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Pour l’Orchestre symphonique de Québec, la saison 2021-2022 s’annonce «sous le signe des retrouvailles et des découvertes», de Beethoven à James Bond.
Pour l’Orchestre symphonique de Québec, la saison 2021-2022 s’annonce «sous le signe des retrouvailles et des découvertes», de Beethoven à James Bond.

Une programmation diversifiée et plusieurs chefs invités pour l’OSQ en 2021-2022

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
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Pour l’Orchestre symphonique de Québec, la saison 2021-2022 s’annonce «sous le signe des retrouvailles et des découvertes», de Beethoven à James Bond. Le Soleil a discuté de la programmation avec le nouveau chef invité principal de l’OSQ, maestro Bramwell Tovey, reconnu à l’international notamment en tant que chef principal de l’Orchestre symphonique de la BBC.

Pour les deux prochaines années, M. Tovey aura un rôle bien particulier au sein de l’OSQ. En tant que chef invité principal, sa présence permettra d’assurer une transition entre maestro Gabel, qui a été à la barre de l’organisation pendant neuf ans, et son successeur. 

Un nouveau titre qui fait chaud au cœur pour le compositeur, lauréat de prix Grammy et Juno. Si le tout premier voyage de M. Tovey à Québec remonte à 25 ans, le passionné de musique a depuis collaboré plusieurs fois avec l’OSQ, qu’il estime être «l’une des meilleures formations en Amérique du Nord». Celui qui a été 18 ans directeur musical de l’Orchestre symphonique de Vancouver se remémore notamment «la chaleur du public», le professionnalisme et la créativité des artistes qu’il a croisés ainsi que la beauté de la capitale. 

«La dernière fois que je suis venu, c’était environ il y a deux ans, peu de temps avant la pandémie. J’ai eu une merveilleuse visite et [avec l’OSQ] on s’est dit : "On se revoit bientôt!" Mais, la COVID-19 est arrivée et j’ai reçu un diagnostic de cancer. Un jour, l’équipe de l’OSQ m’a appelé alors que j’avais un traitement de chimiothérapie et ils m’ont demandé si je souhaitais être leur «chef invité principal». J’ai dit oui! […] C’était un peu comme si c’était Noël avant l’heure», explique Bramwell Tovey au bout du fil, en direct du Rhode Island, où il occupe le poste de conseiller artistique pour l’orchestre philharmonique de cet état américain.

Pour celui qui a pu participer à l’élaboration de la programmation 2021-2022 aux côtés de l’équipe de l’OSQ, il est important de prendre en compte les mouvements des derniers mois et de marquer «l’après-COVID». Son objectif : «mélanger de grands morceaux classiques que le public appréciera à d’autres qui illustreront les changements sociaux qui sont survenus durant la pandémie».

Le maestro Bramwell Tovey

Parmi les spectacles qui seront présentés de septembre à décembre, soit lors de la première partie de la saison, on pourra notamment assister à La Russie romantique, Beethoven, Dvořák et McCartney, La Neuvième Symphonie de Beethoven et Lortie et Liszt. Ces programmes s’inspirent tantôt de «la musique romantique russe» et de la nature, tantôt de la puissance des compositions de Beethoven ou encore d’airs magiques et enchanteurs. Ceux-ci seront dirigés respectivement par Olari Elts, Johannes Debus, Eivind Gullberg Jensen et Joshua Weilerstein, quatre candidats éligibles au poste de maestro Gabel.

«Sur les 70 profils analysés par le comité, neuf chefs et cheffes ont été sélectionnés» par l’OSQ. Les cinq autres aspirants pourront eux aussi diriger les 61 artistes lors de la seconde moitié de la saison.

Le public aura également l’occasion, au cours des prochains mois, d’assister à des événements tels que James Bond où la musique des films Goldfinger, Skyfall et Live and Let Die sera notamment jouée. À la mi-décembre, Damien Robitaille devrait également se retrouver sur scène, aux côtés de l’OSQ.

Pour maestro Bramwell Tovey, il est important aujourd’hui d’avoir ce mélange, au sein d’une même programmation, entre des pièces classiques et d’autres qui sont plus récentes. 

«Je pense qu’en tant qu’orchestres, nous devons comprendre que chaque public a son propre goût. […] Nous devons réaliser que certaines personnes aiment la musique contemporaine et d’autres non parce qu’elles préfèrent peut-être que les compositeurs soient décédés depuis deux cents ans. C’est comme être un chef cuisinier : nous devons monter un menu qui saura satisfaire tout le monde», affirme le Britannique d’origine, pour qui la musique est un puissant langage universel.