Folk-rock, Comme une odeur de déclin, de Maude Audet

Maude Audet : contrastes finement brodés ****

CRITIQUE / Si le titre de ce troisième album de Maude Audet évoque «une odeur de déclin», ses pièces annoncent tout le contraire.
Mettant de l'avant une signature plus affinée que jamais, la scénographe devenue auteure-compositrice-interprète s'élève avec cette nouvelle offrande, brodée avec la complicité d'Ariane Moffatt à la réalisation.
Fidèle à son habitude, Audet joue sur les contrastes dans ses nouvelles chansons. Tablant notamment sur des guitares bien affirmées, elle se plaît de nouveau à ajouter un grain rugueux à un univers musical ancré dans la douceur, incarnée par son timbre de voix délicat (presque juvénile à certains moments) et des arrangements de cordes qui s'invitent çà et là.
Voguant entre le personnel (la lumineuse Nos lèvres retournées) et le collectif (la troublante Gallaway Road ou la plus cinglante Mirage), Maude Audet brosse ici des tableaux sensibles où il beaucoup question d'amour et d'apaisement... ou du moins de sa quête. Et elle réaffirme son don pour la mélodie. Celle de l'éthérée - et magnifique! - Dans le ruisseau a de quoi nous hanter longtemps.