Folk-rock,  Désherbage, de Tire le coyote

Tire le coyote: se donner de l'air ****

CRITIQUE / Benoit Pinette, alias Tire le coyote, laisse sa musique prendre du coffre avec son quatrième album. Mitonnée avec les guitaristes Shampouing et Simon Pedneault, mais aussi marquée par l'apport du pianiste Vincent Gagnon, cette collection permet à l'auteur-compositeur-interprète de poursuivre son exploration folk.
La base demeure la même pour ce spécialiste de l'image, qui brode encore une fois des textes particulièrement soignés, traversés ici de références à l'enfance.
C'est sur la forme qu'il s'éclate, mettant de l'avant un côté enlevant qu'on lui connaissait moins. Comme dans Tes bras comme une muraille, à l'intro vaporeuse et qui décolle à mi-parcours, portée par la guitare électrique. Ou dans la jolie Le ciel est backorder, qui prend bien son temps pour elle aussi prendre de l'altitude.
On craque particulièrement pour Toit cathédrale, belle ballade country aux accents romantico-rétro, pour Les couleurs de notre équipe et son énergie plus rock et pour Jeu vidéo, empruntée à Lana Del Rey et que notre Coyote a vraiment bien mise à sa main.