Pop-rock, Le bruit des mots, Laurence Castera

Une signature à affiner pour Laurence Castera ***

CRITIQUE / Après avoir évolué au sein de la formation Automat, bénéficié d'un tremplin non négligeable en participant au concours télévisé La voix et fait ses classes à Granby, Laurence Castera a présenté il y a quelques jours un premier album à son nom.
Sauf pour un titre coécrit, le Beauceron signe fin seul paroles et musiques de cette carte de visite, qui flirte souvent avec la douleur, le manque et la mélancolie.
Sur le fond, on sent que l'auteur-compositeur-interprète souhaite se révéler dans les textes qu'il travaille. Sur la forme, c'est une autre paire de manches.
Pas que les chansons sonnent mal (il serait faux de l'affirmer). Mais elles se déploient dans une forme un peu générique qui peine à asseoir une personnalité musicale forte (on croirait par exemple entendre sur Encore un clone de Louis-Jean Cormier).
Au fil des écoutes, les ballades souvent tristounettes peinent à accrocher l'oreille et finissent par se fondre l'une dans l'autre. Le potentiel est là, reste peut-être à affiner la signature.