Art Pop, To The Bone, de Steven Wilson

Steven Wilson: dose d'airs pop ***1/2

CRITIQUE / La carrière solo de Steven Wilson (Porcupine Tree, No-Man) était en train d'atteindre un plateau avec les albums The Raven That Refused To Sing, Hand. Cannot. Erase. et le mini EP 4 1/2, tous des réussites, mais issus du même moule : un rock progressif mélodique, ambitieux et cohérent, défendu avec de grands techniciens.
Wilson a la bonne idée de s'en éloigner avec To The Bone au profit d'une facture pop. Collaborant notamment avec Andy Partridge (XTC), Wilson traite de la technologie moderne, de l'ère de post-vérité ou encore de terrorisme sans perdre de vue les lignes accrocheuses ou ses racines prog.
Il s'offre de pertinents duos, dont un superbe avec Sophie Hunger (Song of I), intègre des sonorités moins communes chez lui, comme l'harmonica, et explore les possibilités de sa voix de fausset.
S'il opte parfois pour des formules qu'il a touchées par le passé, il ne se tire pas moins d'affaire de très belle manière dans cette art-pop finement exécutée, qui l'a mené en tête du palmarès britannique. Tellement, que la longue Detonation, en fin de parcours, jure presque dans le lot...