Avec un spectacle à grand déploiement, Pitbull a tôt fait de faire pardonner son retard de près de 2 heures et demie.

Les Grandes Fêtes Telus: après un retard de 2h30, le rappeur Pitbull a comblé son public

RIMOUSKI — Après une interminable attente de près de 2 heures 30, le rappeur Pitbull est monté sur la scène des Grandes Fêtes Telus de Rimouski, vendredi soir, devant une foule moins nombreuse, mais remplie d'irréductibles fans. Dès les premières notes et les premiers rythmes, Mr. Worldwide avait tôt fait de se faire pardonner son long retard en offrant un spectacle, le seul donné au Québec cet été, qui a su ravir son auditoire.

Dès l'entrée en scène de ses quatre danseuses hypersexualisées, dont les costumes mettaient à l'honneur le silicone et qui dévoilaient leurs formes, la foule était en liesse. Mais, quand la vedette américaine est apparue, l'auditoire, composé principalement de femmes, était en délire.

À sa deuxième chanson, un peu après minuit et demi, le chanteur a présenté ses excuses et a remercié le public qui l'avait attendu depuis 22 heures. Des mauvaises conditions climatiques et des problèmes aux douanes canadiennes ont retardé les deux avions qui étaient en provenance de deux aéroports différents. Pitbull, de son vrai nom Armando Christian Pérez, a d'ailleurs rigolé sur le zèle des douaniers canadiens. 

Selon la responsable des communications des Grandes Fêtes Telus, Alicia Rochevrier, jamais les organisateurs avaient dû composer avec un retard aussi long en treize ans d'existence. Pour distraire et faire patienter les festivaliers, les dirigeants de l'événement ont fait revenir sur scène le DJ Eric Haüser, qui avait assumé l'animation de la première partie de la soirée, tout juste avant le rappeur québécois Loud.

Toujours aussi bien vêtu, Pitbull, aussi appelé Mr. 305, en référence à l'identifiant de sa ville natale de Miami et qui est aussi le nom de sa maison de production, en a mis plein la vue. Jeux de lumières, projections en fond de scène, machines à fumée multicolores, les effets spéciaux étaient nombreux et les chorégraphies réglées au quart de tour. Rien n'avait été laissé au hasard. En dépit de l'heure tardive et des problèmes vécus dans les heures précédentes, le chanteur d'origine cubaine n'avait rien perdu de son énergie habituelle.

Pour le plus grand plaisir de ses spectateurs, Pitbull a largué ses hits, laissant parfois les plus irréductibles entonner les paroles à sa place. Rain Over Me, I Know you Want Me, Don't Stop the Party, le roi des pistes de danse les a enfilées l'une après l'autre. Avec son charisme sans borne, Pitbull n'est nul autre qu'une véritable bête de scène.

Pour Mia Desrosiers et sa fille Chloé, venues d'aussi loin qu'Edmundston au Nouveau-Brunswick, le spectacle valait amplement l'attente de deux heures et demie. «Il est vraiment un bon chanteur, s'est exclamée la jeune Chloé, qui connaît presque toutes les paroles des chansons de la star. J'ai aimé toutes les secondes du «show»!» «Ça valait vraiment la peine d'attendre et de faire toute cette route pour venir le voir», a pour sa part commenté sa mère Mia.

Le couvre-feu imposé à 23h30 par la Ville de Rimouski a été exceptionnellement étiré, tant et si bien que les projecteurs de la grande scène se sont éteints vers 1h40 du matin.