FOLK, Grief, Ego Death

Remarquable envol folk pour Ego Death ****

Ego Death. Un nom qui sonne métal pour un projet qui ne l'est pas.
Le terme est utilisé dans différents cercles pour expliquer la transformation ou la quête de soi. Dans ce contexte, le nom apparaît bien choisi pour Joey Proteau, qu'on a connu au sein de la troupe indie rock Modern Primitive et qui opte ici pour une folk éthérée et introspective, au parfum sixties.
Le minialbum Grief, lancé cette semaine en format vinyle - et disponible en téléchargement -, démontre que l'artiste de Québec est en plein contrôle de son nouvel univers, carburant en premier lieu aux guitares acoustiques, mais qui est loin d'être monoli­thique: on y trouve des ballades (Andreane), des titres plus dynamiques rehaussés de cordes (Troubles) et d'autres planants, avec section rythmique et guitares électriques (Lucid Dreams).
Côté influences, on peut songer à Nick Drake, à Bon Iver ou à Elliot Smith; or Proteau a une voix bien à lui, assurée et un rien nonchalante, qui défend ses cinq compositions avec abandon.
Soulignons la qualité de la réalisation de l'artiste avec Simon Pedneault, ainsi que la très belle pochette, illustrée par Mathieu Labrecque.