Foreverland The Divine Comedy

The Divine Comedy: la grande classe****

Neil Hannon s'était fait discret au cours des six dernières années, occupé, visiblement, à traquer l'inspiration. La récolte a été bonne, peut-on constater avec Foreverland, 11e album publié sous la bannière The Divine Comedy.
Pour ceux qui ont suivi le parcours de l'Irlandais, cet enregistrement ne chamboule pas les codes de l'univers soigné, propre à l'artiste : on renoue avec cette pop élégante, parée d'arrangements de cordes, de cuivres, de bois et de choeurs. Or sous l'emballage parfois joliment suranné, Hannon continue de raffiner sa proposition et d'explorer de nouvelles avenues. Foreverland brille ainsi tant sur le plan poétique que musical. Mieux, le leader glisse une dose d'humour là où ses créations auraient pu être trop pincées, à témoins les sympathiques Catherine the Great ou How Can You Leave Me on My Own. Hannon entonne aussi un duo avec sa compagne Cathy Davey, qui évite les clichés du genre, et se lance dans une étonnante samba (A Desperate Man).
Un album suspendu dans le temps, résolument en décalage avec le goût du jour.