POP, Taking One for the Team, Simple Plan

Simple Plan: au-delà de la pop-punk ***

CRITIQUE / Les gars de Simple Plan sont des miraculés: rares sont leurs pairs de l'ère pop-punk à avoir résisté à l'usure du temps.
Comment l'expliquer? Sans doute parce que les Montréalais sont bien au fait que le son qui les a fait connaître n'est plus au goût du jour. Ça paraît évident sur Taking One for the Team.
Sans renier leurs racines, grâce à des titres comme Boom! ou Opinion Overload, ils cherchent de nouvelles directions. Ils se permettent ici une aventure funk (I Don't Wanna Go to Bed), là une ballade pop en duo, cordes comprises (I Dream About You), en plus d'un titre reggae (Singing' in the Rain), tout indiqué pour la saison chaude.
C'est parfois forcé et les musiciens en viennent un peu à s'égarer dans cette diversité, mais ils ont le bénéfice d'essayer et, souvent, de réussir.
Ils sont en effet habiles à ficeler des airs accrocheurs et c'est assurément là qu'ils marquent le plus de points. I Don't Wanna Be Sad, où ils ont su garder leur griffe tout en proposant une approche rétro avec cuivres, choeurs féminins et orgue, figure parmi les bons coups.