Marie-Nicole Lemieux chante Le chant de la terre

Notre meilleur des concerts

1. Le chant de la Terre de Mahler, OSQ

27 septembre au Grand Théâtre de Québec

L’interprétation du Chant de la Terre, de Mahler, porté par l’OSQ, Fabien Gabel, Michael Schade et Marie-Nicole Lemieux, a créé des secousses sismiques. C’était notamment dû au travail des contrebasses, grondantes, et au contraste créé par la voix luminescente de Marie-Nicole Lemieux, que la flûte accompagnait dans le dernier chant comme la queue d’une comète. L’œuvre colossale s’est achevée magistralement, fermée par un long mouvement, une apothéose vers laquelle nous ont savamment conduits les forces en présence. Un amalgame d’une finesse et d’une portée crépusculaire.

Le cirque donne vie à Petrouchka

2. Le cirque donne vie à Petrouchka, OSQ et Flip Fabrique

31 octobre au Grand Théâtre de Québec

Les acrobaties de haut niveau, complètement arrimées à la musique et à l’interprétation des musiciens, étaient simplement époustouflantes lors de ce mariage entre la compagnie de cirque Flip Fabrique et l’Orchestre symphonique de Québec. Nous étions devant une création d’une sensibilité et d’une beauté rare, où Flip Fabrique a montré toute sa fougue, sa candeur et sa sublime folie. L’orchestre, gonflé à 80 musiciens pour l’occasion, s’exécutait avec une concentration qui dépassait l’entendement. Dans les jongleries, les numéros d’équilibre et de sangles, il y avait un souffle, un flot, une énergie irrésistible.

Véronique Gens et les Violons du Roy

3. Véronique Gens au Festival d’opéra, Violons du Roy

3 août au Palais Montcalm

Véronique Gens et les Violons du Roy ont offert un concert-récital majestueux, lyrique, élégant et vif. La soprano française a une présence remarquable sur scène et une voix ensorcelante et le directeur musical Jonathan Cohen avait concocté un programme tout en arabesques pour compléter les airs. Droite et puissante, les traits et la silhouette altiers, Véronique Gens semble sortir tout droit d’une tragédie grecque. Elle navigue entre les sons et propulse ses aigus de divine manière, sans jamais perdre de vue le sens de ses paroles. 

Rappelle-toi Barbara

4. Rappelle-toi Barbara, Marie-Thérèse Fortin et Violons du Roy

13 avril au Palais Montcalm

Quel cadeau d’avoir pu se laisser porter par la voix et la présence enveloppante de Marie-Thérèse Fortin et par la musique jouée par Yves Léveillé et les Violons du Roy. Nous avons vécu un de ces moments où, le cœur noué, on passe en une chanson de la mélancolie la plus profonde à la joie la plus vive, qui retentit comme un cri de résistance. Marie-Thérèse Fortin portait Barbara comme une deuxième peau, reprenant ses gestes sans jouer, comme s’ils étaient devenus siens, incarnant parfaitement sa fougue et sa vibrante, profonde manière de plonger dans l’âme humaine.