Ambient-Électro, Planets + Persona, de Richard Barbieri

Richard Barbieri: fascinants périples sonores ****1/2

CRITIQUE / Porcupine Tree s'est mis en pause pour une durée indéterminée, or le claviériste Richard Barbieri ne se tourne pas les pouces. Il lance, avec Planets + Persona, ce qui est peut-être l'oeuvre la plus achevée de sa carrière.
L'ex-Japan démontre non seulement qu'il est toujours un redoutable sculpteur sonore, mais qu'il est un compositeur méticuleux et inspiré.
Il oppose les sonorités électroniques et acoustiques, les mélodies aux rythmes, les segments touffus aux passages dénudés, comme en témoigne à elle seule la saisissante Night Of The Hunter.
Plutôt que de ficeler son oeuvre instrumentale en vase clos, Barbieri a eu recours à différents instrumentistes, dont le bassiste Percy Jones, qui viennent donner chaleur et variété à l'ensemble.
On est autant charmé par les boucles rythmiques (hypnotique Solar Sea), que par la cohabitation de la kora avec des claviers éclatés (Unholy) ou par l'apport jazzy de la trompette (New Found Land). Chaque titre prend l'allure d'un fascinant voyage, avec des détours étonnants. Du haut calibre.