Pop-rock-Art rock, V, de Blackfield

Retour aux sources pour Blackfield ***

CRITIQUE / Occupé par sa carrière solo, qui prenait son plein envol, Steven Wilson (Porcupine Tree) s'était éloigné de Blackfield, l'un de ses nombreux projets musicaux, laissant la barre à son complice Aviv Geffen.
Ce dernier n'avait pas mal fait, mais visiblement, c'est lorsque les deux hommes oeuvrent ensemble que Blackfield est à son meilleur. V en témoigne : la pop rock aussi concise que léchée et mélodique du duo fait mouche.
Wilson défend des titres efficaces (Family Man), des envolées planantes (From 44 to 48) et même une ballade à fleur de peau, s'appuyant uniquement sur du piano et des cordes (October).
Pour sa part, Geffen se distingue sur The Jackal, aux teintes blues, ou l'acoustique Sorrys.
L'ensemble est complété de quelques segments instrumentaux, mais aussi d'envolées mièvres sur Undercover Heart et d'un essai funky peu concluant - Lonely Soul, l'un des trois titres auquel a contribué la chanteuse Alex Moshe.
À défaut d'être novatrice, cette réunion est un heureux retour aux sources, avec de rares faux pas.