoux dans le désir, distillait plutôt ceux du poète Claude Péloquin.
La quarantaine tout juste entamée, le flamboyant auteur-compositeur-interprète lance un cinquième album qui offre en quelque sorte une synthèse des visages qu'il nous a montrés depuis le début de sa carrière: on le retrouve dansant, tendre, mordant... et franchement dynamique.
Dévoilé il y a quelques semaines, le sautillant premier extrait J'aime les oiseaux a efficacement mis la table. Mais le reste de ce Fantastique des astres réserve plusieurs autres perles.
Du côté de la piste de danse, Yann Perreau s'en donne à coeur joie dans une Baby Boom aux sonorités denses, de colorées Momonna et Barcelone (avec Laurence Nerbonne) et une irrésistible Faut pas se fier aux apparences, mitonnée avec Pierre Kwenders et Inès Talbi.
Dans un registre plus intime, le père de famille rend notamment hommage à sa mère, puis à sa douce. Du joli.