Pop, Grand chien, de Barbagallo

Le voyage impressioniste de Barbagallo ***1/2

Batteur du groupe Tame Impala (entre autres implications musicales), Julien Barbagallo présente avec Grand chien un deuxième album solo brodé, nous dit-on, au fil de la dernière tournée internationale de la formation australienne.
Seul aux commandes, le Français signe ici paroles (sauf un texte emprunté au poète Eugène Guillevic), musiques et arrangements, en plus de jouer de tous les instruments.
Il ressort de cette collection bien personnelle un attrait marqué pour la poésie impressionniste qu'on sent inspirée par l'exil et le voyage, une propension à travailler des textures musicales étoffées (entre le synthétique et l'organique, avec un attrait pour les accents psyché-déliques et quelques clins d'oeil presque morriconesques) et un indéniable sens de la mélodie.
Le tout se déploie dans un élan affirmé, mais qui ne perd pas une certaine douceur, dictée par la voix souple et haut perchée du chanteur. Barbagallo accompagnera Peter Peter dans sa courte tournée québécoise. Ils sont attendus au Cercle le 12 mars.