Le magnat détesté de l'industrie pharmaceutique Martin Shkreli avait promis de diffuser sur Internet l'unique album du Wu-Tang Clan si Donald Trump était élu. Il n'a fait entendre que deux chansons mercredi.

Les fans du Wu-Tang Clan laissés sur leur faim

À l'annonce de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les fans du Wu-Tang Clan se sont frotté les mains : l'unique possesseur d'un album du groupe de rap américain avait promis de le diffuser si le milliardaire était élu.
Martin Shkreli, magnat controversé de l'industrie pharmaceutique qui s'était fait connaître pour avoir augmenté de 5000 % le prix d'un médicament l'an dernier, est un amateur de musique. Il avait acquis en décembre, pour 2 millions $, l'unique exemplaire du dernier album du légendaire groupe new-yorkais, Once Upon a Time in Shaolin.
L'accord interdit à l'homme d'affaires de 33 ans de revendre l'album, mais il peut le diffuser gratuitement sur Internet s'il le souhaite.
En octobre, il a promis de le faire si Donald Trump, auquel les sondages prédisaient alors une débâcle face à Hillary Clinton, accédait à la Maison-Blanche.
De quoi susciter les espoirs des fans, d'autant qu'après un différend avec l'un des membres du groupe, Ghostface Killah, Martin Shkreli avait récemment menacé de modifier l'enregistrement pour en retirer toutes les interventions de ce membre.
L'entrepreneur a partiellement tenu parole, en publiant mercredi sur Periscope des vidéos dans lesquelles il jubile après l'éclatante victoire électorale de Donald Trump en rentrant dans son appartement de Manhattan.
Martin Shkreli lance les deux premiers morceaux de l'album, avant de dire qu'il ne peut pas en faire davantage pour le moment. Sans donner d'explication.
Parfois décrit comme «l'homme le plus détesté des États-Unis», Martin Shkreli, assis devant un ampli sur lequel est collée une vignette à l'effigie de l'ancien adversaire d'Hillary Clinton aux primaires démocrates, Bernie Sanders, aime brouiller les pistes. Et jouer avec le Wu-Tang Clan.