POP, Bleu Nelson, Marie-Ève Roy

Marie-Ève Roy: une pause douceur  ***1/2

CRITIQUE / Comme Guillaume Beauregard - qui a lancé un album à son nom à l'automne 2014 -, Marie-Ève Roy profite de la pause que s'impose la formation punk-rock Vulgaires Machins pour mettre la pédale douce.
Et tant qu'à ralentir la machine, la seule fille du groupe l'a peut-être fait encore davantage que son complice.
Inspirée par la sonorité du piano électrique Wurlitzer et nourrie par un voyage en Nouvelle-Zélande, celle qui rocke depuis deux décennies s'est bâti avec Bleu Nelson un cocon musical feutré, un peu hors du temps.
Certains titres se la jouent plus pimpant (Devant l'impossible, Golden Bay), d'autres misent sur le minimalisme (très jolie Pleure dans mon cou), sans déroger de la signature sonore qui traverse l'album.
Vous n'entendrez rien d'abrasif dans cette collection de 10 chansons forgée avec l'apport de Julien Mineau (Malajube) à la réalisation.
Même qu'on aurait aimé une présence un peu plus marquée de la chanteuse qui prend l'avant-scène, et dont la voix apparaît un peu voilée.