FOLK, Cleopatra, The Lumineers

The Lumineers: le risque de la formule ***

CRITIQUE / Les Lumineers ont connu une formidable ascension avec leur album éponyme (2012), qui les a menés devant d'imposantes foules.
On aurait pu s'attendre à ce que cette expérience donne naissance à de nouvelles créations dynamiques et festives, or, au contraire, les Américains arrivent avec une deuxième proposition empreinte de mélancolie.
Ne perdant pas de vue leur emballage folk, ils continuent d'opter pour le minimalisme. Le chant de Wesley Schultz demeure donc sous les projecteurs, accompagné de guitares, d'un piano assez discret et d'occasionnelles percussions.
Bien que cela laisse peu de place à l'erreur, le leader et ses complices savent s'en tirer, grâce à leur indéniable sens mélodique, comme sur le simple Ophelia ou l'efficace Gun Song.
Toutefois, on tend à sombrer dans la formule: presque toutes les pièces s'amorcent de façon épurée, culminent sur un crescendo, puis s'achèvent comme elles ont débuté...
Les Lumineers arriveraient-ils à la croisée des chemins, là où l'autre populaire formation folk Mumford & Sons est arrivée avant elle?