Le mini-album Prime Time, premier enregistrement de matériel original de Liana Bureau, paraîtra officiellement vendredi sur les plateformes numériques.

Liana poursuit sa route avec un mini-album

Liana n'a peut-être que 24 ans, elle sait toutefois depuis longtemps qu'elle veut gagner sa vie en défendant ses propres chansons. Avec Prime Time, son premier mini-album, la chanteuse pose un important jalon de cette carrière qu'elle compte bâtir étape par étape.
Au lendemain de son passage sur le plateau de l'émission La Voix, en 2015, Liana Bureau ambitionnait déjà de lancer un enregistrement de matériel original l'année suivante. 
L'aventure aura pris un peu plus de temps qu'elle ne l'avait initialement prévu ; or l'artiste de Québec peut se targuer de signer une parution adroitement ficelée.
«J'avais déjà des [compositions], mais pendant l'écriture, à un moment donné, on a écrit la ''toune'' Prime Time et là, on a senti qu'on était dessus, raconte Liana. Ç'a vibré à la bonne place, alors on s'est dit qu'on devait suivre ce son-là.»
Ce son, c'est principalement du soul, du r'n'b et même, sur la pièce Danger, du blues, fondu dans des sonorités et une rythmique électronique. Liana y pose sa voix, faisant vibrer les graves comme les aigus avec la même assurance. Les créations ont été conçues avec son complice de musique et de vie, le guitariste Dominique Plante. Ce dernier a aussi réalisé un titre, tandis que Dragos Chiriac (Ghostly Kisses, Men I Trust) s'est chargé des quatre autres.
«Je trouve que les chansons sont bien reliées au niveau du son et des thématiques, constate Liana. Mon chant va varier selon les histoires des chansons, alors c'est comme un voyage dans différents univers.»
L'anglais, naturellement
La chanteuse avait déjà lancé, l'an dernier, un premier extrait, On The Run, puis a récidivé il y a peu avec Good Intentions. Sur ces pistes, comme sur le reste de son mini-album, Liana défend des textes anglophones. Bien qu'elle soit consciente qu'une version francophone de ses compositions, en tout ou en partie, pourrait lui donner une meilleure entrée dans les radios de la province, elle préfère demeurer fidèle aux moutures originales.
«J'écris la toune pour faire la musique que j'aime, explique-t-elle. Je n'ai pas envie de changer la pièce pour m'adapter à un certain moule. Pour l'instant, je n'ai pas de chansons en français, je ne sais pas si je vais en avoir un jour, mais à ce moment-là, je ne ferai pas une version anglaise de ma chanson non plus...»
Si elle n'est qu'à la mi-vingtaine, Liana a déjà passablement de métier. Après s'être laissé bercer par le r'n'b des Destiny's Child, Mary J. Blige et autres Alicia Keys, elle a commencé à bosser sur ses propres refrains. Après son cégep, il lui est apparu assez clair que c'était la scène qui l'appelait. Elle a fait Skate Mania de 2013 à 2015, La Voix et, quand elle n'est pas en train de travailler sur son matériel original, elle se produit sur une base régulière avec son groupe de reprises, High5. 
«Je voulais faire beaucoup de scène, parce que ça devient une habitude de gérer le stress de performance; ça devient une habitude de gérer la technique, comme «quel son je veux dans mes oreilles», et des bogues techniques, comme le courant qui lâche. C'est fait, alors si ça m'arrive avec mes propres chansons, je vais être capable de m'adapter!»
Pas d'échéancier
Sur la route de la réussite, Liana ne s'est pas donné d'échéancier particulier. Admirant les artistes qui persévèrent et qui peuvent n'obtenir la reconnaissance qu'au bout de trois ou quatre albums, elle prend le temps de faire sa place.
«Des fois j'y pense, mais ce n'est pas comme si je vivais une anxiété ou une inquiétude. Je suis consciente que faire carrière en musique, c'est de longue haleine. Je ne me donne pas de limite de temps. La musique a toujours été là pour moi, dans les moments où j'en avais besoin. Ç'a tout le temps été comme la seule option, même si j'ai plein d'autres intérêts.»
Prime Time paraît officiellement le 3 mars sur les plateformes numériques. Liana soulignera le lancement par des concerts. Un au Divan Orange, à Montréal, le 8 mars, l'autre à Québec, le 9 mars, au Maelstrøm Saint-Roch. Elle sera accompagnée d'une formation de trois musiciens et d'une choriste. D'autres dates devraient être annoncées bientôt, puisqu'elle compte se tailler une place sur les scènes des festivals.
Vous voulez y aller?
Quoi: Liana avec Floes
Quand: 9 mars, 20h30
: Maelstrøm Saint-Roch
Entrée: 11,50 $