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Il est peu probable que le FEQ renoue avec les plaines d'Abraham cette année.
Il est peu probable que le FEQ renoue avec les plaines d'Abraham cette année.

Vers un FEQ en juillet, mais hors des Plaines

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
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Il devrait y avoir un Festival d’été de Québec (FEQ) en juillet. Sous quelle forme? Avec quelle affiche et combien de festivaliers? Le mystère demeure pour l’équipe, qui planche sur plusieurs scénarios en attendant les paramètres du gouvernement. Une évidence commence toutefois à s’imposer : ça devra se passer en dehors des plaines d’Abraham.

Le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance, ne dira pas qu’il a fait «son deuil» du site principal pour 2021. Mais presque. Il évoque cette immense scène à monter, des artistes qui ne sont pas encore programmés et la grande incertitude entourant l’ouverture des frontières et ce que seront les consignes sanitaires l’été venu. 

«Ça serait une surprise colossale d’avoir le droit d’opérer sur un site comme les Plaines en juillet, avance-t-il. Et si on nous dit qu’on a le droit, il faudra trouver du talent, ce qu’on n’a pas en ce moment, parce qu’on ne peut pas engager des artistes sur quelque chose d’aussi flou. On n’est pas là en date d’aujourd’hui, ça c’est sûr.»

Est-ce que le plan pourrait changer? Peut-être. Mais les possibilités s’amincissent à mesure que le printemps avance. «Si le gouvernement nous annonce dans les prochains jours que oui, c’est quelque chose de possible et qu’il y a des avancées, peut-être qu’on est capable de s’adapter et de contacter des artistes rapidement. Ça sera une question qu’on va se poser si on a le droit d’y aller plutôt que le contraire. On ne dira pas qu’on veut y aller et qu’on attend de voir si on a le droit ou pas...»

Plusieurs scénarios

Pour le moment, le FEQ envisage plusieurs plans pour retrouver les festivaliers, après une annulation complète l’an dernier. «On a dit à plusieurs reprises qu’on allait travailler avec les contraintes qu’on a, explique M. Bellavance. On s’attend à avoir des contraintes importantes. Mais on s’attend à ce qu’il y ait des choses de permises et on travaille sur des scénarios en fonction de ça. Quand on va nous dire quel genre de situation on peut envisager, on va faire une annonce.»

Si l’idée de tenir un festival à l’automne n’est pas exclue, l’organisation du FEQ préfère garder ses dates en juillet. Les dernières réflexions en ce sens prévoyaient une jauge «très, très réduite», soit celle de 250 spectateurs permise avant le resserrement des règles en zone rouge foncé.


« Ça serait une surprise colossale d’avoir le droit d’opérer sur un site comme les Plaines en juillet. »
Le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance

«Nous, on a nos dates en juillet, reprend le directeur de la programmation. On va faire quelque chose dans nos dates. On va faire ce qu’on va être capable de faire rendu là. C’est une position qui est plus solide pour nous. Ce sont nos sites, on les contrôle, notre staff est enligné. Reste à savoir si on peut faire 250 personnes. Est-ce qu’on peut faire zéro personne? Est-ce qu’on peut être à l’extérieur ou à l’intérieur? Après, quand nos dates passent, ça devient compliqué...»

Difficile pour le FEQ de «déménager» un rendez-vous prévu en juillet à plus tard, estime le directeur de la programmation. Il y a les horaires des artistes qui bougent, les sites qui sont occupés par d’autres rendez-vous. «Ça nous prend le terrain, ça nous prend des bands de bookés. On ne peut pas être flexible à ce point-là. À un moment donné, il faut se lancer sur un projet et le garder là. On ne peut pas juste se déplacer dans un calendrier où d’autres événements vont vouloir être là. Si on fait un projet à l’automne, il va être ancré dans des dates précises, sur un modèle précis qu’on évalue en ce moment et qui va être viable rendu là. Ce n’est pas évident», précise Louis Bellavance. 

Vers 2022

Pour l’heure, l’équipe du Festival planche sur plusieurs projets, notamment son rendez-vous hivernal Toboggan et le FEQ 2022, qui se déroulera, espérons-le, dans un «format plus classique», pour reprendre l’expression du programmateur, qui attend impatiemment des directives des autorités de santé publique et du gouvernement. Il ne s’attend pas à un «oui» ferme demain matin. Davantage à des paramètres qui pourront aiguiller les organisateurs d’événements dans leurs différents scénarios. 

«La situation évolue tellement vite, reconnaît-il. On l’a vu cette semaine. Je pense que ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est une situation qui est explosive et qui change en quelques jours. Ça va prendre des signaux plus solides. Ça va prendre de la vaccination plus importante et des hospitalisations qui baissent pour que le gouvernement puisse nous dire : “voici, on peut envisager ça pour l’été”. On a toutes sortes d’affaires dans notre manche qui sont prêtes à être déployées à partir du moment où ça devient possible.»