Vincent Roberge, alias Les Louanges
Vincent Roberge, alias Les Louanges

Nos personnalités de l'année: Les Louanges

RETOUR SUR 2019 / Il se décrit comme un fier «ti-cul» de Lévis. Voilà que Vincent Roberge, alias Les Louanges, fait des vagues aux quatre coins du Québec et même en Europe. Avec son premier album complet, «La nuit est une panthère», l’auteur-compositeur-interprète n’a pas raté son entrée dans la cour des grands.

Lauréat des prix Félix-Leclerc, Espoir-FEQ et Rapsat-Lelièvre (Québec-Belgique), il s’est retrouvé sur la courte liste du prestigieux prix Polaris en plus de s’offrir un tour du chapeau au premier gala de l’ADISQ. Paru à la fin septembre, le minialbum Expansion Pack est en quelque sorte venu couronner cette année étoilée.

Q Quel a été ton meilleur souvenir de 2019?

R Il y en a eu beaucoup. Je vais parler des shows, parce que c’est le fun de partager ça avec du monde, comme de faire le Festival d’été et de chiller avec Chet Faker après le show… Le lendemain, je jouais à La Noce au Saguenay, je pense que ç’a été le plus gros show que j’ai fait cet été. La scène était immense, il y avait vraiment beaucoup de monde et ils tripaient. L’été a été hot. Il y a tous les moments de tournée avec les gars, ça ramène à: [ce qui compte], c’est le chemin et non la destination.

Q Quel a été ton coup de cœur artistique ou culturel en 2019?

R En ce moment, il y a un Parisien qui me fait pas mal triper. Il s’appelle Johan Papaconstantino. Lui, il reste à Paris, mais sa famille est grecque. Il fait une sorte de mix complètement sauté.

Q Une déception en 2019?

R Il y a eu bien des moves politiques poches cette année. L’espèce d’inaction par rapport aux politiques environnementales ou tout récemment, la loi 21 qui est complètement réfractaire, ça j’ai trouvé ça poche.

Sinon, plus personnellement, je ne sais jamais si j’ai pu profiter au max. Je me rends compte à quel point c’est éphémère. Le succès, dans la vie, on dirait que je le trouve plus dans le regard des autres. Ce sont les gens autour de moi qui ont le temps de le vivre. Après, il faut regarder l’autre côté : je deviendrai pas un douche tout de suite. Peut-être que ça aide de me garder groundé.

Q Que te réserve 2020?

R À un moment donné, il va falloir finir la tournée pour que je prenne un petit break. Mais il y a aussi de grosses affaires qui se préparent pour 2020. Pour moi, ça va être beaucoup la France. On va y retourner trois fois à l’hiver et à l’été. Ce n’est pas gagné, mais il y a du potentiel. C’est sûr que je n’oublie jamais le Québec. Mais j’aimerais que ça marche en Europe, justement pour représenter le Québec.

Q Que souhaites-tu pour 2020?

R En tant que société, je souhaite qu’on s’entende et qu’on arrête de tergiverser sur de maudits sujets qui ne servent à rien. Qu’on cesse de parler d’habillement ou de cette politique de laïcité qui sert juste à éliminer les filles qui portent le voile. Je souhaite qu’on se penche sur des sujets plus importants que les vêtements, la couleur de peau ou l’allégeance religieuse. On attaque beaucoup les gens sur leur apparence ou des trucs qui sont vraiment en surface.

Les Louanges se produira en supplémentaire à l’Impérial le 28 février.